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lundi 10 juillet 2017

Four Disciplines for Parish Growth Defined

By Pierre-Alain Giffard (Ph.D.)

According to Jim Rohn, entrepreneur and personal development coach, success is nothing more than a few simple disciplines, practiced every day.

In the context of our local Church, a question arises: Which disciplines should we practice to successfully accomplish the mission that Christ has given us?There are of course personal spiritual disciplines, such as forgiveness (Luke 6:37) and charity toward the poor (Matthew 25:40), but at the parish level, towards the mission to make disciples and grow the Church (Matthew 28:19), what should these disciplines be?

Prayer. Church growth is first a spiritual matter. The Word of God tells us that it’s God who ensures growth (1 Corinthians 3:7); without him, we can do nothing (John 15:5). To begin a journey toward growth, a parish should start praying for its renewal and development: ask, and it will be given to you; search, and you will find; knock, and the door will be opened to you (Matthew 7:7). These activities of prayer need to be planned and organized by parish leaders.

Spiritual Renewal. The Church began to grow right after Pentecost, and what growth! This phenomenal expansion can be attributed in large part to: 1) the action of the Holy Spirit, which was poured out on the disciples (following their prayers in the upper room); 2) the disciples’ life testimony; 3) the supernatural power that accompanied their preaching.

But Pentecost was not meant to be just a one-time event; outpourings of the Holy Spirit occur each time Christians seek to be renewed by sacraments, by personal and community prayer, by the reading and studying of the Word, by seminars like Life in the Spirit, by Eucharistic adoration, by spiritual retreats, by participation in small faith-sharing groups, by occasional fasting, and by other spiritual disciplines. Renewal will occur if activities like these are planned and organized by parish leaders.

Evangelization. For the last 40 decades, Christians from older established churches, have put more emphasis on social justice than on evangelization.  Now they are encouraged by their leaders to reach out to those who do not know or do not follow Christ. But how can this be done at the parish level? Fortunately, there are programs and methods, like the Alpha Course, Parish Evangelizing Cells and others. Running such programs greatly contributes to the renewal and growth of a parish.

The Sunday Experience. Invited guests and visitors will most likely come back to church after a first visit if their Sunday experience is positive. This Sunday experience depends on how they are welcomed, preaching that is divinely inspired and connects truth to life, the quality and playfulness of worship, if children’s services are offered, the cleanliness of the facility, opportunities to get involved in volunteer activities and opportunities to create friendships.

To grow, parishes need to think in terms of integrating visitors and find a strategy to help newcomers experience fellowship and get involved in parish activities. As is the case of prayer, spiritual renewal, and evangelization, the Sunday experience has to be planned and organized by the parish leaders and supported financially by the board of administration.

These four pastoral disciplines come from the solid experience of growing parishes. They can become a reality in our parishes if our pastors, parish pastoral councils and our boards of administration make them a priority.

Parish leaders, like Jesus, should be driven by a God-given desire to make disciples. They need to move from maintenance to mission and encourage new pastoral initiatives that enable the parish and all its members to seek, welcome and integrate new people into the Church.

Without this desire, parishes will continue to decline and eventually die because their pastors and members will not have fulfilled the fundamental divine mandate of the Church: to go forth and bring God’s love to all and integrate into the Body of Christ those whom God invites to forgiveness, peace, love and eternal life through an authentic loving relationship with Jesus.

vendredi 25 juillet 2014

Des Églises “en sortie”

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Pour réaliser la mission de l’Église, les communautés chrétiennes ont à devenir des Églises en sortie, à savoir des communautés missionnaires  tournées vers l’extérieur qui comprennent que leur mission est de rejoindre,  accueillir et faire cheminer les personnes qui ne connaissent pas le Christ ou qui ne le suivent pas.

Plusieurs éléments caractérisent les Églises missionnaires :

• La croissance de la communauté est recherchée et considérée comme la volonté de Dieu (I Tim 2:4).

• Des activités de prière sont organisées pour soutenir les activités et la croissance de la communauté (Jean 15: 2-8).

• Les membres de la communauté chrétienne sont formés pour évangéliser.

• Les responsables de la communauté, avec la participation de tous les autres membres,  visent à faire du passage dans l’Église une expérience mémorable, particulièrement pour les visiteurs et les personnes invitées.

• Des parcours sont offerts pour permettre la croissance dans la foi et la croissance spirituelle des membres de l’Église.

• Différentes dimensions de la mission sont déployées :

1. L’accueil et la fraternité (unité)

2. L’adoration, les prières et la louange

3. La charité (bonnes oeuvres)

4. Les prières pour la guérison

5. L’évangélisation

6. L’éducation de la foi et croissance spirituelle

7. La formation des leaders (animation, direction et planification)

• La mission est vécue en coresponsabilité avec les membres ordonnés. Des membres non ordonnés (laïcs) sont appelés et formés pour devenir des leaders qui participent à l’animation de la communauté chrétienne.

Les Églises missionnaires …

· se soucient des personnes qui ne sont pas là;

· s’organisent pour les rejoindre et les accueillir;

· les font cheminer vers la maturité spirituelle;

· discernent leurs dons;

· les impliquent dans la mission et enfin;

· les forment pour devenir des leaders dans l’Église et le monde.

Cliquer sur le schéma ci-dessous pour voir la vision d’une Église en sortie.

1. Une Église en sortie 2

Les efforts de témoignage et d’évangélisation (première annonce) de la communauté chrétienne sont à la base de son existence. Ils constituent la fondation de l’édifice et précèdent les efforts pour initier à la foi. Ils doivent donc constituer la priorité numéro un avec les activités de prières.

Fondations pour la croissance (Pyramide) 2017

Comme la sève circule et donne vie à un arbre, les personnes évangélisées seront progressivement amenées à cheminer vers la croissance spirituelle et l’engagement dans la mission l’Église. Il est crucial de planifier et de coordonner des actions pour faire passer les personnes d’une étape à l’autre.

Dynamique de croissance 2017

En cheminant d’une étape à l’autre (de gauche à droite du schéma), de l’accueil jusqu’à l’implication missionnaire, les personnes évangélisées renouvellent la communauté chrétienne et donnent santé et croissance à l’Église.

Dans une Église en sortie, à l’image de l’Église primitive, les membres de la communauté chrétienne ont d’abord cherché à être remplis de l’Esprit Saint pour être  animés d’un zèle missionnaire. Les premières activités à mettre en œuvre pour être une Église missionnaire sont des activités de prière et de renouvellement spirituel  ainsi que la formation de toute la communauté chrétienne au témoignage et à l’accueil des personnes évangélisées; puis viennent l’initiation chrétienne des nouveaux, leur croissance spirituelle, leur insertion progressive dans la mission de l’Église et l’attribution de responsabilités pour les personnes qui sont en accord avec la vision de l’Église et qui ont les talents nécessaires.

vendredi 12 juillet 2013

Vision et croissance de l’Église

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Depuis des décennies, la réalité ecclésiale et sociale en Occident n’a cessé de changer : l’Église est passée d’un contexte de chrétienté à un contexte missionnaire.

Pour les Églises locales, cela signifie qu’il est temps de s’engager dans la mission et particulièrement dans la première annonce[1].

Cet effort d’évangélisation demande d’élaborer et de communiquer une vision dans la paroisse qui aura pour avantage de motiver les chrétiens à participer à la mission de faire des disciples.

1. Qu’est-ce qu’une vision ?

Une vision est une image, un rêve réalisable que l’on souhaite vivre dans un avenir rapproché. Elle pointe vers une destination, elle motive et donne du sens. Elle permet à une organisation d’avoir une direction commune et de faire des choix stratégiques et organisationnels. Une vision n’est toutefois pas un plan d’action, ni une série d’objectifs à réaliser.

D'une certaine façon, une vision agit comme un phare qui guide un navire vers le port recherché en indiquant à l'équipage la direction à suivre. Pour être efficace et servir son but, elle doit être inspirée, formulée de manière à engendrer l’espérance et inciter à l’action.

Quand les pasteurs d’une Église ont une vision qui a du sens et qu’ils la communiquent efficacement, les fidèles sont prêts à consacrer plus de leurs énergies, de leur temps, de leurs talents et de leur argent au service du Christ et de son Église. Un sentiment d’appartenance et de motivation les saisi amenant même des instances non-chrétiennes à vouloir collaborer avec l’Église.

2. L’Église : une vocation à la croissance

Avant de monter au ciel, Jésus a dit à son Église naissante : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples[2] ». Dans son Évangile il a souvent expliqué l’importance d’aller au-devant de ceux et celles qui ne le connaissent pas ou qui se sont éloignés de lui[3].

L’Église continue la mission de Jésus. L’Église est convocation, convocation de l’humanité au salut. Au niveau local, celle-ci s’implante ou se greffe dans un lieu donné et est appelée à croître. Plusieurs paraboles bibliques présentent d’ailleurs l’Église comme un « organisme » qui se développe[4].

Cette croissance est d’abord l’œuvre de Dieu, l’œuvre de l’Esprit répandu à la Pentecôte. Elle est un signe de l’action de la grâce et la manifestation extérieure d’une croissance intérieure. Elle est aussi l’œuvre de la foi, l’œuvre de chrétiens qui prient et qui adhèrent à la volonté de Dieu de voir son Église se développer.

Dans ce sens, une vision missionnaire devrait d’abord inciter les croyants à désirer ce que Dieu veut (la croissance de l’Église), à se renouveler dans la foi et la charité[5] et à s’engager dans la mission.

Les Église ont à sortir d’une conception pastorale selon laquelle il suffit de « faire comme on a toujours fait ». Il s’agit de devenir inventif et de se consacrer, avec les énergies et les ressources qui restent, à l’annonce missionnaire[6].

L’annonce missionnaire n’est toutefois pas la seule fonction de l’Église. L’Église doit aussi chercher à renouveler ses célébrations, ses efforts pour être plus accueillante et fraternelle, ses formations envers ses membres et son engagement dans le monde afin de devenir toujours plus signe et sacrement de l’amour de Dieu (Luc 10:25-37; 25:31-36).

3. L’énoncé de vision

À la lumière de ce qui a été dit plus haut, il est possible de formuler un exemple d’énoncé de vision :

Être, sous la mouvance de l’Esprit, une Église au cœur du monde qui engendre et forme de nouveaux[7] disciples qui cheminent en Église et s’impliquent dans sa mission.

Certaines priorités pastorales découlent de cette vision :

1) Aider les chrétiens à prendre conscience de leur identité et de leur responsabilité missionnaire[8] : la mission ne concerne pas seulement les membres ordonnés, mais elle est confiée par Dieu lui-même à tous les baptisés (Luc 10:1-12.17-20);

2) Mettre sur pied des activités de prières afin d’implorer Dieu pour le renouvellement spirituel et missionnaire de l’Église;

3) Former les responsables dans l’Église au sujet des facteurs qui favorisent la croissance de l’Église[9];

4) Former les fidèles au témoignage et à l’annonce de l’Évangile;

5) Inventer de nouveaux chemins et de nouvelles activités qui permettront d’inviter les absents à fréquenter hebdomadairement leur communauté chrétienne;

6) mettre sur pied des cellules d’évangélisation dont la mission première est l’annonce missionnaire et la formation de disciples qui osent témoigner de leur foi et l’annoncer sans détour;

7) Organiser un service d’accueil et de suivi des personnes nouvelles;

8) Créer des parcours de discernement des dons et de formation qui permettront d’impliquer les personnes nouvelles dans des pastorales qui visent la réalisation de la vision;

9) Former des leaders laïcs.

4. L’énoncé de mission

Certains préfèreront un énoncé de mission plutôt qu'un énoncé de vision. Celui-ci pourrait se formuler comme suit:

Engendrer et former de nouveaux disciples qui cheminent en Église vers la maturité spirituelle et s’impliquent dans sa mission.

Bien communiqué, cet énoncé de mission devient celui de tous les membres de l'Église. On ne saurait sous-estimer l’importance de cette communication qui permet de centrer les efforts de la communauté chrétienne sur l'essentiel de la mission évangélique.

Pour ne pas rester lettre morte, il faudra donc qu’il soit, comme la vision et les priorités pastorales qui en découlent, communiqué par différents moyens. Il permettra de formuler des objectifs pour l’Église et de déterminer des activités la rendront missionnaire et féconde.

5. Croire à la croissance et la poursuivre

Basé sur l’expérience de communautés chrétiennes en croissance dans le monde, il est possible de croire que des communautés chrétiennes stagnantes ou en décroissance peuvent redevenir fécondes.

De nombreux ouvrages existent aujourd’hui sur la croissance de l’Église[10]. Ces ouvrages expliquent comment faire de la croissance une réalité. Ils expliquent quels sont les facteurs qui contribuent au développement des Églises.
Parmi les facteurs les plus importants il y a :

1. La communication d’une vision et d’une culture missionnaire dans l’Église;
2. La mise en place d’activités de renouvellement spirituel des croyants (réveil);
3. La mise en place d’activités de prière pour intercéder en faveur des efforts d’évangélisation et en faveur des personnes que l’on cherche à rejoindre;
4. La formation des responsables ecclésiaux concernant les facteurs qui contribuent à la croissance de l’Église;
5. La rédaction d’un plan d’action (planification) pour mettre en place des facteurs de croissance ;
6. La mise en place de cellules d’évangélisation;
7. La formation des croyants au témoignage et à l’annonce de l’Évangile;
8. L’accueil et le suivi des personnes évangélisées, notamment par un système d’accompagnement par parrainage/« coaching » afin de les intégrer à la communauté;
9. Des célébrations vivantes avec de la musique contemporaine;
10. Des homélies qui, à partir de la parole de Dieu, aident et éclairent les membres de la communauté chrétienne vis-à-vis des défis spirituels et humains qu’ils rencontrent quotidiennement;
11. La mise en place d’activités de compassion pour répondre aux besoins internes et externes des communautés chrétiennes;
12. L’effusion de l’Esprit et l’exercice des charismes (dons de l’Esprit : 1Cor 14:1-25);
13. Les efforts de formation des laïcs pour qu’ils dirigent et animent des pastorales missionnaires visant la croissance de l’Église;

Mais il y en a d’autres :

1. La consécration des responsables à la mission de faire de nouveaux disciples;
2. La volonté des membres ordonnés et des laïcs de vivre une authentique coresponsabilité;
3. La priorité pastorale donnée au témoignage de la foi et à la première annonce;
4. La mise en place dans l’Église d’une structure organisationnelle qui veille à déployer de façon équilibrée la triple fonction prophétique, sacerdotale et royale du Christ;
5. La mise en place d’un processus de formation de disciples qui fait cheminer les nouveaux convertis vers la maturité spirituelle et l’implication missionnaire;
6. La mise sur pied de célébrations pour personnes en recherche[11];
7. La mise en place d’un réseau de petites communautés de base ou de petits groupes qui répondent aux besoins des croyants (couple, jeunes familles, jeunes adultes, etc.) et du milieu;
8. Les activités de fraternisation qui contribuent au témoignage d’unité et de communion entre les membres des communautés chrétiennes;
9. La recherche de qualité et d’excellence dans les services offerts;
10. Les activités d'évaluation et d'amélioration continue;
11. La cohérence entre le message proclamé et la vie des chrétiens.

Ces facteurs, ou ces orientations pastorales, offrent des pistes et des idées pour réaliser une vision de croissance. Il ne s’agit pas de tout faire en même temps, mais de faire les choses petit à petit en se fixant des priorités et des objectifs réalisables.

6. La vision et l’équipe de direction

Le premier responsable de l’Église et l’équipe de directions devront manifester par différents moyens leur volonté de voir se réaliser la vision. Ils auront à mettre en œuvre différentes modalités de communication pour la transmettre afin que les membres de la communauté chrétienne se l’approprient et y adhèrent. Les membres de l’équipe de direction jouent donc un rôle de communicateurs et de motivateurs. Ils communiquent la vision, partagent les responsabilités et mobilisent les croyants pour que la vision s’actualise dans leur milieu.

7. Conclusion

La mission de l’Église s’inscrit dans la volonté de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1Tm 2:4). Cette mission se réalise concrètement sous différentes formes, toutes complémentaires: première annonce, parcours de croissance dans la foi, prières et célébrations, compassion envers les personnes défavorisées, transformation du monde, fraternité, organisation et planification de la mission, gestion des biens matériels en vue de la mission.

Une vision à caractère missionnaire incitera les responsables d’Églises à choisir des orientations pastorales qui favorisent la croissance ecclésiale. Les communautés chrétiennes ne doivent pas être de simples lieux de distribution de services humanitaires ou religieux, elles devraient être des communautés qui témoignent de leur foi en paroles et en actes, qui invitent au salut, qui engendrent et accueillent des nouveaux chrétiens et enfin qui forment les noueaux afin qu’eux aussi cheminent en Église et s’impliquent dans sa mission.

Mais cette vision ne pourra se réaliser si elle n’est pas suivie d’un plan d'action comprenant des phases de réalisation avec des objectifs, des moyens de mis en œuvre et des méthodes d’évaluation. Ce travail de planification revient à l’équipe dirigeante et devrait commencer à se faire dès le début d’une année pastorale afin de préparer l’année pastorale suivante. À la fin de chaque année pastorale, le travail accompli devrait être évalué afin de constater les progrès accomplis et quel chemin il reste à parcourir.


[1] La première annonce (ou l'annonce missionnaire) vise à faire naître dans le cœur du non-croyant, de l'indifférent ou du membre d'une autre religion, un intérêt pour l'Évangile puis elle l’aide à faire un choix, à accueillir le Christ comme Maître et Seigneur de sa vie. Cette option pour la foi se fait par l'action de l'Esprit Saint et l'annonce du kérygme. La première annonce conduit à la conversion initiale qui est adhésion à Jésus-Christ et désir de marcher à sa suite. Cette « option fondamentale » fonde la vie du disciple.
[2] Matthieu 28:19
[3] Il y a notamment les paraboles de la brebis et de la drachme perdues (Luc 15 et Mat 18).
[4] Dans les Évangiles, on trouve les paraboles du lis des champs (Mat 6:28), de la semence qui croît d'elle-même (Mc 4:27), de la graine de moutarde (Mat 13:32), du semeur (Mat 13:4ss), de l'arbre et de ses fruits (Lc 6:43).
[5] Ce renouveau spirituel peut se faire concrètement par une instance sur la vie de prière et la conversion. Parmi les moyens qui peuvent être pris, il y a : les séminaires dans la vie de l’Esprit, l’adoration, la confession des péchés, la lecture assidue de la Parole de Dieu, le jeûne, etc.
[6] Les termes « annonce missionnaire » et « première annonce » expriment la même réalité.
[7] Le terme « nouveau » a deux sens : le premier étant d’amener des non-chrétiens et des personnes indifférentes à la vie ecclésiale à devenir des disciples et le second étant de faire des chrétiens actuels des disciples renouvelés dans leur foi et dans leur ardeur missionnaire.
[8] Cela peut se faire par des formations et d’autres moyens comme les contacts personnels des responsables avec les fidèles, les prédications et le site Internet de l'Église
[9] Une présentation exhaustive des orientations pastorales permettant de favoriser la croissance de l'Église se trouve dans le livre : La croissance de l'Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses (Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012), de Pierre-Alain Giffard.
[10] Parmi les livres en français sur le sujet il y a :
Rick Warren, L’Église une passion une vision. La croissance sans compromettre le message et la mission, Varennes, Eternity Publishing House, 2005.
Peter Wagner, Conduire votre Église vers la croissance, Nyon, France, Carrefour, et Rouen, Menor, 1992, 224 p., la traduction de son livre Leading Your Church to Growth, 1984.
Paul Yonggi Cho, Au-delà des chiffres, Miami, Éditions Vida, 1986.
Paul Yonggi Cho, Les cellules de maison et la vie de l’église, Miami, Éditions Vida, 1989.
Christian Schwarz, Le développement de l'Église: Une approche originale et réaliste, Paris, Empreinte Temps Présent, 1996.
Don Giuseppe Macchioni (Don Pigi Perini), Évangéliser en paroisse, l'expérience des cellules paroissiales d'évangélisation, Nouan-le-Fuzelier, Pneumathèque, 1994.
[11] Les célébrations pour personnes en recherche sont conçues pour les personnes qui ne croient pas en Jésus ou qui ne viennent pas (souvent) à l’Église. Leur but est de leur permettre d’accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur. Tout y est fait pour enlever les barrières de type culturel qui pourraient empêcher les participants d’accueillir la Salut et de revenir la semaine suivante. Les chants et la musique sont adaptés à la culture de la tranche d'âge ou du groupe particulier que l’on cherche à rejoindre. Si ce sont les jeunes que l’on vise à évangéliser, des instruments de musique contemporains sont utilisés : batterie et guitares électriques font partie des accompagnements musicaux. Les airs sont inspirés de chansons populaires que l'on entend couramment à la radio et les paroles sont adaptées pour la louange.

vendredi 5 juillet 2013

La croissance de l’Église “Crossroads”

Auteur: Pierre-Alain Giffard

De 1987 à 2005, Mark Fuller a été le pasteur de l’Église évangélique Crossroads Church (l’Église Croisée des chemins) qui est passée de 300 membres à plus de 1300 en 18 ans. Sa croissance a été constante et n’a jamais stagné.

Mark Fuller explique ainsi sa croissance[1] :

· un leadership visionnaire;

· une bonne compréhension du combat spirituel (spiritual authority);

· une communauté chrétienne prête à suivre son leader;

· une communauté chrétienne qui accepte de changer et de faire les sacrifices nécessaires et;

· une vision pour les perdus, c'est-à-dire une priorité pastorale pour rejoindre et incorporer au Corps du Christ des personnes qui ne connaissent pas Jésus ou qui ne le suivent pas.

Un jour Mark Fuller posa une question à John Maxwell[2], un expert mondial en leadership : « quelle est la clé pour faire croître une église de 500 membres ? » Ce dernier pointa son doigt vers lui et lui dit : « vous ». Réalisant que pour développer sa communauté chrétienne et il lui fallait aussi permette à Dieu de le faire grandir, il se mit à genoux, pria et médita la Bible. C’est alors qu’un passage du livre de l'Exode le toucha profondément, celui dans lequel Jéthro donne des conseils à Moïse (Exode 18,13-27).

En relisant ces versets, il comprit à quel point le ministère de Moïse était prophétique et cela l’encouragea à mettre plus d’emphase sur son propre ministère de prédication. Il remarqua aussi combien Moïse était visionnaire: il allait donc adopter un style de leadership visionnaire en passant désormais une bonne partie de son temps à communiquer une vision pour son Église. Finalement, il lut comment Moïse délégua l’œuvre de son ministère. Il décida donc de passer aussi une grande partie de son temps à former des leaders.

Ces trois éléments sont devenus les piliers de sa vie et de son ministère : prêcher, projeter une vision et développer des leaders. Il lui fallut plusieurs années pour les intégrer dans son pastorat, mais aujourd'hui il y consacre 95 pour cent de son temps. Ce fut à la fois difficile et libérateur, mais il considère que John Maxwell avait bien raison de dire qu’une communauté chrétienne ne peut pas grandir si le pasteur ne grandit pas lui-même.

Au cours de ses 18 années à la tête de l’Église Crossroads, Mark Fuller, il vit beaucoup de nouveautés dans la manière dont les Églises s’organisent et célèbrent, y compris l’émergence des petits groupes (cellules d’évangélisation et autres petites communautés de base). Pour lui, un des changements les plus importants et les plus bénéfiques pour son Église fut au niveau de la gouvernance.

Pour assurer la croissance, il fit passer sa communauté d’une Église dirigée par un conseil de bénévoles à une Église dirigée par du personnel professionnel rémunéré. Cette transition ne fut pas facile, mais Mark Fuller estime qu’il ne faut pas chercher à engager des personnes simplement pour remplir des fonctions pastorales; il faut plutôt chercher à engager des personnes qui ont un réel sens du leadership. Si on met en place les bonnes personnes, explique-t-il, alors le reste suit : la vision, la direction et les activités pastorales (programmes) pertinentes. Pour qu’une Église dépasse les 500 membres, il est, d’après lui, nécessaire de faire cette transition[3].

Un autre changement important qu’il opéra fut d’adopter un style de musique contemporaine pour les célébrations. Comme dans la plupart des communautés chrétiennes qui font ce choix, cela engendra des tensions, mais il eut la sagesse d’introduire ces changements en douceur. Cela fait partie, dit-il, des talents d’un leader : savoir quand mette un peu de pression pour faire avancer les choses et savoir quand donner du mou pour insister ailleurs. Mark Fuller souhaite que le style de musique de son Église soit en constante mouvance, car si celui-ci se fige, estime-t-il, il est très difficile de changer par la suite.

Pour ce pasteur, la louange et l’adoration ne sont pas tant une question de style qu’une question de cœur. Il s’agit avant tout de créer une atmosphère qui permette aux personnes présentes de communier avec Dieu et d’être réceptifs à la parole de Dieu. Les animateurs et les musiciens ne sont pas des vedettes, mais des signes qui pointent vers Dieu[4].

Dans son Église, ce sont les célébrations des weekends, et non pas les grands événements extérieurs, qui constituent les portes d’entrée, qui attirent des nouvelles personnes. Les gens viennent à l'Église parce que leur cœur est vide; ils ont des problèmes financiers, de couple ou avec leurs enfants, et tout ceci provoque une faim de Dieu.

Mark Fuller est convaincu que pour faire croitre une Église, il faut s’occuper en priorité des personnes qui ne sont pas là ainsi que des personnes qui ne viennent pas régulièrement aux célébrations afin de les rejoindre et de les incorporer à la communauté chrétienne[5]. Tout ce que l'Église fait, elle devait le faire pour amener au Christ les personnes qui ne le connaissent pas. Il n’a toutefois pas de public cible : une génération, un groupe d'âge ou une culture particulière. Il fait tout pour créer, durant les célébrations, une atmosphère  qui permette aux personnes qui ont soif de Dieu de le rencontrer personnellement.

Son style de prédication est « conversationnel ». Il prêche, en s’imaginant assis autour d'un café avec l’auditoire et vise à répondre aux questions que des non-chrétiens peuvent se poser face à la Parole annoncée. L’auditoire est toujours libre de réagir et de répondre à son message.

Mark Fuller est enfin un fervent partisan des petits groupes. Il y en a trois sortes dans son Église: des petits groupes d’évangélisation, des groupes qui se réunissent autour d’une pastorale (ministère) particulière et des groupes d’enseignements. Ils sont tous de différentes tailles et appelés des groupes de connexion. La moitié des membres de son Église actuelle en font partie. Leur point commun? Vivre la sollicitude fraternelle, l’apprentissage et le service[6].


[1] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.143-144.

[2] John Maxwell est depuis plus de vingt ans un leader et un communicateur efficace et passionné. Il est le fondateur d'INJOY, une organisation qui se consacre à aider les gens à développer leur potentiel personnel et leur potentiel de leadership. Il est l'auteur de « Les 21 lois irréfutables du leadership », « les 17 lois infaillibles du travail en équipe » et « Devenez ce que vous devriez être », entre autres. (Source : goo.gl/LBwLw).

[3] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.144-145.

[4] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.145-146.

[5] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.146-147.

[6] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.148.

mardi 20 novembre 2012

La croissance de l’église et le travail en équipe

En tant que responsables en Église, la tentation est grande de vouloir tout faire soi-même. Cela peut remplir ses journées et donner l’impression que l’on fait de son mieux pour accomplir la volonté de Dieu. Le pasteur David Yonggi Cho, en Corée du Sud, en est un bon exemple. Animé d’un fort désir missionnaire, il commença une Église à partir d’un petit groupe de chrétien et réussit à multiplier leur nombre jusqu’à 800 000. Au début, il faisait tout lui-même… il était partout et rien ne se faisait sans lui. Mais avec le temps, il finit par appeler cette attitude, cette façon de faire, la clé du désastre. En effet, à force de vouloir tout faire, il tomba gravement malade et s’épuisa. Il fit ce qu’on appelle communément un burnout, c’est-à-dire un épuisement professionnel. Il mit dix ans à s’en remettre.

Dans les souffrances de sa fatigue et le désir de continuer à développer son Église, il en arriva à déléguer la tâche de l’annonce missionnaire aux laïcs. Il changea radicalement sa façon de faire en prenant le temps de former des responsables et en leur confiant des responsabilités. C’est en grande partie grâce à ce travail d’équipe, à cette collaboration avec les laïcs, que sa communauté chrétienne se développa de façon exponentielle.

Mais le travail d’équipe n’est pas simple. Il peut être source d’unité et d’épanouissement ou source de division et de souffrance. Voici quelques pistes afin que celui-ci contribue tant à la croissance de l’Église qu’à la croissance des membres.

1. Laisser les membres de l’équipe prendre part au processus de planification

Les responsables devraient définir les objectifs avec les autres membres de l’équipe et ne pas leur imposer des moyens pour les atteindre. En effet, les membres d’une équipe pastorale débordent souvent de créativité et d’idées qui peuvent considérablement enrichir un projet ou un événement. Comme Pierre et Jean qui coururent tous les deux ensemble (Jn 20:4) vers le tombeau vide, les membres d’une équipe devraient se former et travailler ensemble pour saisir une vision nouvelle et des moyens nouveaux pour réaliser leurs projets.

2. Donner suffisamment d’autonomie

Le rôle des responsables d’équipe est surtout de rappeler la mission et la vision de l’équipe ainsi que les objectifs définis. Ils devraient ensuite, autant que possible, laisser les membres atteindre ces objectifs par eux-mêmes, selon leur expérience propre et leurs compétences particulières. Donner suffisamment d’autonomie aux membres pour atteindre les objectifs fixés leur permet de travailler en fonction de leurs dons, de leurs inspirations et de trouver joie et épanouissement dans leur travail à cause de la confiance qui leur est accordée. Comme l’explique saint Paul dans l’épître aux Romains (12:5), nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, mais nous sommes pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée.

3. Assurer un suivi

Ceci est important, les membres de l’équipe ne sauront pas s’ils sont sur le bon chemin à moins que cela leur soit dit clairement par l’ensemble du groupe. Il est donc nécessaire de réunir l’équipe à intervalles réguliers afin de discuter des progrès accomplis. Les membres peuvent ainsi recevoir des suggestions d’améliorations de la part des autres membres de l’équipe.

4. Encourager les membres

Chaque membre de l’équipe a droit à une reconnaissance sincère, personnelle et publique de la part du responsable. Une fois l’évaluation achevée, tout n’est généralement pas parfait, mais il faut avant tout relever ce qui a été fait de bien afin d’encourager et d’enhardir les membres pour leurs futures implications. Encouragez-vous mutuellement chaque jour, nous exhorte saint Paul (He 3:13)! Mettre trop d’emphase sur les points négatifs peut facilement blesser et décourager les membres dans leur engagement généreux à la suite du Christ.

Conclusion

Le travail en équipe peut réellement être une source d’unité et de fraternité lorsque le responsable aide à bâtir une vision commune, fait confiance, accompagne, motive et laisse chaque membre agir selon ses dons et ses inspirations. Une telle culture d’équipe relève de la maturité spirituelle et démontre le respect que l’on doit à chaque membre du Corps du Christ, appelé à sa manière à participer à la mission de l’Église.

Auteur : Pierre-Alain Giffard

 

NOTE: Certaines idées présentées sont inspirées de l’article « Secrets to Developing a Productive Team » de Juan Cruz.

http://www.churchleaders.com/pastors/pastor-articles/162984-secrets-to-developing-productive-team.html

vendredi 15 juin 2012

La croissance de l’Église du pasteur Rick Warren

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Rick Warren est le pasteur fondateur de l'Église évangélique Saddleback Valley Community Church en Californie. Il est né à San José en Californie et a obtenu une maîtrise au Southwestern Theological Seminary et un doctorat au Fuller Theological Seminary. Son aptitude à faire croître son Église, lui valut le surnom d' « inventeur du renouveau perpétuel »[1]. Son livre le plus connu, The Purpose Driven Church (L'église: une vision, une passion), a été traduit en plus de trente langues et a été vendu à plus d'un million d'exemplaires.


C’est avec son épouse, Kay, qu’il a commencé à évangéliser en rassemblant quelques personnes dans leur maison. C’était en 1979, ils sont maintenant vingt mille à célébrer tous les weekends. Son assemblée chrétienne est la huitième plus grande des États-Unis. En 1995, l’Église de Saddleback a été officiellement reconnue comme l’Église baptiste ayant eu le taux de croissance le plus rapide de toute l'histoire américaine. Cette même année, après quinze ans de réunions dans des écoles, des clubs, des entrepôts, et même dans une tente, la communauté a fait construire une église sur un campus de soixante-dix-neuf hectares.

Comme Dale Galloway, Warren explique que Dieu veut la croissance des Églises et que les brebis égarées doivent être retrouvées. D’après lui, la Bible, particulièrement dans les paraboles du Royaume, affirme une vérité essentielle : Dieu s’attend à ce que les chrétiens s'activent pour faire croître leurs Églises. La croissance n’est pas optionnelle et nous avons le devoir de la poursuivre. Pour grandir, dit-il, ça prend plus que la bonne volonté, la consécration ou la piété; ça prend de la compétence. Il ne s’agit pas tant de travailler plus durement que de travailler plus intelligemment. La croissance est le fruit d’une coopération entre Dieu et les êtres humains. Les méthodes et la planification sont incontournables: c’est la grâce de Dieu qui, passant par nos efforts et notre intelligence, produit la croissance.

Rick Warren estime qu’il n’y a pas de stratégie unique pour assurer la croissance. Après avoir étudié de nombreuses Églises en croissance, il a constaté que plusieurs d'entre elles utilisent des stratégies parfois fort différentes. Ce serait simpliste et inapproprié, dit-il, de penser qu’il n’y a qu’une formule pour assurer la croissance d’une Église. Il y a plusieurs moyens pour croître : les écoles du dimanche, les cellules de maison, l’utilisation de la musique contemporaine ou de la musique traditionnelle, les visites à domicile, etc. On ne retrouve pas tous ces facteurs dans chacune des Églises en croissance; les stratégies, les structures et les styles varient, mais il existe des points communs entre ces différentes communautés et il faut savoir en extraire les principes généraux et les appliquer à son milieu.

Rick Warren a remarqué qu’un des éléments communs aux Églises en croissance est une caractéristique particulière des responsables. Les pasteurs s’attendent à ce que leurs assemblées grandissent, ils croient en l’action de Dieu et en ses promesses. C’est un des secrets de leur réussite, ils s’attendent à voir des miracles et ils se rendent disponibles pour que Dieu les utilise à travers leur foi.
Les communautés en croissance ont aussi une identité claire et précise. Elles savent pourquoi elles existent et quels sont leurs buts. Elles savent précisément à quoi Dieu les appelle. Elles se consacrent à faire des disciples, à faire aimer Dieu et le prochain!

Rick Warren a adopté un style de leadership qui partage pouvoir et responsabilités. Il s’organise et travaille avec les membres non ordonnés en les formant et en leur confiant des responsabilités. Il puise dans les talents, les ressources, l’énergie et la créativité des membres de sa communauté. Dans sa façon de diriger, il essaye d’éviter deux extrêmes : l’un est d’assumer toute la responsabilité pour l’évangélisation et l’autre est de s’en décharger complètement. Il explique que l’équilibre se réalise lorsque le pasteur et les laïcs ne confondent pas leurs rôles : les laïcs n’ont pas à s’approprier le leadership de la communauté et les pasteurs n’ont pas à se donner l’exclusivité des ministères.
Définir la mission, la mettre par écrit, la communiquer par une vision claire et des rêves est, dit-il, le point de départ de l’action du dirigeant. Mais, pour définir ses objectifs, il doit bien connaître les besoins du milieu et rester ouvert aux changements de l’environnement ; lui-même n’a pas hésité à faire un sondage dans son quartier pour découvrir les griefs que les gens avaient contre l’Église en général.

Un autre élément important pour assurer la croissance est la longueur du mandat pastoral. En effet, si un long mandat pastoral ne garantit pas la croissance, un changement fréquent du premier responsable de l'Église empêche la croissance : Une Église qui change de pasteur régulièrement ne connaîtra pas de réelle croissance[2] écrit-il.

L’Église Saddleback a concentré ses efforts d'évangélisation seulement sur une partie de la population. Elle a visé les personnes qui avaient le plus de chance de s’identifier aux autres membres de la communauté. Rick Warren explique qu’il faut aller en priorité vers les personnes qui n’habitent pas trop loin de l'église, celles que l’on comprend, avec qui l’on est déjà en lien, avec qui l’on a des points communs et que l’on peut aider. Pour permettre la croissance, la communauté ne devrait pas chercher à être ce qu’elle n’est pas et atteindre des personnes qui lui sont trop différentes. Il vaut mieux aussi concentrer ses efforts pour rejoindre les personnes réceptives : Les Églises en croissance visent à rejoindre les personnes réceptives, les Églises qui stagnent cherchent à réintégrer les personnes qui les ont quittées[3].

Comme les Églises des pasteurs Cho et Galloway, l’Église de Rick Warren fonctionne avec une structure de groupes de maison. Les membres de sa communauté cherchent à offrir à ceux qui viennent une atmosphère d’accueil et d’amour : Les communautés qui grandissent aiment et les communautés qui aiment grandissent[4]. Ils sont spécialement ouverts et sympathiques aux personnes qui viennent pour la première fois. Warren a cherché à mettre en place un processus d’intégration des nouveaux qui permet à la fois de les fidéliser et de les impliquer dans la mission. Il le fait en offrant une formation sous forme de parcours qui amènent les nouveaux à comprendre l’importance de leur implication dans l’Église. D’autres parcours ont pour but de faire découvrir leurs talents à l’ensemble des membres afin qu’ils les mettent au service du Christ et de son Église. Ce processus est un élément central qui a contribué à sa croissance. Il explique son succès en trois mots : faire des disciples.

L’Église de Rick Warren se fixe comme but de fortifier la communauté en accueillant des nouveaux, en leur proposant de suivre des parcours qui les fidélisent et qui les forment au fur et à mesure; un peu comme un arbre qui fortifie ses propres branches au fur et à mesure qu’il grandit. Les Églises qui se donnent comme priorité d’intégrer les nouveaux et qui planifient leurs activités en fonction de cette nécessité, réussissent le mieux dit-il. Celles qui ne se préoccupent pas des nouvelles personnes ou qui ne se soucient pas de les intégrer à la communauté ne grandissent pas.

Comme Dale Galloway, Rick Warren organise aussi sa communauté afin qu’elle soit toujours plus chaleureuse et réponde aux besoins des personnes du milieu. Pour lui, une communauté ne peut pas grandir au-delà de sa capacité à répondre aux besoins des gens. C’est dans cette optique que son Église accorde une attention toute particulière au style de musique utilisé dans les célébrations. La musique est un des éléments importants qui favorise la croissance. Le genre de musique doit correspondre aux goûts des personnes qu’on cherche à rejoindre. Après le sondage qu’il effectua pour mieux connaître les personnes de son milieu, Warren a changé radicalement son style de chants et de musique. Grâce à cela, explique-t-il, en un an, leur communauté a connut une croissance exceptionnelle.

Mais il ne s’agit pas de viser seulement la croissance numérique : La vérité, dit-il, c’est que vous n’arriverez pas à croître si c’est cela votre seule préoccupation[5]. On n’a pas à s’inquiéter excessivement de la croissance, mais plutôt d’accueillir avec amour les personnes que Dieu nous envoie. Dieu fera croître la communauté au rythme qu’il voudra et aux dimensions qu’il voudra. Warren se soucie plus des personnes que des chiffres. Il est convaincu que la croissance est le résultat d’une organisation saine; si l’organisation est saine, elle va croître. Et la santé d’une organisation est une question d’équilibre.

Dans sa poursuite d'équilibre, Rick Warren développe sa communauté à cinq niveaux : 1. La communion fraternelle (fellowship); 2. La formation des disciples (DISCIPLESHIP)[6]; 3. Les célébrations liturgiques (WORSHIP); 4. Les ministères laïcs (MINISTRIES); 5. L’évangélisation[7] (ÉVANGELISM). Une stratégie est élaborée pour développer chacun de ces niveaux, la structure de l’Église est adaptée et le tout est évalué en fonction de l’excellence.

Cet article se trouve dans le livre : La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.


[1] C’est Peter Drucker, auteur de réputation mondiale en gestion, qui lui a attribué ce surnom.
[2] R. WARREN, The Purpose Driven Church : Growth without compromising your message and mission, Grand Rapids, Michigan, Zondervan Publishing House, 1995, p. 31 (notre traduction).
[3] Ibid., p. 183 (notre traduction).
[4] Ibid., p. 210 (notre traduction).
[5] Ibid., p. 48 (notre traduction).
[6] La formation des disciples se fait à travers des parcours successifs
[7] Il s’agit ici de l’annonce de l’Évangile aux personnes qui ne croient pas au Christ ou qui ne font pas partie d’une communauté chrétienne.

mercredi 24 juin 2009

Comment rédiger un plan de croissance ecclésiale


Si vous êtes un pasteur ou un responsable d'église et que vous souhaitez voir votre communauté chrétienne se développer, une première étape importante est de saisir les facteurs qui favorisent la croissance des Églises. La deuxième étape est de rédiger un plan de croissance.

Un plan de croissance ecclésiale décrit la manière dont les responsables souhaitent réaliser leur projet de développement. C'est une explication des actions et des moyens qu'ils comptent mettre en œuvre.

Le plan de croissance est rédigé tant pour un usage interne que pour un usage externe. En effet, sa rédaction est l'occasion de mettre ses idées au clair en les formalisant.  
Il permet au pasteur et à son équipe de s'unir autour d'une vision commune et de garder le cap. 

Le plan de croissance permet aussi de communiquer le projet en dehors de la communauté chrétienne afin d'attirer des personnes de talent et aussi de convaincre des bienfaiteurs. Sa rédaction ne devrait pas être trop longue et aboutir à un document léger (10 à 20 pages maximum).  Voici les différentes parties d'un plan de croissance: 
  • Le sommaire 
  • L'énoncé de mission
  • L'analyse de l’environnement
  • L'énoncé de vision 
  • L'énoncé de valeurs
  • La gestion des risques
  • Les buts, les objectifs et les activités
  • L'échéancier
  • La structure de gouvernance
  • Les mesures d'évaluation
  • Les ressources et les prévisions financières
  • Les appendices
Les étapes pour rédiger un plan de croissance sont les suivantes:

1. Formuler un énoncé de mission

La première étape est de formuler un énoncé de mission. Celui-ci définit, de manière succincte, ce qu’est la communauté chrétienne et sa raison d’être. Il doit être court, facile à comprendre et à mémoriser et répondre aux questions suivantes :

· Qui sommes‑nous et à qui offrons‑nous nos services ?
· Pourquoi sommes-nous là ?
· Qu’avons-nous à accomplir ?
· En quoi notre mission s’inscrit-elle dans le mandat ou les programmes de l’institution ecclésiale à laquelle nous appartenons ?

Voici un modèle utile pour aider à formuler un énoncé de mission :

La mission de notre Église est de _______________________ (ce que nous sommes appelés à faire) à l’aide de _________________________ (comment nous le faisons) pour _______________________________ (pour qui) afin qu’ils _______________________________ (ce pourquoi nous le faisons).

Pour plus de détails sur la manière de formuler un énoncé de mission voir: Comment écrire un énoncé de mission.

2. Analyser l'environnement

La deuxième étape 
pour rédiger un plan de croissance est l'observation et l’analyse de son environnement. Celle-ci à pour but de découvrir les Forces et les Faiblesses de l'Église dans son état actuel (= facteurs internes), et les Possibilités et les Menaces de son milieu (= facteurs externes), tout autant d’éléments qui ont une influence sur la capacité de la communauté chrétienne à poursuivre sa mission. Une telle analyse donne des informations importantes pour la suite de la planification.

Parmi les facteurs internes, citons les possibilités financières, la gouvernance (leadership et structure de leadership), le personnel, les systèmes opérationnels (ses façons de fonctionner). Les facteurs externes peuvent être entre autres la conjoncture économique, les déplacements de population, les avancées technologiques, les changements géographiques et les changements législatifs.

3. Formuler un énoncé de vision

La troisième étape est la formulation d’un énoncé de vision à la lumière de l'analyse de l'environnement. L'énoncé décrit la situation d’avenir souhaitée pour la communauté chrétienne. C’est l’image, inspirante et idéale, de sa situation future. 

L’énoncé de vision répond généralement aux questions suivantes : Que souhaite être la communauté chrétienne et à quoi aspire‑t‑elle ? Quelle image veut-elle véhiculer auprès de ses membres et de son milieu ?

À titre d'exemple : Notre vision est d’être une communauté chrétienne qui fait de nouveaux disciples et qui conduit ses membres vers la maturité spirituelle et l'engagement missionnaire.

4. Définir ses valeurs

La quatrième étape est la formulation d’un énoncé de valeurs. Il exprime les croyances et les convictions qui guident la réalisation de la vision et de la mission. 
Ce sont des principes directeurs qui répondent généralement aux questions suivantes : Quelles attitudes et comportements allons-nous favoriser pour l’accomplissement de notre mission et la concrétisation de notre vision ? Quelles sont nos valeurs et nos croyances ecclésiales ?

5. Prévoir les risques

Une cinquième étape possible est de vérifier les risques associés au projet et de proposer des solutions.

À titre d'exemple :

- Dans la poursuite de développement de la communauté chrétienne certains problèmes pourraient surgir si une trop grande importance est accordée à la poursuite de la croissance. Les responsables pourraient en arriver à se servir des membres de l'Église (de les instrumentaliser) afin de réaliser leurs objectifs. Pour éviter ce problème, nous poursuivrons notre mission en tenant compte des pôles suivants:  l'épanouissement, le respect et la santé des membres. La poursuite de notre mission sera saine en demeurant au service des membres et elle sera équilibrée en développant toutes les différentes fonctions de l’Église à savoir:  annonce première de l’Évangile auprès des non-chrétiens ou des non-pratiquants, célébrations, fraternité, charité envers les démunis, croissance des membres dans la foi, formation des chrétiens pour la mission dans la communauté chrétienne et formation de responsables laïcs.

- La recherche de santé et d’équilibre permettra entre autres : 1) à ce que les membres de la direction et les autres responsables ne méprisent pas leur vie familiale ou leur santé au nom de leur engagement dans l'église; 2) à ce que la formation des disciples amène les membres de la communauté chrétienne à la santé intégrale (spirituelle, psychologique et physique) et à l'épanouissement.

Il est sage de bien penser aux aspects matériels liés au démarrage du projet en identifiant les risques potentiels (date limite non rencontrée, difficultés de financement, dépenses plus grandes que prévues, bris des véhicules, problèmes d’ordinateur, etc.) et de proposer des solutions pour éviter ces problèmes.

6. Formuler des buts

La sixième étape est la formulation des buts.  Il s'agit des choix 
que la communauté chrétienne entend prendre pour accomplir sa mission et concrétiser sa vision: Quels facteurs de développement allons-nous mettre en place dans notre Église? Quels changements allons-nous apporter pour en arriver à faire des disciples?

Les question suivantes peuvent aider à bien formuler des buts: 

· Les buts s’harmonisent‑ils avec l’énoncé de mission et des valeurs de la communauté chrétienne?
· Les buts contribueront-ils à la réalisation de la vision?
· Les buts tiennent-ils compte de l’analyse de l’environnement interne et externe ?
· Les buts donnent-ils à la communauté chrétienne une orientation claire sur ce qu’elle doit faire?

Exemples de buts :

· Mettre en place dans la communauté chrétienne un système de cellules de maison
· Concevoir des assemblés pour personnes en recherche

La formulation des buts peut tenir compte des améliorations à apporter au local pour le rendre plus opérationnel et fournir, si nécessaire, un plan d’aménagement. Il inclut les preuves que cet emplacement, ainsi que les édifices, sont conformes aux lois municipales, lois sur la santé, sur la sécurité, etc.

7. Fixer des objectifs mesurables

La septième étape est de déterminer des objectifs mesurables (les résultats escomptés). Les objectifs énoncent clairement les résultats que la communauté chrétienne s’efforcera d’atteindre dans un temps donné pour réaliser ses buts. À chaque but doit correspondre au moins un objectif cependant, une organisation se fixe souvent plus d’un objectif par un but.

Les objectifs doivent être SMART :

· Spécifiques : pour éviter différentes interprétations ;
· Mesurables : pour permettre l’évaluation ;
· Accessibles : que l’on peut atteindre ;
· Réalisables : doivent constituer un défi mais à la portée de l'église;
· Temporaires : programmés dans le temps avec des échéances de réalisation.

À titre d'exemple :

- Augmenter par trois le nombre des cellules de maison avant telle date.
- Avoir 30% de plus de jeunes parmi les membres de l’église, avant telle date.

8. Déterminer les activités

La huitième étape pour planifier est de choisir les activités à accomplir pour atteindre les objectifs fixés. Les objectifs désignent les facteurs de croissance que l'église souhaite mettre en place tandis que les activités traduisent de quelle manière elle compte atteindre les résultats escomptés.

Voici des éléments de réflexion utiles pour bien choisir ses activités:

· Les activités reflètent‑elles le mandat, la vision, la mission et les valeurs de la communauté chrétienne?
· L'activité choisie se rattache‑t‑elle clairement à l’achèvement d’un but et d’un objectif précis?
· L’activité 
choisie est‑elle réaliste face aux moyens, aux risques et aux coûts?

9. Déterminer les ressources

La neuvième étape est de déterminer les ressources nécessaires à la réalisation des activités. Celles-ci peuvent se répartir en au moins quatre catégories:

· Les ressources humaines ;
· Les ressources matérielles ;
· Le ressources financières ;
· Les ressources en temps.

Les ressources sont donc exprimées en coûts, en salaires, en temps et en personnes. Combien de temps cela va prendre pour réaliser les activités et combien cela va coûter ? Qui a les compétences nécessaires pour accomplir les activités choisies ? 

Une analyse judicieuse permettra de distinguer celles qui sont nécessaires et celles qui sont disponibles; le solde indiquera celles qu'il reste à acquérir. 

10. Créer un échéancier 

La dixième étape consiste à planifier la manière dont les activités seront réalisées dans le temps. L'échéancier est construit en divisant le projet de développement en étapes simples. On travaille à rebours à partir de l'objectif final pour déterminer la séquence des activités qui doivent être réalisées. 

Les estimations de temps doivent être basées en consultant les personnes qui seront impliquées dans chaque étape. Une fois le temps des étapes établi, les étapes peuvent être présentées dans un diagramme de Gantt.

11. Choisir sa structure de gouvernance

La onzième étape de la planification est d'expliquer le choix et la structure de gouvernance. La gouvernance peut se définir comme étant l’ensemble des processus et des structures permettant au pouvoir décisionnel de s’exercer. Elle a pour conditions essentielles 1) la cohérence interne autour d’une mission bien définie; 2) la discipline organisationnelle et; 3) l’harmonisation en fonction des résultats.

Une structure de gouvernance efficace permet aux personnes (ou aux groupes de personnes) en poste de responsabilité de mettre en place les orientations pastorales et les priorités de la communauté chrétienne. Elle existe pour appuyer le premier responsable et obtenir des résultats. Elle comprend l’autorité de prendre des décisions en matière de placement de personnel, de réaffections des ressources et de conception de programmes.

12. Se donner des mesures d'évaluation

La douzième étape est de se donner des mesures (des indicateurs de progrès) pour vérifier les progrès accomplis dans le temps, repérer les activités qui sont efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce suivi est effectué au moins sur une base annuelle.

Les mesures permettent de visualiser le changement ou la variation dans la réalisation progressive des objectifs.  
Il est recommandé de faire un tableau présentant les résultats des différentes mesures et contenant l’ensemble des objectifs.

· La mesure de chaque objectif est exprimée en données chiffrées et indique dans quelle mesure les objectifs ont été atteints par la communauté chrétienne.

· Les mesures sont rattachées à l’objectif à mesurer. Il en faut au moins une par objectif.

Voici des questions utiles pour bien formuler une mesure :

- La mesure est‑elle pertinente ? 
- A-t-elle un lien direct et logique avec le but ou l’objectif ? 
- La mesure est‑elle fiable ? 
- Produit-elle une information juste et vérifiable pour la période de réalisation de l’objectif?
- La mesure est‑elle valable? 
- Capte-t-elle ce que l'église tente de mesurer?

13. Les prévisions financières

Cette avant-dernière étape joint tous les aspects du projet et permet de le traduire en terme monétaire. Elle évalue son coût sur deux ou trois ans et en suggère le mode de financement. L'aide d'un comptable sera précieuse sinon indispensable.

Coûts requis au démarrage: Qu’y a-t-il à acheter, à rénover, à débourser entre maintenant et la date du départ du projet ? Établir la liste des frais de démarrage en détaillant les postes suivants : Terrain; Bâtisse; Matériel roulant; Équipements; Mobilier; Rénovations; Brevets; Frais d’incorporation; etc.

14. Le sommaire

La dernière étape est de rédiger le sommaire qui est un texte placé au début du plan de développement. D'une à deux pages maximum, il fait la synthèse de ce que l’on retrouve dans l’ensemble du document. Il devrait être rédigé en dernier et contient les informations suivantes:
  • Nom du projet : _______________________
  • Pasteur : ________________________
  • Équipe de direction: ____________________
  • Adresse: _______________________________
  • Téléphone : ______________________
  • Courriel : _________________________

A/ Activité principale : (À titre d'exemple : Annonce première auprès des sans-églises et formation de disciples)

B/ But principal : (À titre d'exemple : Être une la communauté chrétienne qui fait des disciples et qui les impliquent dans la mission de l'Église)

C/ Points forts : (À titre d'exemple... Formation et expérience du pasteur; Qualifications des membres de l’équipe de direction; Connaissance des facteurs qui engendrent la croissance des églises locales; Appui du responsable local de la dénomination chrétienne; etc.)

D/ Historique du projet

E/ Groupe cible

F/ Grandes lignes pastorales

G/ Avantages du projet : Avantages par rapport au mode usuel de fonctionnement des églises

H/ Besoins financiers : Expliquer sommairement combien d’argent a été investi à ce jour; quelles sont les montants nécessaires pour la suite, à quoi servira les montants reçus: salaires, location de locaux, achats de matériel, etc.; et quelles sont les ressources financières.

Conclusion

Un plan de développement n'a pas besoin d'être compliqué. Il devrait toutefois comporter des objectifs et des tâche
s suffisamment exigeantes, mais raisonnables, déléguées avec suffisamment de pouvoirs pour qu'elles puissent être réalisées de manière autonome par les membres. Mais attention, la planification n’est pas une activité ponctuelle achevée lorsqu'une première version du plan est terminée. C’est un travail continu qui vise à toujours mieux saisir et réaliser la mission de l'Église dans un environnement en constante évolution.

LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE