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samedi 8 juin 2024

LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE

Ce site propose des pistes de réflexion pour dynamiser les églises et les paroisses et encourager leur croissance. Les articles présentés s'appuient sur l'observation d'églises en croissance à travers le monde. Ces ressources peuvent s'avérer précieuses pour ceux et celles qui cherchent à promouvoir la revitalisation et le développement de leurs communautés chrétiennes. 

Croissance de l'Église catholique : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : comment répondre aux défis actuels ? Comment favoriser la croissance de sa communauté chrétienne : réflexions et perspectives Plan de croissance ecclésiale : étapes et éléments clés pour dynamiser son Église Facteurs de croissance des Églises : clarté des propos, qualité des services et inculturation Mettre en place un projet de croissance pour sa communauté chrétienne : étapes et prévisions financières. Dynamiser nos paroisses : réflexions et outils pour la croissance de l'Église catholique Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : défis et perspectives Croissance spirituelle et numérique : planifier la croissance de sa communauté chrétienne Stratégies de croissance ecclésiale : éléments clés et bonnes pratiques Facteurs favorisant la croissance des Églises : clés pour un développement équilibré Plan de croissance pour son Église : étapes, objectifs et suivi pastoral
Croissance de l'Église catholique : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : comment répondre aux défis actuels ? Comment favoriser la croissance de sa communauté chrétienne : réflexions et perspectives Plan de croissance ecclésiale : étapes et éléments clés pour dynamiser son Église Facteurs de croissance des Églises : clarté des propos, qualité des services et inculturation Mettre en place un projet de croissance pour sa communauté chrétienne : étapes et prévisions financières. Dynamiser nos paroisses : réflexions et outils pour la croissance de l'Église catholique Réaménagements pastoraux dans l'Église catholique : défis et perspectives Croissance spirituelle et numérique : planifier la croissance de sa communauté chrétienne Stratégies de croissance ecclésiale : éléments clés et bonnes pratiques Facteurs favorisant la croissance des Églises : clés pour un développement équilibré Plan de croissance pour son Église : étapes, objectifs et suivi pastoral

TABLE DES MATIÈRES

                            SITES DU MÊME AUTEUR



                            mardi 21 juin 2022

                            Le renouveau de la paroisse de la Nativité à Baltimore

                            Le père Michael White et son associé Tom Corcoran partagent leur expérience de renouveau paroissial, décrivant comment leur paroisse de la Nativité à Baltimore, en difficulté, a été changée en une paroisse dynamique. Leur chemin de conversion missionnaire est raconté dans deux livres, Rebuilt et sa suite Tools for Rebuilding. 

                            Source: https://www.catholicregister.org/item/25250-parish-renewal-more-disciples-less-pot-luck  

                            Lorsqu’il s’agit de revitaliser les paroisses catholiques, n’ayez pas peur d’emprunter des idées, même aux Églises protestantes, déclare le père Michael White qui a triplé l’assistance à la messe du week-end.

                            Le père Michael White et son associé Tom Corcoran ont partagé leur expérience de renouveau à un forum sur la nouvelle évangélisation, décrivant comment leur paroisse de la Nativité à Baltimore. Leur chemin de transformation a été documentée dans deux livres, Rebuilt et sa suite Tools for Rebuilding.

                            White raconte que lorsqu’il est arrivé à Nativité, il a trouvé une « paroisse endormie »: « Nous pensions que le problème était le manque d’énergie, le manque de programmes et de services », a-t-il déclaré. Mais plus le temps et l’énergie que lui et son équipe investissaient dans de nouveaux programmes et services, plus ils contribuaient à une « mentalité de consommateur » chez les paroissiens. Ils considéraient les gens dans les bancs d’église comme des « clients », et « nous étions là pour les aider à consommer ».

                            Ils ont multiplié les dévotions, organisé des concerts, des voyages en bus, développé des programmes pour les enfants et les jeunes, ainsi que des programmes d’aide aux membres dans le but d’intéresser davantage les gens et « tant de choses étaient une perte de temps », a déclaré White. Les programmes « créaient des consommateurs de plus en plus exigeants ».

                            Un an plus tard, tout le monde était en proie à un « épuisement total » et ils avaient encore la semaine sainte et Pâques devant eux. « Une dame m’a approché pour se plaindre de la nourriture ! » raconte White. « La nourriture gratuite ! Elle se montrait même méchante». Bientôt, un chœur de “plaignants” l’a rejointe. « Quelque chose a craqué, » dit White: « J’ai su en un instant que je ne pouvais pas continuer comme ça ».

                            Corcoran explique que la paroisse existe pour faire des disciples, pas pour « aller jouer au bingo, ou aller faire des ptolucks ». Ils ont donc décidé d’aller apprendre des églises saines et en croissance, même si cela « signifiait se tourner vers les protestants », a déclaré White.

                            Ils ont visité des paroisses telles que la Saddleback Church dont le pasteur est Rick Warren en Californie, Willow Creek en Illinois et North Point Church en Géorgie. M. Corcoran a déclaré que ce qu’ils ont appris n’a donné lieu à « aucun plan spectaculaire mais à une série de petites solutions ».

                            « Nous devons changer pour que notre centre d’attention soit les personnes qui ne sont pas dans les bancs d’église plutôt que les fidèles qui viennent chaque semaine” a déclaré M. Corcoran.

                            Ils devaient également faire en sorte que les personnes présentes sur les bancs de l’église soient « mobilisées pour la mission ». Les responsables de la Nativité ont commencé à considérer leur paroisse du point de vue d’une personne non évangélisée. Comment passe-t-il son temps ? A quoi ressemble-t-il ? Comment dépense-t-il son argent ? Que pense-t-il de l’église, de la religion ou de Dieu ?

                            Ils ont nommé cette « personne fictive non évangélisée : Tim ».

                            « Tim est une bonne personne » qui a grandi dans la religion catholique, a été confirmée, mais a ensuite cessé d’aller à l’église, explique White: « Ce qu’il sait du catholicisme est un désordre confus ». Aller à l’église n’est pas sur son radar. Lorsqu’ils ont analysé leur paroisse du point de vue de Tim, ils ont réalisé que si des personnes comme lui se présentaient, « il n’y avait rien pour les intéresser ou les engager ».

                            White exhorte les paroisses à « définir leur ‘Tim’», « puis à apprendre à l’aimer » et à investir en lui: « Si la messe est ennuyeuse, désorganisée et sans rapport avec leur vie, les non-chrétiens penseront que l’église est ennuyeuse et que Dieu n’a aucun rapport avec leur vie ».

                            La paroisse de la nativité a décidé de se concentrer sur trois domaines : la musique, le message et le ministère (la pastorale). La musique est un domaine qui fait souvent l’objet de plaintes, a déclaré White: « Trouvez des personnes ayant à la fois des compétences et du cœur pour diriger la musique ».

                            L’homélie est l’occasion pour les gens de voir la pertinence de la Parole de Dieu dans leur vie, explique Corcoran : « S’ils voient que c’est pertinent pour leur vie, ils voudront aller plus loin ».

                            En ce qui concerne la pastorale, la paroisse s’est concentrée sur deux domaines : le ministère d’accueil – y compris les bénévoles du parking, les hôtes, le bureau d’information et le service de café après la messe pour « créer plusieurs niveau d’accueil »- et la pastorale auprès des enfants.

                            « Les parents de jeunes enfants sont des fruits à portée de main », déclare M. Corcoran: « Si nous offrons un excellent ministère pour les enfants… les enfants sont des évangélisateurs naturels ». S’ils aiment votre église, ils voudront que leurs parents viennent ».

                            Les livres de Michael White et de Tom Corcoran peuvent être achetés ici:

                            REBUILT – HISTOIRE D’UNE PAROISSE RECONSTRUITE

                            LA BOITE À OUTILS: 75 IDÉES POUR VOTRE PAROISSE 

                            mercredi 23 septembre 2009

                            La prière avec le jeûne : clé de l’évangélisation


                            Auteur : Bill Bright

                            Bill Bright (William R. Bright : 1921 - 2003) est un évangéliste américain, fondateur de « Campus pour Christ International,», auteur des « quatre lois spirituelles » et producteur du film « Jésus » (1979). Il a écrit plus de 100 livres et des milliers d'articles et de brochures sur la foi distribués dans le monde entier. 

                            La prière accompagnée du jeûne à un impact comparable à celui d’une bombe atomique ; elle constitue l’élément le plus significatif de l’évangélisation et de l’accomplissement du grand ordre de mission.

                            Les églises et les responsables évangéliques qui ont une vie de prière et de jeûne disciplinée verront de nouvelles avancées enthousiasmantes dans leurs efforts d’évangélisation et dans le climat spirituel de leurs églises. Ma prière est que deux millions de personnes prient et jeûnent, se contentant d’aliments liquides, pendant 40 jours pour un réveil national et mondial, et pour l’accomplissement du grand ordre de mission. Leur intercession pourra aussi être centrée sur leur propre ville.

                            Pourquoi le jeûne ? C’est une pratique biblique : en refusant de satisfaire nos appétits charnels, le jeûne nous aide à nous humilier et à répondre aux critères de 2 Chroniques 7 :14.

                            Pourquoi 40 jours ? Le Seigneur Jésus nous en a donné l’exemple au tout début de son ministère. De plus, quand il nous a confi é le grand ordre de mission, il nous a ordonné d’enseigner ce qu’il nous avait enseigné. Cela inclut dont le fait de jeûner 40 jours avant d’entreprendre un ministère particulier.

                            C’est en 1994 que, pour la première fois, j’ai jeûné pour cette durée ; ce fut l’expérience la plus mémorable de ma vie. Je n’ai jamais vécu une telle intimité avec le Seigneur à aucun autre moment.

                            Si quelqu’un ne se sent pas conduit à prier et jeûner pendant 40 jours, qu’il fasse ce qu’il ressent que l’Esprit lui demande. C’est aussi en 1994 que des responsables chrétiens ont commencé à se réunir pour trois jours de prière et de jeûne pour le réveil. Immédiatement après cette rencontre qui eut lieu à Orlando, les médias chrétiens ont rapporté plusieurs percées majeures du réveil dans diverses églises et universités aux États-Unis. Depuis, nous nous sommes réunis en 1995, 1996 et 1997 avec une participation croissante. Un nouveau rassemblement est prévu chaque année. En 1997, l’événement fut relayé par satellite sur au moins 3 000 sites : églises, universités, prisons, et autres lieux.

                            Peut-être un des plus grands résultats de ce jeûne et prière initié par ces leaders fut Mission America, un partenariat incluant la plupart des dénominations et groupes para-églises représentant des millions de chrétiens dans environ 200 000 églises : un événement sans précédent depuis le premier siècle.

                            J’exhorte chaque membre d’église, en particulier les responsables d’évangélisation, à entrer dans cette discipline biblique. 

                            Publié dans le journal Ressources spirituelles n.16, Automne 2008.



                            lundi 14 septembre 2009

                            L’évangélisation : une composante majeure de la croissance de l’Église

                            Adapté d’une étude nationale sur l’évangélisation réalisée par Mary Ellen Knapka (Carol Stream, Ill., CTi, juin 1995) 32-36.

                            Les résultats d’une enquête nationale sur l’évangélisation ont révélé des différences importantes dans l’attitude et le comportement des pasteurs et des membres des églises selon que celles-ci sont en phase de croissance ou de déclin.

                            Dans les églises en croissance :

                            Le pasteur fait de l’évangélisation une priorité. Les pasteurs des églises en croissance sont plus enclins à considérer l’évangélisation comme une de leurs trois priorités que dans les églises qui stagnent ou déclinent (42% contre 29%).

                            Les pasteurs sont personnellement impliqués dans l’évangélisation et plus attentifs aux programmes d’évangélisation. Les pasteurs d’églises en croissance ont contribué deux fois plus à conduire une âme à Christ dans le dernier mois que dans celles qui stagnent ou déclinent (46% contre 30%).

                            Le prédicateur prêche plus souvent sur le salut. Selon les participants, il y a plus de prédications sur le thème du salut dans les églises en croissance (65% contre 51%).

                            Les efforts d’évangélisation sont davantage une priorité et mieux organisés. Les membres des églises en croissance sont deux foisplus nombreux à considérer que l’organisation des efforts d’évangélisation récents de leur église était excellente (30% contre 15%).

                            Les croyants se considèrent comme étant eux-mêmes partie prenante de l’équipe d’évangélisation. Dans les églises en croissance, ils ne sont généralement pas d’accord avec l’idée selon laquelle : « Le pasteur est le principal responsable de l’évangélisation » (83% contre 72%). Ils ont aussi davantage tendance à considérer que toute l’église fait partie de l’équipe d’évangélisation.

                            Dans les églises qui stagnent ou déclinent :

                            Les pasteurs sont moins en contact avec les non-croyants. Les pasteurs des églises qui ne grandissent pas ne se frottent pas aux incroyants dans la vie de tous les jours (13% contre 6%).

                            Les pasteurs considèrent que les chrétiens ne les soutiennent pas. Les pasteurs d’églises qui ne grandissent pas sont deux fois plus nombreux à considérer que les chrétiens montrent peu d’intérêt pour les programmes d’évangélisation (37% contre 17%).

                            Les pasteurs et les chrétiens se sentent coupables, ou tout au moins faibles dans ce domaine. Les pasteurs d’églises qui ne grandissent pas sont plus nombreux à être d’accord pour dire : « Je me sens coupable de ne pas amener quelqu’un à Christ plus régulièrement » (47% contre 33%).

                            Article publié dans le journal Ressources spirituelles n.16, Automne 2008.

                            lundi 7 septembre 2009

                            Le but de la croissance ecclésiale

                            Auteur : Pierre-Alain Giffard

                            La recherche de croissance numérique est seulement une étape, mais une étape nécessaire, pour atteindre un but plus élevé : la multiplication des personnes qui entrent dans le salut en Jésus Christ (1Pierre 1:3-12) et la croissance de la charité dans le monde.

                            Les membres de l’Église sont appelés à être formés par l’Esprit pour croître spirituellement et devenir des signes vivant de l’amour Dieu dans le monde.

                            Les cheminements, les activités, et les enseignements proposés aux membres d’une Église devraient donc les aider à…

                            ✓ devenir enfants de Dieu, justifiés par grâce et héritiers du Royaume (Ga 4, 7 ; Tite 3, 7) ;
                            ✓ devenir intimes avec Jésus (Ep 3, 17 s. ; Jn 15, 14 ; Ga 2, 20) ;
                            ✓ trouver, vigueur, amour et courage dans la Parole de Dieu ;
                            ✓ vivre une vie divine à l’image de Jésus ;
                            ✓ tout faire avec amour et pour l’Amour ;
                            ✓ devenir humbles et intègres ;
                            ✓ renoncer à ses intérêts propres au bénéfice des autres ;
                            ✓ vivre dans la pureté et la sainteté ;
                            ✓ acquérir maîtrise de soi et force contre les tentations ; 
                            ✓ tout faire de son mieux, avec bon sens et intelligence ; 
                            ✓ croître en sagesse et en vertu ;
                            ✓ respecter et aimer les autres quels que soient leur race, leur origine nationale ou ethnique, leur couleur, leur religion, leur sexe, leur âge ou leurs déficiences mentales ou physiques et leur orientation sexuelle ;
                            ✓ comprendre que les épreuves et les souffrances font partie du cheminement spirituel ;
                            ✓ savoir se sacrifier (porter sa croix) en faveur des autres ;
                            ✓ se laisser transformer et habiter par l’Esprit ;
                            ✓ acquérir une foi qui déplace les montagnes ;
                            ✓ pardonner aux autres de tout cœur et devenir des instruments de paix ;
                            ✓ devenir divins par participation et gouverner avec le Christ (Ps 82, 6 ; Jn 10, 33-35) ;
                            ✓ vivre pour Dieu seul.

                            Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

                            lundi 8 juin 2009

                            Pourquoi rechercher la croissance de l'Église ?

                            Auteur : Pierre-Alain Giffard


                            Lorsque l'on parle de rechercher la croissance de l'Église, c'est en fait chercher à accomplir la mission donnée par Jésus de faire des disciples (Mat 28,19), c'est à dire à faire entrer des personnes dans l’espérance du salut (Rm 8, 24) et les faire cheminer vers la maturité spirituelle (Rm 8, 29 ; Ép 4, 13 ; Jn 15, 8).

                            Rechercher la croissance de l'Église, c’est chercher à multiplier les hommes et les femmes qui se savent aimées de Dieu et qui profitent de son amour; c'est les aider à trouver en Jésus le Chemin de la réconciliation, de la guérison, de la paix, de l’amour et de la vie éternelle. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1Tm 2,4), pas juste quelques-uns. Le Christ lui-même a dit à Pierre qu'il veut bâtir son Église (Mat 16,18). Ils souhaitent le faire en se servant des chrétiens comme pierres vivante pour construire un édifice spirituel (1 Pierre 2.5) qui rendra gloire à Dieu par les bonnes œuvres de ses membres (Mat 5 ,6).  La croissance numérique d'une église est un des résultats visibles de l'action missionnaire de l'Église mais elle n'est pas le but ultime ni le critère de réussite ultime pour la mission.

                            Lorsque l'action missionnaire amène de nouvelles personnes à cheminer dans la communauté chrétienne, celles-ci peuvent y recevoir la grâce de se réconcilier avec Dieu et avec les autres. Elles peuvent croître spirituellement grâce aux sacrements (entre autres) et se convertir pour porter de bons fruits (Jn 15,16), comme par exemple retrouver la paix et l’unité dans leurs foyers, soutenir et accompagner des personnes en détresse, s'engager en faveur d'un monde meilleur. 

                            Lorsqu'il y a plus de personnes en cheminement dans la communauté chrétienne, il y a alors plus de personnes qui peuvent recevoir la grâce de comprendre le sens ultime de la vie et qui peuvent apprendre à agir avec amour et pour l’Amour. 

                            Donc, si l’activité missionnaire de l'Église et l'action de l'Esprit Saint qui l'initie et la féconde, engendre une augmentation des disciples comme on le voit dans les Actes des apôtres, ce n'est qu'un passage vers un but plus élevé : des personnes qui vivent de l’espérance du salut (1 P 1, 3-12) et qui croissent dans la charité.
                            Ce qui est recherché, ce n'est pas plus de fidèles sur les bancs des églises mais bien d'engendrer des personnes à la vie de Dieu. Dieu ne veut qu’aucune personne ne se perde (Mat 18,14) et que tous profitent de sa miséricorde et de son amour dans le Christ et par l'Esprit. Il ne s'agit pas du privilège de seulement quelques-uns, comme le pensaient les juifs avec l'Alliance ou même les premiers chrétiens au tout début de l'Église.
                            Une fois que les hommes et les femmes en arrivent à connaître la vérité, c’est-à-dire que Jésus est le Chemin (le Sauveur, le Messie, source de la Paix et de l'Amour), ils naissent de nouveau et leur cheminement spirituel est appelé à continuer. Et c'est la responsabilité de la communauté chrétienne de les aider à cheminer pour embrasser la vie en Dieu jusqu'à devenir eux-mêmes des disciples missionnaires, annonceurs de l'amour de Dieu par toute leur vie.
                            Si l'Église ne se soucie que de la catéchèse et de la formation des baptisés, elle risque alors d'être centrée sur elle-même et d'imploser. Une authentique croissance spirituelle devrait nécessairement amener à se soucier du salut des autres.   Poussé par l'amour de Dieu et dans l'élan de la mission du Christ de l'Esprit, l'Église (avec tous ses membres) devrait inviter au salut et à la communion avec l'Esprit ceux et celles qui n'ont pas encore eu la chance de connaître l'amour de Dieu révélé en Jésus-Christ.

                            dimanche 31 mai 2009

                            La croissance des églises selon Donald McGavran

                            Auteur: Pierre-Alain Giffard

                            Le développement quasi exponentiel d’églises locales comme celles de Rick Warren, de Bill Hybels ou de David Yonggi Cho pose question : qu’est-ce qui a permis une telle croissance ? Pour répondre à cette question, il est important de se référer à un auteur très connu dans les milieux évangéliques : Donald McGavran. Né de parents missionnaires en Inde, il fit des études de théologie aux États-Unis avant de retourner en Inde en 1923. Il y alla pour travailler comme missionnaire avec l’United Missionary Society et fut tracassé par la lente croissance des églises. Pendant dix-sept ans, il chercha à comprendre pourquoi certaines églises croissent numériquement alors que d’autres connaissent la décroissance. Il observa cent quarante-cinq missions et publia en 1955, les résultats de ses recherches dans un livre intitulé The Bridges of God.

                            McGavran est presque unanimement considéré, dans le milieu protestant évangélique, comme le fondateur du Mouvement pour la croissance des églises. Ce mouvement, comme son nom le suggère, s’intéresse aux facteurs qui favorisent la croissance des communautés chrétiennes. Il est composé d’un ensemble de praticiens et de théologiens qui étudient les éléments qui favorisent le développement numérique des églises. En 1960, McGavran fonda l’Institut pour la croissance des églises[1] qui déménagea ensuite au Fuller Theological Seminary (Californie) en 1965. Doyen de la Fuller School of World Mission[2], il écrit en 1970 Understanding Church Growth, livre essentiel pour comprendre sa pensée. Ce dernier permit au Mouvement pour la croissance des églises d’être mieux connu en Amérique du Nord et aboutit à la fondation de deux autres instituts : l’Institute of American Church Growth fondé par Win Arn en 1973 et The Church Growth Center fondé par Kent R. Hunter en 1977.

                            Le livre de McGavran, Understanding Church Growth, présente une approche de la mission chrétienne qui serait, d’après l’auteur, indispensable pour faire croître les communautés chrétiennes. McGavran y définit la croissance de l’église comme la multiplication des baptisés[3]. Les raisons de la croissance des églises, dit-il, varient d’une communauté à une autre, mais elles proviennent d’une combinaison de différents facteurs que l’on peut identifier. Il n’y a pas une raison unique pour la croissance[4]; elle est le résultat de bien des facteurs qui peuvent se combiner et se recombiner de multiples façons[5]. Ces facteurs ou ces principes sont universels et peuvent s’appliquer dans n’importe quel continent ou culture[6]. Là où il y a croissance, quels que soient la dénomination et le lieu de l’église, il est possible de découvrir les principes qui la favorisent. On peut donc apprendre des autres églises en croissance, même si elles sont de dénominations différentes[7].

                            1.    La croissance des églises est la volonté de Dieu

                            D'après McGavran, la croissance des églises est agréable à Dieu car elle signifie la multiplication des personnes réconciliées avec lui. Dieu veut la croissance de son Église et que les communautés chrétiennes se multiplient. Les chrétiens devraient donc tout faire pour que les brebis perdues « entrent au bercail » et soient nourries[1]. La croissance de l'église sera la conséquence d'une telle conviction théologique. Elle découle de la fidélité des chrétiens à proclamer la Parole et à trouver les brebis perdues, c'est-à-dire à réconcilier les hommes et les femmes avec Dieu par le Christ. C'est la volonté même de Dieu que les hommes et les femmes soient trouvés et que les multitudes soient réconciliées avec Lui dans l'Église. Sans fidélité à poursuivre cette mission, il n'y a pas de croissance.

                            2.    Jésus est le seul sauveur

                            Pour favoriser la croissance des églises, les chrétiens doivent dissiper une certaine brume causée par le flou sotériologique. Le manque d'assurance quant aux moyens de salut est paralysant pour la mission. Pour éviter une telle paralysie, les croyances doivent être claires : le Christ est la révélation complète et finale de Dieu à l'humanité. Malgré les nombreuses richesses des autres religions, il n'y a pas d'autres chemins pour aller à Dieu. Jésus étant l'unique voie de salut, persuader les hommes et les femmes de le recevoir comme Sauveur et de le suivre n'est pas du prosélytisme, mais un devoir. McGavran s'appuie sur les versets bibliques : Il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Ac 4:12). Jésus est le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par lui (Cf. Jn 14:6). Dieu, comme dans la parabole de la brebis perdue, se donne comme priorité d'aller à la recherche de ceux et celles qui sont loin de Lui (Lc 15:3-7; Mat 9:12).

                            3.    Une question de priorités

                            Pour qu'il y ait croissance, les églises doivent avoir des responsables convaincus qu'accepter le salut offert en Jésus est la chose la plus importante qu'une personne puisse faire dans sa vie. Ainsi, les tâches de l'église ne sont pas à regarder avec la même importance, des priorités devraient être fixées. Les responsables d'églises devraient donner la priorité aux actions permettant la multiplication des personnes sauvées, baptisées et incorporées à la communauté chrétienne. Le service social et le dialogue avec les autres religions sont des activités importantes, mais elles ne devraient pas remplacer l'action pour retrouver les brebis perdues. L'auteur justifie sa vision en disant que plus les chrétiens seront nombreux, plus il en découlera des améliorations sociales. Moins il y aura de chrétiens, moins l'amélioration des conditions sociales sera possible.

                            Le salut accordé à ceux qui croient en Jésus-Christ est le bien suprême des êtres humains et tous les autres biens découlent de cette réconciliation première. Même la qualité du témoignage personnel ne peut être un but prioritaire, car il ne peut y avoir de réelle qualité de vie chrétienne aux yeux de Dieu, explique l'auteur, si l'on ne se préoccupe pas de la multiplication des personnes réconciliées avec lui. Le salut des âmes est la mission première de l'Église.

                            4.    Le but de la mission : trouver les brebis perdues

                            L'auteur insiste pour dire que le but de la mission n'est pas seulement de chercher, mais aussi de trouver. Dieu veut que les brebis perdues, c'est-à-dire tous les êtres humains qui ne sont pas réconciliés avec Lui par le Christ, soient trouvées. Être trouvé, c'est être baptisé et intégré à une communauté chrétienne. C'est ainsi que la mission devrait être évaluée. Les résultats visibles sont donc importants. D'après McGavran la mission chrétienne peut être définie comme suit : Une entreprise consacrée à proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ et à convaincre les hommes à devenir ses disciples et des membres responsables de son église[2]. Il faut être attentif aux résultats et évaluer ses méthodes d'évangélisation afin de s'assurer qu'elles engendrent de nouveaux chrétiens impliqués dans l'église.

                            5.    Être efficace et se fixer des objectifs de croissance

                            Pour atteindre le but principal de l'Église qui est de trouver les hommes et les femmes perdus en les réconciliant avec Dieu pour qu'ils soient sauvés, la communauté chrétienne doit se fixer comme priorité de concevoir des actions efficaces permettant d'amener les hommes et les femmes à faire une profession de foi envers le Christ sauveur et à s'engager comme membres responsables de l'église. Pour être efficaces, les pasteurs ne devraient pas hésiter à se donner des objectifs mesurables en se fixant, dans la foi, le nombre de convertis qu'ils souhaitent « gagner » au Christ dans une période de temps donnée. Ils s'aideront grandement en se servant de courbes de croissance et en utilisant les sciences de la gestion[3] pour atteindre leur fin. Il ne faut pas hésiter à compter les membres de l'église, à se fixer des objectifs pour en accroître le nombre et à allouer les ressources financières nécessaires à cette fin.

                            6.    Planifier l'implantation d'églises locales

                                       McGavran soutient que la croissance des églises aurait rarement lieu sans planification. Au début de l'Église, Paul et Barnabas, se sont jetés à corps perdu dans un programme audacieux pour implanter des églises. Aujourd'hui pourtant, certains responsables chrétiens rejettent l'idée de planifier l'implantation de nouvelles églises. Ils cherchent seulement à créer une société plus juste composée de personnes de bonne volonté. Mais, selon l'auteur, pour permettre la croissance, il est nécessaire de planifier l'implantation de nouvelles communautés et une bonne connaissance du milieu est importante car elle permet de mieux communiquer la Bonne Nouvelle.

                            7.    Favoriser le renouveau spirituel de la communauté

                            D'après McGavran, le renouveau, appelé revival dans les milieux protestants américains, est une source importante de croissance. Le renouveau peut se décrire comme un mouvement de l'Esprit qui infuse une vie nouvelle à la communauté chrétienne. Il peut se manifester et se répandre tant dans le cœur d'un seul croyant, d'une assemblée et d'une ville que dans un continent et dans le monde entier. Bien que ses manifestations extérieures chez une personne puissent être de l'ordre de tremblements, de pleurs, de prières émotives et de sentiments de joie et de paix, le phénomène n’est pas une affaire superficielle; il aboutit à une vie plus sainte et une croissance de la vie spirituelle. Il est accordé par Dieu à ceux qui, conscients de leur impuissance, prient intensément pour le recevoir. Il est en général précédé de plusieurs années de lecture attentive de la Bible. La confession des péchés et la réparation en sont parfois les éléments déclencheurs, parfois le résultat.

                                       Le renouveau amène aussi ceux qui le reçoivent, à faire du salut de leurs frères et sœurs un but essentiel de leur vie. Un souci divin les anime, ils désirent intensément voir leurs proches goûter la puissance rédemptrice de l'Évangile. L'énergie et la ferveur, résultant de cette effusion de l'Esprit, permettent à ceux et celles qui le reçoivent de témoigner efficacement du Christ. Il en résulte la multiplication des convertis et la croissance de l'église.

                            8.    Impliquer et former les membres de la communauté chrétienne

                                       Pour croître, il faut s'organiser pour impliquer le plus possible de membres dans la mission d'évangéliser. La mission de proclamer le Christ, de persuader les êtres humains à être ses disciples pour qu'ils deviennent des membres responsables de son église, est confiée à tous les chrétiens. Il est du devoir de tous de témoigner de leur foi. Les chrétiens ne peuvent être remplacés dans leur rôle d'amener d'autres personnes dans une relation personnelle avec Jésus-Christ. Les pasteurs aideront les laïcs à réaliser cette mission en leur donnant une formation. Ils inviteront les membres de la communauté chrétienne à faire des dons généreux et des prières ferventes pour la cause.

                            9.    Témoigner auprès des personnes réceptives

                            La croissance de la communauté chrétienne est favorisée lorsque les chrétiens témoignent de leur foi auprès des personnes réceptives. Si un groupe refuse, alors un autre doit être persuadé[4], dit McGavran. Les chrétiens devraient aller en priorité là où l'humanité répond à l'appel à la conversion. La réceptivité des personnes et des sociétés varie et celle-ci peut changer de manière surprenante avec le temps. C'est Dieu qui donne, à un moment donné, de bonnes dispositions pour être réceptif à l'Évangile et accueillir le salut. McGavran conseille de commencer à prier pour repérer les personnes réceptives d'un milieu et de créer des pastorales pour les rejoindre en répondant à leurs besoins.

                            Les personnes réceptives sont par exemple celles qui viennent par curiosité à un culte ou qui vivent une période de transition. Ce sont aussi les personnes constituant l'entourage direct des membres de la communauté chrétienne. Il est démontré que la majorité des personnes qui viennent ou reviennent à l'église, l'ont fait après avoir été invitées par un ami ou un proche.

                            10. Tenir compte de la culture

                            McGavran a découvert que les hommes et les femmes préfèrent devenir chrétiens sans traverser des barrières de race, de langue ou de classe[5]. Ils aiment faire partie d'une église dont les membres leur ressemblent, dont les membres parlent et agissent comme eux.  C'est ce qu'il appelle le principe d'homogénéité. Les « planteurs d'églises » utilisent des méthodes permettant aux hommes et aux femmes de devenir chrétiens sans avoir l'impression de traverser des barrières culturelles seraient plus efficaces que les autres; leurs églises sont « bénies de croissance ».

                            À la lumière de ce principe d'homogénéité, l'auteur invite les pasteurs à inculturer les célébrations (cultes) et à encourager les chrétiens à témoigner auprès des personnes appartenant à leur groupe socioculturel. Le monde étant composé d'une mosaïque de différents groupes socioculturels homogènes; la multiplication des cellules chrétiennes sera favorisée par le témoignage des chrétiens dans toutes ces parties qui constituent l'humanité. Chaque culture comporte des sous-cultures qui sont parfois simplement d'ordre social. Par exemple dans une société, il peut y avoir la sous-culture des jeunes. Les jeunes ont un style de vie différent de celui de leurs parents. Ils préfèrent un autre style de musique que celui de la génération précédente. Une célébration destinée aux jeunes sera plus intéressante pour eux si on adopte un style de musique qui leur convient.

                            11. Synthèse des différents principes

                            McGavran a essayé de faire une synthèse des principaux facteurs qui seraient source de croissance pour les églises locales. Les voici :

                            1.  Des clercs ou laïcs ont commencé par consacrer leur vie à implanter des églises.
                            2.  Les dirigeants des églises ne se sont pas laissés envahir par des tâches administratives de maintenance ou par un travail qui ne serait ni productif en termes de développement, ni directement reliés à l'implantation des églises. Ils ont su donner la priorité à l’annonce de l’Évangile auprès des personnes qui ne connaissent pas le Christ ou qui ne font pas partie d’une communauté chrétienne.
                            3.  Des mois de prières d'intercession avaient précédé l'action; prières pour que les églises se multiplient et que des hommes et des femmes soient « gagnés » au Christ.
                            4.  Une structure de petits groupes de maison a été mise sur pied. Celle-ci aide la communauté chrétienne à grandir et évite de construire des bâtisses coûteuses.
                            5.  Tous les chrétiens étaient invités à transmettre leur foi en témoignant auprès de leurs proches particulièrement leurs amis et les membres de leur famille. Chaque membre de la communauté chrétienne a choisi des individus qui lui semblaient réceptifs, « gagnables » au Christ. Ils ont prié pour eux d'une manière spéciale tout en leur parlant de la Bonne Nouvelle. Cette évangélisation est appelée en anglais befriending[6]. L'Évangile était proclamé à des personnes réceptives au message de la Bonne Nouvelle et issues du même tissu social. On a aussi fait des efforts pour jeter des ponts et créer de nouveaux liens sans se limiter au réseau des personnes les plus proches.
                            6.  Un effort important a été fait pour créer et multiplier des églises adaptées à la population que l'on cherche à rejoindre, c'est-à-dire le plus culturellement proches possible des personnes par la langue, la race, les habitudes de vie, etc. Les célébrations et les services offerts ont été bâtis pour rejoindre leurs besoins et correspondre à leurs aspirations.
                            7.  Ce sont les personnes converties issues du tissu social local qui ont été choisies comme responsables dans la communauté chrétienne.

                            12. Conclusion : Travailler pour implanter des églises

                                       Pour McGavran, le but premier de la mission chrétienne est de réconcilier l'humanité avec Dieu par le Christ. Dieu demande à son Église de faire des disciples. Obéir à ce commandement est le but suprême de l'Église. McGavran, estime donc que les chrétiens devraient avoir comme priorité de travailler pour la croissance de la communauté chrétienne locale et ne pas avoir peur de se fixer des objectifs numériques. D'après lui les efforts pour annoncer l’Évangile aux non-chrétiens seront plus efficaces s’ils sont précédés et accompagnés de prières et s’ils sont faits auprès des sociétés et des groupes qui se montrent réceptifs à l’Évangile.

                            La pensée de McGavran, sa conception des priorités dans la mission, son pragmatisme, l'importance qu'elle donne aux objectifs numériques, son « principe d'homogénéité », son insistance sur l'implication active des chrétiens dans la communauté chrétienne ont été la source d'une révolution majeure dans certains milieux protestants américains.




                            [1] Une brebis est nourrie lorsque qu’un suivi à l’évangélisation initiale (ou première) est assuré.
                            [2] D. McGavran , Understanding Church Growth, Revised edition by C. Peter Wagner, Grand Rapids, Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1980, p. 26 (notre traduction).
                            [3]Le terme gestion, n'est pas à confondre avec l'économie d'entreprise. Il désigne une science de l'action collective chargée de réaliser la mission d'une organisation.
                            [4] Ibid., p. 39 (notre traduction)
                            [5] Ibid., p. 223 (notre traduction).
                            [6] Cette approche d’évangélisation invite les chrétiens d’une communauté donnée à jeter des ponts avec les personnes qu’ils fréquentent habituellement. On les encourage à créer des liens avec des personnes non chrétiennes ou non célébrantes. À travers ces liens d’amitié et de service, des occasions se présentent pour échanger de manière naturelle sur des questions concernant la foi, l’Église et le personnage de Jésus. Cf. D. McGAVRAN , op. cit., p. 398.

                            Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.



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