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lundi 10 juillet 2017

Four Disciplines for Parish Growth Defined

By Pierre-Alain Giffard (Ph.D.)

According to Jim Rohn, entrepreneur and personal development coach, success is nothing more than a few simple disciplines, practiced every day.

In the context of our local Church, a question arises: Which disciplines should we practice to successfully accomplish the mission that Christ has given us?There are of course personal spiritual disciplines, such as forgiveness (Luke 6:37) and charity toward the poor (Matthew 25:40), but at the parish level, towards the mission to make disciples and grow the Church (Matthew 28:19), what should these disciplines be?

Prayer. Church growth is first a spiritual matter. The Word of God tells us that it’s God who ensures growth (1 Corinthians 3:7); without him, we can do nothing (John 15:5). To begin a journey toward growth, a parish should start praying for its renewal and development: ask, and it will be given to you; search, and you will find; knock, and the door will be opened to you (Matthew 7:7). These activities of prayer need to be planned and organized by parish leaders.

Spiritual Renewal. The Church began to grow right after Pentecost, and what growth! This phenomenal expansion can be attributed in large part to: 1) the action of the Holy Spirit, which was poured out on the disciples (following their prayers in the upper room); 2) the disciples’ life testimony; 3) the supernatural power that accompanied their preaching.

But Pentecost was not meant to be just a one-time event; outpourings of the Holy Spirit occur each time Christians seek to be renewed by sacraments, by personal and community prayer, by the reading and studying of the Word, by seminars like Life in the Spirit, by Eucharistic adoration, by spiritual retreats, by participation in small faith-sharing groups, by occasional fasting, and by other spiritual disciplines. Renewal will occur if activities like these are planned and organized by parish leaders.

Evangelization. For the last 40 decades, Christians from older established churches, have put more emphasis on social justice than on evangelization.  Now they are encouraged by their leaders to reach out to those who do not know or do not follow Christ. But how can this be done at the parish level? Fortunately, there are programs and methods, like the Alpha Course, Parish Evangelizing Cells and others. Running such programs greatly contributes to the renewal and growth of a parish.

The Sunday Experience. Invited guests and visitors will most likely come back to church after a first visit if their Sunday experience is positive. This Sunday experience depends on how they are welcomed, preaching that is divinely inspired and connects truth to life, the quality and playfulness of worship, if children’s services are offered, the cleanliness of the facility, opportunities to get involved in volunteer activities and opportunities to create friendships.

To grow, parishes need to think in terms of integrating visitors and find a strategy to help newcomers experience fellowship and get involved in parish activities. As is the case of prayer, spiritual renewal, and evangelization, the Sunday experience has to be planned and organized by the parish leaders and supported financially by the board of administration.

These four pastoral disciplines come from the solid experience of growing parishes. They can become a reality in our parishes if our pastors, parish pastoral councils and our boards of administration make them a priority.

Parish leaders, like Jesus, should be driven by a God-given desire to make disciples. They need to move from maintenance to mission and encourage new pastoral initiatives that enable the parish and all its members to seek, welcome and integrate new people into the Church.

Without this desire, parishes will continue to decline and eventually die because their pastors and members will not have fulfilled the fundamental divine mandate of the Church: to go forth and bring God’s love to all and integrate into the Body of Christ those whom God invites to forgiveness, peace, love and eternal life through an authentic loving relationship with Jesus.

vendredi 2 novembre 2012

Dix obstacles courants à la croissance

Auteur: Rick Warren

(Note sur la traduction[1])

J’ai étudié la croissance de l’Église pendant presque 30 ans et j’ai constaté qu’il y a dix obstacles qui empêchent de bâtir une Église vibrante et en santé.

1. Ne pas amener ses amis à l’Église.

En tant que pasteurs on prie, on demande, on insiste, on motive, on souligne auprès des membres l’importance d’amener leurs amis à l’Église, pourtant ils ne le font pas plus. Pourquoi? La vérité, souvent, c’est que les membres ne sont pas à l’aise. Intuitivement, ils savent que les célébrations ne sont pas conçues pour les non-croyants, pour les personnes en recherche et pour leurs collègues de travail. Ils se disent : « Les célébrations de mon Église me rejoignent (répondent à mes attentes), mais elles ne rejoindront pas mes voisins, et c’est pourquoi je ne leur proposerai pas de venir ». L’antidote est d’offrir, au moins une fois par semaine, un service religieux (une célébration) conçu en ayant en tête les amis qui ne vont pas à l’Église (les sans-Églises).

2. Craindre que la croissance détruise la fraternité.

Bien que vos membres ne le disent pas, certains s’opposent à la croissance parce qu’ils craignent de ne plus connaitre personne lorsque l’assemblée grandira. Alors, ils se disent : « J’aime la situation actuelle, je connais tout le monde, j’ai peur de devenir un simple numéro si l’on grandit. » L’antidote à cette peur est de créer pour votre communauté chrétienne des petits groupes dont les membres se réunissent par affinité. À Saddleback, nous disons ceci: nous devons construire notre communauté à la fois plus grande et plus petite.

3. Ne pas se défaire des façons de faire habituelles (traditionnelles)

Les façons de faire habituelles naissent de la réussite. Quelque chose devient une tradition parce qu’au départ elle fonctionne. Et parce qu’elle fonctionne, on la répète encore et encore. Malheureusement, ces façons de faire finissent par devenir, un carcan, une norme à suivre. Il y a deux dangers dans ce genre de « traditionalisme ». Le premier est de sacraliser des méthodes et le deuxième est d’oublier pourquoi nous faisons ce que nous faisons. L’antidote : se laisser guider par sa mission (become pruprose driven)[2]. La mission ne change jamais, elle est éternelle. Mais votre méthodologie devrait être en changements continuels. Je suggère qu’au moins une fois par année, vous posiez un regard sur chacune de vos activités pastorales et fassiez trois choses:

1. La confirmer – oui, ça fonctionne toujours;

2. La raffiner– on a besoin de l’améliorer pour qu’elle soit plus efficace;

3. La remplacer – pour relever les défis du futur, vous ne pouvez pas utiliser, dans le temps présent, les outils du passé.

4. Essayer de plaire à tout le monde.

Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Cela ne fonctionne tout simplement pas. Si une station de radio dans votre région devait jouer du Bach, suivi des Beatles puis d’airs de Polka, pensez-vous que cela plairait à tout le monde ou que cela ne plairait à personne? Les stations de radio visent certains auditeurs (elles se spécialisent) parce qu’elles comprennent qu’il y a différents auditoires qui aiment différents styles de musique. Je ne parle pas de changer l’Évangile, mais de définir votre “cible” (c’est l’antidote à cet obstacle); puis faites tout ce que vous pouvez pour atteindre votre cible.

5. Fonctionner par des programmes plutôt que par un processus de croissance.

Avoir beaucoup de différents programmes dans une Église peut impressionner, mais à moins d’avoir un plan précis pour aider vos membres à croître spirituellement, ceux-ci peuvent tout simplement finir par assister à beaucoup de formations. J’ai la conviction que cela explique pourquoi certains membres, bien que cheminant dans l’Église depuis des années, ne semblent produire que peu de fruits.

L’antidote est d’utiliser un processus de croissance spirituelle similaire à celui que nous utilisons à Saddleback. Nous prenons l’image d’un jeu de baseball pour illustrer le chemin qui permet à nos des membres de grandir dans la foi. Nous les encourageons à franchir une base après l’autre afin d’atteindre une plus grande maturité spirituelle. Vous n’avez pas à utiliser le modèle de Saddleback, mais il a fait ses preuves et a très bien fonctionné depuis vingt ans.

6. Donner de l’importance aux chiffres plutôt qu’aux ministères

À mon avis, vous faites une erreur sur vous jugez votre réussite à la quantité de personnes qui viennent à vos célébrations. Si la seule chose qui compte pour vous est le nombre de membres, vous être une Église centrée sur les rassemblements. Oui la présence aux célébrations est une des différentes mesures d’évaluation de la mission, mais elle ne devrait JAMAIS être la seule. D'abord, accorder beaucoup d’importance au nombre de personnes a tendance à produire des spectateurs passifs qui n’ont que peu de temps pour s’impliquer. L’antidote : Transformer tous vos membres en ministres. Nous n’avons pas besoin de plus de réunions, nous avons besoin de répondre à plus de besoins!

7. Prêcher sans l’appliquer à la vie

Annoncer la Parole de Dieu sans l’appliquer à la vie informe plus que cela ne transforme. L’antidote est ce que j’appelle la prédication comportementale. C’est une annonce qui insiste sur l’obéissance. La Bible nous dit de mettre en pratique la parole de Dieu, pas seulement de l’écouter. Le but de toutes les prédications du dimanche, des études bibliques en petits groupes et de toutes les sessions des écoles du dimanche devrait être d’inciter les chrétiens à s'impliquer dans un ministère – que faisons-nous avec ce que nous avons entendu.

8. Ne pas faire confiance à vos responsables

Si vous ne faites pas confiances à vos leaders, alors vous n’accomplirez pas grand-chose. Vous devez bâtir votre crédibilité et vous devez mériter le droit de diriger. L’antidote à cette barrière est le leadership authentique. Ceci veut dire un leadership humble, vulnérable, déterminé, qui est prêt à risquer l’échec et qui croit que Dieu va accomplir de grandes choses.

9. Le légalisme

Le légalisme étouffe la croissance et nuit à la santé de beaucoup d’Églises. Beaucoup d’entre elles semblent plus intéressées à conserver des règles plutôt qu’à gagner des personnes au Christ. Ceci compromet forcément la croissance.

L’antidote à cette barrière est un climat d’acceptation qui part de là ou les personnes sont [plutôt que] là vous voulez qu’elles soient. En les prenant là où elles en sont, vous pouvez éventuellement les amener là ou elles ont besoin d’être.

10. Être structuré pour le contrôle plutôt que pour la croissance

Beaucoup d’Église aujourd’hui ont trop de programmes et trop de structures qui les étranglent et les font mourir. L’antidote est de conserver une structure simple flexible et capable de relever tous les défis que le futur nous réserve.

Traduit et publié avec autorisation (texte original)


[1] Le texte original est en anglais. Cette traduction est de l’auteur de ce site. Elle vise une bonne compréhension du texte plutôt qu’une transposition mot à mot.

[2] L’expression “purpose driven” ne se traduit pas très bien en français. La signification du mot « purpose » se situe quelque part entre les mots but, sens et mission.

vendredi 15 juin 2012

La croissance de l’Église du pasteur Rick Warren

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Rick Warren est le pasteur fondateur de l'Église évangélique Saddleback Valley Community Church en Californie. Il est né à San José en Californie et a obtenu une maîtrise au Southwestern Theological Seminary et un doctorat au Fuller Theological Seminary. Son aptitude à faire croître son Église, lui valut le surnom d' « inventeur du renouveau perpétuel »[1]. Son livre le plus connu, The Purpose Driven Church (L'église: une vision, une passion), a été traduit en plus de trente langues et a été vendu à plus d'un million d'exemplaires.


C’est avec son épouse, Kay, qu’il a commencé à évangéliser en rassemblant quelques personnes dans leur maison. C’était en 1979, ils sont maintenant vingt mille à célébrer tous les weekends. Son assemblée chrétienne est la huitième plus grande des États-Unis. En 1995, l’Église de Saddleback a été officiellement reconnue comme l’Église baptiste ayant eu le taux de croissance le plus rapide de toute l'histoire américaine. Cette même année, après quinze ans de réunions dans des écoles, des clubs, des entrepôts, et même dans une tente, la communauté a fait construire une église sur un campus de soixante-dix-neuf hectares.

Comme Dale Galloway, Warren explique que Dieu veut la croissance des Églises et que les brebis égarées doivent être retrouvées. D’après lui, la Bible, particulièrement dans les paraboles du Royaume, affirme une vérité essentielle : Dieu s’attend à ce que les chrétiens s'activent pour faire croître leurs Églises. La croissance n’est pas optionnelle et nous avons le devoir de la poursuivre. Pour grandir, dit-il, ça prend plus que la bonne volonté, la consécration ou la piété; ça prend de la compétence. Il ne s’agit pas tant de travailler plus durement que de travailler plus intelligemment. La croissance est le fruit d’une coopération entre Dieu et les êtres humains. Les méthodes et la planification sont incontournables: c’est la grâce de Dieu qui, passant par nos efforts et notre intelligence, produit la croissance.

Rick Warren estime qu’il n’y a pas de stratégie unique pour assurer la croissance. Après avoir étudié de nombreuses Églises en croissance, il a constaté que plusieurs d'entre elles utilisent des stratégies parfois fort différentes. Ce serait simpliste et inapproprié, dit-il, de penser qu’il n’y a qu’une formule pour assurer la croissance d’une Église. Il y a plusieurs moyens pour croître : les écoles du dimanche, les cellules de maison, l’utilisation de la musique contemporaine ou de la musique traditionnelle, les visites à domicile, etc. On ne retrouve pas tous ces facteurs dans chacune des Églises en croissance; les stratégies, les structures et les styles varient, mais il existe des points communs entre ces différentes communautés et il faut savoir en extraire les principes généraux et les appliquer à son milieu.

Rick Warren a remarqué qu’un des éléments communs aux Églises en croissance est une caractéristique particulière des responsables. Les pasteurs s’attendent à ce que leurs assemblées grandissent, ils croient en l’action de Dieu et en ses promesses. C’est un des secrets de leur réussite, ils s’attendent à voir des miracles et ils se rendent disponibles pour que Dieu les utilise à travers leur foi.
Les communautés en croissance ont aussi une identité claire et précise. Elles savent pourquoi elles existent et quels sont leurs buts. Elles savent précisément à quoi Dieu les appelle. Elles se consacrent à faire des disciples, à faire aimer Dieu et le prochain!

Rick Warren a adopté un style de leadership qui partage pouvoir et responsabilités. Il s’organise et travaille avec les membres non ordonnés en les formant et en leur confiant des responsabilités. Il puise dans les talents, les ressources, l’énergie et la créativité des membres de sa communauté. Dans sa façon de diriger, il essaye d’éviter deux extrêmes : l’un est d’assumer toute la responsabilité pour l’évangélisation et l’autre est de s’en décharger complètement. Il explique que l’équilibre se réalise lorsque le pasteur et les laïcs ne confondent pas leurs rôles : les laïcs n’ont pas à s’approprier le leadership de la communauté et les pasteurs n’ont pas à se donner l’exclusivité des ministères.
Définir la mission, la mettre par écrit, la communiquer par une vision claire et des rêves est, dit-il, le point de départ de l’action du dirigeant. Mais, pour définir ses objectifs, il doit bien connaître les besoins du milieu et rester ouvert aux changements de l’environnement ; lui-même n’a pas hésité à faire un sondage dans son quartier pour découvrir les griefs que les gens avaient contre l’Église en général.

Un autre élément important pour assurer la croissance est la longueur du mandat pastoral. En effet, si un long mandat pastoral ne garantit pas la croissance, un changement fréquent du premier responsable de l'Église empêche la croissance : Une Église qui change de pasteur régulièrement ne connaîtra pas de réelle croissance[2] écrit-il.

L’Église Saddleback a concentré ses efforts d'évangélisation seulement sur une partie de la population. Elle a visé les personnes qui avaient le plus de chance de s’identifier aux autres membres de la communauté. Rick Warren explique qu’il faut aller en priorité vers les personnes qui n’habitent pas trop loin de l'église, celles que l’on comprend, avec qui l’on est déjà en lien, avec qui l’on a des points communs et que l’on peut aider. Pour permettre la croissance, la communauté ne devrait pas chercher à être ce qu’elle n’est pas et atteindre des personnes qui lui sont trop différentes. Il vaut mieux aussi concentrer ses efforts pour rejoindre les personnes réceptives : Les Églises en croissance visent à rejoindre les personnes réceptives, les Églises qui stagnent cherchent à réintégrer les personnes qui les ont quittées[3].

Comme les Églises des pasteurs Cho et Galloway, l’Église de Rick Warren fonctionne avec une structure de groupes de maison. Les membres de sa communauté cherchent à offrir à ceux qui viennent une atmosphère d’accueil et d’amour : Les communautés qui grandissent aiment et les communautés qui aiment grandissent[4]. Ils sont spécialement ouverts et sympathiques aux personnes qui viennent pour la première fois. Warren a cherché à mettre en place un processus d’intégration des nouveaux qui permet à la fois de les fidéliser et de les impliquer dans la mission. Il le fait en offrant une formation sous forme de parcours qui amènent les nouveaux à comprendre l’importance de leur implication dans l’Église. D’autres parcours ont pour but de faire découvrir leurs talents à l’ensemble des membres afin qu’ils les mettent au service du Christ et de son Église. Ce processus est un élément central qui a contribué à sa croissance. Il explique son succès en trois mots : faire des disciples.

L’Église de Rick Warren se fixe comme but de fortifier la communauté en accueillant des nouveaux, en leur proposant de suivre des parcours qui les fidélisent et qui les forment au fur et à mesure; un peu comme un arbre qui fortifie ses propres branches au fur et à mesure qu’il grandit. Les Églises qui se donnent comme priorité d’intégrer les nouveaux et qui planifient leurs activités en fonction de cette nécessité, réussissent le mieux dit-il. Celles qui ne se préoccupent pas des nouvelles personnes ou qui ne se soucient pas de les intégrer à la communauté ne grandissent pas.

Comme Dale Galloway, Rick Warren organise aussi sa communauté afin qu’elle soit toujours plus chaleureuse et réponde aux besoins des personnes du milieu. Pour lui, une communauté ne peut pas grandir au-delà de sa capacité à répondre aux besoins des gens. C’est dans cette optique que son Église accorde une attention toute particulière au style de musique utilisé dans les célébrations. La musique est un des éléments importants qui favorise la croissance. Le genre de musique doit correspondre aux goûts des personnes qu’on cherche à rejoindre. Après le sondage qu’il effectua pour mieux connaître les personnes de son milieu, Warren a changé radicalement son style de chants et de musique. Grâce à cela, explique-t-il, en un an, leur communauté a connut une croissance exceptionnelle.

Mais il ne s’agit pas de viser seulement la croissance numérique : La vérité, dit-il, c’est que vous n’arriverez pas à croître si c’est cela votre seule préoccupation[5]. On n’a pas à s’inquiéter excessivement de la croissance, mais plutôt d’accueillir avec amour les personnes que Dieu nous envoie. Dieu fera croître la communauté au rythme qu’il voudra et aux dimensions qu’il voudra. Warren se soucie plus des personnes que des chiffres. Il est convaincu que la croissance est le résultat d’une organisation saine; si l’organisation est saine, elle va croître. Et la santé d’une organisation est une question d’équilibre.

Dans sa poursuite d'équilibre, Rick Warren développe sa communauté à cinq niveaux : 1. La communion fraternelle (fellowship); 2. La formation des disciples (DISCIPLESHIP)[6]; 3. Les célébrations liturgiques (WORSHIP); 4. Les ministères laïcs (MINISTRIES); 5. L’évangélisation[7] (ÉVANGELISM). Une stratégie est élaborée pour développer chacun de ces niveaux, la structure de l’Église est adaptée et le tout est évalué en fonction de l’excellence.

Cet article se trouve dans le livre : La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.


[1] C’est Peter Drucker, auteur de réputation mondiale en gestion, qui lui a attribué ce surnom.
[2] R. WARREN, The Purpose Driven Church : Growth without compromising your message and mission, Grand Rapids, Michigan, Zondervan Publishing House, 1995, p. 31 (notre traduction).
[3] Ibid., p. 183 (notre traduction).
[4] Ibid., p. 210 (notre traduction).
[5] Ibid., p. 48 (notre traduction).
[6] La formation des disciples se fait à travers des parcours successifs
[7] Il s’agit ici de l’annonce de l’Évangile aux personnes qui ne croient pas au Christ ou qui ne font pas partie d’une communauté chrétienne.

jeudi 2 avril 2009

Pour une recherche de croissance saine et équilibrée

Auteur: Pierre-Alain Giffard

La foi et le cheminement en Église devraient être sources d’épanouissement et de joie, et non pas de traumatismes et de douleurs ; sources de libération et de paix, et non pas d’asservissement et d’angoisse. Il arrive pourtant que des chrétiens soient profondément blessés par leur expérience en Église… Voici donc une liste d’erreurs à éviter afin que la poursuite de croissance ecclésiale soit saine et respectueuse envers les membres de la communauté chrétienne.

Avoir toujours l’air assoiffé d’argent


Certains pasteurs ou certaines Églises réclament sans arrêt des dons et des contributions. Pour récolter plus d’argent, de fortes pressions sont exercées sur les membres (exhortations répétées, culpabilisation, menaces de rétributions divines, réprimandes, etc.) sans tenir compte des besoins personnels des chrétiens et du peu de moyens dont ils disposent parfois (Mc 7, 10-13). Dans certaines communautés, l’idée est explicitement répandue que plus l’on donne, plus on recevra en retour, tendant ainsi à créer une spirale immorale d’enrichissement des pasteurs et d’appauvrissement des membres, ainsi que la pensée illusoire et égoïste que l’on peut s’enrichir dans ce monde en donnant de l’argent à l’Église.

En tant que pasteur, avoir un niveau de vie nettement supérieur aux membres de son Église


Quoi de plus déplorable que des pasteurs roulant en voiture de luxe, habitant de grandes maisons et s’habillant à la dernière mode alors que les membres de leurs Églises, qui versent leurs salaires, ont du mal à rejoindre les deux bouts (1 Tm 6, 5-9 ; 1 Tm 6, 10-11 ; Pr 22, 22). L’Église n’est pas une entreprise d’exploitation des membres et encore moins une machine à « traire » les pauvres.

Isoler les membres

Volontairement ou involontairement, certaines Églises isolent leurs membres, particulièrement de leurs familles et de leurs proches, sous prétexte de les protéger de mauvaises influences. Cet isolement peut aussi simplement résulter de ce qu’il est exigé des membres une trop grande participation aux réunions et activités d’Églises. Parfois, hélas, pour assurer une plus grande implication des membres, des pasteurs communiquent l’idée, implicitement ou explicitement, que le temps consacré aux activités d’Église est plus important que celui passé avec sa propre famille ou celui nécessaire aux études…

Contrôler les membres

Il y a un niveau de contrôle que l’on trouve dans certaines Églises qui nuit à la dignité des personnes et qui infantilise les membres. Par exemple, il peut être interdit de regarder la télévision, il est demandé aux femmes de ne pas se maquiller, de ne pas porter de bijoux, de garder les cheveux longs. On y trouve un code d’habillement excessivement strict. Les responsables n’hésitent pas à poser des questions indiscrètes sur la vie personnelle des membres et ceux-ci sont encouragés à se dénoncer mutuellement. Les peurs de l’enfer et de la rétribution divine ou simplement celle de ne pas être accepté par la communauté sont utilisées pour soumettre les membres aux règlements et aux coutumes en place.

Éviter d’avoir des comptes à rendre au niveau pastoral et au niveau financier

Pour éviter les abus, une communauté chrétienne devrait avoir un système interne dans lequel il est possible pour les membres de faire connaître leurs opinions et si nécessaire de faire rapporter des abus à des autorités religieuses externes à la communauté chrétienne. Les membres devraient aussi avoir l’assurance que leurs plaintes seront sérieusement prises en considération et que, si effectivement il y a eu abus, des mesures disciplinaires adéquates seront prises.

Encourager l’« idolâtrie » et un « amour » excessif envers le pasteur fondateur ou le pasteur principal

Il y a un danger pour une Église lorsque son leader se complaît excessivement dans l’affection des membres à son égard. Il peut même chercher à l’entretenir et la faire grandir. Le culte de la personnalité du leader peut entraîner ce dernier vers l’exaltation, la mégalomanie et la paranoïa et entraîner toute la communauté vers la dérive.

Faire ressentir aux membres qu’ils ne sont pas pleinement acceptés dans la communauté chrétienne, qu’ils ne sont pas « spirituels » ou leur dire carrément qu’ils sont en état de péché…


✓ s’ils ne donnent pas assez d’argent ;

✓ s’ils ne s’impliquent pas suffisamment dans les activités de la communauté chrétienne ;

✓ s’ils n’assistent pas aux réunions ;

✓ s’ils n’exercent pas tel ou tel don spirituel (le don des langues, par exemple) ;

✓ s’ils ne croient pas à tel ou tel point secondaire de doctrine ;

✓ s’ils ne s’habillent pas selon la norme ;

✓ s’ils fréquentent occasionnellement une autre Église.

Entretenir une telle culture dans la communauté ou employer une telle tactique de contrôle relève de la manipulation et n’a rien à voir avec l’esprit de l’Évangile.

Perpétrer d’autres abus tels que…

✓ Demander aux membres de confesser leurs péchés devant toute l’assemblée ;

✓ Menacer les membres en leur disant qu’ils iront en enfer s’ils quittent la communauté chrétienne ;

✓ Utiliser les humiliations publiques ou/et avoir recours aux violences physiques pour corriger les membres.


Texte extrait du livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

mercredi 25 mars 2009

Valeurs à promouvoir pour déclencher la croissance

Auteur: Pierre-Alain Giffard

La croissance ecclésiale est activée par le développement d’une culture missionnaire au sein de la communauté chré-tienne. Cette culture missionnaire peut voir le jour grâce à la promotion de certaines valeurs. C’est par un processus de formation des disciples, ainsi que par d’autres modes de communication, que ces valeurs prendront racine et grandi-ront dans le cœur des membres de la communauté.

La promotion des cinq valeurs ci-dessous permet de développer une culture missionnaire dans la communauté chrétienne :




Explications du schéma

Sans amour, sans zèle pour le salut des âmes (esprit missionnaire), sans foi, sans intégrité ni compétence, la croissance de la communauté chrétienne est compromise, voire impossible. À l’inverse, chacune de ces valeurs contri-bue à la croissance ecclésiale.

L’esprit missionnaire

Un chrétien en communion avec l’Esprit Saint devrait être habité, voire « hanté », par le souci du salut eschatolo-gique et temporel de ses frères humains. Le Père a envoyé le Fils prendre la condition humaine pour nous sauver. Dans cette même mouvance, l’Esprit Saint pousse les chrétiens à se consacrer au salut de l’humanité.

La foi

La croissance de l’Église n’est pas une œuvre humaine, mais une œuvre divine qui ne peut se faire sans la foi. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6). Jésus souhaite que ses disciples en soient remplis. Par elle, Dieu agit et permet aux disciples de Jésus d’opérer des miracles (Mt 17, 17 ; Ac 3, 16). La foi nous fait reconnaître les œuvres de l’Esprit là où elles se manifestent et habilite ainsi les chrétiens à coopérer avec ce que Dieu fait.

L’amour

L’amour et la mission chrétienne sont inséparables puisque Dieu est Amour. De même que sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6), de même, sans amour, il est impossible de lui être agréable ou de prétendre le connaître (1 Jn 4, 8). C’est l’amour qui évangélise, c’est l’amour qui touche les cœurs, c’est l’amour qui révèle Dieu et le fait aimer. Sans amour sincère, les évangélisateurs ne sont que des cymbales qui retentissent.

L’intégrité

L’intégrité est l’un des fondements de la croissance des Églises. Sans intégrité, les scandales se manifestent et rendent les efforts missionnaires d’autant plus difficiles. En effet, les gens deviennent méfiants vis-à-vis de l’Évangile et des Églises. Les scandales endommagent aussi la confiance des fidèles envers leurs pasteurs et créent des divisions dans les communautés chrétiennes.

La compétence


La compétence permet d’être plus efficace. Jésus souhaite que les activités missionnaires des Églises locales soient efficaces (Jn 15, 16). Il revient aux pasteurs de se former au niveau organisationnel et de former les membres de la communauté chrétienne. La compétence comprend aussi l’intelligence et le bon sens. Sans eux, le travail missionnaire risque d’être contre-productif, voir anti-évangélique (Pr 19, 2).

La promotion d’une culture missionnaire au sein d’une communauté chrétienne devra faire partie d’un processus conscient, structuré et continu afin que les valeurs qui caractérisent la mission s'infusent dans le cœur des croyants.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.





dimanche 22 mars 2009

5 vérités qui conduisent au salut

 

Pour aider les chrétiens à présenter le plan du salut, nous proposons ci-dessous “5 vérités”. La présentation de ces 5 vérités permet de conduire les personnes évangélisées à faire un acte de foi en Jésus-Christ sauveur (Les croquis suivants sont inspirés d’un petit dépliant d’évangélisation que j’ai perdu…Je ne peux donc pas en citer la source. Toute information pour la retrouver est la bienvenue).

1. PREMIÈRE VÉRITÉ : Dieu nous aime et veut que nous ayons la vie et la paix

« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). « Je suis venu afin qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10:10).

Si Dieu a des projets de paix et de vie pour les êtres humains, pourquoi tant de gens n'en font-ils pas l'expérience ?

2. DEUXIÈME VÉRITÉ : L'homme est pécheur et séparé de Dieu

Pont1 
Dieu nous a fait à son image pour vivre éternellement et pour communier à sa Vie. Dieu nous a suffisamment aimé et fait confiance qu'il nous a crée libre. Notre problème vient de ce que, des nos premiers parents, nous avons désobéi à Dieu et suivi notre propre volonté. Notre choix à pour conséquence la séparation avec Dieu. L'homme est pécheur : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). L'homme est séparé de Dieu : « Car le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6:23).

3. TROISIÈME VÉRITÉ : Malgré ses efforts, l'homme ne peut se sauver lui-même

 
Pont1  
Au travers des âges, les hommes ont cherché de nombreux moyens d'aller à Dieu et de construire des ponts pour franchir l'abîme qui nous sépare de lui. La moralité, les philosophies, les bonnes œuvres, etc. Mais malgré nos efforts personnels, nous ne pouvons effacer nos fautes ou payer le prix de notre réconciliation avec Dieu. Ou bien, l’homme présume de ses capacités (espérant pouvoir se sauver sans l’aide d’en Haut), ou bien il présume de la toute-puissance ou de la miséricorde divines (espérant obtenir son pardon sans conversion et la gloire sans mérite).

La quatrième vérité nous donne la seule réponse valable à cette impasse...

4. QUATRIÈME VÉRITÉ : Dieu offre par la croix de Jésus le moyen pour être sauvé, un pont qui traverse l'abîme qui nous sépare de lui.

 
Pont3
 
 Jésus-Christ est la seule solution à notre incapacité de nous sauver nous-mêmes. Il est mort sur la croix et il est ressuscité, payant ainsi la peine pour nos péchés. Il est le chemin pour aller à Dieu. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). « Le Christ Jésus s’est livré pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un Peuple qui lui appartienne en propre » (Tt 2:14). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

Dieu nous offre le chemin, mais il nous faut faire un choix...


5. CINQUIÈME VÉRITÉ : Dieu attend de nous une réponse personnelle : la foi exprimée dans une demande de salut

Pont4
 
 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai, chez lui » (Apocalypse 3:20). « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Actes 2:21). « À tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Pour accueillir Jésus comme votre Sauveur, il faut :
  • Admettre que vous êtes pécheur et que vous avez besoin de Dieu.
  • Vouloir abandonner le péché.
  • Croire que Jésus est mort sur la croix pour vous sauver et qu'il est ressuscité.
  • Demander à Jésus d'être votre Sauveur et demander à l'Esprit Saint de diriger votre vie.
Exprimer sa foi en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir le salut (cf. Mc 16:16 ; Jn 3:36 ; 6:40 e.a.). « sans la foi (...) il est impossible de plaire à Dieu » (He 11:6).

6. PRIÈRE POUR ACCUEILLIR LA SALUT
Après la présentation des 5 vérités il est proposé à la personne ou aux personnes qui écoutent de faire une prière pour accepter Jésus comme leur sauveur: « Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi. Merci d'être mort sur la croix pour me réconcilier avec Dieu. Je t'ouvre la porte de mon cœur et je te reçois maintenant comme mon Sauveur. Pardonne mes péchés. Prend le contrôle de ma vie. Je t’offre ma volonté et je m’abandonne entre tes mains. Entre dans mon cœur, guérit-moi et conduit-moi. Amen.»

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mercredi 11 mars 2009

La croissance des églises par la musique et les chants

CHANGER DES VIES PAR LA MUSIQUE

Auteur: Carol Cymbala

Carol Cymbala est l'épouse de Jim Cymbala, le pasteur de l’église "Brooklyn Tabernacle", une assemblée de 10.000 membres, dans l’État de New-York. Elle dirige une chorale de 300 membres et témoigne comment Dieu peut se servir de la musique pour rejoindre et convertir des foules.

Il est bien connu que la ville de New York grouille toujours de monde. Nuit et jour, les rues sont remplies de passants. C’est à se demander quand les gens dorment. Quand Dieu m’a appelée avec mon mari à établir une église à Brooklyn, nous avons demandé : « Seigneur, comment atteindre tous ces gens avec l’Évangile? »

Au début, quand notre chorale était constituée d’une poignée de chanteurs, nous avons travaillé avec un centre local de Teen-Challenge pour tenir des réunions mensuelles d’évangélisation. Nous avons loué un auditorium qui pouvait contenir plus de monde que notre petite église. Il n’y avait rien d’impressionnant dans ce que nous faisions dans ces premières réunions. Certains des gars de Teen-Challenge ne pouvaient même pas chanter juste. Mais leur coeur était sincère dans leur désir d’atteindre les perdus. Les gens se donnaient au Seigneur, pas parce que nous chantions juste, mais parce que Dieu se manifestait puissamment.

Au fil des ans, Jim et moi avons continué de demander au Seigneur : « Que pouvons- nous faire de mieux pour atteindre cette ville avec l’Évangile? » Nous savions que la musique a un formidable impact pour attirer les gens. Nous avions souvent organisé des concerts dans notre propre église. Nous n’avions pas de mal à remplir les 1 200 places mais nous aspirions à davantage. Entre-temps, Dieu continua de bénir le ministère de notre chorale qui était de plus en plus appréciée et reconnue.

LES PORTES S’OUVRENT POUR LE MINISTÈRE

Carnegie Hall : Nous savions que bien des gens ne voulaient pas venir à nos concerts parce qu’ils auraient été contraints d’entrer dans une église ; c’est alors que nous avons pensé à louer une salle. Peu de temps après, quelqu’un suggéra une idée ridicule. Peut-être devrions-nous louer Carnegie Hall. Mais comment une chorale des quartiers populaires de la ville seraitelle capable d’attirer du monde dans une salle connue pour avoir reçu les plus grands artistes ? Nous n’allions pas tarder à le découvrir. Le soir de notre concert, nous avons été surpris d’apprendre que la police avait été appelée pour gérer la foule. Bien des gens qui n’avaient pas de billet s’étaient rassemblés devant les portes, espérant avoir une place. Il y avait bien plus de personnes que de places, si bien que du monde a malheureusement dû repartir sans avoir pu assister au concert.

Ce soir-là, nous étions tous bien conscients que nous avions là une occasion unique de partager l’amour de Dieu. La chorale chanta de tout son coeur. Personne ne jouait à la vedette. Nous voulions simplement bénir ceux qui étaient venus. L’important n’était pas la chorale, mais bien ces gens qui avaient besoin de connaître Jésus- Christ. Après que nous ayons chanté, Jim lança une invitation et la réponse de l’auditoire fut stupéfiante.

La musique d’une chorale faite de chrétiens remplis de l’Esprit peut avoir un puissant impact dont Dieu se sert pour amener des âmes à Christ.

Radio City Music Hall : L’expérience de Carnegie Hall a fait grandir notre foi, si bien que nous nous attendions à davantage encore de la part de Dieu. Nous avons donc organisé deux concerts consécutifs au Radio City Music Hall. Quoiqu’intimidés à la pensée de chanter dans une autre salle renommée, nous n’avons pas laissé la peur nous empêcher d’atteindre davantage de gens pour le Seigneur. Des membres de notre église, ainsi que d’autres croyants, commencèrent à inviter les membres de leur famille, des collègues de travail et leurs voisins à ces deux concerts. Les deux soirées furent données à guichet fermé. Un membre de notre église y invita un dénommé Bob Adamo. Voici ce dont Bob se souvient :

« J’avais débuté une relation d’amitié avec une collègue de travail qui m’a parlé de Dieu. Elle m’a invité plus d’une fois à visiter l’église Brooklyn Tabernacle, mais je trouvais toujours une excuse. Puis elle m’invita à un concert au Radio City Music Hall et non pas à son église. Par contre, elle ne m’avait pas dit que ce n’était pas un spectacle ordinaire et que quelqu’un se lèverait à la fin pour prêcher. Je n’étais pas préparé à cela. Je ne me souviens pas de ce que le pasteur Cymbala a pu dire ce soir-là, mais après l’avoir entendu, je savais que je devais faire un choix. Je me suis donc levé à l’instant même où il invita ceux qui voulaient recevoir Christ à se lever pour la prière. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, si ce n’est que Christ m’a délivré. Je suis stupéfait de voir comment je me sens désormais tellement proche de mes amis portoricains, jamaïcains, afro-américains, et de tant d’autres ! Après tout, je suis un italien qui a grandi dans une banlieue où tout le monde est plein de préjugés envers les minorités. Mais il n’y a plus rien de ce poison dans mon coeur depuis que Christ m’a changé. Je fais désormais partie de la famille de Dieu, et j’aime tellement ça ! »

Dieu nous a vraiment aidés lors de ces soirées au Radio City Music Hall. Nous n’y sommes pas allés pour nous offrir en spectacle. Nous n’y sommes pas allés pour pouvoir dire que nous avions chanté sur cette estrade prestigieuse. Dieu nous y a envoyés pour élever le nom de Jésus-Christ et partager avec les gens le don de son salut. Bob Adamo n’est qu’un exemple de ce que le Seigneur est capable de faire. Aujourd’hui, Bob chante dans notre chorale ainsi que son épouse qu’il a rencontrée depuis ces événements. Nous sommes débordants de joie quand nous voyons comment Dieu continue de bénir sa vie.

Madison Square Garden : Depuis ces deux concerts au Radio City Music Hall, nous avons eu une multitude d’ouvertures pour bénir les gens par nos chants dans toute la région de New York, ainsi que dans tout le pays et partout dans le monde. Une de nos plus belles expériences fut lors du lancement de notre album au Madison Square Garden, qui peut accueillir environ 17 000 personnes. Les chrétiens de toute la région ont invité des amis non chrétiens. Mais cette fois-ci, le Seigneur avait mis sur nos coeurs un fardeau tout particulier pour un groupe précis de personnes.

Il est impossible de vivre à New York sans voir des milliers de sans-abri qui se réfugient par grand froid dans les refuges. Beaucoup d’entre eux vivent dans des bâtiments infestés par les cafards et les rats. Ces immeubles sont même tellement dangereux que beaucoup préfèrent dormir dans la rue. Nous croyons vraiment que Dieu nous appelle à atteindre les sans-abri de New York ; notre équipe a donc commencé à contacter les refuges aux quatre coins de la ville, invitant leurs résidents à un concert gratuit au Madison Square Garden. En fin de compte, 3 000 sans-abri répondirent à notre invitation. Nous avons loué des douzaines de bus pour les prendre et les ramener. Nous avons donné à chacun un grand sac rempli de produits d’hygiène. La plupart de ces sans-abri n’avaient jamais mis les pieds au Madison Square Garden, et se demandaient bien pourquoi nous les traitions avec tant d’égards. Après le concert, mon mari a parlé et demandé à ceux qui voulaient recevoir le salut de se lever. Nous avons alors vu des milliers de personnes debout pour répondre à l’appel.

Parmi les sans-abri se trouvait Maria Negron, une mère de quatorze enfants âgés de 1 à 14 ans. Maria et ses enfants donnèrent ce soir-là leur vie au Seigneur. Ensuite, Delores Bonner, qui est membre de notre église, se chargea d’aller chercher cette famille pour l’amener au culte et à l’école du dimanche. Dieu parla au coeur de plusieurs parmi nous afin de bénir Maria et ses enfants d’autres façons. Oscar, l’aîné, nous a le plus émus. Étant le plus grand de la famille, il se sentait responsable de ses treize frères et soeurs. Mais comment un enfant de cet âge peutil porter une telle charge? C’est ainsi que l’église prit Oscar sous son aile.

Parce qu’Oscar avait grandi dans la rue, il lui arrivait encore de se laisser entraîner par certains dans des bagarres avec la police. Mais les chrétiens de l’église ont persévéré, et aujourd’hui, Oscar a vingt-et-un ans et aime Dieu de tout son coeur. L’église sait que la main de Dieu est sur sa vie. Quelqu’un lui demandait récemment ce que Jésus représentait pour lui. Il répondit simplement : « Jésus est celui qui pourvoit à tous mes besoins. Il m’a sauvé de la mort et nous a donné un toit, à moi et ma famille. » Comme d’autres qui ont accepté l’Évangile, Oscar est passé d’un refuge aux bras de Dieu comme son nouveau refuge rempli de l’amour de Dieu. Ce soir-là, au Madison Square Garden, le Seigneur nous a donné l’occasion de révéler son amour à des gens qui n’avait connu que douleur et rejet.

Peut-être vous demandez-vous comment vous pouvez évangéliser par le biais d’une chorale de votre église. Il n’y a pas de méthode toute faite qui fonctionnerait pour tous. L’église Brooklyn Tabernacle est une église qui se trouve dans les quartiers défavorisés de la ville ; la chorale est le reflet de la population de ces quartiers, ce qui nous permet d’atteindre cette population. Les ouvertures que nous avons ne sont pas forcément les vôtres. Mais si Dieu a mis sur votre coeur le fardeau de sortir des murs de votre église, gardez les principes spirituels suivants à l’esprit. Ils ont fonctionné pour nous, et je suis sûre qu’ils fonctionneront pour vous aussi.

POUR ATTEINDRE VOTRE VILLE : Priez, priez… et priez encore.

La prière est l’élément le plus important du ministère de notre chorale. Chaque semaine, la chorale se réunit pour chercher la face de Dieu et pour que nous puissions répandre nos coeurs devant lui. Nous demandons à Dieu de nous utiliser afin que des hommes et des femmes soient sauvés par sa puissance. Ce faisant, il continue de nous ouvrir des portes et de nous donner de nouvelles opportunités.

Romains 8 : 26 nous rappelle que nous ne savons pas comment prier comme nous le devrions, mais que Dieu nous a donné son Saint-Esprit pour nous aider dans notre faiblesse. Nous ne devrions jamais considérer comme acquis le privilège que nous avons de consulter Dieu, de le prier et de rechercher sa face en toute situation. La prière peut vous conduire, vous et votre chorale dans la volonté parfaite de Dieu. Nous ne prions pas parce que Dieu ne serait pas au courant de nos besoins, mais précisément parce qu’il connaît toutes choses et peut donc nous conduire dans la bonne direction : « Voici l’assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé » (1 Jean 5 : 14–15). Quand vous priez, Dieu a promis de vous diriger; la prière est donc d’une importance vitale.

Soyez à l’écoute de la direction de Dieu: Un des bienfaits d’être un enfant de Dieu est que nous sommes conduits par sa main. La Bible dit : « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8 : 14). Jésus s’est clairement révélé comme étant le Bon Berger (Jean 10 : 3-4). Quand vous priez, vous recherchez l’aide de Dieu qui a promis de répondre et de vous aider (Ésaïe 30 : 19, 21). Être à l’écoute de Dieu vous amène à dépendre davantage de lui afin de faire ce à quoi il vous appelle. Sans lui, vous ne pouvez rien faire.

Avancez par la foi: La foi chrétienne triomphe du monde. Nous vivons par la foi, travaillons par la foi, proclamons l’Évangile par la foi, combattons le bon combat de la foi, et brandissons le bouclier de la foi. Nous voyons s’accomplir les promesses de Dieu par la foi, nous allons là où il nous veut par la foi. Cette foi n’est pas un consentement mental ou un raisonnement intellectuel. Notre foi est enracinée dans la personne de Jésus-Christ et en sa force souveraine pour accomplir des choses qui sont bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Hébreux 11 : 6 nous dit qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi.

CONCLUSION

Malgré les portes extraordinaires qui se sont ouvertes pour la chorale Brooklyn Tabernacle Choir, le Seigneur ne m’a jamais permis d’oublier ce que j’ai appris dans les tout débuts de notre ministère. Les campagnes des premiers jours avec Teen-Challenge me rappellent constamment ce que Dieu peut faire quand nos coeurs sont sincères et que notre seule préoccupation est de le glorifier. Ces jeunes gens de Teen-Challenge n’avaient rien de chanteurs expérimentés. Si la puissance de Dieu avait dépendu de la qualité de leurs voix, je suis à peu près sûre qu’il ne se serait rien passé dans ces réunions. Mais Dieu y a fait de grandes choses. Mais je sais que si nos coeurs ne sont pas purs et si nous ne dépendons pas entièrement de Dieu, tout ce que nous ferons sera en vain, même si nous étions invités à chanter dans les salles de concert les plus prestigieuses du monde.

Le plus grand piège dont doit se méfier toute chorale, c’est de céder à la tentation de se donner en spectacle et de faire une belle prestation au lieu de servir et de bénir l’auditoire. Quand une chorale est surtout intéressée pa la présentation d’un bon programme, elle perd des occasions d’avoir un impact spirituel. Si vous voulez voir Dieu toucher des perdus par le chant et la prédication, vous devez continuellement rechercher sa face. Autrement, vous ne ferez que produire un spectacle semblable à bien d’autres. Les gens aimeront sans doute cela, mais leur vie ne sera pas changée.

Une chorale peut être un moyen d’évangélisation en pénétrant toutes sortes de lieux hors de l’église : aux coins des rues, dans les prisons, les écoles ou les salles de spectacles. La vraie question n’est pas tant de savoir où vous irez, mais plutôt qui ira ? Ceux qui répondent à un tel appel seront comblés de pouvoir ainsi accomplir la volonté de Dieu. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson ? Eh bien ! je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson » (Jean 4 : 34–35).

Que vous soyez directeur d’une chorale, choriste, pasteur, ou tout simplement chrétien, votre ministère aura d’autant plus d’impact si vous êtes vidé de tout intérêt personnel et rempli de l’amour de Jésus-Christ. Ma prière est que Dieu nous aide tous constamment à nous voir à travers ses yeux et non les nôtres, car en ce moment même, les champs sont vraiment mûrs. Puissions-nous ne jamais limiter la façon dont il peut nous utiliser pour engranger cette moisson.

Article publié dans le journal Ressources spirituelles n.11, Printemps 2005.

mardi 3 mars 2009

Guide de planification destiné aux églises

Par Pierre-Alain Giffard


Ce guide, a pour but d’aider les pasteurs et les responsables d’église à planifier le développement de leurs églises en décrivant et en expliquant les différentes étapes de la planification.

D’abord pourquoi planifier? Robert Schuller, le pasteur d'une des plus grandes églises  en Amérique du Nord, répond en disant : Celui qui refuse de planifier, planifie son propre échec.

Planifier permet de s’organiser et d’être plus efficace dans l’accomplissement de sa mission. Planifier c’est élaborer un plan, c’est concevoir un ensemble de dispositions pour réaliser efficacement un projet.

Les pasteurs David Yonggi Cho, Rick Warren et Dale Galloway, dont les églises ont connu un développement sans précédent, ont tous panifié leur croissance.

 Qu’est-ce que la planification?

La planification est un processus de réflexion qui amène à répondre à quatre questions de base 

  • Où en sommes‑nous?
  • Où voulons‑nous nous rendre?
  • Comment pouvons‑nous nous y rendre?
  • Comment pouvons‑nous mesurer la progression?

La planification amène à mettre sur papier un document appelé plan de développement. Celui-ci comprend: 1) l’énoncé de mission de l’église 2) la vision de l’église; 3) l’énoncé des buts, des objectifs et des stratégies qui doivent permettre de réaliser la vision; 4) la description des mesures qui seront utilisées pour évaluer la mise en œuvre du plan.

1. Où en sommes‑nous?

La toute première étape dans la réalisation d’un plan est la formulation d’un énoncé de mission. Celui-ci définit, de manière succincte, ce qu’est l’église et sa raison d’être. Il doit être facile à comprendre et répondre aux questions suivantes:

  • Qui sommes‑nous et à qui offrons‑nous nos services?
  • Pourquoi sommes-nous là?
  • En quoi sommes-nous uniques?
  • En quoi notre mission s’inscrit-elle dans le mandat ou les programmes de l’institution à laquelle nous appartenons ?

Voici un modèle utile pour aider à formuler un énoncé de mission.

La mission (objectif) de notre église  est de __________________________________ (ce que nous faisons) à l’aide de _______________________________ (comment nous le faisons) pour ___________________________________ (pour qui) afin qu’ils _______________________________ (ce pourquoi nous le faisons)

La deuxième étape est de faire un énoncé des services offerts. Les services (ou catégories de services) sont les secteurs d’activités de base de l’église nécessaires à la réalisation de sa mission.

Exemples de catégories de services :

  • Prières et Célébrations
  • Évangélisation
  • Services caritatifs (visite de malades, collecte de vêtements et de nourritures pour les pauvres, etc.)
  • Services auprès membres (garderie; fraternité, activités de jeunesse, etc.)
  • Catéchisation (pour enfants et pour adultes)
  • Formation pour impliquer les membres dans des activités d’église
  • Communication (site internet, audiovisuel, etc.)
  • Etc.

La troisième étape dans la réalisation d’un plan de développement est l’analyse de l’environnement. L’analyse de l’environnement fait ressortir les Forces et les Faiblesses à l’interne, les Possibilités et les Menaces de l’extérieur (analyse F.F.P.M), tout autant d’éléments déterminants pour la capacité de l’église à poursuivre sa mission. Une telle analyse renseigne sur la situation actuelle de l’église et donne des informations importantes pour la suite de la planification.

Parmi les facteurs internes, citons les limites financières, la gouvernance (leadership et structure de leadership), le personnel, les méthodes et les systèmes opérationnels.

Les facteurs externes peuvent être entre autres la conjoncture économique, les déplacements de population, les avancées technologiques, les changements géographiques et les changements législatifs.

Les résultats de l’analyse de son environnement font partie des données dont on tiendra compte pour élaborer la vision d’avenir de l’église, ses objectifs, ses actions et ses stratégies.


2. Où voulons‑nous nous rendre?

La quatrième étape est la formulation d’un énoncé de vision. Celui-ci décrit la situation d’avenir souhaitée par l’église. C’est l’image, inspirante, de la situation future « idéale ».

  • L’énoncé de vision répond généralement aux questions suivantes :
  • Que souhaite l’église et à quoi aspire‑t‑elle?
  • Quelle image veut-elle véhiculer auprès de ses membres, de ses employés et de la communauté?
  • Comment améliorera-t-elle la qualité des services offerts?

La cinquième étape dans la réalisation d’un plan de développement est la formulation d’un énoncé de valeurs. Celui–ci sert de principe directeur en décrivant la manière dont les membres de l’église ont à se comporter dans l’exécution de leurs tâches. Ils traduisent les croyances et les convictions qui impriment et guident la réalisation de la vision et de la mission.

Les principes directeurs répondent généralement aux questions suivantes :

  • Quelle attitude allons-nous favoriser dans l’accomplissement de notre mission et la concrétisation de notre vision?
  • Quelles sont nos valeurs organisationnelles?

La sixième étape est la formulation des buts. Les buts sont les résultats des activités entreprises exprimés en termes qualitatifs. Ils reflètent ce que l’église recherche et la direction qu’elle entend suivre pour accomplir sa mission et concrétiser sa vision.

La formulation des buts s’inspire des réponses aux questions suivantes :
  • Les buts s’harmonisent‑ils avec l’énoncé de mission et des valeurs de l’église?
  • La réalisation des buts contribuera-t-elle à l’accomplissement de sa mission?
  • Les buts découlent‑ils aussi de l’analyse de l’environnement interne et externe, et répondent‑ils à des critères déterminés?
  • Les buts sont-ils en lien avec les services et les besoins des groupes ciblés de l’église?
  • Les buts donnent-ils à l’église une orientation claire sur ce qu’elle doit faire? Forment-ils un cadre pratique pour les objectifs et les activités futures?
  • Les buts s’inscrivent-ils dans la durée?

La septième étape est de déterminer les objectifs. Les objectifs sont les résultats que l’église prévoit atteindre par rapport aux buts à long terme.

La liste de points qui suit peut se révéler utile pour élaborer les objectifs:

  • Les objectifs doivent énoncer clairement les résultats particuliers que l’église s’efforce d’atteindre pour réaliser ses buts.
  • Chaque but doit répondre à au moins un objectif; cependant, une organisation se fixe souvent plus d’un objectif en vue d’atteindre un but.
  • La mesure de chaque objectif est exprimée en données chiffrées et indique dans quelle mesure les objectifs ont été atteints par l’église, par rapport à un but.
  • Les mesures sont rattachées à l’objectif à mesurer. Il en faut au moins une par objectif.
  • La mesure illustre le changement ou la variation dans la réalisation progressive d’un objectif. Les objectifs et les mesures utilisées doivent être clairs et faciles à comprendre pour quiconque ne connaît pas bien l’église.

Exemple – Buts rattachés à des objectifs et des résultats attendus



3. Comment pouvons‑nous nous y rendre?

La huitième étape dans la réalisation d’un plan de développement est de choisir les activités à accomplir pour réaliser les objectifs fixés. Les objectifs désignent les facteurs de croissance que l'église souhaite mettre en place tandis que les activités traduisent de quelle manière elle compte atteindre les résultats escomptés.

 Voici des éléments de réflexion utiles au choix des activités à choisir:

  •  L’activité reflète-t‑elle le mandat, la vision, la mission et les valeurs de la communauté chrétienne?
  • L’activité se rattache‑t‑elle clairement à l’achèvement d’un but et d’un objectif précis?
  • L’activité est‑elle réaliste face aux moyens, aux risques et aux coûts?

À titre d'exemple :


La neuvième étape est de planifier les activités dans le temps. Il s’agit du plan d’action. Celui-ci peut aussi décrire l’emplacement choisi pour l'église, incluant une carte ou un dessin et les justifications de ce choix. Il explique les améliorations qui devront être apportées au local pour le rendre opérationnel et fournir, si disponible, un plan d’aménagement de ce local de même qu’un échéancier des étapes de réalisation de l’aménagement. Il inclut les preuves que cet emplacement, ainsi que les édifices, sont conformes aux lois municipales, lois sur la santé, sur la sécurité, etc.

Il est important de bien penser aux risques matériels liés au démarrage du projet en identifiant les risques potentiels (date limite non rencontrée, difficultés de financement, dépenses plus grandes que prévues, bris des véhicules, problèmes d’ordinateur, etc.) et de proposer des solutions pour éviter ces problèmes.

La dixième étape dans la réalisation d’un plan de développement  est de choisir une structure de gouvernance. La gouvernance peut se définir comme étant l’ensemble des processus et des structures permettant au pouvoir décisionnel de s’exercer. Elle a pour conditions essentielles 1) la cohérence interne autour d’une mission bien définie; 2) la discipline organisationnelle et; 3) l’harmonisation en fonction des résultats.

Une structure de gouvernance efficace permet aux personnes (ou aux groupes de personnes) en poste de responsabilité de mettre en place les orientations stratégiques et les priorités de la communauté chrétienne. Elle existe pour appuyer le premier responsable et obtenir des résultats. Elle comprend l’autorité de prendre des décisions en matière de placement de personnel, de réaffection des ressources et de conception de programmes.


4. Comment pouvons‑nous mesurer la progression?

La onzième étape est de se donner des mesures (indicateurs de progrès) pour vérifier les progrès accomplis et repérer les activités qui sont efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce suivi est idéalement effectué sur une base trimestrielle.

Les mesures indiquent le changement ou la variation dans la réalisation progressive des objectifs. Voici quelques questions utiles pour bien formuler une mesure :

  • La mesure est‑elle pertinente? A-t-elle un lien direct et logique avec le but ou l’objectif?
  • La mesure est‑elle fiable? Produit-elle une information juste et vérifiable pour la période de réalisation de l’objectif?
  • La mesure est‑elle valable? Capte-t-elle ce que l’organisation tente de mesurer?
  • La mesure a-t-elle une valeur qui justifie ce qu’il en coûte pour en produire les données?

 Il est recommandé de faire un tableau contenant l’ensemble des objectifs afin de présenter les résultats des différentes mesures.

La douzième étape est de déterminer les ressources nécessaires à la réalisation des activités. Celles-ci peuvent se répartir en au moins quatre catégories:

·       Ressources humaines ;
·       Ressources matérielles ;
·       Ressources financières ;
·       Ressources en temps.

Une analyse judicieuse permettra de distinguer celles qui sont nécessaires et celles qui sont disponibles ; le solde indiquera celles qu'il reste à acquérir. Il y a lieu d’indiquer les différentes sources.

Les ressources sont exprimées en coûts, en salaires, en temps et en personnes. Combien de temps cela va prendre pour réaliser les activités et combien cela va coûter? Qui aurait les compétences nécessaires pour accomplir les activités choisies?

 À titre d'exemple :

Le premier tableau présente les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des activités. Le deuxième tableau présente les ressources nécessaires pour défrayer les coûts indirects associés aux services de soutien administratif et opérationnel. Par services de soutien administratif et opérationnel, on entend tous les coûts indirects variables qui peuvent être associés à l'exécution d'activités directement liées à des projets.


La treizième étape joint tous les aspects du projet et permet de le traduire en terme monétaire. Elle évalue son coût sur deux ou trois ans et en suggère le mode de financement. L'aide d'un comptable sera une aide précieuse sinon indispensable.

  • Coûts requis au démarrage: Qu’y a-t-il à acheter, à rénover, à débourser entre maintenant et la date du départ du projet? Établir la liste des frais de démarrage en détaillant chacun des postes suivants :
  • Terrain; Bâtisse; Matériel roulant; Équipements; Mobilier; Améliorations locatives (rénovations); Brevet;
  • Frais d’incorporation; etc.

Finalement la quatorzième étape est de rédiger le sommaire, un texte placé au début du plan dans la réalisation d’un plan de développement d’une à deux pages maximum, qui fait la synthèse de ce que l’on retrouve dans l’ensemble du document. Il devrait être rédigé en dernier et contient les informations suivantes:

Nom du projet : _______________________
Pasteur : ________________________
Équipe de direction: ____________________
Adresse: _______________________________
Téléphone : ______________________
Courriel : _________________________

Activité principale : (À titre d'exemple : Annonce première auprès des sans-églises et formation de disciples)

But principal : (À titre d'exemple : Être une la communauté chrétienne en croissance spirituelle et numérique)

Points forts : (À titre d'exemple... Formation et expérience du pasteur; Qualifications des membres de l’équipe de direction; Connaissance des facteurs qui engendrent la croissance des églises; Appui du responsable local de la dénomination chrétienne; etc.)

Historique du projet

Groupe cible

Grandes lignes pastorales :

À titre d'exemple :

·       Planification de la croissance
·       Implication de l'ensemble des membres dans l’annonce première auprès des sans-églises.
·       Concentration des efforts d'annonce première sur le(s) groupe(s) le(s) plus réceptif(s) du milieu où est implantée l'église.
·       Création de pastorales/ministères prises en charge par des responsables laïcs.
·       Assurer une formation et un suivi pour les leaders laïcs.
·       Mise en place de parcours conduisant les membres de la communauté chrétienne à la maturité spirituelle.
·       Évaluations annuelles des activités de la communauté chrétienne en vue de l'amélioration continue.
·       Adaptation des activités aux aspirations culturelles et aux besoins du milieu où est implantée l'église.
·       Création d'une structure de petits groupes apte à former des disciples et à impliquer les laïcs.

Avantages du projet : Avantages par rapport au mode usuel de fonctionnement des églises; mode de fonctionnement qui résulte souvent, dans la société et la culture actuelle, en la décroissance de la communauté chrétienne.

Besoins financiers : Expliquer sommairement combien d’argent a été investi à ce jour; quelles sont les montants nécessaires présentement, à quoi servira les montants reçus: salaires, location de locaux, achats de matériel, etc.; quelles sont les sources financières.

Mot de la fin:  La planification n’est pas une activité ponctuelle achevée lorsqu'une première version du plan est terminée. C’est un travail continu qui doit viser à toujours mieux saisir et réaliser la mission de l'Église dans un environnement en constante évolution. 


LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE