Basés sur l’observation de nombreuses Églises en croissance dans le monde, les articles ci-dessous traitent des facteurs qui favorisent le développement des Églises. Ils visent à aider les missionnaires, les pasteurs et les responsables d’Églises à faire des disciples.

ARTICLES RÉCENTS

TABLE DES MATIÈRES
  1. Les pratiques d'évangélisation des Églises en croissance
  2. L'annonce missionnaire et la prière du pécheur
  3. 4 disciplines de croissance paroissiale
  4. 35 facteurs qui favorisent la croissance des Églises locales
  5. Questionnaire pour discerner la présence ou l’absence des facteurs de croissance
  6. Guide pour planifier la croissance d'une église
  7. Comment rédiger un plan de croissance ecclésiale
  8. Comment écrire un énoncé de mission pour l'Église locale
  9. Excès et dérapages possibles dans la gestion des églises
  10. Leadership et croissance des Églises
  11. Recevoir et mettre en oeuvre une vision
  12. Comment vivre la transition vers les petits groupes
  13. Six habitudes d’un leader visionnaire
  14. La source de la croissance: le réveil
  15. Aider les membres de son Église à évangéliser de personne à personne
  16. Comment équiper les autres en vue de leur confier des ministères
  17. Équiper les autres pour le ministère : Le modèle de Jésus
  18. Les fondations de la croissance des Églises
  19. Erreurs à éviter dans la poursuite de croissance
  20. La croissance des Églises par la musique et les chants
  21. Valeurs à promouvoir pour déclencher la croissance
  22. Pour une recherche de croissance saine et équilibrée
  23. Six valeurs organisationnelles essentielles pour la croissance
  24. Croissance des Églises et maturité spirituelle
  25. Donald McGavran, le fondateur du Mouvement pour la croissance des Églises
  26. Conseils pour favoriser la croissance des Églises locales (en bref)
  27. Le but de la croissance ecclésiale
  28. Le secret pour bâtir une église qui gagne des âmes 
  29. L’évangélisation : une composante majeure de la croissance de l’Église
  30. Articles sur la croissance des Églises écrits par Rick Warren 
  31. La prière avec le jeûne : clé de l’évangélisation
  32. Développer la vision de l’évangélisation parmi les leaders de l’Église 
  33. 19 orientations pastorales favorisant la croissance des Églises
  34. La croissance de l’Église du pasteur David Yonggi Cho
  35. Processus d’évangélisation et de formation des disciples
  36. La croissance de l’Église du pasteur Dale Galloway
  37. Développer l'Église par des groupes de croissance (Neil Cole)
  38. Les orientations pastorales et missionnaires des Églises en croissance
  39. La croissance de l’Église du pasteur Rick Warren
  40. T4T : une méthode efficace pour la croissance de l’Église
  41. Dix obstacles courants à la croissance
  42. La croissance de l’Église et le travail en équipe
  43. L’accueil et la croissance de l’Église
  44. Célébrations et croissance de l’Église
  45. Programme d'évangélisation par cellules de maison
  46. La croissance de l’Église "Crossroads"
  47. Vision et croissance de l’Église
  48. Des Église “en sortie”
  49. Four Disciplines for Parish Growth Defined
  50. 拓展教会
  51. Leadership and Church Growth: The Case of Chuck Smith
  52. La croissance de la paroisse Sant'Eustorgio 
  53. Les pratiques d'évangélisation des Églises en croissance

SITES DU MÊME AUTEUR



Qu’est-ce que l’évangélisation et dans quel esprit la pratiquer?

Auteur: Pierre-Alain Giffard 


Introduction 

Dans le monde occidental, on peut constater qu’un grand nombre de chrétiens ne parlent pas de leur foi. Certains perçoivent cela comme du prosélytisme et ne veulent pas s’engager dans une telle pratique.

Pourtant la mission de l'Église est d'évangéliser. Le Christ lui-même a été envoyé par le Père "pour évangéliser les pauvres... guérir les cœurs brisés" (Lc 4, 18), "chercher et sauver ce qui était perdu" (Lc 19, 10).

L’annonce de la foi révèle à l'humanité sa fin transcendante et le sens ultime de la vie. Et dès les premiers temps du christianisme, la diffusion de la foi apparaît clairement comme l’action de l'Esprit Saint agissant à travers tous les chrétiens.

Aujourd'hui, on se retrouve  devant un dilemme : on est bien d’accord qu’il faut évangéliser qu'il faut transmettre sa foi mais on ne sait pas bien ce que cela signifie, ni comment s’y prendre.


1. Évangéliser : qu’est-ce que cela signifie? 

Commençons par dire que l'essence du christianisme est le Christ - non pas une doctrine, mais une personne. Évangéliser, c'est conduire à l'amitié avec le Christ, à la communion d'amour avec Celui qui veut être accueilli pour ce qu’il est : Sauveur et Seigneur.

Évangéliser, explique Robert Schreiter, c’est vivre avec les autres, dialoguer, et dans cette vie ensemble donner ce que l’on est et ce que l’on a… et même la Parole de Dieu[1].

Évangéliser, c’est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux, la proposer par différents moyens et par son impact, transformer du dedans, rendre neuve, l’humanité elle-même[2].

Évangéliser c'est annoncer à tous et à toute la bonne nouvelle du salut, c’est engendrer par le baptême de nouvelles créatures dans le Christ et de les éduquer à vivre en fils de Dieu[3].
L’évangélisation est la raison pour laquelle l’Église existe. Quand elle « a conscience de ce que le Seigneur veut qu’elle soit, il surgit en elle une singulière plénitude et un besoin d’expansion, avec la claire conscience d’une mission qui la dépasse et d’une nouvelle à répandre[4] ».

En fait, annoncer l’Évangile est plus que l’annonce d’une bonne nouvelle, c’est une puissance de salut (Rom 1,16) qui transforme et qui conduit l’humanité à la vie éternelle. Dieu veut « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1Tim 2,4). Il veut que les hommes et les femmes profitent de son amour sachant que leur bien ultime se trouve en Lui. Il n’a pas donné son Fils pour le plaisir de faire un spectacle à la création, c'était pour sauver l’humanité. En lui se trouve une seule volonté de miséricorde pour tous ses enfants, enfants qu’il appelle par amour.

Proclamer la Parole, l’annoncer ou la partager avec d’autres, c’est semer des graines d’espérance, de paix, de justice et d’amour qui germeront dans les cœurs des personnes qui écoutent et qui produiront des fruits pour l’humanité. L’évangélisation combat le désespoir, la haine et les maladies du monde. En continuant la mission du Christ nous bénissons non seulement les personnes individuellement mais nous créons aussi un monde meilleur.

Enfin, évangéliser c’est ramener à l’Église les brebis égarées et blessées car il n'est pas une seule plaie que ne puisse soigner l'Église, elle qui possède le témoignage des Écritures, de l'Ancien et du Nouveau Testament. C’est l’Église qui engendre à la foi. Par elle, nous pouvons nous unir au Christ à l’aide des sacrements que Dieu a mis à notre disposition, pour nous réconcilier avec Lui et nous communiquer la Vie.


2. Dans quel esprit évangéliser ? 

Annonce, témoignages, enseignements, sacrements, amour du prochain, faire des disciples sont tous des chemins et des moyens pour la transmission de l’Évangile. Le décret Ad Gentes du Concile Vatican II explique clairement le processus d'évangélisation : témoignage chrétien, dialogue et présence de la charité, annonce de l'Évangile et appel à la conversion, catéchuménat et initiation chrétienne, formation de la communauté chrétienne par le moyen des sacrements et des ministères. 

Mais si Dieu nous appelle à annoncer sa Parole, il n’est pas un Dieu qui cherche à s'imposer; il poursuit plutôt toute l'humanité par son amour. Il ne cherche pas à endoctriner, il n’est pas un théologien qui vient sauver. À son image, nous ne devrions donc pas chercher à évangéliser par la connaissance d’une doctrine mais plutôt en mettant en pratique cette doctrine… c’est-à-dire en aimant… tout simplement… 

La vérité ne s'impose pas, mais elle se propose par la foi; elle ne s'impose pas par le nombre, car ils n'étaient que deux au pied de la croix; elle ne s'impose pas par la grandeur, mais par le service; elle ne s'impose pas par la science, mais par le respect de ceux qui ont une foi moins éclairée. La charité est bien plus forte que la science. 

Oui, le Seigneur a besoin de nous, mais sa bannière c'est l'amour. C'est par l'amour que le monde est sanctifié, c'est par l'amour et le respect que les hommes et les femmes sont arrachés de leur vaines habitudes, et par un intérêt sincère aux personnes que l’Esprit se fait connaitre à eux. 

Si nous voulons montrer que nous connaissons Dieu alors montrons que nous aimons nos frères et sœur comme nous-mêmes. Hâtons-nous de nous réconcilier avec les autres. Servons la présence du Christ dans les autres. Nous n’avons pas à juger qui que ce soit : la justice, Dieu la remettra à son fils lors du jugement, il ne nous appartient pas de juger.
Comme Lui, nous avons plutôt à avoir pitié de la multitude et à chercher la paix toutes choses. Nous voyons des besoins…allons et semons; semons sur la pierre, semons, semons sur le bord du chemin, semons, semons, il y a un petit coin de terre qui attend de recevoir la Parole. La semence va pousser et le Royaume va se révéler; mais il est là! Marchons avec foi… le Royaume est là. 

L’évangélisation n’est pas une œuvre humaine, c’est une œuvre divine. Nous ne sommes que les serviteurs de cette œuvre que nous ne pouvons réaliser qu’unis à l’Esprit (Jn 15,5). En cherchant à partager la Parole, nous devrions donc recourir à la prière en toute circonstance pour savoir où est l’action de Sa grâce. Dieu désire que vous œuvrions près de lui, mais surtout que vous œuvrions avec lui, avec son Esprit : l'Esprit et la Parole témoigneront comme il nous a été promis. En priant avec foi, il peut nous répondre tout de suite, écoutons ce que dit notre cœur… 

Allons, marchons, faisons naître Jésus dans les cœurs par la vertu de l’Esprit Saint; des grains vont mourir, mais des arbres vont pousser. A l'imminence de l'irruption du Royaume de Dieu dans la vie d’une personne que nous côtoyons, demandons l'impossible, demandons la Vie. Le Royaume est au milieu de nous, il n’attend de nous qu’un peu de foi afin de se manifester davantage.


3. Conclusion 

Telle que comprise ci-dessus, l’évangélisation n’a rien avoir avec du prosélytisme. En effet, il ne s’agit pas de déployer des efforts pour recruter de nouveaux adeptes. Il ne s’agit pas non plus d’imposer ses idées ou d’endoctriner qui que ce soit. Il s’agit plutôt d’avoir du zèle et de la charité pour faire connaître l’amour de Dieu par toute notre vie. Oui, l'Esprit nous pousse à agir, il nous pousse à répandre sa paix, il nous pousse à répandre la Parole. 

Dieu nous demande de l’aimer et de nous aimer les uns les autres. Et cet amour nous conduit à partager aussi ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire notre foi et notre relation avec le Christ. Loin de nous le respect humain qui est « une crainte du jugement des hommes, une attitude qui conduit à adopter des comportements conformistes dans la crainte de choquer, de déplaire, du qu'en-dira-t-on[5]». 

Mais pour être les messagers de sa Parole, nous devons assurer nos propres fondations en étant nous-mêmes unis au Christ de toutes manières, de toutes façons, à l’aide des sacrements qu’il a mis à notre disposition, pour nous réconcilier avec lui et nous communiquer la vie. Nous ne devons plus être sourds aux souffrances que nous voyons autour de nous.

Et plus nous sommes démunis face à la mission spirituelle qui est celle de tout baptisé; mission qui est de répandre vie et paix au nom du Christ Jésus; et bien toutes ces détresses, ces angoisses, toutes ces blessures que nous remarquerons et que nous épouserons alors que vous nous nous approchons de celui qui souffre, de notre frère, de celui qui dans le moment de Dieu, qui est le moment présent…. plus nous sommes démunis, plus Dieu agira avec puissance. C’est la loi de la mort de la résurrection. 

N’ayons donc pas peur. Dans une attitude de service, prenons la dernière place et que notre seule munition soit l'héritage que nous espérons recevoir, que notre seule munition soit l'impératif de cette mission que par la foi nous pouvons accomplir, mission de répandre vie partout où nous voyons la mort. Mais pour voir la mort il faut s'approcher, mais pour s'approcher il faut croire.



[1] Cf. « Partager les charismes et les spiritualités ». Conférence du P. Robert Schreiter dans La documentation catholique, 16 janvier 2000, N° 2218, p. 75.
[2] Cf. Pape Paul VI, Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, # 18.
[3] Sacrée Congrégation pour l'Éducation Catholique, L’école catholique, 1977, # 7.
[4] Pape Paul VI, Lettre Encyclique Ecclesiam Suam, # 66.

Caractéristiques communes des communautés chrétiennes missionnaires


Auteur : Pierre Alain Giffard

L'étude des communautés chrétiennes missionnaires qui se développent montre qu'elles ont des caractéristiques communes. Voici une liste de celles qui sont communément observées:

Les communautés chrétiennes missionnaires...

1. Savent qu’elles existent pour évangéliser (pour faire des nouveaux disciples). Elles comprennent leur mission comme celle d’aller vers les autres pour faire des disciples (engendrer de nouveaux chrétiens). Elles font de l’évangélisation leur priorité. Elles se considèrent exister pour les personnes qui ne sont pas encore dans la communauté chrétienne. Leurs responsables mettent sur papier un énoncé de mission et de vision qui reflète cette identité et cette orientation de base. La vision d’être une Église en sortie, à travers tous ses membres, est régulièrement projetée afin d’insuffler une culture missionnaire au sein de la communauté chrétienne.

2. Ont des pasteurs qui mènent et encouragent les efforts d’évangélisation. Leurs pasteurs assument le leadership des efforts d’évangélisation et de transformation missionnaire de la communauté chrétienne (l’évangélisation n’est pas un programme parmi d’autres mais le programme principal de la communauté). Ils savent que les changements n’arrivent pas facilement sont prêts à aller de l’avant sans que 100 % des paroissiens soient d’accord.

3. Mettent sur pied un réseau de petits groupes d’évangélisation. Leurs pasteurs délèguent l’œuvre d’évangélisation aux laïcs et spécialement à travers un réseau de petits groupes d’évangélisations dans la mission première des membres est d’aller au-devant des autres, de leur rendre service, et de les inviter à dans le groupe ou dans l’Église. Ces petits groupes sont en quelque sorte une porte d’entrée dans l’Église.

4. Ont des pasteurs qui forment les animateurs des petits groupes d’évangélisation. Parce que cette structure de petits groupes est aussi importante, leurs pasteurs forment eux-mêmes les animateurs des petits groupes d’évangélisation.

5. Font de la prière et de l’adoration une priorité. Elles voient leur mission comme une collaboration avec l’Esprit Saint. Elles ont la conviction que l’Évangile est une bénédiction pour le monde et prient pour ceux et celles qu’elles veulent rejoindre. De nombreuses Églises missionnaires aujourd’hui sont du type charismatique qui insiste sur l’effusion de l’Esprit Saint (sur l’expérience renouvelée de la Pentecôte) et la prière pour la guérison des malades (parmi d’autres dons charismatiques). Mais les Églises missionnaires ne sont pas toutes charismatiques.

6. Ont un processus d’intégration des nouveaux et de croissance spirituelle bien défini et bien organisé. Les communautés chrétiennes missionnaires réfléchissent à un processus clair pour intégrer les visiteurs et les nouveaux et pour les amener, ainsi que les paroissiens, à devenir des disciples missionnaires.

7. Mettent sur pied une équipe de planification. Une telle équipe est faite de personnes qui ont une expérience de planification et qui ont un esprit missionnaire. Celles-ci apprennent des autres Églises missionnaires (par des lectures et des visites d’autres communautés missionnaires) et planifient les pas à prendre pour devenir plus missionnaire.

8. Ont une bonne connaissance de leur milieu. Elles cherchent à connaître les personnes qu’elles peuvent rejoindre ainsi que leurs besoins afin d’y répondre et d’adapter les célébrations dominicales.

9. Savent se départir des activités ou des programmes désuets, c’est-à-dire ceux qui ne correspondent plus à la vision d’être une Église qui se consacre à évangéliser et à faire des disciples.

10. Font faire aux visiteurs une expérience du dimanche mémorable.

11. Servent avec excellence.

12. Ont un service d’accueil et de suivi pour les personnes invitées et les nouveaux. Elles organisent un accueil chaleureux destiné spécifiquement aux visiteurs qui s'assure de demander les coordonnées des personnes qui viennent pour la première fois afin de pouvoir faire des suivis après les premières visites.

13. Célèbrent avec un style de musique qui plaît aux nouvelles générations ou un style qui rejoint plus ceux et celles qu’elles veulent rejoindre.

14. Invitent au salut par un acte de foi personnel. Elles donnent des enseignements et des homélies qui présentent l’essentiel de la foi chrétienne et qui invite au salut (kérygme). Elles invitent à accueillir Jésus dans son cœur comme Seigneur et Sauveur.

15. Savent faire le lien entre l’Évangile et la vie de tous les jours. Elles donnent des enseignements et des homélies qui répondent aux besoins et aux défis quotidiens des paroissiens. Elles montrent que Jésus est bien vivant et agissant parmi nous. Leur message est un message d’espérance, celui d’un Dieu qui prend soin de ceux et celles qui se tournent vers lui et pour qui rien n'est impossible (Marc 9:23).

16. Planifient des activités pour les enfants et les jeunes pendant les célébrations.

17. Veillent à la croissance spirituelle des membres de l’Église pour les conduire à devenir des disciples missionnaires.

18. Discernent les dons des fidèles et impliquent ceux-ci dans des pastorales qui correspondent à leurs dons.

19. Forment les fidèles pour évangéliser et accomplir les pastorales dans lesquelles ils sont impliqués. Cette formation n’est pas du type universitaire mais plutôt sous forme d’ateliers.

20. Attribuent des responsabilités et des rôles de leadership aux laïcs dans la communauté chrétienne.

21. Interviennent au niveau social particulièrement dans leur église et leur milieu, pour aider ceux et celles qui sont dans le besoin.

Basés sur l’observation de nombreuses Églises en croissance dans le monde, les articles ci-dessous traitent des facteurs qui favorisent le développement des Églises. Ils visent à aider les missionnaires, les pasteurs et les responsables d’Églises à faire des disciples.


ARTICLES RÉCENTS

TABLE DES MATIÈRES
  1. Les pratiques d'évangélisation des Églises en croissance
  2. L'annonce missionnaire et la prière du pécheur
  3. 4 disciplines de croissance paroissiale
  4. 35 facteurs qui favorisent la croissance des Églises locales
  5. Questionnaire pour discerner la présence ou l’absence des facteurs de croissance
  6. Guide pour planifier la croissance d'une église
  7. Comment rédiger un plan de croissance ecclésiale
  8. Comment écrire un énoncé de mission pour l'Église locale
  9. Excès et dérapages possibles dans la gestion des églises
  10. Leadership et croissance des Églises
  11. Recevoir et mettre en oeuvre une vision
  12. Comment vivre la transition vers les petits groupes
  13. Six habitudes d’un leader visionnaire
  14. La source de la croissance: le réveil
  15. Aider les membres de son Église à évangéliser de personne à personne
  16. Comment équiper les autres en vue de leur confier des ministères
  17. Équiper les autres pour le ministère : Le modèle de Jésus
  18. Les fondations de la croissance des Églises
  19. Erreurs à éviter dans la poursuite de croissance
  20. La croissance des Églises par la musique et les chants
  21. Valeurs à promouvoir pour déclencher la croissance
  22. Pour une recherche de croissance saine et équilibrée
  23. Six valeurs organisationnelles essentielles pour la croissance
  24. Croissance des Églises et maturité spirituelle
  25. Donald McGavran, le fondateur du Mouvement pour la croissance des Églises
  26. Conseils pour favoriser la croissance des Églises locales (en bref)
  27. Le but de la croissance ecclésiale
  28. Le secret pour bâtir une église qui gagne des âmes 
  29. L’évangélisation : une composante majeure de la croissance de l’Église
  30. Articles sur la croissance des Églises écrits par Rick Warren 
  31. La prière avec le jeûne : clé de l’évangélisation
  32. Développer la vision de l’évangélisation parmi les leaders de l’Église 
  33. 19 orientations pastorales favorisant la croissance des Églises
  34. La croissance de l’Église du pasteur David Yonggi Cho
  35. Processus d’évangélisation et de formation des disciples
  36. La croissance de l’Église du pasteur Dale Galloway
  37. Développer l'Église par des groupes de croissance (Neil Cole)
  38. Les orientations pastorales et missionnaires des Églises en croissance
  39. La croissance de l’Église du pasteur Rick Warren
  40. T4T : une méthode efficace pour la croissance de l’Église
  41. Dix obstacles courants à la croissance
  42. La croissance de l’Église et le travail en équipe
  43. L’accueil et la croissance de l’Église
  44. Célébrations et croissance de l’Église
  45. Programme d'évangélisation par cellules de maison
  46. La croissance de l’Église "Crossroads"
  47. Vision et croissance de l’Église
  48. Des Église “en sortie”
  49. Four Disciplines for Parish Growth Defined
  50. 拓展教会
  51. Leadership and Church Growth: The Case of Chuck Smith
  52. La croissance de la paroisse Sant'Eustorgio 

SITES DU MÊME AUTEUR

La croissance de la paroisse Sant'Eustorgio


Auteur: Pierre-Alain Giffard

Don Pigi Perini est un prêtre italien, curé de la paroisse Sant'Eustorgio près de Milan. Lorsqu’il fut nommé dans sa paroisse, la proportion de ceux qui fréquentaient les célébrations du dimanche était de douze pour cent. Formé au séminaire, on l’avait préparé au manque d'efficacité pastorale. Il avait théorisé l’échec : « L'un sème, l'autre récolte… » ; « pourvu que Jésus-Christ soit annoncé… » ;  beaucoup de petites phrases de la Bible, utilisées à contresens, venaient renforcer une mentalité de renoncement ascétique, le manque d'ambition pastorale était justifié par la pauvreté, l'humilité et les autres vertus évangéliques[1]!

Dans l’église paroissiale voisine, c'était la même chose. Et bien que jeune et plein de vigueur, son enthousiasme s’est éteint petit à petit et la routine l'a consumé. Il se réfugia dans la culture, les homélies savantes et il ne voyait plus, dit-il, que cette culture, dans laquelle il vivait, était païenne. Cela dura un certain temps jusqu’à ce qu’il se trouve devant un choix intérieur : ou bien renoncer à sa vocation de prêtre ou retrouver une nouvelle vitalité et être à la suite de Jésus « pêcheur d’hommes ».

C’est alors qu’un prêtre d'origine canadienne, le Père Valeriano Gaudet, est venu chez lui. Il lui a montré un article d'une revue américaine, intitulé: « Paroisse en flammes ». Il s'agissait d'une paroisse de Floride, Saint-Boniface, où le curé, Michel Eivers, animait une communauté particulièrement vivante. Alors il s’est dit : « Allons voir si c'est vrai… ». Il y a trouvé des cellules de maison et une église paroissiale qu’il n'osait rêver rencontrer, une église paroissiale en croissance. Il y trouva une orientation fondamentale pour l'évangélisation, une hospitalité chaleureuse, l'adoration eucharistique de six heures à vingt-quatre heures et un grand nombre de ministères laïcs gérés par une structure organique. Le pasteur était à la tête de la communauté, mais il déléguait son autorité avec un grand respect des autres membres.

Dans cette paroisse de Floride, les laïcs avaient une très bonne connaissance des Écritures saintes, ils ouvraient la Bible comme un livre qu'on connaît et qu'on a toujours sous la main. La majorité (90%) verse la dîme. On y vit le baptême de l’Esprit et une louange vibrante. La paroisse Saint-Boniface est fondée sur l'expérience charismatique. Mais ce n'est pas la chose la plus importante, dit-il, l'important c'est le renouvellement paroissial que les cellules apportent.

Les orientations de base de la paroisse sont les suivantes :

·       Les pasteurs de Saint-Boniface ont choisi l'évangélisation comme premier but.
·       Ils ont mis sur pied une structure de cellules de maison.
·       Ils ont mis l’accent sur la maison, le foyer, l'atmosphère.
·       Ils ont élaboré un système pouvant gérer la multiplication des cellules.

Don Pigi a compris qu’il devait prêter une plus grande attention à ceux qui étaient étrangers, éloignés, indifférents à l’église paroissiale. Le moment était venu pour lui de poser son regard pastoral sur ceux qui étaient en dehors de l’Église. Tant d’années il avait concentré toutes ses énergies et ses efforts sur les mêmes « habitués », toujours fidèles, toujours plus « choyés » et toujours plus réduits en nombre. Sa vision n'allait pas plus loin, elle ne percevait pas ceux qui n’étaient pas là! Pourtant, c'est précisément dans ceux qui sont loin, dans ceux que l’on considère perdus, difficiles à rejoindre, indifférents que réside le potentiel de croissance d’une communauté chrétienne. Communiquer sa foi, annoncer Jésus, proclamer la Bonne Nouvelle, voilà les fruits de l’église paroissiale, la clé de sa croissance et de son avenir!

Mais Don Pigi s’est également rendu compte que ses seules forces ne suffiraient pas. En tant que prêtre, il lui était impossible de rejoindre tout le monde et il lui était surtout difficile de rejoindre les personnes là où elles vivent, au travail, à l'école, en famille ou dans les maisons. Il devait compter sur une église moins cléricale, se fier à l'œuvre de l'Esprit Saint et compter, comme dans la communauté de Floride, sur les dons de tous les chrétiens. Il avait besoin de les encourager et de les motiver afin d'en faire des évangélisateurs, que ce soit au travail, à la maison, entre amis ou dans leurs immeubles. C'est là l'intuition de base des cellules de maison qu’il appelle cellules paroissiales d’évangélisation. On y invite les membres à témoigner dans leur propre milieu de vie (Oïkos).

Quand Don Pigi est revenu dans sa paroisse, il a présenté à sa communauté l’expérience de Saint-Boniface et proposé dans son église paroissiale une formation à partir d'Evangelii nuntiandi[2]. Puis il a choisi des laïcs et leur a proposé une formation de responsables de cellule paroissiales d’évangélisation. Cette formation dura six semaines. Petit à petit, ils sont passés de quatre cellules provisoires à quatorze et leur nombre a progressivement augmenté. Mais, précise-t-il, la communauté n’est pas seulement « cellulaire », elle est aussi eucharistique, tous sont invités à vivre la célébration de la Messe.

Comme dans l’église du pasteur Cho, les cellules sont composées de dix à quinze personnes qui se réunissent chaque semaine dans une maison privée. Jésus y est présenté comme Seigneur, c’est-à-dire qu’il est appelé à devenir la personne la plus importante de notre vie, le maître de notre existence, qui devrait être servi d’esprit, de cœur, dans sa famille et dans son travail, dans ses vacances et dans ses temps libres. Durant la rencontre, un temps est réservé pour l’enseignement hebdomadaire du curé qui est diffusé dans toutes les cellules sous formes de notes ou de cassettes. Ainsi, chaque cellule écoute le même enseignement, suit le même cheminement et se nourrit de la même Parole.

Les membres apprennent à prier en s’ouvrant à l'action de l'Esprit Saint. Ils cherchent à reconnaître la présence de Jésus dans leur vie en devenant attentifs aux signes concrets de son amour. Ils apprennent à écouter leurs frères, à faire silence en eux-mêmes pour l'accueillir. Ils font l'expérience de l'amour fraternel, ils partagent leurs difficultés, ils se soutiennent pour surmonter leurs doutes. Pour de nombreux frères et sœurs, une cellule est une première expérience de vie communautaire qui les prépare à s'insérer pleinement dans la communauté paroissiale. Les responsables des cellules sont choisis avec soin par le curé et formés afin de bien remplir leur tâche. Les différentes étapes des rencontres de cellules sont les suivantes : Prières spontanées de louange, échange informel sur ce qui a été vécu dans la semaine, enseignement, réactions des participants, informations sur la vie paroissiale, prières d’intercessions et prières de guérison par imposition des mains.

De la connaissance personnelle du Christ vivant surgit, chez les membres de la cellule, le désir de partager et de proclamer leur expérience aux personnes qui leur sont les plus proches, à celles qu'ils rencontrent habituellement et qui, d'une manière bien concrète, font partie de leur vie. C’est pourquoi les cellules grandissent, leurs membres sont « pêcheurs », au sens évangélique. Ils parlent de Jésus dans leur milieu de vie, ils témoignent de lui par un changement de leurs goûts et de leurs priorités, ils partagent l'expérience de l'amour gratuit, fidèle, miséricordieux, personnel, de Dieu. Ils témoignent dans la famille, au travail ou à l'école, aux amis, à leurs voisins, en un mot : dans leur oïkos, le milieu dans lequel se déroule leur vie quotidienne. De cette façon, l'autre n'est plus appelé à rester un étranger : des vies se rencontrent et de nouveaux liens s'établissent.

Les cellules sont profondément insérées dans le contexte paroissial et en lien avec le pasteur. Elles coexistent avec toutes les autres réalités présentes dans la paroisse qui continuent à fonctionner, même si, indubitablement, ces dernières ont trouvé de nouvelles bases, de nouvelles énergies et un nouvel enthousiasme. À travers une structure précise : leaders de cellule, leaders de section, leaders territoriaux, cellule exécutive, le curé est capable de connaître ce qui arrive dans chacune des rencontres de cellules. Il est au courant des principaux problèmes qui peuvent surgir, de l'arrivée de nouvelles personnes, des merveilles que le Seigneur accomplit, de l'orientation et du cheminement des membres, de sorte que, même s'il n'est pas physiquement présent, il peut suivre le déroulement de l’évangélisation.

Grâce aux cellules, dit-il, sa paroisse est devenue une vraie famille, une maison fraternelle et accueillante où chacun trouve sa place. Sa communauté chrétienne est devenue un lieu où tous peuvent faire l'expérience de l'amour et se rendre compte combien ils sont capables de donner et de recevoir. On peut y partager ses joies, ses souffrances, ses doutes et ses découvertes, dans l’assurance d'y trouver de la compréhension, un accueil et même des réponses. Elle est devenue le lieu de la rencontre avec Dieu où l’on apprend à prier, à louer et à communiquer son expérience de Jésus. Le Seigneur y accomplit des merveilles, et il renouvelle continuellement son alliance avec son peuple.

Même s’il met beaucoup l’emphase sur les cellules pour l’œuvre de l’évangélisation, ce prêtre italien, parle aussi de l’importance de former les chrétiens de sa communauté. Les former d’abord à la prière; une prière ardente, qui ne soit pas formaliste, mais qui prenne vie dans la parole de Dieu, la liturgie et la contemplation : Nous exhortons les évangélisateurs quels qu'ils soient à prier sans cesse l'Esprit Saint avec foi et ferveur et à se laisser prudemment guider par lui comme l'inspirateur décisif de leurs plans, de leurs initiatives, de leur activité évangélisatrice[3].

Il explique à ses paroissiens qu’on ne peut assurer une transmission authentique de la foi que si on en fait l’expérience personnelle. La foi doit être accueillie comme une réalité vécue qui soit transformante. Il souhaite faire naître dans le cœur des chrétiens le désir de grandir dans une relation personnelle avec Dieu dans la prière, l'écoute personnelle de la Parole, la participation aux sacrements, l'accompagnement spirituel, la catéchèse et l’implication communautaire : Dieu donnera certainement le don de la foi à qui le cherche de tout son cœur : de ce don reçu le croyant pourra et saura en témoigner[4].

Don Pigi souhaite aussi donner aux membres de sa communauté le souci de ceux qui ne sont pas là, le désir de se faire proches, de créer des liens et de rendre service. Avant d'être une annonce dans l'Esprit, une manifestation de puissance, le mystère du salut annoncé aux êtres humains a été amour et service : Celui qui pratique le service au nom de Jésus doit rechercher les exigences et les problèmes du frère que le Seigneur appelle à évangéliser. « Cherche la plaie et soulage-la ! » est une devise qui semble bien exprimer cette méthode[5]. Voir les blessures intérieures, les attentes et les aspirations de notre prochain et essayer d’y répondre. Créer des liens, entrer en relation, donner de son temps, de son sommeil, de sa tranquillité, et parfois même de son argent, afin que celui qui reçoit se rende compte à quel point on est prêt à s'engager pour lui et ceci d’une manière gratuite et désintéressée. Il sera alors profondément interpellé et disposé à écouter notre témoignage et à y croire.





[1] G. Macchioni, Évangéliser en paroisse : L’expérience des Cellules Paroissiales d’Évangélisation, 2e édition, Nouan-le-Fuselier, Editions Pneumathèque, 1996, p. 8.
[2] Evangelii Nuntiandi est l’exhortation apostolique L’évangélisation dans le monde moderne de Paul VI (1975).
[3] Paul VI, Evangelii Nuntiandi (exhortation apostolique, l’évangélisation dans le monde moderne), Coll. L’Église aux quatre vents, Montréal, Fides, 1975, § 75.
[4] G. Macchioni, op. cit. p. 78.
[5] Ibid., p. 84.

La croissance de l’Église selon Chuck Smith

Auteur: Pierre-Alain Giffard

En 1965, Chuck Smith est devenu le pasteur d’une petite Église de 25 personnes appelée Calvary Chapel Costa Mesa. Au fil des ans, son ministère a engendré un mouvement international composé de 1800 églises et attirant hebdomadairement plus de 24000 personnes. Les célébrations dans ces églises étaient connues pour leur code vestimentaire décontracté (« venez comme vous êtes ») et pour leur style de musique contemporain. Elles rassemblaient et attiraient particulièrement les hippies, les toxicomanes et les jeunes adultes.

Chuck Smith explique en ses mots la croissance étonnante de ce mouvement : « Lorsque nous permettons à l’Esprit de nous diriger, l’Église grandit et s’épanouit, tout comme elle l’a fait au premier siècle. Si nous L’écoutons l’expérience glorieuse de l’Église primitive peut être aussi la nôtre »[1].

Dans son livre Living Waters[2] (Eaux vives), il explique que l’Église existe grâce à l’Esprit saint; c’est Lui qui a donné naissance au Corps du Christ le jour de la Pentecôte. L’Esprit saint s’est déversé sur les disciples et continue d’être aujourd’hui à l’œuvre avec puissance. Sans Lui, dit-il, l’Église ne serait rien qu’un club social ou une organisation charitable. Mais quand les chrétiens donnent à l’Esprit saint sa juste place, le corps du Christ devient une force dynamique de changement.

Pendant que Jésus était sur terre, il dirigeait lui-même le ministère des apôtres : il leur disant quoi faire, où aller et quoi croire. Mais quand il monta au ciel, il dirigea son Église par l’Esprit saint. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous pouvons lire comment l’Esprit saint dirigeait l’Église. Il y a, entre autres, le passage dans lequel l’apôtre Pierre reçut par l’Esprit une vision et des paroles divines. Ceci lui fit comprendre qu’il pouvait aussi annoncer la Bonne Nouvelle aux non-juifs (Actes 10 : 9-16).

Pierre, de retour à Jérusalem, fut pris à partie par les chrétiens issus du judaïsme : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » (Actes 11-2-3). Alors Pierre leur décrit son expérience : « L’Esprit me dit d’aller avec eux ». En d’autres termes, Pierre est allé un endroit bien précis, Césarée, sous la direction de l’Esprit saint. C’est l’Esprit qui lui dit quoi faire et Pierre obéit même si cela s’écartait entièrement de ses pratiques habituelles.

L’expérience de Pierre racontée dans les Actes des apôtres n’est qu’un exemple parmi d’autres qui montre que l’Église primitive savait se laisser guider par l’Esprit saint. Nous y lisons aussi comment l’Esprit, par le don de prophétie, dit à l’Église d’Antioche : « maintenant, séparez-moi Barnabas et Saul, pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés ». ... (Actes 13 : 2).

Il y avait des prophètes et des docteurs dans cette Église : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaèn et Saul. Ils cherchaient la direction de l’Esprit : Ils jeûnaient, attendaient que l’Esprit saint leur parle. C’est par le don de prophétie que le ministère de Paul et de Barnabas était dirigé. Grâce à lui, les deux apôtres pouvaient être envoyés à des endroits bien spécifiques.

Plus loin dans le livre des Actes, on peut lire : « Ils parcoururent la Phrygie et le territoire galate, le Saint-Esprit les ayant empêchés d'annoncer la parole en Asie ». (Actes 16 :6). L’Esprit saint ne leur permit pas de visiter un endroit où ils avaient prévu d’aller. L’Esprit peut aussi conduire en mettant des obstacles sur notre chemin, il fait surgir des circonstances qui nous empêchent de faire ce que nous avions prévu.

Chuck Smith raconte l’histoire du Dr. Edwards qui était président d’une banque à San Jose. Il donna sa vie à Jésus-Christ et se sentit appelé par Dieu à être pasteur. Il étudia la parole de Dieu et entra au séminaire. Une nuit, il eut une vision, celle d’un vieil homme aux cheveux gris labourant un champ avec une charrue. Alors que celui-ci n’avait travaillé que sur la moitié de son champ, il s’adressa au Dr. Edwards en disant : « Viens m’aider ». Ce fut tout, et à ce moment-là, la vision resta pour lui  un mystère.

Peu de temps après, Dieu mis dans son cœur d’aller commencer une église au Panama. Il quitta l’Amérique et démarra en fait plusieurs communautés chrétiennes. Un jour, il reçu un appel d’un hôpital : « Dr Edwards, nous avons un vieil homme ici qui est en agonie. Personne ne semble le connaître, mais ce serait bien qu’il voit un pasteur car il va mourir bientôt ». Le Dr Edwards parti donc lui rendre visite et prier pour lui. À son arrivée, et à son grand étonnement, il se rendit compte que l’homme qui était devant lui était celui de sa vision. Dr Edwards découvrit ensuite que cet homme avait été missionnaire pendant une trentaine d’années avant lui et compris qu’il avait pu bâtir ses Églises seulement grâce à la fondation pastorale et spirituelle posée par cet homme.

Dans son livre Living Waters, Chuck Smith fait aussi part d’une de ses expériences personnelles[3]. Une nuit, il eut une forte impression intérieure; il ne savait pas d’où elle venait mais comprit que c’était une parole du Seigneur. Le Seigneur lui dit : « Il y a des Églises qui conduisent les gens vers une plus grande complaisance en eux-mêmes et à un plus grand amour d’eux-mêmes. Pour vous, menez les gens vers une plus grande appréciation et un plus grand amour envers moi ».

Alors qu’il était encore jeune, il reçut aussi une prophétie dans laquelle le Seigneur lui donnait un nom nouveau « berger ». Le Seigneur lui dit qu’il ferait de lui le berger de nombreux troupeaux et son église ne serait pas assez grande pour contenir toutes les personnes qui allaient affluer pour entendre la Parole de Dieu.

Smith estime que l’Église ne peut pas bien accomplir sa mission si elle n’est pas dirigée par l’Esprit saint. Lorsque qu’elle est conduite par le soi-disant génie des hommes et leurs comités, elle devient rapidement incapable et inefficace. Ceux qui sont appelés à diriger l’Église devraient s’efforcer d’être en tout dirigés par l’Esprit saint. C’est ce que l’Église du premier siècle avait su faire.


[1] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007. p.75
[2] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007, pp. 75-84
[3] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007, p.83

Leadership and Church Growth: The Case of Chuck Smith


Author: Pierre-Alain Giffard
Article published in Great Commission Research Journal, vol. 11, no. 1: 76-93.

Abstract

How can we understand church growth in a way that is healthy and doesn’t lead pastors to exhaustion? This article answers this question by looking at the experience of Chuck Smith, founder of the Calvary Chapel movement. It also explores some of the characteristics of the early church and compares Smith’s approach with church growth advocates. The observation and analysis bring about a better understanding of the role of the pastor and his mindset regarding church growth and a recognition of who is really responsible for growth.

INTRODUCTION

I think churches need to realize that the growth they have been wanting, hoping for and even praying for in a vague way, is theirs if they will only do the right. things.[1] – Donald A. McGavran

Donald McGavran made this statement as he was being interviewed by Win Arn, who then asked, “What do you mean by right things?” McGavran answered: “… most of all, it is recognizing that God wants the church to grow; that the church was made for growth; that it’s normal for the church to grow and increase, and to bring people to a knowledge of salvation.”[2]

Most church growth advocates would agree with this statement. But the truth is there are significant differences on how they believe church growth is to be pursued. For example, the founder of the Calvary Chapel movement, Chuck Smith, had convictions that were not always well accepted in the church growth movement. He was asked one day to speak at a leadership seminar to a group that developed plans to grow the church. He said, “I have this philosophy, ‘If it isn’t broken, don’t fix it.’ God continues to bless the teaching of His Word, the church continues to grow, the Lord continues to add daily, and He honors His Word like He said He would. I’m satisfied that as long as God is blessing the Word, I will keep teaching the Word. Why should I change? Why should I try to remodel it when it’s still working?”[3] The moderator became very upset; interestingly enough, Smith says, “I’ve never been asked to speak again at those wonderful conferences.” Smith was very distrustful of growth programs that had been created to fan “the lust for novel, bizarre, and different kinds of experiences that will continue to give the same kind of spiritual rush people have come to desire and long for.”[4] This approach to church growth, he believed, was the best way to lead pastors to exhaustion.

So how can we understand church growth in a way that is healthy and does not lead pastors to exhaustion? This article answers this question by looking at the experience of Chuck Smith, founder of the Calvary Chapel movement. In the first part, we look at Smith’s views as expressed in his book Calvary Chapel Distinctives. This answers questions such as these: Should pastors be concerned about growth? Who is responsible for growth? What frame of mind does God desire from pastors? It also explores some of the characteristics of the early church and compares Smith’s approach with church growth advocates. The observation and analysis bring about a better understanding of the role of the pastor and his mindset regarding church growth.

PASTOR CHUCK SMITH AND CHURCH GROWTH

In 1965, Chuck Smith became the pastor of Calvary Chapel Costa Mesa, a church of only 25 people. Over the years, his ministry grew into an international network of over 1,800 churches drawing 25,000 people weekly. From the beginning, his church was known for its “come as you are” dress code and was a forerunner in contemporary music services. It reached out to hippies, drug addicts, and young adults. In Calvary Chapel Distinctives, Smith writes about how he believes pastors should lead and grow their church.

Despite the extraordinary growth of his ministry, Smith believes the size of a church should not be the pastor’s concern, “nor should it ever be.”[5] Pastors ought never to forget that it is not their job to add to the church: that is God’s job.[6] He considers counting heads a trap and “a terrible snare to fall into”[7]. Pastors should trust in the work of the Holy Spirit and trust that Jesus Christ is building His church as He said He would.[8]

Smith considers that the pastor’s job is “to feed the flock, tend to the flock, love the flock, and see to it that they’re cared for.”[9] Pastors should look after those who are there and realize that these are the ones the Lord has brought for them to minister to.[10] The Lord will not make them shepherd over many until they’ve been faithful with a few.[11] It is the pastor’s responsibility to get the people into the Word, into prayer, into fellowship and the breaking of bread.[12] The pastor should give the people their best and minister to them diligently and from the heart.[13] This is the kind of faithfulness the Lord is looking for. And if they prove themselves faithful in doing so, the Lord will bring them more people to watch over, to care for and minister to: “The Lord will add daily, as He sees fit, those that should be saved.”[14]

Smith observed that unfortunately, many pastors strive to gain new members and then have to struggle to maintain what they’ve gained.[15] They try to come up with new programs to create the spiritual hype that people have learned to long for. They push and stress to increase their numbers, putting pressure on themselves to keep it going, which means they continually have to do something different. This constant striving can destroy pastors: “There are a lot of super churches today, but there are also a lot of tired leaders because they are striving to maintain what they’ve built. … It’s that striving to maintain that creates ministerial burnout or will run you into the ground or will lead you into all kinds of aberrant practices.”[16]

Smith sees the early church as the ideal model for pastors.[17] The church of the New Testament  was “filled with the Holy Spirit, led by the Holy Spirit and empowered by the Holy Spirit.”[18] It was a church where the Holy Spirit was the One directing its operation.[19] It was a church that taught the Word, developed oneness or fellowship (koinonia), broke bread together and prayed together. The rest was God’s work.[20] When it is the Lord’s work, pastors don’t have to strive to keep it going.

God’s plan is that all Christians be overflowed by the Spirit and allow the Spirit to flow forth out of their lives. In that way, they become His instruments through which He can reach the world. God can choose and likes to choose, totally unqualified people for His work so He can “fill them with His Spirit, and then do a mighty work through them that astounds and baffles the world.”[21]

Smith considers that to avoid exhaustion or burnout, pastors must decide that if the work is going to be done, it should be done by the Lord[22] and be done for His glory only: “The kind of men God used in the church in Acts were men who were totally surrendered to Jesus Christ, not seeking their own glory but only seeking to bring glory unto Jesus.”[23] The purpose of the early church was to give glory to God[24]: “God wants to work, but God wants the glory for the work that He does.”[25]

The Lord allowed Chuck Smith himself to spend the prime years of his life failing until God finally got him to a place where he realized he had nothing to offer. God brought him to the cross and emptied him of himself and his ambitions. This brought him to lean solely on the Spirit, depend upon Him, and finally see God work.[26]

According to Smith, the Bible shows that God brought Moses to this same place of surrender. Moses first endeavored to do God’s work with the energies of his flesh. The pastor explains with humor that by his own power, Moses could not successfully bury one Egyptian, but when directed by the Spirit, Israel succeeded in burying the whole Egyptian army.[27] And God used Gideon, who knew he did not have the ability to accomplish the deliverance of a nation; he needed to rely upon the Lord if anything was to be done: “God will go to tremendous lengths to make certain that His chosen leaders rely on the Spirit and not on their own power and wisdom.”[28]

To let the Holy Spirit lead the church, explains Smith, pastors and church members need to be like Moses and the first Christians, in touch with God and receiving His direction and guidance.[29] Their frame of mind and heart should be to make themselves available, to give themselves over as instruments through which God can do what He desires.[30] Once they receive a sense of direction, they are to venture in faith, to adopt a mindset that says, “Let’s jump into it. Let’s find out. Let’s give God a chance.” They step out in faith; they try it and see.[31] If it succeeds, they can rejoice and say, “Great! The Lord led us.” If it does not succeed, they step back and say, “We thought it was a good idea, but since it doesn’t work, let’s not push it.”[32]

Chuck Smith believes it is essential to maintain that flexibility: going forward as long as the Lord opens doors and being able to walk away from a project that is obviously not working.[33] According to Smith, pastors also need to keep the mental attitude of doing everything as unto the Lord and not see the ministry as an opportunity to be served. They should serve others remembering that they are Jesus’ servants; He is their Master who will reward them for their service.[34] And because God loves to take, develop, remold, and rebuild lives that are a real wreck, pastors must seek to restore those who have fallen.[35] Having been forgiven themselves, they should show forgiveness and mercy and grace.[36]

In brief, Smith does not advocate being concerned about numbers. His main point is that pastors take the New Testament church as their model: a church led and empowered by the Holy Spirit, a church that seeks to give glory to God only and to restore people who are lost and who have fallen.

 OTHER CHARACTERISTICS OF THE EARLY CHURCH

Are there other characteristics of the New Testament church that were not mentioned by Smith and that give insight to its growth? What do church growth advocates see in the early church that can be of assistance to pastors?

Surely the first disciples and leaders had a definite communion with the Holy Spirit. When asked to decide on the matter of circumcision of the Gentiles, the apostles sent their answer in a letter: “It is the decision of the holy Spirit and of us not to place on you any burden beyond these necessities, namely, to abstain from meat sacrificed to idols, from blood, from meats of strangled animals, and from unlawful marriage. If you keep free of these, you will be doing what is right.” (Acts 15:28-29, emphasis ours)[37] They did not say that the group had made the decision alone; they decided with the Holy Spirit.[38]

John Wimber points out that “the church was led by supernatural means: that is, visions, visitations, and prophecies.”[39] With humor, Nell L. Kennedy explains that when the early church had a business meeting, they wrote into their minutes, “Holy Spirit constrained us” or “Holy Spirit bade us do so-and-so.” Hence the first disciples felt that they were “not to put the Holy Spirit in a closet somewhere merely because He was unseen, but to call upon Him, to verbalize His name and lift Him to the position of authority and leadership.”[40]

The Holy Spirit not only led the church but also accompanied the disciples as they preached the kingdom of God. Even before the death and resurrection of Jesus, signs and wonders were manifest as the disciples were sent on mission: “But they went forth and preached everywhere, while the Lord worked with them and confirmed the word through accompanying signs.” (Mark 16:20) Peter Wagner notes that “the disciples had a supernatural anointing upon their lives which gave them great power to preach, to witness, and to overcome the barriers that stood in their way.”[41] They were clothed with power from on high (Luke 24:49). They were launching an assault on the kingdom of Satan: “Darkness was dispelled, demons were defeated, diseases were healed, prisoners of sin were delivered, and the church was established.”[42]

The embryonic church was empowered to work the same ministry that Jesus worked. John Wimber says that there is a close relationship between the manifestations of signs and wonders and the growth of the early church[43]: “The early church was effective because it understood evangelism from this perspective of power demonstrations!”[44] These manifestations were able to attract the attention of unbelievers and break the prejudices of the early church.[45]

The Holy Spirit also touched the heart of those hearing the Good News and helped them open their lives to the Gospel.

God prepared Cornelius to receive the ministry of Peter. The same thing happened with the conversion of Lydia. Scripture says: “One of those listening was a woman named Lydia, a dealer in purple cloth from the city of Thyatira, who was a worshiper of God. The Lord opened her heart to respond to Paul’s message. When she and the members of her household were baptized, she invited us to her home. ‘If you consider me a believer in the Lord,’ she said, ‘come and stay at my house.’ And she persuaded us.” (Acts 16:14-15)[46]

Elmer L. Towns considers that the early church was growing because it was a praying church.[47] The believers met often for prayer (Acts 1:14; 2:42; 3:1; 6:4; 12:5; 16:13) and “after praying, those early believers were empowered by the Spirit, and people were saved.”[48] Prayer was how the early church received its power (Acts 4:23-32; Eph. 6:18-19; etc.)[49]: “The prayers of the early church unleashed the power of God to add thousands to the church.”[50] As Thom Rainer says it: “Prayer was not an add-on to give them permission to eat a meal. It was serious stuff for a serious group of church members. Prayer was the lifeblood of the early church.”[51]

The first disciples understood their situation and their mission as a spiritual battle. The Apostle Paul wrote: “Put on the armor of God so that you may be able to stand firm against the tactics of the devil. For our struggle is not with flesh and blood but with the principalities, with the powers, with the world rulers of this present darkness, with the evil spirits in the heavens.” (Eph 6:11-12)

The early church was also totally committed to one purpose: making disciples (Matt 28:18-20).[52] David Goodhew observes that Acts 1:8[53] can be taken as “a key programmatic statement for the whole book.”[54] Jesus commissioned his disciples to be witnesses in Judea, Samaria, and the ends of the earth. They proclaimed Christ as the fulfillment of the promise of the Messiah.

Ed Stetzer and Daniel Im explain that it was excitement and passion for the salvation of souls that drove them to evangelize. Luke’s Gospel “emphasizes heaven’s joy at the conversion of lost ones.”[55] Reporting on Paul’s missions, the Acts of the Apostles highlights the early church’s joy over the conversion of the Gentiles[56]: “They were sent on their journey by the church, and passed through Phoenicia and Samaria telling of the conversion of the Gentiles, and brought great joy to all the brothers.” (Acts 15:3)

Another characteristic of the early church is that baptisms were done almost immediately. Most baptisms on record in the New Testament were conducted right after the proclamation of the Gospel. People were not planning it or doing it on the front end. They heard the Gospel and spontaneously decided to be baptized. Many such examples can be found in the Bible: the jailer who was about to kill himself after an earthquake rattled the prison; the thousands who heard Peter preach at Pentecost; Saul, who was baptized three days after he met Jesus (Acts 9). Lydia in Acts 16:15 is another example: “Yet Lydia and her household were baptized immediately on hearing the Word.”[57]

In the early church, there is no case to be made for months of catechesis that should precede baptism. After his first conversation with Philip, the Ethiopian eunuch understood the importance of baptism and asked, “Is there any reason I can’t be baptized here and now?” “No reason at all,” Philip answered.

After Pentecost, it seemed that all Christians naturally spread the message of the Good News. Lay persons performed mass evangelism (8:5-6, 12) as well as village evangelism (8:25).[58] Everyone went everywhere “evangelizing.”[59] The Christian faith spread across the social networks of these active and credible Christians. “The eventual centralization of the roles of bishop and presbyter, and the expansion of consecrated religious life, seems to have absorbed much of the ministry in a way that was not seen in the New Testament church.”[60] Even leadership in the newly planted churches was assumed by laypersons: “For these early churches there was no professional clergy to assume their leadership. Consequently, the pattern of the Jewish synagogues seems to have been followed by appointing a group of lay elders to shepherd the flock.”[61]

The Holy Spirit transformed the people who received the Gospel. Lives were changed; according to Goodhew, this is a key element to understand the growth of the early church.[62] Yes, there were accounts of huge conversions like the Day of Pentecost, but the early church spread and was planted mostly person by person, “as one person invested in the life of another who invested in the life of another.”[63] The early churches also had a particular connection with those in greatest need, the vulnerable and the lowly, and all those whom the wider culture looked down upon.[64]

The community of believers was of one heart and mind, and no one claimed that any of his possessions was his own, but they had everything in common. With great power the apostles bore witness to the resurrection of the Lord Jesus, and great favor was accorded them all. There was no needy person among them, for those who owned property or houses would sell them, bring the proceeds of the sale, and put them at the feet of the apostles, and they were distributed to each according to need. (Acts 4:32-35)

In the book of Acts, we also read that the church met in large and small gatherings of people: “Every day they devoted themselves to meeting together in the temple area and to breaking bread in their homes.” (Acts 2:46-47) The apostles thought and proclaimed the Good News in the Temple and in the home (Acts 5:42). The home gatherings multiplied as members converted others in new villages and towns.[65] Both types of gathering helped carry out the basic functions of the church and contain the expanding kingdom of Jesus Christ: “Small groups were essential in meeting people’s needs, drawing them to worship together as believers, praying for God’s power to be unleashed, evangelizing the lost, encouraging the persecuted, and discipling new believers.”[66] When people gathered in homes, they would devote themselves to “the teaching of the apostles and to the communal life, to the breaking of the bread and to the prayers.” (Acts 2:42) As the Gospel was received by more and more people, home groups spread and multiplied.

The growth of the early church was not only spontaneous but also deliberate. Paul and other early Christians engaged in missionary trips to intentionally plant churches: starting churches, explains Stetzer, “was the normal expression of New Testament missiology. Intentional church planting, under the guidance of the Holy Spirit, was the method of the early churches. Church planting explains how the early church exploded across the Roman Empire during the decades following the resurrection of Jesus.”[67]

And as the apostles and other disciples encountered new cultures, they adapted their message. When talking with Jews who knew the Scriptures, the apostles would directly present Christ as the awaited Messiah. But when speaking to the Greeks, who had no prior knowledge of Scripture, they would find a starting point that was familiar to them. A classic example is Paul’s speech on Mars Hill in Athens (see Acts 17:16-33).[68]

CONCLUSION

Pastor Chuck Smith rightly describes some of the characteristics of the early church. He particularly insists that it was a church seeking the glory of God and where the Holy Spirit had a protagonistic role: the Holy Spirit led the church, gave visions, performed signs and wonders, touched the hearts of people listening to the Gospel and transformed the lives of those who repented and received Christ.

But the New Testament highlights other characteristics, like the fact that the early church was entirely committed to the Great Commission. It was devoted to prayer and saw itself as involved in a spiritual battle. Most baptisms were performed right after the proclamation of the Gospel, and everyone seemed engaged in spreading the Good News. The early church also distinguished herself by authentic love among her members as well as towards the poor. Fellowship and worship were lived out in the homes of the disciples. And although the spread of the Gospel was in large part spontaneous and natural, organized missions in foreign countries brought evangelists to adapt their message to the cultures they encountered.

Smith and church growth advocates will agree on most of the characteristics of the early church, but their interpretation and conclusions are different. For most members of the church growth movement, pastors need to have a strong desire for growth and embody a solid vision for an enlarged harvest.[69] “If secular professions,” explains James Mallon, “can strive for growth and improvement, how much more should we who have been tasked to proclaim the saving message of Jesus strive to improve.”[70] Thom Rainer says that the responsibility for growth falls on the senior pastor of a congregation.[71] Churches need to be strategic, plan, get organized, and set intentional goals to grow.[72] Those that do not plan will not grow, warns Peter Wagner.[73] Also, church leaders are encouraged to have strong expectations towards members; they expect church members to be involved and to use their God-given gifts, talents, and skills,[74] and they expect small groups to multiply.[75] This approach to church growth and this understanding of the role of the pastor indubitably gives the impression that church activities and even members of the church are to be used and instrumentalized  for growth[76]. Pastors and church members are also made responsible for growth, thus generating stress and guilt and potentially leading to exhaustion or disillusion. As a result, people can also be misled to give the credit for growth to human strategies and plans instead of to God.

Chuck Smith was not against having a vision for growth and pursuing the Great Commission – on the contrary. But he recommended that leaders see church growth above all as God’s responsibility and surrender to the Holy Spirit so that He can lead the church and do the work. The growth of the church is a grace, a gift from God that should be sought by confidently seeking and depending on the works of the Holy Spirit. Thus, the pressure on pastors and church members decreases, and they can then step back and rejoice while watching God work.

If I have complete confidence that it’s His church – He’s going to build it – then all I have to do is be faithful. I simply need to watch His work, and then the pressure isn’t on me. I don’t get all hyped or pressured because the work of God isn’t my responsibility. It’s not my church. It’s His church. I believe that it’s very important to remember this, because if you try to carry the load and bear the burden, you’ll find it’s too great for you. You’ll find yourself under pressure to create schemes and hypes, and then you begin to push and manipulate people.[77]

Indeed, in the Acts of the Apostles, church growth is clearly presented as the result of God’s supernatural intervention. The apostles could barely contain the growing numbers of disciples. It was much more like the miraculous catch of fish (John 21:6) than the result of human efforts and schemes. This is not to say that leaders and church members should stay idle and despise plans and human activities; they still have the mission to pursue the Great Commission. But they should above all seek the inspiration and leadership of the Holy Spirit and rely on the Spirit’s works. This way, God’s massive strength and power will be manifested, pastors and churches will not be brought to exhaustion, and church growth will be to the glory of God alone.

 Bibliography

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[1] Donald A. McGavran and Win C. Arn, How to Grow a Church (Glendale, CA: Regal Books, 1984), 12.
[2] Ibid.
[3] Chuck Smith, Calvary Chapel Distinctives (Costa Mesa, CA: Word for Today, 2000), 43–44.
[4] Ibid., 43. Chuck Smith speaks several times about church growth programs in his writings, but he does not specify which ones. He simply writes that these are programs “devised by men to build a church's attendance".
[5] Ibid., 16.
[6] Ibid.
[7] Ibid., 17.
[8] Ibid., 37.
[9] Ibid.
[10] Ibid., 17.
[11] Ibid., 16.
[12] Ibid.
[13] Ibid., 17.
[14] Ibid., 16.
[15] Ibid., 41.
[16] Ibid.
[17] Ibid., 14.
[18] Ibid.
[19] Ibid., 15.
[20] Ibid., 19.
[21] Ibid., 105.
[22] Ibid., 99.
[23] Ibid., 18.
[24] Ibid.
[25] Ibid., 104.
[26] Ibid., 100.
[27] Ibid., 97.
[28] Ibid.
[29] Ibid., 15, 23.
[30] Ibid., 123.
[31] Ibid., 126.
[32] Ibid., 122.
[33] Ibid., 132.
[34] Ibid., 12.
[35] Ibid., 47.
[36] Ibid., 46.
[37] All Scripture quotations are taken from the New American Bible, Revised Edition (2010).
[38] David Yonggi Cho and Harold Hostetler, Successful Home Cell Groups (Gainesville, FL: Bridge-Logos Publishers, 1981), 126.
[39] C. Peter Wagner, Win Arn, and Elmer L. Towns, Church Growth: State of the Art (Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1989), 215.
[40] Nell L. Kennedy, Dream Your Way to Success: The Story of Dr. Yonggi Cho and Korea (Plainfield, NJ: Logos International, 1980), 194.
[41] Wagner, Church Growth, 207.
[42] Ibid.
[43] Ibid., 218.
[44] Ibid., 224.
[45] David Yonggi Cho and R. Whitney Manzano, More than Numbers (Waco, TX: Word Books, 1984), 95.
[46] Joel Comiskey, Planting Churches that Reproduce: Starting a Network of Simple Churches (Moreno Valley, CA: CCS Publishing, 2008), 102.
[47] Elmer L. Towns, John N. Vaughan, and David J. Seifert, The Complete Book of Church Growth (Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1987), 268.
[48] Ed Stetzer and Mike Dodson, Comeback Churches: How 300 Churches Turned Around and Yours Can Too (Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2007), 70.
[49] Stetzer, Comeback Churches, 111.
[50] Towns, The Complete Book, 183.
[51] Thom S. Rainer, Autopsy of a Deceased Church: 12 Ways to Keep Yours Alive (Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2014), 67.
[52] McGavran, How to Grow a Church, 19.
[53] Acts 1:8: “But you will receive power when the holy Spirit comes upon you, and you will be my witnesses in Jerusalem, throughout Judea and Samaria, and to the ends of the earth.”
[54] David Goodhew, Towards a Theology of Church Growth (London: Routledge, Taylor & Francis Group, 2015), 67.
[55] Ed Stetzer and Daniel Im, Planting Missional Churches: Your Guide to Starting Churches that Multiply (Nashville, TN: B&H Academic, 2016), 35.
[56] Ibid.
[57] Donald A. McGavran, The Bridges of God (Eugene, OR: Wipf & Stock, 2015), 29.
[58] Stetzer, Planting Missional Churches, 40.
[59] Towns, The Complete Book, 321.
[60] Michael J. White, Rebuilt: Awakening the Faithful, Reaching the Lost, and Making Church Matter (Notre Dame, IN: Ave Maria Press, 2013), 192.
[61] Stetzer, Planting Missional Churches, 65.
[62] Goodhew, Towards a Theology, 69.
[63] Comiskey, Planting Churches, 16.
[64] Goodhew, Towards a Theology, 22.
[65] Roland Allen, The Spontaneous Expansion of the Church (Grand Rapids, MI: Eerdmans, 1962), 143.
[66] Stetzer, Comeback Churches, 153.
[67] Stetzer, Planting Missional Churches, 42.
[68] Chuck Colson, “A Tale of Two Cities,” Break Point, August 29, 2018, http://www.breakpoint.org/1997/08/a-tale-of-two-cities (accessed April 3, 2019).
[69] Carl F. George, How to Break Growth Barriers: Revise Your Role, Release Your People, and Capture Overlooked Opportunities for Your Church (Grand Rapids, MI: Baker Books, 2017), 80.
[70] James Mallon, Divine Renovation: Bringing Your Parish from Maintenance to Mission (New London, CT: Twenty-Third Publications, 2014), 134.
[71] Thom S. Rainer, The Book of Church Growth History, Theology, and Principles (Nashville, TN: Broadman Press, 1993), 186.
[72] Stetzer, Comeback Churches, 55.
[73] Charles Peter Wagner, Your Church Can Grow (Eugene, OR: Wipf and Stock, 1981), 55–56.
[74] Stetzer, Comeback Churches, 137.
[75] Young-Gi Hong, “Models of the Church Growth Movement,” Transformation: An International Journal of Holistic Mission Studies 21, no. 2 (2004), 105.
[76] There is a dark side to the pursuit of organizational effectiveness when organizations tend to see people like they see capital and machinery, as their parts, as tools or machines. In business circles particularly, people can unfairly be stressed and put pressure on in order to get as much output as possible.
[77] Smith, Calvary Chapel Distinctives, 37–38.