La source de la croissance: le réveil

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Le mot réveil signifie revivre, être renouvelé afin de devenir ce que nous sommes sensés être en Dieu. Le réveil est dû à une effusion du Saint-Esprit qui conduit les gens au repentir et au désir d’une nouvelle vie. Bien qu’il puisse y avoir des manifestations sensibles de l’Esprit comme par exemple une intense joie ou le repos dans l’Esprit, le fruit d’un réveil est la conversion des personnes. Charles Finney, un grand prédicateur protestant, le décrit comme « le début d’une nouvelle obéissance à Dieu. » Le réveil est là quand on voit des multitudes se donner au Seigneur et que des foules sont baptisées. Il y a un renouveau d’amour dans la vie des croyants qui se rassemblent alors dans une véritable communion fraternelle. Les chrétiens aspirent à la sainteté individuelle et collective : c’est en quelque sorte un retour au livre des Actes des Apôtres.

L’origine des réveils

L’évangéliste américain Dwight Moody disait : « Vous recevrez un réveil à la mesure de votre prière » . L’Église primitive et particulièrement la Pentecôte trouve son origine dans une réunion de prière. Jim Cymbala le pasteur de l’église Brooklyn Tabernacle, une assemblée de 10.000 membres, dans l’État de New-York explique : « Nous avons commencé avec 15 à 18 personnes pour arriver à plusieurs milliers. Quand je considère ce que Dieu a fait au fil des ans, je constate que le cœur de notre ministère a été la réunion de prière. Quand nous crions vers Dieu, il répond.» Pour lui les réunions de prière donnent l’énergie et la vitalité nécessaires pour accomplir ce que Dieu nous demande. Dieu donne son Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent dit-il Être rempli de l’Esprit n’est pas une expérience ponctuelle mais une réalité durable. Le peuple de Dieu peut vivre de nouvelles effusions de l’Esprit qui les revêt alors de force, de joie, de liberté, et de passion pour atteindre les perdus. C’est ce que Dieu fait dans nos réunions de prière.

Deux exemples de réveils dans des églises locales

L’église du pasteur Jim Cymbala le Brooklyn Tabernacle est située dans un quartier difficile de New York où règnent la drogue, la violence et tout ce que l’on trouve dans les ghettos. Alors que son église comptait environ cent membres, il tomba gravement malade. Dépourvu de santé, et d’argent, il dit à Dieu : « Je ne sais que faire. Les uns disent que pour faire grandir l’église, il faut avoir une vision, les autres disent qu’il faut des cellules de maison et d’autres qu’il faut organiser une école du dimanche. Mais Seigneur, si tu n’agis pas rapidement, nous n’aurons plus d’église du tout (…) que dois-je faire au point où nous en sommes ? Je n’ai pas d’argent et c’est si difficile dans ce secteur de la ville. »

La suite de cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

97828402442953