Quelle vision suivez-vous ?

Auteur: Rick Warren
Publié avec permission

Il y a seulement deux sources à la vision : votre ego et le Saint Esprit. Les visions égocentriques ne durent jamais. Elles finissent par s’épuiser parce que l’énergie humaine est limitée. Comment pouvez-vous reconnaître la différence ? Je crois que toute vision donnée par Dieu possède trois caractéristiques :

1. Quand c’est une vision divine, Dieu vous dit ce qu’il va faire

Dieu vous dit le “CE QUE” : vous recevez une vision de ce que Dieu veut faire au travers de vous dans votre ministère particulier. Le problème est qu’habituellement, après qu’il nous ait dit ce qu’il veut faire, nous allons essayer de l’accomplir à notre manière. Vous essayez de le faire à votre manière puis vous tombez sur votre face et vous rampez à Dieu en demandant : “Que s’est-il passé ?”Il répond : “Tu n’as pas attendu la deuxième partie de la vision.”

2. Quand c’est une vision divine, Dieu vous dit comment il va le faire

Après vous avoir dit le “CE QUE”, Il vous dit ensuite le “COMMENT”. Il vous révèle COMMENT il va accomplir la vision. Par exemple, Dieu a donné à Paul Yonghi Cho, de Corée, la vision de l’édification de la plus grande église du monde. Puis, le pasteur Cho a tenté de l’édifier lui-même, avec pour résultat, une dépression nerveuse. Il est resté à l’hôpital pendant des mois et de faible santé pendant presque dix ans. Alors qu’il était à l’hôpital, Dieu a dit à Cho : “Je t’ai donné la vision, mais la deuxième partie est le COMMENT. Maintenant que tu es alité ici, à l’hôpital, et que tu m’écoutes, veux-tu savoir comment nous allons l’accomplir ? Nous allons le faire au travers de réunions de cellules.”C’était une manière bien différente, de celles dont le pasteur Cho n’avait jamais envisagé la possibilité.

3. Quand c’est une vision divine, Dieu travaille selon son temps.

Plus je progresse dans ma vie de chrétien, plus je suis convaincu que le temps de Dieu est absolument parfait. Par exemple, ce n’est que par le résultat du temps parfait de Dieu que nous avons pu rassembler la somme de 3 millions de dollars à Saddleback, en une seule journée, avec le projet de d’acheter le terrain pour construire notre premier bâtiment. Et, trois jours plus tard, le terrain que Dieu voulait que l’on achète était mis en vente !

C’était le temps de Dieu. Je suis convaincu que Dieu avait conservé ce terrain précis hors du marché immobilier pendant toutes ces années, attendant le moment où il voulait que nous l’achetions. Il l’a gardé pour nous, il l’a préservé pour nous.

Puis, après que nous ayons pris notre engagement d’acheter un terrain et donné généreusement pour ce but, Dieu a dit : “Au fait, voici le terrain que j’avais en tête pour votre église, depuis le début.” C’était le temps de Dieu : parfait ! C’est ainsi que Dieu partage sa vision.

Cependant, recevoir la vision de Dieu ne garantit pas automatiquement la réussite. Vous devez déjà savoir qu’à la fin de ma première année à Saddleback, j’ai craqué. Alors ma vision pour la deuxième année de l’église était simple : S’accrocher ! Pas de grands rêves, juste s’accrocher et survivre. Quand je n’en pouvais plus, je prenais un mois de congé et je me réfugiais dans le désert. Alors que j’étais seul avec Dieu, deux doutes envahissaient mes pensées : je ne mérite pas ce succès, et, je ne peux pas l’assumer.

Je ne pensais pas mériter le succès de Saddleback parce que je n’étais pas pleinement l’homme de Dieu que j’aurais dû être, et avec la croissance rapide de l’église, je ne pensais pas que je pourrai assumer une si grande congrégation. (A ce moment-là, nous approchions des 1000 membres - pour ce que j’en savais). Au milieu de ma crise de foi, Dieu a dit : “Tu as raison. Tu ne le mérites pas. Mais je t’utilise par grâce.” La grâce est le fait que Dieu connaît tout ce que je vais faire dans mon ministère, toutes les erreurs que je vais commettre, mais malgré cela, il m’a choisi. Et Dieu connaît toutes les erreurs que vous allez commettre dans votre ministère, mais il vous a choisi.

Dieu a dit : “Je vais construire mon église.” En d’autres mots, ce n’est pas ma responsabilité de le faire. Ma responsabilité est d’être fidèle. Dieu dit : “Tu édifies le peuple et moi, j’édifie l’église.” Je peux honnêtement dire qu’après ce mois de janvier 1981, mes motivations ont changé. Mon ami, Gordon MacDonald, parle de la différence entre être appelé et être poussé. Après ce mois dans le désert, je peux honnêtement dire : Je ne suis plus poussé.

Je suis assez en paix avec moi-même. Mon estime personnelle n’a absolument rien à voir avec le fait que cette église réussisse ou échoue. Je pense qu’il est très important que nous ne soyons pas un peuple poussé, mais que nous soyons appelé. Je suis attiré par Dieu comme un aimant.

Je crois que quand Dieu vous donne une vision, vous devez la présenter à Dieu avec les mains ouvertes. Je fais souvent cette courte prière : “Dieu, si je suis dans le chemin de cette église, je suis prêt à partir.”

En particulier, je pense que ceux d’entre nous qui avons implanté des églises pouvons devenir très protecteurs en ce qui concerne ces églises. Le fait est ce que ce n’est pas “mon bébé”; c’est le “bébé de Dieu”.

Chaque dimanche matin, quand je me rends à l’église, je prie tout le long du chemin. Je mets une cassette de louange dans ma voiture et je prie en écoutant ces chants. Je roule sur une colline qui surplombe Saddleback Valley, et je prie : “Dieu, donne-moi cette vallée. Laisse-moi le privilège de gagner ces âmes pour le Seigneur.” Puis je me rappelle : “Dieu, je suis à toi. Je t’appartiens. Je n’appartiens pas à cette église. Tu as la liberté de me placer là où tu veux que je sois.”

La troisième chose que je prie est : “Seigneur, je veux prêcher comme si c’était la dernière fois. Je ne sais pas si c’est ta volonté, ou si tu veux que je sois encore là la semaine prochaine, mais je sais que c’est ta volonté que je sois ici cette semaine. Je veux prêcher comme si c’était mon dernier sermon, et si tu veux que je démissionne au cours de la semaine prochaine, je serais heureux de le faire pour aller là où tu me conduiras.” Je crois que cette prière m’aide à conserver pures mes motivations et à me concentrer sur la grâce de Dieu.

Et c’est pourquoi je pense que vous devez constamment vous demander : “Pourquoi suis-je dans le ministère ? Pourquoi est-ce que je travaille si dur ? Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ?

Cette vision que vous suivez : est-elle de Dieu ou est-ce la vôtre ? Dieu est bien plus intéressé par le pourquoi de ce que vous faites plutôt que par ce que vous faites.

Paru dans le Minister’s Toolbox [www.pastors.com], traduit par TopChrétien.com