Comment favoriser la croissance de sa communauté chrétienne : réflexions et perspectives. Stratégies de croissance ecclésiale : éléments clés et bonnes pratiques. (© Pierre-Alain Giffard)
vendredi 15 janvier 2016
4 disciplines de croissance paroissiale
vendredi 12 juillet 2013
Vision et croissance de l’Église
Une vision est une image, un rêve réalisable que l’on souhaite vivre dans un avenir rapproché. Elle pointe vers une destination, elle motive et donne du sens. Elle permet à une organisation d’avoir une direction commune et de faire des choix stratégiques et organisationnels. Une vision n’est toutefois pas un plan d’action, ni une série d’objectifs à réaliser.
Avant de monter au ciel, Jésus a dit à son Église naissante : « Allez, de toutes les nations, faites des disciples[2] ». Dans son Évangile il a souvent expliqué l’importance d’aller au-devant de ceux et celles qui ne le connaissent pas ou qui se sont éloignés de lui[3].
Dans ce sens, une vision missionnaire devrait d’abord inciter les croyants à désirer ce que Dieu veut (la croissance de l’Église), à se renouveler dans la foi et la charité[5] et à s’engager dans la mission.
À la lumière de ce qui a été dit plus haut, il est possible de formuler un exemple d’énoncé de vision :
Certains préfèreront un énoncé de mission plutôt qu'un énoncé de vision. Celui-ci pourrait se formuler comme suit:
Basé sur l’expérience de communautés chrétiennes en croissance dans le monde, il est possible de croire que des communautés chrétiennes stagnantes ou en décroissance peuvent redevenir fécondes.
Le premier responsable de l’Église et l’équipe de directions devront manifester par différents moyens leur volonté de voir se réaliser la vision. Ils auront à mettre en œuvre différentes modalités de communication pour la transmettre afin que les membres de la communauté chrétienne se l’approprient et y adhèrent. Les membres de l’équipe de direction jouent donc un rôle de communicateurs et de motivateurs. Ils communiquent la vision, partagent les responsabilités et mobilisent les croyants pour que la vision s’actualise dans leur milieu.
La mission de l’Église s’inscrit dans la volonté de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité (1Tm 2:4). Cette mission se réalise concrètement sous différentes formes, toutes complémentaires: première annonce, parcours de croissance dans la foi, prières et célébrations, compassion envers les personnes défavorisées, transformation du monde, fraternité, organisation et planification de la mission, gestion des biens matériels en vue de la mission.
vendredi 5 juillet 2013
La croissance de l’Église “Crossroads”
Auteur: Pierre-Alain Giffard
De 1987 à 2005, Mark Fuller a été le pasteur de l’Église évangélique Crossroads Church (l’Église Croisée des chemins) qui est passée de 300 membres à plus de 1300 en 18 ans. Sa croissance a été constante et n’a jamais stagné.
Mark Fuller explique ainsi sa croissance[1] :
· un leadership visionnaire;
· une bonne compréhension du combat spirituel (spiritual authority);
· une communauté chrétienne prête à suivre son leader;
· une communauté chrétienne qui accepte de changer et de faire les sacrifices nécessaires et;
· une vision pour les perdus, c'est-à-dire une priorité pastorale pour rejoindre et incorporer au Corps du Christ des personnes qui ne connaissent pas Jésus ou qui ne le suivent pas.
Un jour Mark Fuller posa une question à John Maxwell[2], un expert mondial en leadership : « quelle est la clé pour faire croître une église de 500 membres ? » Ce dernier pointa son doigt vers lui et lui dit : « vous ». Réalisant que pour développer sa communauté chrétienne et il lui fallait aussi permette à Dieu de le faire grandir, il se mit à genoux, pria et médita la Bible. C’est alors qu’un passage du livre de l'Exode le toucha profondément, celui dans lequel Jéthro donne des conseils à Moïse (Exode 18,13-27).
En relisant ces versets, il comprit à quel point le ministère de Moïse était prophétique et cela l’encouragea à mettre plus d’emphase sur son propre ministère de prédication. Il remarqua aussi combien Moïse était visionnaire: il allait donc adopter un style de leadership visionnaire en passant désormais une bonne partie de son temps à communiquer une vision pour son Église. Finalement, il lut comment Moïse délégua l’œuvre de son ministère. Il décida donc de passer aussi une grande partie de son temps à former des leaders.
Ces trois éléments sont devenus les piliers de sa vie et de son ministère : prêcher, projeter une vision et développer des leaders. Il lui fallut plusieurs années pour les intégrer dans son pastorat, mais aujourd'hui il y consacre 95 pour cent de son temps. Ce fut à la fois difficile et libérateur, mais il considère que John Maxwell avait bien raison de dire qu’une communauté chrétienne ne peut pas grandir si le pasteur ne grandit pas lui-même.
Au cours de ses 18 années à la tête de l’Église Crossroads, Mark Fuller, il vit beaucoup de nouveautés dans la manière dont les Églises s’organisent et célèbrent, y compris l’émergence des petits groupes (cellules d’évangélisation et autres petites communautés de base). Pour lui, un des changements les plus importants et les plus bénéfiques pour son Église fut au niveau de la gouvernance.
Pour assurer la croissance, il fit passer sa communauté d’une Église dirigée par un conseil de bénévoles à une Église dirigée par du personnel professionnel rémunéré. Cette transition ne fut pas facile, mais Mark Fuller estime qu’il ne faut pas chercher à engager des personnes simplement pour remplir des fonctions pastorales; il faut plutôt chercher à engager des personnes qui ont un réel sens du leadership. Si on met en place les bonnes personnes, explique-t-il, alors le reste suit : la vision, la direction et les activités pastorales (programmes) pertinentes. Pour qu’une Église dépasse les 500 membres, il est, d’après lui, nécessaire de faire cette transition[3].
Un autre changement important qu’il opéra fut d’adopter un style de musique contemporaine pour les célébrations. Comme dans la plupart des communautés chrétiennes qui font ce choix, cela engendra des tensions, mais il eut la sagesse d’introduire ces changements en douceur. Cela fait partie, dit-il, des talents d’un leader : savoir quand mette un peu de pression pour faire avancer les choses et savoir quand donner du mou pour insister ailleurs. Mark Fuller souhaite que le style de musique de son Église soit en constante mouvance, car si celui-ci se fige, estime-t-il, il est très difficile de changer par la suite.
Pour ce pasteur, la louange et l’adoration ne sont pas tant une question de style qu’une question de cœur. Il s’agit avant tout de créer une atmosphère qui permette aux personnes présentes de communier avec Dieu et d’être réceptifs à la parole de Dieu. Les animateurs et les musiciens ne sont pas des vedettes, mais des signes qui pointent vers Dieu[4].
Dans son Église, ce sont les célébrations des weekends, et non pas les grands événements extérieurs, qui constituent les portes d’entrée, qui attirent des nouvelles personnes. Les gens viennent à l'Église parce que leur cœur est vide; ils ont des problèmes financiers, de couple ou avec leurs enfants, et tout ceci provoque une faim de Dieu.
Mark Fuller est convaincu que pour faire croitre une Église, il faut s’occuper en priorité des personnes qui ne sont pas là ainsi que des personnes qui ne viennent pas régulièrement aux célébrations afin de les rejoindre et de les incorporer à la communauté chrétienne[5]. Tout ce que l'Église fait, elle devait le faire pour amener au Christ les personnes qui ne le connaissent pas. Il n’a toutefois pas de public cible : une génération, un groupe d'âge ou une culture particulière. Il fait tout pour créer, durant les célébrations, une atmosphère qui permette aux personnes qui ont soif de Dieu de le rencontrer personnellement.
Son style de prédication est « conversationnel ». Il prêche, en s’imaginant assis autour d'un café avec l’auditoire et vise à répondre aux questions que des non-chrétiens peuvent se poser face à la Parole annoncée. L’auditoire est toujours libre de réagir et de répondre à son message.
Mark Fuller est enfin un fervent partisan des petits groupes. Il y en a trois sortes dans son Église: des petits groupes d’évangélisation, des groupes qui se réunissent autour d’une pastorale (ministère) particulière et des groupes d’enseignements. Ils sont tous de différentes tailles et appelés des groupes de connexion. La moitié des membres de son Église actuelle en font partie. Leur point commun? Vivre la sollicitude fraternelle, l’apprentissage et le service[6].
[1] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.143-144.
[2] John Maxwell est depuis plus de vingt ans un leader et un communicateur efficace et passionné. Il est le fondateur d'INJOY, une organisation qui se consacre à aider les gens à développer leur potentiel personnel et leur potentiel de leadership. Il est l'auteur de « Les 21 lois irréfutables du leadership », « les 17 lois infaillibles du travail en équipe » et « Devenez ce que vous devriez être », entre autres. (Source : goo.gl/LBwLw).
[3] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.144-145.
[4] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.145-146.
[5] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.146-147.
[6] Cf. Nees, Tom. Best Practices of Growing Churches: Profiles and Conversations with Ministry Leaders. Kansas City: Beacon Hill Press, 2006, p.148.
mardi 20 novembre 2012
La croissance de l’église et le travail en équipe
En tant que responsables en Église, la tentation est grande de vouloir tout faire soi-même. Cela peut remplir ses journées et donner l’impression que l’on fait de son mieux pour accomplir la volonté de Dieu. Le pasteur David Yonggi Cho, en Corée du Sud, en est un bon exemple. Animé d’un fort désir missionnaire, il commença une Église à partir d’un petit groupe de chrétien et réussit à multiplier leur nombre jusqu’à 800 000. Au début, il faisait tout lui-même… il était partout et rien ne se faisait sans lui. Mais avec le temps, il finit par appeler cette attitude, cette façon de faire, la clé du désastre. En effet, à force de vouloir tout faire, il tomba gravement malade et s’épuisa. Il fit ce qu’on appelle communément un burnout, c’est-à-dire un épuisement professionnel. Il mit dix ans à s’en remettre.
Dans les souffrances de sa fatigue et le désir de continuer à développer son Église, il en arriva à déléguer la tâche de l’annonce missionnaire aux laïcs. Il changea radicalement sa façon de faire en prenant le temps de former des responsables et en leur confiant des responsabilités. C’est en grande partie grâce à ce travail d’équipe, à cette collaboration avec les laïcs, que sa communauté chrétienne se développa de façon exponentielle.
Mais le travail d’équipe n’est pas simple. Il peut être source d’unité et d’épanouissement ou source de division et de souffrance. Voici quelques pistes afin que celui-ci contribue tant à la croissance de l’Église qu’à la croissance des membres.
1. Laisser les membres de l’équipe prendre part au processus de planification
Les responsables devraient définir les objectifs avec les autres membres de l’équipe et ne pas leur imposer des moyens pour les atteindre. En effet, les membres d’une équipe pastorale débordent souvent de créativité et d’idées qui peuvent considérablement enrichir un projet ou un événement. Comme Pierre et Jean qui coururent tous les deux ensemble (Jn 20:4) vers le tombeau vide, les membres d’une équipe devraient se former et travailler ensemble pour saisir une vision nouvelle et des moyens nouveaux pour réaliser leurs projets.
2. Donner suffisamment d’autonomie
Le rôle des responsables d’équipe est surtout de rappeler la mission et la vision de l’équipe ainsi que les objectifs définis. Ils devraient ensuite, autant que possible, laisser les membres atteindre ces objectifs par eux-mêmes, selon leur expérience propre et leurs compétences particulières. Donner suffisamment d’autonomie aux membres pour atteindre les objectifs fixés leur permet de travailler en fonction de leurs dons, de leurs inspirations et de trouver joie et épanouissement dans leur travail à cause de la confiance qui leur est accordée. Comme l’explique saint Paul dans l’épître aux Romains (12:5), nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, mais nous sommes pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée.
3. Assurer un suivi
Ceci est important, les membres de l’équipe ne sauront pas s’ils sont sur le bon chemin à moins que cela leur soit dit clairement par l’ensemble du groupe. Il est donc nécessaire de réunir l’équipe à intervalles réguliers afin de discuter des progrès accomplis. Les membres peuvent ainsi recevoir des suggestions d’améliorations de la part des autres membres de l’équipe.
4. Encourager les membres
Chaque membre de l’équipe a droit à une reconnaissance sincère, personnelle et publique de la part du responsable. Une fois l’évaluation achevée, tout n’est généralement pas parfait, mais il faut avant tout relever ce qui a été fait de bien afin d’encourager et d’enhardir les membres pour leurs futures implications. Encouragez-vous mutuellement chaque jour, nous exhorte saint Paul (He 3:13)! Mettre trop d’emphase sur les points négatifs peut facilement blesser et décourager les membres dans leur engagement généreux à la suite du Christ.
Conclusion
Le travail en équipe peut réellement être une source d’unité et de fraternité lorsque le responsable aide à bâtir une vision commune, fait confiance, accompagne, motive et laisse chaque membre agir selon ses dons et ses inspirations. Une telle culture d’équipe relève de la maturité spirituelle et démontre le respect que l’on doit à chaque membre du Corps du Christ, appelé à sa manière à participer à la mission de l’Église.
Auteur : Pierre-Alain Giffard
NOTE: Certaines idées présentées sont inspirées de l’article « Secrets to Developing a Productive Team » de Juan Cruz.
http://www.churchleaders.com/pastors/pastor-articles/162984-secrets-to-developing-productive-team.html
vendredi 2 novembre 2012
Dix obstacles courants à la croissance
Auteur: Rick Warren
(Note sur la traduction[1])
J’ai étudié la croissance de l’Église pendant presque 30 ans et j’ai constaté qu’il y a dix obstacles qui empêchent de bâtir une Église vibrante et en santé.
1. Ne pas amener ses amis à l’Église.
En tant que pasteurs on prie, on demande, on insiste, on motive, on souligne auprès des membres l’importance d’amener leurs amis à l’Église, pourtant ils ne le font pas plus. Pourquoi? La vérité, souvent, c’est que les membres ne sont pas à l’aise. Intuitivement, ils savent que les célébrations ne sont pas conçues pour les non-croyants, pour les personnes en recherche et pour leurs collègues de travail. Ils se disent : « Les célébrations de mon Église me rejoignent (répondent à mes attentes), mais elles ne rejoindront pas mes voisins, et c’est pourquoi je ne leur proposerai pas de venir ». L’antidote est d’offrir, au moins une fois par semaine, un service religieux (une célébration) conçu en ayant en tête les amis qui ne vont pas à l’Église (les sans-Églises).
2. Craindre que la croissance détruise la fraternité.
Bien que vos membres ne le disent pas, certains s’opposent à la croissance parce qu’ils craignent de ne plus connaitre personne lorsque l’assemblée grandira. Alors, ils se disent : « J’aime la situation actuelle, je connais tout le monde, j’ai peur de devenir un simple numéro si l’on grandit. » L’antidote à cette peur est de créer pour votre communauté chrétienne des petits groupes dont les membres se réunissent par affinité. À Saddleback, nous disons ceci: nous devons construire notre communauté à la fois plus grande et plus petite.
3. Ne pas se défaire des façons de faire habituelles (traditionnelles)
Les façons de faire habituelles naissent de la réussite. Quelque chose devient une tradition parce qu’au départ elle fonctionne. Et parce qu’elle fonctionne, on la répète encore et encore. Malheureusement, ces façons de faire finissent par devenir, un carcan, une norme à suivre. Il y a deux dangers dans ce genre de « traditionalisme ». Le premier est de sacraliser des méthodes et le deuxième est d’oublier pourquoi nous faisons ce que nous faisons. L’antidote : se laisser guider par sa mission (become pruprose driven)[2]. La mission ne change jamais, elle est éternelle. Mais votre méthodologie devrait être en changements continuels. Je suggère qu’au moins une fois par année, vous posiez un regard sur chacune de vos activités pastorales et fassiez trois choses:
1. La confirmer – oui, ça fonctionne toujours;
2. La raffiner– on a besoin de l’améliorer pour qu’elle soit plus efficace;
3. La remplacer – pour relever les défis du futur, vous ne pouvez pas utiliser, dans le temps présent, les outils du passé.
4. Essayer de plaire à tout le monde.
Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Cela ne fonctionne tout simplement pas. Si une station de radio dans votre région devait jouer du Bach, suivi des Beatles puis d’airs de Polka, pensez-vous que cela plairait à tout le monde ou que cela ne plairait à personne? Les stations de radio visent certains auditeurs (elles se spécialisent) parce qu’elles comprennent qu’il y a différents auditoires qui aiment différents styles de musique. Je ne parle pas de changer l’Évangile, mais de définir votre “cible” (c’est l’antidote à cet obstacle); puis faites tout ce que vous pouvez pour atteindre votre cible.
5. Fonctionner par des programmes plutôt que par un processus de croissance.
Avoir beaucoup de différents programmes dans une Église peut impressionner, mais à moins d’avoir un plan précis pour aider vos membres à croître spirituellement, ceux-ci peuvent tout simplement finir par assister à beaucoup de formations. J’ai la conviction que cela explique pourquoi certains membres, bien que cheminant dans l’Église depuis des années, ne semblent produire que peu de fruits.
L’antidote est d’utiliser un processus de croissance spirituelle similaire à celui que nous utilisons à Saddleback. Nous prenons l’image d’un jeu de baseball pour illustrer le chemin qui permet à nos des membres de grandir dans la foi. Nous les encourageons à franchir une base après l’autre afin d’atteindre une plus grande maturité spirituelle. Vous n’avez pas à utiliser le modèle de Saddleback, mais il a fait ses preuves et a très bien fonctionné depuis vingt ans.
6. Donner de l’importance aux chiffres plutôt qu’aux ministères
À mon avis, vous faites une erreur sur vous jugez votre réussite à la quantité de personnes qui viennent à vos célébrations. Si la seule chose qui compte pour vous est le nombre de membres, vous être une Église centrée sur les rassemblements. Oui la présence aux célébrations est une des différentes mesures d’évaluation de la mission, mais elle ne devrait JAMAIS être la seule. D'abord, accorder beaucoup d’importance au nombre de personnes a tendance à produire des spectateurs passifs qui n’ont que peu de temps pour s’impliquer. L’antidote : Transformer tous vos membres en ministres. Nous n’avons pas besoin de plus de réunions, nous avons besoin de répondre à plus de besoins!
7. Prêcher sans l’appliquer à la vie
Annoncer la Parole de Dieu sans l’appliquer à la vie informe plus que cela ne transforme. L’antidote est ce que j’appelle la prédication comportementale. C’est une annonce qui insiste sur l’obéissance. La Bible nous dit de mettre en pratique la parole de Dieu, pas seulement de l’écouter. Le but de toutes les prédications du dimanche, des études bibliques en petits groupes et de toutes les sessions des écoles du dimanche devrait être d’inciter les chrétiens à s'impliquer dans un ministère – que faisons-nous avec ce que nous avons entendu.
8. Ne pas faire confiance à vos responsables
Si vous ne faites pas confiances à vos leaders, alors vous n’accomplirez pas grand-chose. Vous devez bâtir votre crédibilité et vous devez mériter le droit de diriger. L’antidote à cette barrière est le leadership authentique. Ceci veut dire un leadership humble, vulnérable, déterminé, qui est prêt à risquer l’échec et qui croit que Dieu va accomplir de grandes choses.
9. Le légalisme
Le légalisme étouffe la croissance et nuit à la santé de beaucoup d’Églises. Beaucoup d’entre elles semblent plus intéressées à conserver des règles plutôt qu’à gagner des personnes au Christ. Ceci compromet forcément la croissance.
L’antidote à cette barrière est un climat d’acceptation qui part de là ou les personnes sont [plutôt que] là vous voulez qu’elles soient. En les prenant là où elles en sont, vous pouvez éventuellement les amener là ou elles ont besoin d’être.
10. Être structuré pour le contrôle plutôt que pour la croissance
Beaucoup d’Église aujourd’hui ont trop de programmes et trop de structures qui les étranglent et les font mourir. L’antidote est de conserver une structure simple flexible et capable de relever tous les défis que le futur nous réserve.
Traduit et publié avec autorisation (texte original)
[1] Le texte original est en anglais. Cette traduction est de l’auteur de ce site. Elle vise une bonne compréhension du texte plutôt qu’une transposition mot à mot.
[2] L’expression “purpose driven” ne se traduit pas très bien en français. La signification du mot « purpose » se situe quelque part entre les mots but, sens et mission.
vendredi 2 avril 2010
Projet de petites communautés consacrées à la croissance
Le projet de ces petites communautés est de nature missionnaire. Il vise à instaurer progressivement, dans un lieu donné, de nouvelles communautés fraternelles et missionnaires qui ont pour vocation l’évangélisation des sans-églises, la formation de disciples et la mise sur pied d’activités qui répondent aux besoins du milieu.
Le quatrième parcours vise à aider les participants à découvrir leurs dons, leurs intérêts et leurs disponibilités afin de pouvoir éventuellement s'engager dans une des activités de l'église à laquelle est reliée la petite communauté missionnaire. À la fin de ce parcours, il est proposé aux membres de s'engager pour un an dans une ou l’autre des activités de l’église.
Le cinquième parcours est plus pratique que théorique car les personnes s’impliquent dans une des activités missionnaires. Ils y sont formés dans l’action. Son but est de faire faire l’expérience de Dieu dans l’engagement, de porter du fruit et d’évangéliser à travers une des activités de l’église.
Le sixième parcours vise à former au leadership des personnes qui semblent en avoir l'aptitude. Le contenu de ce parcours peut être à la fois théorique et pratique. Ceux qui l'on suivi avec succès peuvent s'engager durant un an comme leaders dans une des activités de l’église.
Le cheminement proposé aux nouveaux convertis comprend donc plusieurs parcours en séquence qui contribuent à la maturité spirituelle. La progression des parcours est présentée ci-dessous.
La personne qui démarre le processus de formation devra être capable d’animer et de coordonner l’ensemble des parcours. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’elle pourra déléguer à d’autres l’animation des parcours après avoir découvert et formé des leaders/animateurs.
| Étapes | Objectifs | Tâches |
| 1. | Trouver des chrétiens qui feront partie d’une équipe de démarrage | · Présenter le projet des petites communautés dans son ou ses églises locales et demander s’il y a des personnes intéressées à participer à une équipe de démarrage. Prendre leurs noms et leurs numéros de téléphone. · Choisir parmi les personnes intéressées celles qui feront partie de cette première équipe |
| 2. | Présenter plus en détail la vision du projet | · Réunir l’équipe de démarrage et lui présenter le projet en détail et recevoir des commentaires. · Ajuster le projet et le plan d’action · Commencé à définir les tâches avec l’équipe de pilotage pour, petit à petit réaliser les objectifs. |
| 3. | Faire participer l’équipe de démarrage à des activités de renouvellement spirituel (Séminaire dans l’Esprit, prières d’intercessions et de confessions, etc.) | |
| 4. | Constituer un réseau d’intercesseurs | |
| 5. | Constituer un premier site web sommaire permettant de diffuser les progrès du projet et de mieux communiquer avec l’équipe de démarrage | |
| 6. | Concevoir et rédiger un énoncé de mission mémorisable pour l’ensemble des petites communautés | |
| 7. | Former des membres de la première communauté à l’évangélisation des sans-églises | |
| 8. | Préparer le lancement officiel du projet | · Choix d’un nom peut-être différent pour le projet · Logo · Plaquette (ou dépliant) de présentation · Affichettes · Publications d’articles · Réalisation d'une vidéo pour présenter le projet |
| 9. | Lancer le projet | |
| 10. | Commencer les efforts d’évangélisation auprès des sans-églises | |
| 11. | Insérer les personnes évangélisées dans les parcours dans les communautés | · Création de célébrations pour personnes en recherche |
| 12. | Étudier continuellement le milieu | · Tâcher de discerner les besoins et la réceptivité des sans-églises. · Définir un groupe cible. · Faire un sondage auprès des personnes du milieu notamment pour découvrir leurs objections face à la pratique religieuse. |
| 13. | Choisir des critères et des mesures pour évaluer les activités | |
| 14. | Choisir de critères pour mesurer la maturité spirituelle des membres des communautés missionnaires | |
| 15. | Multiplier les communautés | |
| 16. | Évaluer les progrès accomplis | |
| 17. | Ajuster les activités selon les résultats de l’évaluation |
ANNEXE : Orientations pastorales qui favorisent la croissance des communautés chrétiennes
lundi 12 octobre 2009
La croissance de l’Église du pasteur David Yonggi Cho
[1] P. Y. CHO, Les cellules de maison et la vie de l’église, Miami, Ed Vida, 1989, p. 62.
[2] Ibid., p. 88.
[3] Ibid., p. 40.
[4] Ibid., p. 117.
[5] Id, Au-delà des chiffres, Miami, Ed Vida, 1986, p. 47.
[6] Ibid., p. 42.
[7] Id, Les cellules de maison et la vie de l’Église, p. 142.
[8] Ibid., p. 109.
[9] Ibid., p. 168.
[10] Ibid., p. 169.
[11] Ibid., p. 123.
[12] Ibid., p. 145.
[13] Ibid., p. 120.
[14] Ibid., p. 61.
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