Affichage des articles dont le libellé est maturité spirituelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est maturité spirituelle. Afficher tous les articles

mardi 20 novembre 2012

La croissance de l’église et le travail en équipe

En tant que responsables en Église, la tentation est grande de vouloir tout faire soi-même. Cela peut remplir ses journées et donner l’impression que l’on fait de son mieux pour accomplir la volonté de Dieu. Le pasteur David Yonggi Cho, en Corée du Sud, en est un bon exemple. Animé d’un fort désir missionnaire, il commença une Église à partir d’un petit groupe de chrétien et réussit à multiplier leur nombre jusqu’à 800 000. Au début, il faisait tout lui-même… il était partout et rien ne se faisait sans lui. Mais avec le temps, il finit par appeler cette attitude, cette façon de faire, la clé du désastre. En effet, à force de vouloir tout faire, il tomba gravement malade et s’épuisa. Il fit ce qu’on appelle communément un burnout, c’est-à-dire un épuisement professionnel. Il mit dix ans à s’en remettre.

Dans les souffrances de sa fatigue et le désir de continuer à développer son Église, il en arriva à déléguer la tâche de l’annonce missionnaire aux laïcs. Il changea radicalement sa façon de faire en prenant le temps de former des responsables et en leur confiant des responsabilités. C’est en grande partie grâce à ce travail d’équipe, à cette collaboration avec les laïcs, que sa communauté chrétienne se développa de façon exponentielle.

Mais le travail d’équipe n’est pas simple. Il peut être source d’unité et d’épanouissement ou source de division et de souffrance. Voici quelques pistes afin que celui-ci contribue tant à la croissance de l’Église qu’à la croissance des membres.

1. Laisser les membres de l’équipe prendre part au processus de planification

Les responsables devraient définir les objectifs avec les autres membres de l’équipe et ne pas leur imposer des moyens pour les atteindre. En effet, les membres d’une équipe pastorale débordent souvent de créativité et d’idées qui peuvent considérablement enrichir un projet ou un événement. Comme Pierre et Jean qui coururent tous les deux ensemble (Jn 20:4) vers le tombeau vide, les membres d’une équipe devraient se former et travailler ensemble pour saisir une vision nouvelle et des moyens nouveaux pour réaliser leurs projets.

2. Donner suffisamment d’autonomie

Le rôle des responsables d’équipe est surtout de rappeler la mission et la vision de l’équipe ainsi que les objectifs définis. Ils devraient ensuite, autant que possible, laisser les membres atteindre ces objectifs par eux-mêmes, selon leur expérience propre et leurs compétences particulières. Donner suffisamment d’autonomie aux membres pour atteindre les objectifs fixés leur permet de travailler en fonction de leurs dons, de leurs inspirations et de trouver joie et épanouissement dans leur travail à cause de la confiance qui leur est accordée. Comme l’explique saint Paul dans l’épître aux Romains (12:5), nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, mais nous sommes pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée.

3. Assurer un suivi

Ceci est important, les membres de l’équipe ne sauront pas s’ils sont sur le bon chemin à moins que cela leur soit dit clairement par l’ensemble du groupe. Il est donc nécessaire de réunir l’équipe à intervalles réguliers afin de discuter des progrès accomplis. Les membres peuvent ainsi recevoir des suggestions d’améliorations de la part des autres membres de l’équipe.

4. Encourager les membres

Chaque membre de l’équipe a droit à une reconnaissance sincère, personnelle et publique de la part du responsable. Une fois l’évaluation achevée, tout n’est généralement pas parfait, mais il faut avant tout relever ce qui a été fait de bien afin d’encourager et d’enhardir les membres pour leurs futures implications. Encouragez-vous mutuellement chaque jour, nous exhorte saint Paul (He 3:13)! Mettre trop d’emphase sur les points négatifs peut facilement blesser et décourager les membres dans leur engagement généreux à la suite du Christ.

Conclusion

Le travail en équipe peut réellement être une source d’unité et de fraternité lorsque le responsable aide à bâtir une vision commune, fait confiance, accompagne, motive et laisse chaque membre agir selon ses dons et ses inspirations. Une telle culture d’équipe relève de la maturité spirituelle et démontre le respect que l’on doit à chaque membre du Corps du Christ, appelé à sa manière à participer à la mission de l’Église.

Auteur : Pierre-Alain Giffard

 

NOTE: Certaines idées présentées sont inspirées de l’article « Secrets to Developing a Productive Team » de Juan Cruz.

http://www.churchleaders.com/pastors/pastor-articles/162984-secrets-to-developing-productive-team.html

mercredi 30 décembre 2009

Processus d’évangélisation et de formation des disciples

Auteur : Pierre-Alain Giffard


 La plupart des églises en croissance ont conçu des parcours d’évangélisation et de croissance destinés à faire accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur, à faire croître spirituellement les membres de la communauté chrétienne, à les impliquer dans la mission et à former des leaders.  Il s’agit d’un processus de formation en plusieurs étapes. À titre d’exemple, nous en avons schématisé un à la page suivante.

Ce processus de formation peut être commencé et animé par une seule personne ou un petit groupe dans la mesure où ses membres sont formés et dotés d'un esprit missionnaire. 



Dans une première étape, la personne responsable du petit groupe forme quelques membres à l’évangélisation auprès des non-chrétiens et des non-pratiquants (voir le huitième chapitre de la quatrième partie : Aider les membres de son église à évangéliser de personne à personne).

Les personnes ainsi évangélisées sont invitées dans un premier parcours. Celui-ci consiste en une (petite) série d'enseignements dans lequel est proclamé le kérygme; à savoir 1) L'amour de Dieu; 2) Les conséquences du péché; 3) Le salut en Jésus-Christ, mort et ressuscité; 4) L'appel à la conversion et au baptême; 5) L'accueil du Saint Esprit; 6) Le cheminement en église.

Le but de ce premier parcours est de faire faire un acte de foi aux personnes présentes. Il y est aussi proposé une discipline de base pour croître spirituellement (lecture quotidienne de la Bible, prières, association avec d'autres chrétiens, persévérance dans les parcours de formation proposés par la communauté chrétienne). Il peut aussi être demandé aux membres de participer en groupe à des activités de renouvellement spirituel ainsi qu’à des activités pour aider les démunis et les malades. Ce parcours incitera aussi les participants à recevoir le baptême et/ou d'autres sacrements selon les pratiques particulières des églises.

Le deuxième parcours présente différentes approches d'évangélisation des sans-églises. À la fin de celui-ci, les participants s'engagent à évangéliser et à mieux témoigner du Christ par toute leur vie.

Le troisième parcours permet aux participants d’approfondir leur foi car ils y reçoivent un enseignement systématique et approfondi des différents aspects de la foi et de la vie chrétienne.  Pour les églises à caractère charismatique, il peut y avoir un enseignement sur la pratique des dons spirituels.

Le quatrième parcours vise à aider les participants à découvrir leurs dons, leurs intérêts et leurs disponibilités afin de pouvoir éventuellement s'engager dans l’une ou l’autre des activités de la communauté chrétienne. À la fin de ce parcours, il est proposé aux membres de s'engager pour un an dans une ou l’autre des activités de l’église.

Le cinquième parcours est plus pratique que théorique car les personnes s’impliquent dans une des activités missionnaires.  Ils y sont  formés dans l’action.  Son but est de faire faire l’expérience de Dieu dans l’engagement, de porter du fruit et d’évangéliser à travers une des activités de la communauté chrétienne.

Le sixième parcours vise à former au leadership des personnes qui semblent en avoir l'aptitude. Le contenu de ce parcours peut être à la fois théorique et pratique. Ceux qui l'on suivi avec succès peuvent s'engager durant un an comme leaders dans une des activités de l’église.

Les activités inscrites sur le schéma ne sont pas exhaustives, mais il est important qu’elles se diversifient selon les quatre grandes fonctions de l'église:
  1. La fonction  cultuelle: Activités de célébrations et de prières  qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Prêtre dans l'Évangile.
  2. La fonction prophétique: Activités d’évangélisation et d’enseignements qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Prophète.
  3. La fonction  hodégétique: Activités de direction et de leadership dans la communauté chrétienne qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Roi.
  4. La fonction  socioculturelle: Activités d’entre-aide et de solidarité envers les pauvres, de visite et de guérison des malades, qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Sauveur.
L’équilibre et la diversification des activités de l’église autour de ces quatre pôles permettent de ne pas tronquer la mission d'une de ses composantes essentielles.

Toutes les activités de la communauté chrétienne devraient voir un but  missionnaire, c'est-à-dire que ceux et celles qui les réalisent devraient viser à évangéliser et à faire croître l'église à travers leur engagement particulier. Si par exemple des personnes se sont engagées à servir Dieu dans le ministère de la musique ou de la chorale, celles-ci devraient essayer de toucher les cœurs et d'amener au salut les personnes qui les écoutent. Il en est de même pour celles qui pourraient s’occuper de l’accueil, de l’aide auprès des pauvres, etc.

La personne qui démarre le processus de formation devra être capable d’animer et de coordonner l’ensemble des parcours. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’elle pourra déléguer à d’autres l’animation des parcours après avoir découvert et formé des leaders/animateurs.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

lundi 7 septembre 2009

Le but de la croissance ecclésiale

Auteur : Pierre-Alain Giffard

La recherche de croissance numérique est seulement une étape, mais une étape nécessaire, pour atteindre un but plus élevé : la multiplication des personnes qui entrent dans le salut en Jésus Christ (1Pierre 1:3-12) et la croissance de la charité dans le monde.

Les membres de l’Église sont appelés à être formés par l’Esprit pour croître spirituellement et devenir des signes vivant de l’amour Dieu dans le monde.

Les cheminements, les activités, et les enseignements proposés aux membres d’une Église devraient donc les aider à…

✓ devenir enfants de Dieu, justifiés par grâce et héritiers du Royaume (Ga 4, 7 ; Tite 3, 7) ;
✓ devenir intimes avec Jésus (Ep 3, 17 s. ; Jn 15, 14 ; Ga 2, 20) ;
✓ trouver, vigueur, amour et courage dans la Parole de Dieu ;
✓ vivre une vie divine à l’image de Jésus ;
✓ tout faire avec amour et pour l’Amour ;
✓ devenir humbles et intègres ;
✓ renoncer à ses intérêts propres au bénéfice des autres ;
✓ vivre dans la pureté et la sainteté ;
✓ acquérir maîtrise de soi et force contre les tentations ; 
✓ tout faire de son mieux, avec bon sens et intelligence ; 
✓ croître en sagesse et en vertu ;
✓ respecter et aimer les autres quels que soient leur race, leur origine nationale ou ethnique, leur couleur, leur religion, leur sexe, leur âge ou leurs déficiences mentales ou physiques et leur orientation sexuelle ;
✓ comprendre que les épreuves et les souffrances font partie du cheminement spirituel ;
✓ savoir se sacrifier (porter sa croix) en faveur des autres ;
✓ se laisser transformer et habiter par l’Esprit ;
✓ acquérir une foi qui déplace les montagnes ;
✓ pardonner aux autres de tout cœur et devenir des instruments de paix ;
✓ devenir divins par participation et gouverner avec le Christ (Ps 82, 6 ; Jn 10, 33-35) ;
✓ vivre pour Dieu seul.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

vendredi 15 mai 2009

Croissance des églises et maturité spirituelle

Auteur:  Pierre-Alain Giffard

Plusieurs des églises évangéliques ont connu ces dernières années une croissance remarquable reconnaissent aujourd’hui la nécessité de faire mieux pour conduire les chrétiens vers la maturité spirituelle. Il y a cinq éléments à développer dans une église locale pour faire cheminer les chrétiens vers une plus grande maturité spirituelle.

Amour de Dieu : Un des premiers buts à faire poursuivre par les membres d'une Église est l'acquisition d'une discipline personnelle pour chercher Dieu (1Chroniques 16:11; Psaumes 27:8) et s'unir à Lui (Jean 17:21; Romains 6:23). Dieu ne désire essentiellement qu'une chose : l'amour. Jésus nous appelle a vivre avec Dieu une relation filiale d'amour et de confiance.

Charité / Paix / Unité : Un deuxième but à poursuivre est d’aider les chrétiens à être des instruments de paix, de charité et d’unité : Recherchez la paix avec tous, et la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur (Hébreux 12:14). Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment (1Corintiens 1:10). Tout autant que la paix, la charité envers les personnes dans le besoin est déterminante pour notre salut (Mathieu 25:31-46). L’unité, la réconciliation et la paix dans nos relations mutuelles, particulièrement dans l'Église, les couples et les familles sont des signes de maturité spirituelle et manifestent la victoire du Christ dans ce monde.

Exercice des charismes : Le processus de maturité spirituelle devrait amener les chrétiens à progressivement se décentrer d'eux-mêmes pour se préoccuper des autres et du bien commun. C’est dans ce but que Dieu donne à chacun des manifestations de l’Esprit : À chacun, la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun (1 Corinthiens 13). Aspirez aussi aux dons spirituels, surtout à celui de prophétie (1Corinthtiens 14:1). L’exercice des charismes fait partie du la vie spirituelle et édifie le Corps du Christ (1Corithiens 14:5).

Implication dans un ministère : Le Christ nous invite à porter du fruit. Et cela est plus facile et plus efficace à travers une structure ecclésiale. Prendre la responsabilité d’un ministère ou en faire partie d'un, est dans certaines Églises locales l'aboutissement des parcours de cheminement. Être impliqué dans un ministère n’est pas le signe ultime de maturité spirituelle mais cela démontre un esprit de générosité et de consécration envers la communauté chrétienne et à sa mission

Pratique des vertus : La pratique régulière des vertus humaines est un des signes les plus évidents de maturité spirituelle. Acquises par l’éducation, par des actes délibérés et par une persévérance toujours reprise dans l’effort, les vertus humaines sont purifiées et élevées par la grâce divine. Avec l’aide de Dieu, elles forgent le caractère et donnent naissance dans la pratique du bien.

La maturité spirituelle est atteinte en parcourant un chemin de transformation et de conversion continue qui demande à ceux qui s’y engagent de se laisser enseigner par la parole de Dieu et de mettre en pratique ce qu’ils apprennent.




LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE