Affichage des articles dont le libellé est leadership. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est leadership. Afficher tous les articles

samedi 8 juin 2024

LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE

Ce site propose des pistes de réflexion pour dynamiser les églises et les paroisses et encourager leur croissance. Les articles présentés s'appuient sur l'observation d'églises en croissance à travers le monde. Ces ressources peuvent s'avérer précieuses pour ceux et celles qui cherchent à promouvoir la revitalisation et le développement de leurs communautés chrétiennes. 

Croissance de l'Église catholique : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : comment répondre aux défis actuels ? Comment favoriser la croissance de sa communauté chrétienne : réflexions et perspectives Plan de croissance ecclésiale : étapes et éléments clés pour dynamiser son Église Facteurs de croissance des Églises : clarté des propos, qualité des services et inculturation Mettre en place un projet de croissance pour sa communauté chrétienne : étapes et prévisions financières. Dynamiser nos paroisses : réflexions et outils pour la croissance de l'Église catholique Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : défis et perspectives Croissance spirituelle et numérique : planifier la croissance de sa communauté chrétienne Stratégies de croissance ecclésiale : éléments clés et bonnes pratiques Facteurs favorisant la croissance des Églises : clés pour un développement équilibré Plan de croissance pour son Église : étapes, objectifs et suivi pastoral
Croissance de l'Église catholique : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : comment répondre aux défis actuels ? Comment favoriser la croissance de sa communauté chrétienne : réflexions et perspectives Plan de croissance ecclésiale : étapes et éléments clés pour dynamiser son Église Facteurs de croissance des Églises : clarté des propos, qualité des services et inculturation Mettre en place un projet de croissance pour sa communauté chrétienne : étapes et prévisions financières. Dynamiser nos paroisses : réflexions et outils pour la croissance de l'Église catholique Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : défis et perspectives Croissance spirituelle et numérique : planifier la croissance de sa communauté chrétienne Stratégies de croissance ecclésiale : éléments clés et bonnes pratiques Facteurs favorisant la croissance des Églises : clés pour un développement équilibré Plan de croissance pour son Église : étapes, objectifs et suivi pastoral

TABLE DES MATIÈRES

                            SITES DU MÊME AUTEUR



                            Le Parcours de Revitalisation d’une Église de Campagne - Life Point

                             Par Pierre-Alain Giffard


                            Dans une petite ville rurale, une église appelée Life Point agonisait. Jadis animée et forte d’environ 200 membres, elle ne comptait plus que 25 personnes, la majorité âgées.  Les installations étaient délabrées, les finances en difficulté, et l’église semblait avoir un pied dans la tombe. Lorsque le nouveau pasteur arriva, « l’église était à son plus bas niveau, financièrement, numériquement et spirituellement ».

                            Les locaux de l’église étaient usés et démodés. Un mobilier de récupération inesthétique meublait le hall d’entrée. L’édifice dégageait un curieux mélange d’humidité et de papier imbibé, car des piles de vieux magazines étaient entreposées sous un bureau situé dans le hall, censé servir de centre d’accueil pour les visiteurs. Les moquettes pourrissaient et étaient poussiéreuses faute d’entretien. Les salles de bain étaient autrefois claires et accueillantes, mais elles étaient devenues affreuses et malodorantes. Le linoléum était déchiré, le papier peint arraché, la peinture défraîchie et les toilettes défectueuses dégageaient une puanteur insupportable. Malgré les efforts des membres bienveillants pour trouver des solutions d’entretien bon marché, ils ne parvenaient plus à maintenir ces installations dans un état acceptable. (Davis, Danny. Rural Church Turnaround: Real Life Experiences of Rural Pastors and Lay-leaders, Ch.4, notre traduction)

                            « Notre église est à six enterrements de la mort », commenta sombrement un membre de longue date. Au fil des années, plusieurs pasteurs s’étaient succédé, chacun apportant une nouvelle vision du changement. Cependant, leurs efforts finissaient invariablement par s’essouffler, les conduisant inévitablement à partir. La congrégation avait, en raison de son histoire, adopté l’attitude que « la plupart des initiatives de changement échouent ». Les membres étaient fatigués et profondément sceptiques qu’une réelle transformation puisse se produire. Ils savaient juste qu’ils mouraient.

                            Puis le pasteur Danny Davis arriva en 2013. Il réalisa rapidement que pour permettre une revitalisation, toute la culture et la mentalité de la congrégation devraient changer. « Ces merveilleuses personnes savaient instinctivement que sans un changement drastique, l’avenir de l’église était en péril », déclara Davis. De simples coups de peinture fraîche ne suffiraient pas.

                            Élément essentiel, Davis identifia le besoin de rassembler l’équipe de direction de l’église autour d’une vision commune de ce à quoi devrait ressembler une église missionnaire. Il les guida à travers un processus d’un an de discussions et d’études autour des caractéristiques clés d’une église missionnaire: le service, la croissance spirituelle, la fraternité, l’évangélisation et les célébrations. 

                            « Nous devions découvrir la vision de chacun sur le fonctionnement de l’église », expliqua Davis. Ce processus les aida à faire ressortir à la fois les perspectives partagées et les points de tension au sein de l’équipe de direction. Davis crédite l’implication d’un coach tiers expérimenté comme ayant été précieuse pour les aider à acquérir une perspective saine et à fixer des objectifs réalisables alignés avec leur nouvelle vision unifiée.

                            Le coach nous a également engagés dans un dialogue robuste pour établir nos objectifs et priorités de changement. Grâce à ces processus, nous avons développé une stratégie pour aller de l’avant basée sur une vision partagée de l’église, de sa mission et de notre capacité à opérer la transformation de la dysfonction vers la santé. Il était maintenant temps de faire ce que très peu de dirigeants et d’organisations font : réaliser le plan. (Davis, Danny. Rural Church Turnaround: Real Life Experiences of Rural Pastors and Lay-leaders, Ch.4, notre traduction)

                            Ils ont demandé aux membres de l’église de regarder leur communauté sous un angle différent. Ils les ont encouragés à abandonner leurs anciennes habitudes et à réfléchir au type d’église qui pourrait attirer de nouveaux membres, plus jeunes. Les membres ont dû considérer ce que signifiait accueillir les « étrangers ». « Ces changements (et d’autres) ont obligé les membres existants à réviser des pratiques qui étaient pour eux une seconde nature, mais étrangères à la communauté que nous voulions rejoindre ».

                            Les premières tentatives de changement ont rencontré de violentes oppositions. Alors que les efforts de revitalisation devenaient plus tangibles et dérangeants, de nombreux leaders et membres qui avaient participé à la formulation de la vision finirent par quitter l’église. « J’étais tellement concentré sur la vision et le redressement que j’avais oublié les gens », admit Davis. « J’ai poussé le changement à un rythme insoutenable. » Ce fut un revers qui poussa même Davis à vouloir abandonner le navire. « J’ai supplié Dieu de me libérer du pastorat de cette église et de cette ville ‘abandonnées de Dieu' », dit-il. Mais Dieu avait d’autres plans.

                            L’arrivée d’une douzaine de nouveaux membres d’une église récemment fermée insuffla un nouvel espoir et une nouvelle vitalité dans le travail de revitalisation. « Ce groupe de personnes a repris la vision et l’a fait avancer », se souvint Davis. « Dieu m’a révélé qu’Il aimait Odessa et l’église plus que moi. »

                            Depuis lors, la transformation de l’Église Life Point a été frappante. Les bâtiments ont fait l’objet de travaux de rénovation. De nouvelles activités pastorales ont été mises en place et une mentalité de croissance et de dynamisme s’est installée. La fréquentation du dimanche a grimpé à environ 60 personnes et la croissance observée a été tout autant qualitative que quantitative. « Les membres développent des relations plus profondes avec Dieu, entre eux et avec la communauté à laquelle ils appartiennent. », a déclaré Davis.

                            Essentiellement, la revitalisation de Life Point n’a été possible que grâce à la conjonction de plusieurs facteurs : l’adoption d’une vision d’église missionnaire, l’unification du leadership à travers un processus collaboratif, l’obtention de sages conseils d’un tiers, la persévérance dans l’adversité, et par-dessus tout, une attitude de profonde humilité et de dépendance envers la grâce de Dieu.

                            Ayant été au bord du gouffre, Life Point a été ravivée et transformée en une église débordante de vie et d’énergie. Comme le souligne Davis, « une église autrefois focalisée sur la survie est désormais activement impliquée dans sa communauté ». L’exemple de cette église illustre qu’il est possible pour même les paroisses des campagnes, qui paraissent mourantes, de trouver une nouvelle vitalité. Cela nécessite que les chrétiens qui les composent soient disposés à faire des choix audacieux et à s’engager dans la prière, afin de transformer leur église en une communauté missionnaire capable d’atteindre les personnes éloignées de la foi et de les accueillir.

                            Le témoignage complet de la revitalisation de l’église rurale Life Point se trouve dans le livre de Danny Davis, Rural Church Turnaround: Real Life Experiences of Rural Pastors and Lay-leaders (CrossLink Publishing, 2020).

                            dimanche 21 janvier 2024

                            La croissance de la paroisse de l’abbé James Mallon, Saint-Benedict

                            James Mallon est un prêtre catholique canadien d’origine écossaise, qui a été le curé de la paroisse Saint-Benedict dans l’archidiocèse de Halifax au Canada. Grâce à son leadership, sa paroisse est passée d'une communauté vieillissante et en déclin à une communauté jeune et en croissante, qui attire de nombreuses personnes en recherche de Dieu. Cette paroisse a vu le nombre de ses paroissiens doubler en cinq ans, passant de 1 500 à 3 000 personnes, dont 40 % ont moins de 40 ans. Elle est devenue une référence pour le renouvellement paroissial, une véritable maison de prière, une communauté de disciples, et une force missionnaire.

                            Dans son livre Manuel de survie des paroisse (Divine Renovation, en anglais), Mallon souligne que l’Église existe pour évangéliser, c’est-à-dire pour annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ à tous les hommes. Il identifie plusieurs facteurs qui empêchent l’Église de remplir sa mission, tels que le cléricalisme, le consumérisme, le sécularisme, le relativisme, le manque de formation et de leadership, et la résistance au changement. 

                            Mallon suggère que les paroisses adoptent une attitude de conversion pastorale, qui implique de changer les mentalités, leurs priorités, leurs structures et leurs méthodes. Il faut admettre que l'Église est en déclin et qu’elle a besoin de changement.  Il propose donc de redéfinir la mission de la paroisse comme étant celle de faire des disciples de Jésus-Christ, et se concentrer sur l’évangélisation et la formation des fidèles plus que sur la gestion des biens ou des services. 

                            Mallon critique l’attitude passive et routinière de nombreuses paroisses qui se contentent de maintenir le statu quo sans chercher à évangéliser ou à se renouveler. Il souligne la résistance au changement de certains fidèles qui s’accrochent à des traditions, des habitudes ou des structures qui ne sont plus adaptées à la mission de l’Église aujourd'hui.

                            D’après lui, il  à plusieurs éléments qui permettent de revitaliser et de faire croître une paroisse.

                            • Changer de paradigme : passer d’une vision de maintenance à une vision de mission, en se concentrant sur l’évangélisation et la formation des disciples.
                            • Définir une vision claire et partagée de ce que signifie être une paroisse missionnaire, qui cherche à atteindre les personnes éloignées de l’Église et à les former comme disciples de Jésus.
                            • Changer de mentalité : être ouvert au renouveau de l’Esprit Saint, à la créativité et à l’innovation, et à la collaboration avec d’autres paroisses et mouvements ecclésiaux.
                            • Mettre en place un leadership efficace qui soutient la vision, qui délègue les responsabilités, qui forme des leaders et qui favorise la collaboration entre les différents ministères.
                            • Changer de structure : mettre en place des équipes de leadership efficaces, des ministères adaptés aux besoins des fidèles, et des processus clairs pour accompagner les gens dans leur cheminement de foi.
                            • Changer de culture : créer une communauté accueillante, joyeuse, priante et engagée, où les gens se sentent aimés et appartenant à une famille spirituelle.
                            • Créer un environnement accueillant et hospitalier pour les nouveaux venus, les visiteurs et les membres de la paroisse, en leur offrant des opportunités de se connecter, de s’impliquer et de se sentir chez eux.
                            • Développer une culture de la prière et de l’adoration qui nourrit la relation personnelle avec Dieu, qui encourage la participation active à la liturgie et aux sacrements, et qui stimule le désir de partager la foi avec les autres.
                            • Changer la pastorale sacramentelle : l’auteur propose de considérer la préparation aux sacrements comme des occasions de nouvelle évangélisation et non pas comme une préparation à des rites de passage ou des obligations.
                            • Accueillir les personnes non pratiquantes : l’auteur suggère de créer des espaces d’accueil et de dialogue pour les personnes qui se présentent aux sacrements sans être engagées dans la vie de l’église, en leur offrant une expérience de la grâce et une invitation à la conversion.
                            • Former des disciples missionnaires : l’auteur insiste sur la nécessité de former et accompagner les personnes qui reçoivent les sacrements, en les aidant à approfondir leur relation avec le Christ et à devenir des témoins de l’Évangile dans le monde.
                            • Renouveler la liturgie : l’auteur appelle à revitaliser la célébration de l’eucharistie, en la rendant plus belle, plus participative et plus missionnaire, en mettant l’accent sur la louange, la prédication et l’envoi.

                            Mallon estime que le pasteur de la communauté chrétienne a un rôle essentiel à jouer. Voici quelques éléments qui le concernent:

                            • Le rôle du leader: Le leader doit être un visionnaire, un communicateur, un formateur et un modèle pour les autres membres de l'église. Il doit avoir une vision claire et partagée de la mission de la paroisse, la communiquer efficacement, former des disciples et des leaders, et vivre selon les valeurs de l’Évangile.
                            • Les qualités du leader: Le leader doit être passionné, courageux, humble, authentique et collaboratif. Il doit avoir une passion pour Dieu et pour les gens, un courage pour affronter les défis et les changements, une humilité pour reconnaître ses limites et ses erreurs, une authenticité pour être vrai et transparent, et une capacité à travailler en équipe et à déléguer.
                            • Les outils du leader: Le leader doit utiliser des outils efficaces pour planifier, organiser, évaluer et améliorer son leadership et celui de son église. Il doit avoir un plan stratégique, une structure organisationnelle, un système d’évaluation et un processus d’amélioration continue.
                            • Les défis du leader: Le leader doit faire face à des défis tels que la résistance au changement, la fatigue, la solitude et la tentation. Il doit savoir comment gérer ces difficultés, en s’appuyant sur Dieu, sur son équipe et sur sa communauté

                            Pour renouveler et faire croître sa paroisse, James Mallon  a mis en place une vision missionnaire et un plan pour transformer sa communauté chrétienne. Il a développé des programmes d’évangélisation et d’accompagnement pour rejoindre les personnes éloignées ou en recherche de Dieu. Il a renouvelé la liturgie du week-end en la rendant plus vivante, joyeuse et accueillante. Il a créé des petits groupes de partage et de prière pour favoriser la croissance spirituelle et la fraternité des paroissiens. Et il a formé des leaders laïcs qui assument des responsabilités dans les différents domaines de la vie paroissiale.

                            Dans son livre Manuel de survie des paroisse,  il propose des pistes concrètes pour transformer la culture, la structure et la mentalité de nos paroisses. Il invite les prêtres à être des leaders passionnés, courageux, humbles, authentiques et collaboratifs, qui communiquent une vision claire et partagée de la mission de l’Église. Il les invite à créer des communautés accueillantes, joyeuses, priantes et engagées, qui annoncent la joie de l’Évangile à tous et à toutes. 

                            Pierre-Alain Giffard


                            mardi 21 juin 2022

                            Le renouveau de la paroisse de la Nativité à Baltimore

                            Le père Michael White et son associé Tom Corcoran partagent leur expérience de renouveau paroissial, décrivant comment leur paroisse de la Nativité à Baltimore, en difficulté, a été changée en une paroisse dynamique. Leur chemin de conversion missionnaire est raconté dans deux livres, Rebuilt et sa suite Tools for Rebuilding. 

                            Source: https://www.catholicregister.org/item/25250-parish-renewal-more-disciples-less-pot-luck  

                            Lorsqu’il s’agit de revitaliser les paroisses catholiques, n’ayez pas peur d’emprunter des idées, même aux Églises protestantes, déclare le père Michael White qui a triplé l’assistance à la messe du week-end.

                            Le père Michael White et son associé Tom Corcoran ont partagé leur expérience de renouveau à un forum sur la nouvelle évangélisation, décrivant comment leur paroisse de la Nativité à Baltimore. Leur chemin de transformation a été documentée dans deux livres, Rebuilt et sa suite Tools for Rebuilding.

                            White raconte que lorsqu’il est arrivé à Nativité, il a trouvé une « paroisse endormie »: « Nous pensions que le problème était le manque d’énergie, le manque de programmes et de services », a-t-il déclaré. Mais plus le temps et l’énergie que lui et son équipe investissaient dans de nouveaux programmes et services, plus ils contribuaient à une « mentalité de consommateur » chez les paroissiens. Ils considéraient les gens dans les bancs d’église comme des « clients », et « nous étions là pour les aider à consommer ».

                            Ils ont multiplié les dévotions, organisé des concerts, des voyages en bus, développé des programmes pour les enfants et les jeunes, ainsi que des programmes d’aide aux membres dans le but d’intéresser davantage les gens et « tant de choses étaient une perte de temps », a déclaré White. Les programmes « créaient des consommateurs de plus en plus exigeants ».

                            Un an plus tard, tout le monde était en proie à un « épuisement total » et ils avaient encore la semaine sainte et Pâques devant eux. « Une dame m’a approché pour se plaindre de la nourriture ! » raconte White. « La nourriture gratuite ! Elle se montrait même méchante». Bientôt, un chœur de “plaignants” l’a rejointe. « Quelque chose a craqué, » dit White: « J’ai su en un instant que je ne pouvais pas continuer comme ça ».

                            Corcoran explique que la paroisse existe pour faire des disciples, pas pour « aller jouer au bingo, ou aller faire des ptolucks ». Ils ont donc décidé d’aller apprendre des églises saines et en croissance, même si cela « signifiait se tourner vers les protestants », a déclaré White.

                            Ils ont visité des paroisses telles que la Saddleback Church dont le pasteur est Rick Warren en Californie, Willow Creek en Illinois et North Point Church en Géorgie. M. Corcoran a déclaré que ce qu’ils ont appris n’a donné lieu à « aucun plan spectaculaire mais à une série de petites solutions ».

                            « Nous devons changer pour que notre centre d’attention soit les personnes qui ne sont pas dans les bancs d’église plutôt que les fidèles qui viennent chaque semaine” a déclaré M. Corcoran.

                            Ils devaient également faire en sorte que les personnes présentes sur les bancs de l’église soient « mobilisées pour la mission ». Les responsables de la Nativité ont commencé à considérer leur paroisse du point de vue d’une personne non évangélisée. Comment passe-t-il son temps ? A quoi ressemble-t-il ? Comment dépense-t-il son argent ? Que pense-t-il de l’église, de la religion ou de Dieu ?

                            Ils ont nommé cette « personne fictive non évangélisée : Tim ».

                            « Tim est une bonne personne » qui a grandi dans la religion catholique, a été confirmée, mais a ensuite cessé d’aller à l’église, explique White: « Ce qu’il sait du catholicisme est un désordre confus ». Aller à l’église n’est pas sur son radar. Lorsqu’ils ont analysé leur paroisse du point de vue de Tim, ils ont réalisé que si des personnes comme lui se présentaient, « il n’y avait rien pour les intéresser ou les engager ».

                            White exhorte les paroisses à « définir leur ‘Tim’», « puis à apprendre à l’aimer » et à investir en lui: « Si la messe est ennuyeuse, désorganisée et sans rapport avec leur vie, les non-chrétiens penseront que l’église est ennuyeuse et que Dieu n’a aucun rapport avec leur vie ».

                            La paroisse de la nativité a décidé de se concentrer sur trois domaines : la musique, le message et le ministère (la pastorale). La musique est un domaine qui fait souvent l’objet de plaintes, a déclaré White: « Trouvez des personnes ayant à la fois des compétences et du cœur pour diriger la musique ».

                            L’homélie est l’occasion pour les gens de voir la pertinence de la Parole de Dieu dans leur vie, explique Corcoran : « S’ils voient que c’est pertinent pour leur vie, ils voudront aller plus loin ».

                            En ce qui concerne la pastorale, la paroisse s’est concentrée sur deux domaines : le ministère d’accueil – y compris les bénévoles du parking, les hôtes, le bureau d’information et le service de café après la messe pour « créer plusieurs niveau d’accueil »- et la pastorale auprès des enfants.

                            « Les parents de jeunes enfants sont des fruits à portée de main », déclare M. Corcoran: « Si nous offrons un excellent ministère pour les enfants… les enfants sont des évangélisateurs naturels ». S’ils aiment votre église, ils voudront que leurs parents viennent ».

                            Les livres de Michael White et de Tom Corcoran peuvent être achetés ici:

                            REBUILT – HISTOIRE D’UNE PAROISSE RECONSTRUITE

                            LA BOITE À OUTILS: 75 IDÉES POUR VOTRE PAROISSE 

                            dimanche 17 mai 2020

                            La croissance de l’Église selon Chuck Smith

                            Auteur: Pierre-Alain Giffard

                            En 1965, Chuck Smith est devenu le pasteur d’une petite Église de 25 personnes appelée Calvary Chapel Costa Mesa. Au fil des ans, son ministère a engendré un mouvement international composé de 1800 églises et attirant hebdomadairement plus de 24000 personnes. Les célébrations dans ces églises étaient connues pour leur code vestimentaire décontracté (« venez comme vous êtes ») et pour leur style de musique contemporain. Elles rassemblaient et attiraient particulièrement les hippies, les toxicomanes et les jeunes adultes.

                            Chuck Smith explique en ses mots la croissance étonnante de ce mouvement : « Lorsque nous permettons à l’Esprit de nous diriger, l’Église grandit et s’épanouit, tout comme elle l’a fait au premier siècle. Si nous L’écoutons l’expérience glorieuse de l’Église primitive peut être aussi la nôtre »[1].

                            Dans son livre Living Waters[2] (Eaux vives), il explique que l’Église existe grâce à l’Esprit saint; c’est Lui qui a donné naissance au Corps du Christ le jour de la Pentecôte. L’Esprit saint s’est déversé sur les disciples et continue d’être aujourd’hui à l’œuvre avec puissance. Sans Lui, dit-il, l’Église ne serait rien qu’un club social ou une organisation charitable. Mais quand les chrétiens donnent à l’Esprit saint sa juste place, le corps du Christ devient une force dynamique de changement.

                            Pendant que Jésus était sur terre, il dirigeait lui-même le ministère des apôtres : il leur disant quoi faire, où aller et quoi croire. Mais quand il monta au ciel, il dirigea son Église par l’Esprit saint. Dans le livre des Actes des Apôtres, nous pouvons lire comment l’Esprit saint dirigeait l’Église. Il y a, entre autres, le passage dans lequel l’apôtre Pierre reçut par l’Esprit une vision et des paroles divines. Ceci lui fit comprendre qu’il pouvait aussi annoncer la Bonne Nouvelle aux non-juifs (Actes 10 : 9-16).

                            Pierre, de retour à Jérusalem, fut pris à partie par les chrétiens issus du judaïsme : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » (Actes 11-2-3). Alors Pierre leur décrit son expérience : « L’Esprit me dit d’aller avec eux ». En d’autres termes, Pierre est allé un endroit bien précis, Césarée, sous la direction de l’Esprit saint. C’est l’Esprit qui lui dit quoi faire et Pierre obéit même si cela s’écartait entièrement de ses pratiques habituelles.

                            L’expérience de Pierre racontée dans les Actes des apôtres n’est qu’un exemple parmi d’autres qui montre que l’Église primitive savait se laisser guider par l’Esprit saint. Nous y lisons aussi comment l’Esprit, par le don de prophétie, dit à l’Église d’Antioche : « maintenant, séparez-moi Barnabas et Saul, pour l'œuvre à laquelle je les ai appelés ». ... (Actes 13 : 2).

                            Il y avait des prophètes et des docteurs dans cette Église : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaèn et Saul. Ils cherchaient la direction de l’Esprit : Ils jeûnaient, attendaient que l’Esprit saint leur parle. C’est par le don de prophétie que le ministère de Paul et de Barnabas était dirigé. Grâce à lui, les deux apôtres pouvaient être envoyés à des endroits bien spécifiques.

                            Plus loin dans le livre des Actes, on peut lire : « Ils parcoururent la Phrygie et le territoire galate, le Saint-Esprit les ayant empêchés d'annoncer la parole en Asie ». (Actes 16 :6). L’Esprit saint ne leur permit pas de visiter un endroit où ils avaient prévu d’aller. L’Esprit peut aussi conduire en mettant des obstacles sur notre chemin, il fait surgir des circonstances qui nous empêchent de faire ce que nous avions prévu.

                            Chuck Smith raconte l’histoire du Dr. Edwards qui était président d’une banque à San Jose. Il donna sa vie à Jésus-Christ et se sentit appelé par Dieu à être pasteur. Il étudia la parole de Dieu et entra au séminaire. Une nuit, il eut une vision, celle d’un vieil homme aux cheveux gris labourant un champ avec une charrue. Alors que celui-ci n’avait travaillé que sur la moitié de son champ, il s’adressa au Dr. Edwards en disant : « Viens m’aider ». Ce fut tout, et à ce moment-là, la vision resta pour lui  un mystère.

                            Peu de temps après, Dieu mis dans son cœur d’aller commencer une église au Panama. Il quitta l’Amérique et démarra en fait plusieurs communautés chrétiennes. Un jour, il reçu un appel d’un hôpital : « Dr Edwards, nous avons un vieil homme ici qui est en agonie. Personne ne semble le connaître, mais ce serait bien qu’il voit un pasteur car il va mourir bientôt ». Le Dr Edwards parti donc lui rendre visite et prier pour lui. À son arrivée, et à son grand étonnement, il se rendit compte que l’homme qui était devant lui était celui de sa vision. Dr Edwards découvrit ensuite que cet homme avait été missionnaire pendant une trentaine d’années avant lui et compris qu’il avait pu bâtir ses Églises seulement grâce à la fondation pastorale et spirituelle posée par cet homme.

                            Dans son livre Living Waters, Chuck Smith fait aussi part d’une de ses expériences personnelles[3]. Une nuit, il eut une forte impression intérieure; il ne savait pas d’où elle venait mais comprit que c’était une parole du Seigneur. Le Seigneur lui dit : « Il y a des Églises qui conduisent les gens vers une plus grande complaisance en eux-mêmes et à un plus grand amour d’eux-mêmes. Pour vous, menez les gens vers une plus grande appréciation et un plus grand amour envers moi ».

                            Alors qu’il était encore jeune, il reçut aussi une prophétie dans laquelle le Seigneur lui donnait un nom nouveau « berger ». Le Seigneur lui dit qu’il ferait de lui le berger de nombreux troupeaux et son église ne serait pas assez grande pour contenir toutes les personnes qui allaient affluer pour entendre la Parole de Dieu.

                            Smith estime que l’Église ne peut pas bien accomplir sa mission si elle n’est pas dirigée par l’Esprit saint. Lorsque qu’elle est conduite par le soi-disant génie des hommes et leurs comités, elle devient rapidement incapable et inefficace. Ceux qui sont appelés à diriger l’Église devraient s’efforcer d’être en tout dirigés par l’Esprit saint. C’est ce que l’Église du premier siècle avait su faire.


                            [1] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007. p.75
                            [2] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007, pp. 75-84
                            [3] Smith, Chuck. Living Water. Word for Today, 2007, p.83

                            mardi 21 avril 2020

                            Leadership and Church Growth: The Case of Chuck Smith


                            Author: Pierre-Alain Giffard
                            Article published in Great Commission Research Journal, vol. 11, no. 1: 76-93.

                            Abstract

                            How can we understand church growth in a way that is healthy and doesn’t lead pastors to exhaustion? This article answers this question by looking at the experience of Chuck Smith, founder of the Calvary Chapel movement. It also explores some of the characteristics of the early church and compares Smith’s approach with church growth advocates. The observation and analysis bring about a better understanding of the role of the pastor and his mindset regarding church growth and a recognition of who is really responsible for growth.

                            INTRODUCTION

                            I think churches need to realize that the growth they have been wanting, hoping for and even praying for in a vague way, is theirs if they will only do the right. things.[1] – Donald A. McGavran

                            Donald McGavran made this statement as he was being interviewed by Win Arn, who then asked, “What do you mean by right things?” McGavran answered: “… most of all, it is recognizing that God wants the church to grow; that the church was made for growth; that it’s normal for the church to grow and increase, and to bring people to a knowledge of salvation.”[2]

                            Most church growth advocates would agree with this statement. But the truth is there are significant differences on how they believe church growth is to be pursued. For example, the founder of the Calvary Chapel movement, Chuck Smith, had convictions that were not always well accepted in the church growth movement. He was asked one day to speak at a leadership seminar to a group that developed plans to grow the church. He said, “I have this philosophy, ‘If it isn’t broken, don’t fix it.’ God continues to bless the teaching of His Word, the church continues to grow, the Lord continues to add daily, and He honors His Word like He said He would. I’m satisfied that as long as God is blessing the Word, I will keep teaching the Word. Why should I change? Why should I try to remodel it when it’s still working?”[3] The moderator became very upset; interestingly enough, Smith says, “I’ve never been asked to speak again at those wonderful conferences.” Smith was very distrustful of growth programs that had been created to fan “the lust for novel, bizarre, and different kinds of experiences that will continue to give the same kind of spiritual rush people have come to desire and long for.”[4] This approach to church growth, he believed, was the best way to lead pastors to exhaustion.

                            So how can we understand church growth in a way that is healthy and does not lead pastors to exhaustion? This article answers this question by looking at the experience of Chuck Smith, founder of the Calvary Chapel movement. In the first part, we look at Smith’s views as expressed in his book Calvary Chapel Distinctives. This answers questions such as these: Should pastors be concerned about growth? Who is responsible for growth? What frame of mind does God desire from pastors? It also explores some of the characteristics of the early church and compares Smith’s approach with church growth advocates. The observation and analysis bring about a better understanding of the role of the pastor and his mindset regarding church growth.

                            PASTOR CHUCK SMITH AND CHURCH GROWTH

                            In 1965, Chuck Smith became the pastor of Calvary Chapel Costa Mesa, a church of only 25 people. Over the years, his ministry grew into an international network of over 1,800 churches drawing 25,000 people weekly. From the beginning, his church was known for its “come as you are” dress code and was a forerunner in contemporary music services. It reached out to hippies, drug addicts, and young adults. In Calvary Chapel Distinctives, Smith writes about how he believes pastors should lead and grow their church.

                            Despite the extraordinary growth of his ministry, Smith believes the size of a church should not be the pastor’s concern, “nor should it ever be.”[5] Pastors ought never to forget that it is not their job to add to the church: that is God’s job.[6] He considers counting heads a trap and “a terrible snare to fall into”[7]. Pastors should trust in the work of the Holy Spirit and trust that Jesus Christ is building His church as He said He would.[8]

                            Smith considers that the pastor’s job is “to feed the flock, tend to the flock, love the flock, and see to it that they’re cared for.”[9] Pastors should look after those who are there and realize that these are the ones the Lord has brought for them to minister to.[10] The Lord will not make them shepherd over many until they’ve been faithful with a few.[11] It is the pastor’s responsibility to get the people into the Word, into prayer, into fellowship and the breaking of bread.[12] The pastor should give the people their best and minister to them diligently and from the heart.[13] This is the kind of faithfulness the Lord is looking for. And if they prove themselves faithful in doing so, the Lord will bring them more people to watch over, to care for and minister to: “The Lord will add daily, as He sees fit, those that should be saved.”[14]

                            Smith observed that unfortunately, many pastors strive to gain new members and then have to struggle to maintain what they’ve gained.[15] They try to come up with new programs to create the spiritual hype that people have learned to long for. They push and stress to increase their numbers, putting pressure on themselves to keep it going, which means they continually have to do something different. This constant striving can destroy pastors: “There are a lot of super churches today, but there are also a lot of tired leaders because they are striving to maintain what they’ve built. … It’s that striving to maintain that creates ministerial burnout or will run you into the ground or will lead you into all kinds of aberrant practices.”[16]

                            Smith sees the early church as the ideal model for pastors.[17] The church of the New Testament  was “filled with the Holy Spirit, led by the Holy Spirit and empowered by the Holy Spirit.”[18] It was a church where the Holy Spirit was the One directing its operation.[19] It was a church that taught the Word, developed oneness or fellowship (koinonia), broke bread together and prayed together. The rest was God’s work.[20] When it is the Lord’s work, pastors don’t have to strive to keep it going.

                            God’s plan is that all Christians be overflowed by the Spirit and allow the Spirit to flow forth out of their lives. In that way, they become His instruments through which He can reach the world. God can choose and likes to choose, totally unqualified people for His work so He can “fill them with His Spirit, and then do a mighty work through them that astounds and baffles the world.”[21]

                            Smith considers that to avoid exhaustion or burnout, pastors must decide that if the work is going to be done, it should be done by the Lord[22] and be done for His glory only: “The kind of men God used in the church in Acts were men who were totally surrendered to Jesus Christ, not seeking their own glory but only seeking to bring glory unto Jesus.”[23] The purpose of the early church was to give glory to God[24]: “God wants to work, but God wants the glory for the work that He does.”[25]

                            The Lord allowed Chuck Smith himself to spend the prime years of his life failing until God finally got him to a place where he realized he had nothing to offer. God brought him to the cross and emptied him of himself and his ambitions. This brought him to lean solely on the Spirit, depend upon Him, and finally see God work.[26]

                            According to Smith, the Bible shows that God brought Moses to this same place of surrender. Moses first endeavored to do God’s work with the energies of his flesh. The pastor explains with humor that by his own power, Moses could not successfully bury one Egyptian, but when directed by the Spirit, Israel succeeded in burying the whole Egyptian army.[27] And God used Gideon, who knew he did not have the ability to accomplish the deliverance of a nation; he needed to rely upon the Lord if anything was to be done: “God will go to tremendous lengths to make certain that His chosen leaders rely on the Spirit and not on their own power and wisdom.”[28]

                            To let the Holy Spirit lead the church, explains Smith, pastors and church members need to be like Moses and the first Christians, in touch with God and receiving His direction and guidance.[29] Their frame of mind and heart should be to make themselves available, to give themselves over as instruments through which God can do what He desires.[30] Once they receive a sense of direction, they are to venture in faith, to adopt a mindset that says, “Let’s jump into it. Let’s find out. Let’s give God a chance.” They step out in faith; they try it and see.[31] If it succeeds, they can rejoice and say, “Great! The Lord led us.” If it does not succeed, they step back and say, “We thought it was a good idea, but since it doesn’t work, let’s not push it.”[32]

                            Chuck Smith believes it is essential to maintain that flexibility: going forward as long as the Lord opens doors and being able to walk away from a project that is obviously not working.[33] According to Smith, pastors also need to keep the mental attitude of doing everything as unto the Lord and not see the ministry as an opportunity to be served. They should serve others remembering that they are Jesus’ servants; He is their Master who will reward them for their service.[34] And because God loves to take, develop, remold, and rebuild lives that are a real wreck, pastors must seek to restore those who have fallen.[35] Having been forgiven themselves, they should show forgiveness and mercy and grace.[36]

                            In brief, Smith does not advocate being concerned about numbers. His main point is that pastors take the New Testament church as their model: a church led and empowered by the Holy Spirit, a church that seeks to give glory to God only and to restore people who are lost and who have fallen.

                             OTHER CHARACTERISTICS OF THE EARLY CHURCH

                            Are there other characteristics of the New Testament church that were not mentioned by Smith and that give insight to its growth? What do church growth advocates see in the early church that can be of assistance to pastors?

                            Surely the first disciples and leaders had a definite communion with the Holy Spirit. When asked to decide on the matter of circumcision of the Gentiles, the apostles sent their answer in a letter: “It is the decision of the holy Spirit and of us not to place on you any burden beyond these necessities, namely, to abstain from meat sacrificed to idols, from blood, from meats of strangled animals, and from unlawful marriage. If you keep free of these, you will be doing what is right.” (Acts 15:28-29, emphasis ours)[37] They did not say that the group had made the decision alone; they decided with the Holy Spirit.[38]

                            John Wimber points out that “the church was led by supernatural means: that is, visions, visitations, and prophecies.”[39] With humor, Nell L. Kennedy explains that when the early church had a business meeting, they wrote into their minutes, “Holy Spirit constrained us” or “Holy Spirit bade us do so-and-so.” Hence the first disciples felt that they were “not to put the Holy Spirit in a closet somewhere merely because He was unseen, but to call upon Him, to verbalize His name and lift Him to the position of authority and leadership.”[40]

                            The Holy Spirit not only led the church but also accompanied the disciples as they preached the kingdom of God. Even before the death and resurrection of Jesus, signs and wonders were manifest as the disciples were sent on mission: “But they went forth and preached everywhere, while the Lord worked with them and confirmed the word through accompanying signs.” (Mark 16:20) Peter Wagner notes that “the disciples had a supernatural anointing upon their lives which gave them great power to preach, to witness, and to overcome the barriers that stood in their way.”[41] They were clothed with power from on high (Luke 24:49). They were launching an assault on the kingdom of Satan: “Darkness was dispelled, demons were defeated, diseases were healed, prisoners of sin were delivered, and the church was established.”[42]

                            The embryonic church was empowered to work the same ministry that Jesus worked. John Wimber says that there is a close relationship between the manifestations of signs and wonders and the growth of the early church[43]: “The early church was effective because it understood evangelism from this perspective of power demonstrations!”[44] These manifestations were able to attract the attention of unbelievers and break the prejudices of the early church.[45]

                            The Holy Spirit also touched the heart of those hearing the Good News and helped them open their lives to the Gospel.

                            God prepared Cornelius to receive the ministry of Peter. The same thing happened with the conversion of Lydia. Scripture says: “One of those listening was a woman named Lydia, a dealer in purple cloth from the city of Thyatira, who was a worshiper of God. The Lord opened her heart to respond to Paul’s message. When she and the members of her household were baptized, she invited us to her home. ‘If you consider me a believer in the Lord,’ she said, ‘come and stay at my house.’ And she persuaded us.” (Acts 16:14-15)[46]

                            Elmer L. Towns considers that the early church was growing because it was a praying church.[47] The believers met often for prayer (Acts 1:14; 2:42; 3:1; 6:4; 12:5; 16:13) and “after praying, those early believers were empowered by the Spirit, and people were saved.”[48] Prayer was how the early church received its power (Acts 4:23-32; Eph. 6:18-19; etc.)[49]: “The prayers of the early church unleashed the power of God to add thousands to the church.”[50] As Thom Rainer says it: “Prayer was not an add-on to give them permission to eat a meal. It was serious stuff for a serious group of church members. Prayer was the lifeblood of the early church.”[51]

                            The first disciples understood their situation and their mission as a spiritual battle. The Apostle Paul wrote: “Put on the armor of God so that you may be able to stand firm against the tactics of the devil. For our struggle is not with flesh and blood but with the principalities, with the powers, with the world rulers of this present darkness, with the evil spirits in the heavens.” (Eph 6:11-12)

                            The early church was also totally committed to one purpose: making disciples (Matt 28:18-20).[52] David Goodhew observes that Acts 1:8[53] can be taken as “a key programmatic statement for the whole book.”[54] Jesus commissioned his disciples to be witnesses in Judea, Samaria, and the ends of the earth. They proclaimed Christ as the fulfillment of the promise of the Messiah.

                            Ed Stetzer and Daniel Im explain that it was excitement and passion for the salvation of souls that drove them to evangelize. Luke’s Gospel “emphasizes heaven’s joy at the conversion of lost ones.”[55] Reporting on Paul’s missions, the Acts of the Apostles highlights the early church’s joy over the conversion of the Gentiles[56]: “They were sent on their journey by the church, and passed through Phoenicia and Samaria telling of the conversion of the Gentiles, and brought great joy to all the brothers.” (Acts 15:3)

                            Another characteristic of the early church is that baptisms were done almost immediately. Most baptisms on record in the New Testament were conducted right after the proclamation of the Gospel. People were not planning it or doing it on the front end. They heard the Gospel and spontaneously decided to be baptized. Many such examples can be found in the Bible: the jailer who was about to kill himself after an earthquake rattled the prison; the thousands who heard Peter preach at Pentecost; Saul, who was baptized three days after he met Jesus (Acts 9). Lydia in Acts 16:15 is another example: “Yet Lydia and her household were baptized immediately on hearing the Word.”[57]

                            In the early church, there is no case to be made for months of catechesis that should precede baptism. After his first conversation with Philip, the Ethiopian eunuch understood the importance of baptism and asked, “Is there any reason I can’t be baptized here and now?” “No reason at all,” Philip answered.

                            After Pentecost, it seemed that all Christians naturally spread the message of the Good News. Lay persons performed mass evangelism (8:5-6, 12) as well as village evangelism (8:25).[58] Everyone went everywhere “evangelizing.”[59] The Christian faith spread across the social networks of these active and credible Christians. “The eventual centralization of the roles of bishop and presbyter, and the expansion of consecrated religious life, seems to have absorbed much of the ministry in a way that was not seen in the New Testament church.”[60] Even leadership in the newly planted churches was assumed by laypersons: “For these early churches there was no professional clergy to assume their leadership. Consequently, the pattern of the Jewish synagogues seems to have been followed by appointing a group of lay elders to shepherd the flock.”[61]

                            The Holy Spirit transformed the people who received the Gospel. Lives were changed; according to Goodhew, this is a key element to understand the growth of the early church.[62] Yes, there were accounts of huge conversions like the Day of Pentecost, but the early church spread and was planted mostly person by person, “as one person invested in the life of another who invested in the life of another.”[63] The early churches also had a particular connection with those in greatest need, the vulnerable and the lowly, and all those whom the wider culture looked down upon.[64]

                            The community of believers was of one heart and mind, and no one claimed that any of his possessions was his own, but they had everything in common. With great power the apostles bore witness to the resurrection of the Lord Jesus, and great favor was accorded them all. There was no needy person among them, for those who owned property or houses would sell them, bring the proceeds of the sale, and put them at the feet of the apostles, and they were distributed to each according to need. (Acts 4:32-35)

                            In the book of Acts, we also read that the church met in large and small gatherings of people: “Every day they devoted themselves to meeting together in the temple area and to breaking bread in their homes.” (Acts 2:46-47) The apostles thought and proclaimed the Good News in the Temple and in the home (Acts 5:42). The home gatherings multiplied as members converted others in new villages and towns.[65] Both types of gathering helped carry out the basic functions of the church and contain the expanding kingdom of Jesus Christ: “Small groups were essential in meeting people’s needs, drawing them to worship together as believers, praying for God’s power to be unleashed, evangelizing the lost, encouraging the persecuted, and discipling new believers.”[66] When people gathered in homes, they would devote themselves to “the teaching of the apostles and to the communal life, to the breaking of the bread and to the prayers.” (Acts 2:42) As the Gospel was received by more and more people, home groups spread and multiplied.

                            The growth of the early church was not only spontaneous but also deliberate. Paul and other early Christians engaged in missionary trips to intentionally plant churches: starting churches, explains Stetzer, “was the normal expression of New Testament missiology. Intentional church planting, under the guidance of the Holy Spirit, was the method of the early churches. Church planting explains how the early church exploded across the Roman Empire during the decades following the resurrection of Jesus.”[67]

                            And as the apostles and other disciples encountered new cultures, they adapted their message. When talking with Jews who knew the Scriptures, the apostles would directly present Christ as the awaited Messiah. But when speaking to the Greeks, who had no prior knowledge of Scripture, they would find a starting point that was familiar to them. A classic example is Paul’s speech on Mars Hill in Athens (see Acts 17:16-33).[68]

                            CONCLUSION

                            Pastor Chuck Smith rightly describes some of the characteristics of the early church. He particularly insists that it was a church seeking the glory of God and where the Holy Spirit had a protagonistic role: the Holy Spirit led the church, gave visions, performed signs and wonders, touched the hearts of people listening to the Gospel and transformed the lives of those who repented and received Christ.

                            But the New Testament highlights other characteristics, like the fact that the early church was entirely committed to the Great Commission. It was devoted to prayer and saw itself as involved in a spiritual battle. Most baptisms were performed right after the proclamation of the Gospel, and everyone seemed engaged in spreading the Good News. The early church also distinguished herself by authentic love among her members as well as towards the poor. Fellowship and worship were lived out in the homes of the disciples. And although the spread of the Gospel was in large part spontaneous and natural, organized missions in foreign countries brought evangelists to adapt their message to the cultures they encountered.

                            Smith and church growth advocates will agree on most of the characteristics of the early church, but their interpretation and conclusions are different. For most members of the church growth movement, pastors need to have a strong desire for growth and embody a solid vision for an enlarged harvest.[69] “If secular professions,” explains James Mallon, “can strive for growth and improvement, how much more should we who have been tasked to proclaim the saving message of Jesus strive to improve.”[70] Thom Rainer says that the responsibility for growth falls on the senior pastor of a congregation.[71] Churches need to be strategic, plan, get organized, and set intentional goals to grow.[72] Those that do not plan will not grow, warns Peter Wagner.[73] Also, church leaders are encouraged to have strong expectations towards members; they expect church members to be involved and to use their God-given gifts, talents, and skills,[74] and they expect small groups to multiply.[75] This approach to church growth and this understanding of the role of the pastor indubitably gives the impression that church activities and even members of the church are to be used and instrumentalized  for growth[76]. Pastors and church members are also made responsible for growth, thus generating stress and guilt and potentially leading to exhaustion or disillusion. As a result, people can also be misled to give the credit for growth to human strategies and plans instead of to God.

                            Chuck Smith was not against having a vision for growth and pursuing the Great Commission – on the contrary. But he recommended that leaders see church growth above all as God’s responsibility and surrender to the Holy Spirit so that He can lead the church and do the work. The growth of the church is a grace, a gift from God that should be sought by confidently seeking and depending on the works of the Holy Spirit. Thus, the pressure on pastors and church members decreases, and they can then step back and rejoice while watching God work.

                            If I have complete confidence that it’s His church – He’s going to build it – then all I have to do is be faithful. I simply need to watch His work, and then the pressure isn’t on me. I don’t get all hyped or pressured because the work of God isn’t my responsibility. It’s not my church. It’s His church. I believe that it’s very important to remember this, because if you try to carry the load and bear the burden, you’ll find it’s too great for you. You’ll find yourself under pressure to create schemes and hypes, and then you begin to push and manipulate people.[77]

                            Indeed, in the Acts of the Apostles, church growth is clearly presented as the result of God’s supernatural intervention. The apostles could barely contain the growing numbers of disciples. It was much more like the miraculous catch of fish (John 21:6) than the result of human efforts and schemes. This is not to say that leaders and church members should stay idle and despise plans and human activities; they still have the mission to pursue the Great Commission. But they should above all seek the inspiration and leadership of the Holy Spirit and rely on the Spirit’s works. This way, God’s massive strength and power will be manifested, pastors and churches will not be brought to exhaustion, and church growth will be to the glory of God alone.

                             Bibliography

                            Allen, Roland, and Michael Turnbull. The Spontaneous Expansion of the Church and the Causes Which Hinder It. Cambridge: Lutterworth Press, 2006.
                            Cho, David Yonggi, and Harold Hostetler. Successful Home Cell Groups. Gainesville, FL: Bridge-Logos Publishers, 1981.
                            Cho, David Yonggi, and R. Whitney Manzano. More than Numbers. Waco, TX: Word Books, 1984.
                            Colson, Chuck. “A Tale of Two Cities.” Break Point. August 29, 2018. http://www.breakpoint.org/1997/08/a-tale-of-two-cities (accessed April 3, 2019).
                            Comiskey, Joel. Planting Churches that Reproduce: Starting a Network of Simple Churches. Moreno Valley, CA: CCS Publishing, 2008.
                            George, Carl F. How to Break Growth Barriers: Revise Your Role, Release Your People, and Capture Overlooked Opportunities for Your Church. Grand Rapids, MI: Baker Books, 2017.
                            Goodhew, David. Towards a Theology of Church Growth. London: Routledge, Taylor & Francis Group, 2015.
                            Hong, Young-Gi. “Models of the Church Growth Movement.” Transformation: An International Journal of Holistic Mission Studies 21, no. 2 (2004): 101–13.
                            Kennedy, Nell L. Dream Your Way to Success: The Story of Dr. Yonggi Cho and Korea. Plainfield, NJ: Logos International, 1980.
                            Mallon, James. Divine Renovation: Bringing Your Parish from Maintenance to Mission. New London, CT: Twenty-Third Publications, 2014.
                            McGavran, Donald A. The Bridges of God. Eugene, OR: Wipf & Stock. 2005. 
                            ——— and Win C. Arn. How to Grow a Church. Glendale, CA: Regal Books, 1984.
                            Rainer, Thom S. Autopsy of a Deceased Church: 12 Ways to Keep Yours Alive. Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2014.
                            ———. The Book of Church Growth History, Theology, and Principles. Nashville, TN: Broadman Press, 1993.
                            Smith, Chuck. Calvary Chapel Distinctives. Costa Mesa, CA: Word for Today, 2000.
                            ———. Chuck Smith: A Memoir of Grace. Costa Mesa, CA: Word for Today, 2009.
                            Stetzer, Ed, and Mike Dodson. Comeback Churches: How 300 Churches Turned Around and Yours Can Too. Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2007.
                            Stetzer, Ed, and Daniel Im. Planting Missional Churches: Your Guide to Starting Churches that Multiply. Nashville, TN: B&H Academic, 2016.
                            Towns, Elmer L., John N. Vaughan, and David J. Seifert. The Complete Book of Church Growth. Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1987.
                            Wagner, Charles Peter. Your Church Can Grow. Eugene, OR: Wipf and Stock, 1981.
                            ———, Win Arn, and Elmer L. Towns. Church Growth: State of the Art. Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1989.
                            Watson, David. I Believe in the Church. Grand Rapids, MI: Eerdmans, 1985.
                            White, Michael J. Rebuilt: Awakening the Faithful, Reaching the Lost, and Making Church Matter. Notre Dame, IN: Ave Maria Press, 2013.
                            Wimber, John, and Kevin Springer. Power Evangelism: Signs and Wonders Today. London: Hodder and Stoughton, 1985.



                            [1] Donald A. McGavran and Win C. Arn, How to Grow a Church (Glendale, CA: Regal Books, 1984), 12.
                            [2] Ibid.
                            [3] Chuck Smith, Calvary Chapel Distinctives (Costa Mesa, CA: Word for Today, 2000), 43–44.
                            [4] Ibid., 43. Chuck Smith speaks several times about church growth programs in his writings, but he does not specify which ones. He simply writes that these are programs “devised by men to build a church's attendance".
                            [5] Ibid., 16.
                            [6] Ibid.
                            [7] Ibid., 17.
                            [8] Ibid., 37.
                            [9] Ibid.
                            [10] Ibid., 17.
                            [11] Ibid., 16.
                            [12] Ibid.
                            [13] Ibid., 17.
                            [14] Ibid., 16.
                            [15] Ibid., 41.
                            [16] Ibid.
                            [17] Ibid., 14.
                            [18] Ibid.
                            [19] Ibid., 15.
                            [20] Ibid., 19.
                            [21] Ibid., 105.
                            [22] Ibid., 99.
                            [23] Ibid., 18.
                            [24] Ibid.
                            [25] Ibid., 104.
                            [26] Ibid., 100.
                            [27] Ibid., 97.
                            [28] Ibid.
                            [29] Ibid., 15, 23.
                            [30] Ibid., 123.
                            [31] Ibid., 126.
                            [32] Ibid., 122.
                            [33] Ibid., 132.
                            [34] Ibid., 12.
                            [35] Ibid., 47.
                            [36] Ibid., 46.
                            [37] All Scripture quotations are taken from the New American Bible, Revised Edition (2010).
                            [38] David Yonggi Cho and Harold Hostetler, Successful Home Cell Groups (Gainesville, FL: Bridge-Logos Publishers, 1981), 126.
                            [39] C. Peter Wagner, Win Arn, and Elmer L. Towns, Church Growth: State of the Art (Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1989), 215.
                            [40] Nell L. Kennedy, Dream Your Way to Success: The Story of Dr. Yonggi Cho and Korea (Plainfield, NJ: Logos International, 1980), 194.
                            [41] Wagner, Church Growth, 207.
                            [42] Ibid.
                            [43] Ibid., 218.
                            [44] Ibid., 224.
                            [45] David Yonggi Cho and R. Whitney Manzano, More than Numbers (Waco, TX: Word Books, 1984), 95.
                            [46] Joel Comiskey, Planting Churches that Reproduce: Starting a Network of Simple Churches (Moreno Valley, CA: CCS Publishing, 2008), 102.
                            [47] Elmer L. Towns, John N. Vaughan, and David J. Seifert, The Complete Book of Church Growth (Wheaton, IL: Tyndale House Publishers, 1987), 268.
                            [48] Ed Stetzer and Mike Dodson, Comeback Churches: How 300 Churches Turned Around and Yours Can Too (Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2007), 70.
                            [49] Stetzer, Comeback Churches, 111.
                            [50] Towns, The Complete Book, 183.
                            [51] Thom S. Rainer, Autopsy of a Deceased Church: 12 Ways to Keep Yours Alive (Nashville, TN: B & H Publishing Group, 2014), 67.
                            [52] McGavran, How to Grow a Church, 19.
                            [53] Acts 1:8: “But you will receive power when the holy Spirit comes upon you, and you will be my witnesses in Jerusalem, throughout Judea and Samaria, and to the ends of the earth.”
                            [54] David Goodhew, Towards a Theology of Church Growth (London: Routledge, Taylor & Francis Group, 2015), 67.
                            [55] Ed Stetzer and Daniel Im, Planting Missional Churches: Your Guide to Starting Churches that Multiply (Nashville, TN: B&H Academic, 2016), 35.
                            [56] Ibid.
                            [57] Donald A. McGavran, The Bridges of God (Eugene, OR: Wipf & Stock, 2015), 29.
                            [58] Stetzer, Planting Missional Churches, 40.
                            [59] Towns, The Complete Book, 321.
                            [60] Michael J. White, Rebuilt: Awakening the Faithful, Reaching the Lost, and Making Church Matter (Notre Dame, IN: Ave Maria Press, 2013), 192.
                            [61] Stetzer, Planting Missional Churches, 65.
                            [62] Goodhew, Towards a Theology, 69.
                            [63] Comiskey, Planting Churches, 16.
                            [64] Goodhew, Towards a Theology, 22.
                            [65] Roland Allen, The Spontaneous Expansion of the Church (Grand Rapids, MI: Eerdmans, 1962), 143.
                            [66] Stetzer, Comeback Churches, 153.
                            [67] Stetzer, Planting Missional Churches, 42.
                            [68] Chuck Colson, “A Tale of Two Cities,” Break Point, August 29, 2018, http://www.breakpoint.org/1997/08/a-tale-of-two-cities (accessed April 3, 2019).
                            [69] Carl F. George, How to Break Growth Barriers: Revise Your Role, Release Your People, and Capture Overlooked Opportunities for Your Church (Grand Rapids, MI: Baker Books, 2017), 80.
                            [70] James Mallon, Divine Renovation: Bringing Your Parish from Maintenance to Mission (New London, CT: Twenty-Third Publications, 2014), 134.
                            [71] Thom S. Rainer, The Book of Church Growth History, Theology, and Principles (Nashville, TN: Broadman Press, 1993), 186.
                            [72] Stetzer, Comeback Churches, 55.
                            [73] Charles Peter Wagner, Your Church Can Grow (Eugene, OR: Wipf and Stock, 1981), 55–56.
                            [74] Stetzer, Comeback Churches, 137.
                            [75] Young-Gi Hong, “Models of the Church Growth Movement,” Transformation: An International Journal of Holistic Mission Studies 21, no. 2 (2004), 105.
                            [76] There is a dark side to the pursuit of organizational effectiveness when organizations tend to see people like they see capital and machinery, as their parts, as tools or machines. In business circles particularly, people can unfairly be stressed and put pressure on in order to get as much output as possible.
                            [77] Smith, Calvary Chapel Distinctives, 37–38.

                            LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE