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mardi 20 novembre 2012

La croissance de l’église et le travail en équipe

En tant que responsables en Église, la tentation est grande de vouloir tout faire soi-même. Cela peut remplir ses journées et donner l’impression que l’on fait de son mieux pour accomplir la volonté de Dieu. Le pasteur David Yonggi Cho, en Corée du Sud, en est un bon exemple. Animé d’un fort désir missionnaire, il commença une Église à partir d’un petit groupe de chrétien et réussit à multiplier leur nombre jusqu’à 800 000. Au début, il faisait tout lui-même… il était partout et rien ne se faisait sans lui. Mais avec le temps, il finit par appeler cette attitude, cette façon de faire, la clé du désastre. En effet, à force de vouloir tout faire, il tomba gravement malade et s’épuisa. Il fit ce qu’on appelle communément un burnout, c’est-à-dire un épuisement professionnel. Il mit dix ans à s’en remettre.

Dans les souffrances de sa fatigue et le désir de continuer à développer son Église, il en arriva à déléguer la tâche de l’annonce missionnaire aux laïcs. Il changea radicalement sa façon de faire en prenant le temps de former des responsables et en leur confiant des responsabilités. C’est en grande partie grâce à ce travail d’équipe, à cette collaboration avec les laïcs, que sa communauté chrétienne se développa de façon exponentielle.

Mais le travail d’équipe n’est pas simple. Il peut être source d’unité et d’épanouissement ou source de division et de souffrance. Voici quelques pistes afin que celui-ci contribue tant à la croissance de l’Église qu’à la croissance des membres.

1. Laisser les membres de l’équipe prendre part au processus de planification

Les responsables devraient définir les objectifs avec les autres membres de l’équipe et ne pas leur imposer des moyens pour les atteindre. En effet, les membres d’une équipe pastorale débordent souvent de créativité et d’idées qui peuvent considérablement enrichir un projet ou un événement. Comme Pierre et Jean qui coururent tous les deux ensemble (Jn 20:4) vers le tombeau vide, les membres d’une équipe devraient se former et travailler ensemble pour saisir une vision nouvelle et des moyens nouveaux pour réaliser leurs projets.

2. Donner suffisamment d’autonomie

Le rôle des responsables d’équipe est surtout de rappeler la mission et la vision de l’équipe ainsi que les objectifs définis. Ils devraient ensuite, autant que possible, laisser les membres atteindre ces objectifs par eux-mêmes, selon leur expérience propre et leurs compétences particulières. Donner suffisamment d’autonomie aux membres pour atteindre les objectifs fixés leur permet de travailler en fonction de leurs dons, de leurs inspirations et de trouver joie et épanouissement dans leur travail à cause de la confiance qui leur est accordée. Comme l’explique saint Paul dans l’épître aux Romains (12:5), nous ne formons qu'un seul corps dans le Christ, mais nous sommes pourvus de dons différents selon la grâce qui nous a été donnée.

3. Assurer un suivi

Ceci est important, les membres de l’équipe ne sauront pas s’ils sont sur le bon chemin à moins que cela leur soit dit clairement par l’ensemble du groupe. Il est donc nécessaire de réunir l’équipe à intervalles réguliers afin de discuter des progrès accomplis. Les membres peuvent ainsi recevoir des suggestions d’améliorations de la part des autres membres de l’équipe.

4. Encourager les membres

Chaque membre de l’équipe a droit à une reconnaissance sincère, personnelle et publique de la part du responsable. Une fois l’évaluation achevée, tout n’est généralement pas parfait, mais il faut avant tout relever ce qui a été fait de bien afin d’encourager et d’enhardir les membres pour leurs futures implications. Encouragez-vous mutuellement chaque jour, nous exhorte saint Paul (He 3:13)! Mettre trop d’emphase sur les points négatifs peut facilement blesser et décourager les membres dans leur engagement généreux à la suite du Christ.

Conclusion

Le travail en équipe peut réellement être une source d’unité et de fraternité lorsque le responsable aide à bâtir une vision commune, fait confiance, accompagne, motive et laisse chaque membre agir selon ses dons et ses inspirations. Une telle culture d’équipe relève de la maturité spirituelle et démontre le respect que l’on doit à chaque membre du Corps du Christ, appelé à sa manière à participer à la mission de l’Église.

Auteur : Pierre-Alain Giffard

 

NOTE: Certaines idées présentées sont inspirées de l’article « Secrets to Developing a Productive Team » de Juan Cruz.

http://www.churchleaders.com/pastors/pastor-articles/162984-secrets-to-developing-productive-team.html

mercredi 30 décembre 2009

Processus d’évangélisation et de formation des disciples

Auteur : Pierre-Alain Giffard


 La plupart des églises en croissance ont conçu des parcours d’évangélisation et de croissance destinés à faire accepter Jésus comme Sauveur et Seigneur, à faire croître spirituellement les membres de la communauté chrétienne, à les impliquer dans la mission et à former des leaders.  Il s’agit d’un processus de formation en plusieurs étapes. À titre d’exemple, nous en avons schématisé un à la page suivante.

Ce processus de formation peut être commencé et animé par une seule personne ou un petit groupe dans la mesure où ses membres sont formés et dotés d'un esprit missionnaire. 



Dans une première étape, la personne responsable du petit groupe forme quelques membres à l’évangélisation auprès des non-chrétiens et des non-pratiquants (voir le huitième chapitre de la quatrième partie : Aider les membres de son église à évangéliser de personne à personne).

Les personnes ainsi évangélisées sont invitées dans un premier parcours. Celui-ci consiste en une (petite) série d'enseignements dans lequel est proclamé le kérygme; à savoir 1) L'amour de Dieu; 2) Les conséquences du péché; 3) Le salut en Jésus-Christ, mort et ressuscité; 4) L'appel à la conversion et au baptême; 5) L'accueil du Saint Esprit; 6) Le cheminement en église.

Le but de ce premier parcours est de faire faire un acte de foi aux personnes présentes. Il y est aussi proposé une discipline de base pour croître spirituellement (lecture quotidienne de la Bible, prières, association avec d'autres chrétiens, persévérance dans les parcours de formation proposés par la communauté chrétienne). Il peut aussi être demandé aux membres de participer en groupe à des activités de renouvellement spirituel ainsi qu’à des activités pour aider les démunis et les malades. Ce parcours incitera aussi les participants à recevoir le baptême et/ou d'autres sacrements selon les pratiques particulières des églises.

Le deuxième parcours présente différentes approches d'évangélisation des sans-églises. À la fin de celui-ci, les participants s'engagent à évangéliser et à mieux témoigner du Christ par toute leur vie.

Le troisième parcours permet aux participants d’approfondir leur foi car ils y reçoivent un enseignement systématique et approfondi des différents aspects de la foi et de la vie chrétienne.  Pour les églises à caractère charismatique, il peut y avoir un enseignement sur la pratique des dons spirituels.

Le quatrième parcours vise à aider les participants à découvrir leurs dons, leurs intérêts et leurs disponibilités afin de pouvoir éventuellement s'engager dans l’une ou l’autre des activités de la communauté chrétienne. À la fin de ce parcours, il est proposé aux membres de s'engager pour un an dans une ou l’autre des activités de l’église.

Le cinquième parcours est plus pratique que théorique car les personnes s’impliquent dans une des activités missionnaires.  Ils y sont  formés dans l’action.  Son but est de faire faire l’expérience de Dieu dans l’engagement, de porter du fruit et d’évangéliser à travers une des activités de la communauté chrétienne.

Le sixième parcours vise à former au leadership des personnes qui semblent en avoir l'aptitude. Le contenu de ce parcours peut être à la fois théorique et pratique. Ceux qui l'on suivi avec succès peuvent s'engager durant un an comme leaders dans une des activités de l’église.

Les activités inscrites sur le schéma ne sont pas exhaustives, mais il est important qu’elles se diversifient selon les quatre grandes fonctions de l'église:
  1. La fonction  cultuelle: Activités de célébrations et de prières  qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Prêtre dans l'Évangile.
  2. La fonction prophétique: Activités d’évangélisation et d’enseignements qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Prophète.
  3. La fonction  hodégétique: Activités de direction et de leadership dans la communauté chrétienne qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Roi.
  4. La fonction  socioculturelle: Activités d’entre-aide et de solidarité envers les pauvres, de visite et de guérison des malades, qui correspondent à la figure et à la mission du Christ Sauveur.
L’équilibre et la diversification des activités de l’église autour de ces quatre pôles permettent de ne pas tronquer la mission d'une de ses composantes essentielles.

Toutes les activités de la communauté chrétienne devraient voir un but  missionnaire, c'est-à-dire que ceux et celles qui les réalisent devraient viser à évangéliser et à faire croître l'église à travers leur engagement particulier. Si par exemple des personnes se sont engagées à servir Dieu dans le ministère de la musique ou de la chorale, celles-ci devraient essayer de toucher les cœurs et d'amener au salut les personnes qui les écoutent. Il en est de même pour celles qui pourraient s’occuper de l’accueil, de l’aide auprès des pauvres, etc.

La personne qui démarre le processus de formation devra être capable d’animer et de coordonner l’ensemble des parcours. Ce n’est que dans un deuxième temps qu’elle pourra déléguer à d’autres l’animation des parcours après avoir découvert et formé des leaders/animateurs.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

lundi 12 octobre 2009

La croissance de l’Église du pasteur David Yonggi Cho

La croissance de l’Église Yoido Full Gospel Church et l’histoire de son pasteur coréen David Yonggi Cho sont tout à fait uniques et remarquables à bien des égards.

David Yonggi Cho commença son ministère d’évangélisation en rassemblant quelques personnes dans la maison de sa belle-mère. Ce petit groupe de chrétiens se multiplia si vite qu’il dû rapidement faire construire une première église (Seo-Dae-Mun). Et en seulement trois ans, celle-ci passa de cinq cents à deux mille six cents membres.

Peu de temps après, cherchant à tout faire lui-même, le pasteur s’épuisa et tomba gravement malade. Souhaitant malgré tout voir son Église continuer à se développer, il conçu une structure ecclésiale par groupes de maison qu’il appela cellules de maison. Ces cellules sont animées par des laïcs et tous les membres de l’Église sont appelés à y participer. Grâce à elles, les membres se sont multipliés et il lui fallut construire une nouvelle église qui fut nommée Yoido Full Gospel Church. Quarante ans plus tard, elle comptait huit cent mille membres.

Les cellules de maison sont des rassemblements de six à douze personnes qui se retrouvent une fois par semaine chez l’un des membres de l’Église. La mission de ceux qui y participent est d’évangéliser leur quartier. Les cellules n’existent pas pour elles-mêmes, mais spécifiquement pour annoncer l’Évangile, pour aller vers les autres. Elles fournissent un endroit où amener amis et voisins pour les conduire à Jésus-Christ. Un des passages bibliques qui parle de cette structure ecclésiale se trouve dans les Actes des Apôtres: Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés (Actes 2:46-47). Les premiers chrétiens avaient donc deux sortes de convocations ecclésiales; celles qui se déroulaient dans le temple et celles qui se déroulaient dans les foyers.

Pour accomplir leur mission de partager la Bonne Nouvelle les membres des cellules ne font pas de porte à porte : l’évangélisation par le porte à porte s’avère frustrante pour les chrétiens, parce que les résultats sont maigres[1] explique David Yonggi Cho. Le pasteur fixe des objectifs de croissance pour chacune des cellules et pour chaque district composé de plusieurs cellules. Les animateurs de cellules invitent les participants à être attentifs aux besoins des personnes de leur milieu. Tout ce qu’il y a à faire pour les membres des cellules, c’est de découvrir ces besoins, de rendre service pour y répondre, d'aimer les gens et de les aider, et très vite la cellule grandira. Les chrétiens de cette Église font donc des efforts importants pour créer des liens avec les personnes de leur entourage et les invitent ensuite dans les groupes de maison : lorsque les gens voient ce qui se passe dans nos cellules de maison, lorsqu’ils voient comment les croyants manifestent leur amour envers autrui, ils sont attirés vers ces cellules[2].

Une rencontre de cellule commence avec des prières et des chants, suivis d’une prière faite par une ou plusieurs personnes désignées, puis il y a une prédication de la Parole de Dieu en utilisant les notes du pasteur, et enfin une offrande (quête). La rencontre s’achève par des témoignages, la prière pour les malades et pour le baptême du Saint Esprit et une prière de clôture[3]. Un secrétaire est désigné ainsi qu’un trésorier pour chaque cellule. Au moment de la collecte hebdomadaire, le secrétaire a la responsabilité de compter la somme reçue et de tenir un registre. Le trésorier du groupe garde l’argent et le remet le dimanche suivant à la personne responsable.

Les cellules fonctionnent avec les laïcs. Moyennant une formation, ceux-ci, d’après le pasteur Cho, sont la ressource la plus efficace pour annoncer l’Évangile. Les responsables peuvent aussi mieux pourvoir aux besoins des membres de la communauté chrétienne. Au fur et à mesure que les cellules grandissent, les groupes sont divisés afin qu’il n’y ait pas plus de quinze familles par cellule. Les personnes sont rassemblées par groupes homogènes : jeunes avec jeunes, professions libérales avec professions libérales, étudiants avec étudiants, etc., plutôt que par répartition géographique.

Un élément essentiel : monsieur Cho précise que l’évangélisation des non-chrétiens doit être le but principal de l'Église et des cellules. Si les membres se rassemblent sans avoir comme premier objectif l’annonce de l’Évangile, les cellules n’engendreront pas de croissance. Le danger encouru est qu’elles ne visent qu’à la satisfaction des membres[4]. Une cellule de maison n’est pas une organisation charitable, bien qu’elle puisse accomplir des œuvres de charité. Une cellule de maison n’est pas non plus une veillée de prière[5]. Une cellule de maison a pour mission l’évangélisation des non-chrétiens, et est appelée à croître puis à se scinder en deux lorsqu’il y a eu une croissance suffisante.

C’est un passage du live de l’Exode, au chapitre 18, qui inspira au pasteur de déléguer ses fonctions à des membres non ordonnés : (...) Jéthro vit que c’était trop pour Moïse et il lui montra comment déléguer son autorité afin qu’il ne s’épuise plus à essayer de satisfaire les besoins de tous les gens dont il avait la charge[6]. Il a appris à déléguer ses responsabilités et son autorité en nommant des responsables de cellules. La délégation est, d’après lui, une clé indispensable pour réussir l’évangélisation. Le rôle principal du pasteur devient celui de former les responsables de cellules et de les motiver : Je motive et offre sans cesse ma reconnaissance aux responsables de cellules explique-t-il. Il insiste sur le fait que si on manifeste de la reconnaissance aux autres, qu’on les encourage, qu’on les aime d’un amour sincère, ils se sentiront motivés pour accomplir de grandes choses: (…) toute organisation, quel que soit son raffinement, ne fonctionnera pas correctement si les gens qui la composent ne sont pas correctement motivés pour accomplir le travail[7].

Le pasteur Cho nomme principalement les femmes comme responsables de cellule car, en Corée, nombreuses sont celles qui restent encore au foyer et sont ainsi plus disponibles pour remplir cette tâche. Chaque mercredi, il réunit tous les responsables des cellules leur distribue ses notes qu'il commente pour indiquer ce qui doit être enseigné. Il a lui-même établi le programme pour les réunions de maisons et deux fois par an, il anime un séminaire de formation.

Le pasteur doit être la personne responsable du projet d’évangélisation par cellules de maison dit-il. Il doit s'impliquer activement pour le mettre en place et motiver les membres. Il insiste pour dire qu’il connaît de nombreuses Églises qui ont tenté d'établir des cellules de maison sans l'engagement personnel de leur pasteur. Elles ont toutes lutté mais sans succès. Aux États-Unis, il existe une assemblée chrétienne importante dont le pasteur assista au séminaire sur la croissance donné à Séoul. Il comprit la valeur des cellules de maison, cependant au lieu de promouvoir lui-même les cellules de maison dans son Église, il en remit la responsabilité à un associé. Ce dernier s'occupa de toute l'organisation et les cellules de maison se constituèrent. Après deux années d'efforts, ces cellules stagnèrent; peu de personnes y assistaient et les membres n'étaient pas motivés pour annoncer l’Évangile. Pourquoi ? Les cellules de maison furent considérées comme un simple programme, parmi tant d'autres. Elles ne furent pas considérées comme la clé du réveil ou de la croissance ; après tout, tant d'autres programmes visent ces mêmes buts. Le pasteur n’étant pas activement impliqué, les membres ne prirent pas conscience de l’importance des cellules. Pour que les cellules de maison réussissent, le pasteur doit être convaincu de leur nécessité, au point de les considérer comme étant une question de vie ou de mort pour son assemblée[8].

Monsieur Cho est convaincu que le grand obstacle à la croissance des Églises est le manque de vision. La vision est un but à atteindre et lorsque nous nous mettons à rêver à ce but, ce rêve devient créatif[9]. Si nous n’avons pas de vision dit-il, nous ne produirons rien. En parlant constamment de nos buts et de nos visions, nous engendrons l’enthousiasme des personnes qui nous entourent. Mais il est important qu’il n’y ait pas plus d’une seule vision au sein de l’assemblée.

Cette vision doit venir du pasteur. Il la partage avec les diacres et les diaconesses et ils fixent ensemble des objectifs à atteindre afin de la réaliser. C’est, d’après lui, la condition préliminaire pour obtenir une véritable croissance; Dieu répond en fonction de la mesure de foi par laquelle nous lui donnons l’occasion d’agir et il est nécessaire que nous agissions comme si nous avions déjà reçu cette croissance: Votre croissance dépend de la mesure de vos rêves[10]. Une de leurs missionnaires se rendit au Japon avec un objectif de deux cents membres pour la première année. Elle organisa sa première cellule et se mit en quête de personnes dans le besoin. Au bout d’un an elle dépassa son objectif et atteint deux cent cinquante membres.

Pour recevoir une vision et des rêves nouveaux, le pasteur Cho demande aux responsables de son Église d’apprendre à entrer dans une communion authentique avec le Saint-Esprit : Pour réussir dans les affaires du Roi, il est nécessaire d’avoir une collaboration très étroite avec le Saint-Esprit[11]. C’est pourquoi leur assemblée est une assemblée qui prie. Une fois par semaine les chrétiens de leur Église prient toute la nuit et au moins 10.000 personnes participent. La prière est considérée comme une autre clé de leur réveil. De nombreux responsables de cellules passent aussi beaucoup de temps dans le jeûne et dans la prière pour le salut des personnes qu’ils évangélisent. En général, ils jeûnent d'un à trois jours par semaine.

Le style de la prédication faite par les animateurs des réunions va souvent déterminer si les cellules produisent une assemblée qui croît[12]. Dans sa pratique personnelle de prédication, le pasteur Cho se donne l’objectif principal d’aider les gens à rencontrer personnellement Jésus-Christ. Son second objectif est d’aider les gens à réussir dans tous les domaines de leur vie : spirituel, physique, professionnel et intellectuel. Finalement, le but de sa prédication est d’aider les gens à mieux servir Dieu et leur prochain. D’après lui, une relation intime avec le Saint-Esprit est un élément primordial pour réussir une prédication. C’est au contact de Sa présence intime qu’on reçoit l’inspiration et l’onction pour le message dont l’assemblée a besoin : Si je n’ai pas l’onction de l’Esprit, mon message n’engendrera aucun résultat, quel que soit le temps consacré à la préparation du sermon[13]. Il s’appuie peu sur la philosophie et sur l’histoire de l’Église apprise à son école biblique... Après vingt-trois ans de prédication, il est convaincu que c’est seulement la Parole de Dieu qui donne vie à l’assemblée. Il commence toujours sa prédication en parlant de la bonté de Dieu et il essaye d’orienter ses sermons pour répondre aux besoins de ses auditeurs.

En résumé, la croissance est possible si l’Église s’engage pleinement dans l’annonce de l’Évangile aux non-chrétiens en les invitant à accueillir Jésus comme leur Sauveur et Seigneur: Si elle ne le fait pas, soit elle stagnera, soit elle mourra[14]. C’est aussi grâce à l'engagement inconditionnel du pasteur, à la communication d'une vison, aux buts fixés, à la prière, aux jeûnes, à une prédication inspirée, à l’implantation de cellules de maison et à la motivation des responsables de cellules que la croissance a lieu. Les membres des cellules ont à témoigner du Christ dans leurs milieux de vie : famille, amis, travail, activités sociales, voisins, etc. Ils entrent en contact avec leur entourage en rendant service selon les besoins rencontrés puis invitent les personnes aux réunions de cellules. C’est là qu’elles entendront la parole de Dieu prêchée en vue de leur faire connaître le Christ. Jésus est présenté comme celui qui peut répondre à leurs attentes et à leurs aspirations : miséricorde, salut, paix, guérisons, etc. Quand ils acceptent Jésus comme « Sauveur et Seigneur », ils sont invités dans la grande assemblée et à participer à l’annonce de l’Évangile avec les autres membres des cellules. Leur expérience et leur zèle de nouveaux convertis seront alors mis à profit pour témoigner auprès des personnes nouvelles.

Malgré le développement foudroyant qu’a connu cette communauté, sa croissance n’a été ni facile, ni de tout repos. Le pasteur Cho explique qu'il est nécessaire d’investir temps et argent pour mettre en place le système des cellules d'évangélisation, mais qu'une fois en place, celui-ci permettra une croissance efficace et durable.

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.


[1] P. Y. CHO, Les cellules de maison et la vie de l’église, Miami, Ed Vida, 1989, p. 62.
[2] Ibid., p. 88.
[3] Ibid., p. 40.
[4] Ibid., p. 117.
[5] Id, Au-delà des chiffres, Miami, Ed Vida, 1986, p. 47.
[6] Ibid., p. 42.
[7] Id, Les cellules de maison et la vie de l’Église, p. 142.
[8] Ibid., p. 109.
[9] Ibid., p. 168.
[10] Ibid., p. 169.
[11] Ibid., p. 123.
[12] Ibid., p. 145.
[13] Ibid., p. 120.
[14] Ibid., p. 61.

lundi 7 septembre 2009

Le but de la croissance ecclésiale

Auteur : Pierre-Alain Giffard

La recherche de croissance numérique est seulement une étape, mais une étape nécessaire, pour atteindre un but plus élevé : la multiplication des personnes qui entrent dans le salut en Jésus Christ (1Pierre 1:3-12) et la croissance de la charité dans le monde.

Les membres de l’Église sont appelés à être formés par l’Esprit pour croître spirituellement et devenir des signes vivant de l’amour Dieu dans le monde.

Les cheminements, les activités, et les enseignements proposés aux membres d’une Église devraient donc les aider à…

✓ devenir enfants de Dieu, justifiés par grâce et héritiers du Royaume (Ga 4, 7 ; Tite 3, 7) ;
✓ devenir intimes avec Jésus (Ep 3, 17 s. ; Jn 15, 14 ; Ga 2, 20) ;
✓ trouver, vigueur, amour et courage dans la Parole de Dieu ;
✓ vivre une vie divine à l’image de Jésus ;
✓ tout faire avec amour et pour l’Amour ;
✓ devenir humbles et intègres ;
✓ renoncer à ses intérêts propres au bénéfice des autres ;
✓ vivre dans la pureté et la sainteté ;
✓ acquérir maîtrise de soi et force contre les tentations ; 
✓ tout faire de son mieux, avec bon sens et intelligence ; 
✓ croître en sagesse et en vertu ;
✓ respecter et aimer les autres quels que soient leur race, leur origine nationale ou ethnique, leur couleur, leur religion, leur sexe, leur âge ou leurs déficiences mentales ou physiques et leur orientation sexuelle ;
✓ comprendre que les épreuves et les souffrances font partie du cheminement spirituel ;
✓ savoir se sacrifier (porter sa croix) en faveur des autres ;
✓ se laisser transformer et habiter par l’Esprit ;
✓ acquérir une foi qui déplace les montagnes ;
✓ pardonner aux autres de tout cœur et devenir des instruments de paix ;
✓ devenir divins par participation et gouverner avec le Christ (Ps 82, 6 ; Jn 10, 33-35) ;
✓ vivre pour Dieu seul.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

mardi 3 mars 2009

Guide de planification destiné aux églises

Par Pierre-Alain Giffard


Ce guide, a pour but d’aider les pasteurs et les responsables d’église à planifier le développement de leurs églises en décrivant et en expliquant les différentes étapes de la planification.

D’abord pourquoi planifier? Robert Schuller, le pasteur d'une des plus grandes églises  en Amérique du Nord, répond en disant : Celui qui refuse de planifier, planifie son propre échec.

Planifier permet de s’organiser et d’être plus efficace dans l’accomplissement de sa mission. Planifier c’est élaborer un plan, c’est concevoir un ensemble de dispositions pour réaliser efficacement un projet.

Les pasteurs David Yonggi Cho, Rick Warren et Dale Galloway, dont les églises ont connu un développement sans précédent, ont tous panifié leur croissance.

 Qu’est-ce que la planification?

La planification est un processus de réflexion qui amène à répondre à quatre questions de base 

  • Où en sommes‑nous?
  • Où voulons‑nous nous rendre?
  • Comment pouvons‑nous nous y rendre?
  • Comment pouvons‑nous mesurer la progression?

La planification amène à mettre sur papier un document appelé plan de développement. Celui-ci comprend: 1) l’énoncé de mission de l’église 2) la vision de l’église; 3) l’énoncé des buts, des objectifs et des stratégies qui doivent permettre de réaliser la vision; 4) la description des mesures qui seront utilisées pour évaluer la mise en œuvre du plan.

1. Où en sommes‑nous?

La toute première étape dans la réalisation d’un plan est la formulation d’un énoncé de mission. Celui-ci définit, de manière succincte, ce qu’est l’église et sa raison d’être. Il doit être facile à comprendre et répondre aux questions suivantes:

  • Qui sommes‑nous et à qui offrons‑nous nos services?
  • Pourquoi sommes-nous là?
  • En quoi sommes-nous uniques?
  • En quoi notre mission s’inscrit-elle dans le mandat ou les programmes de l’institution à laquelle nous appartenons ?

Voici un modèle utile pour aider à formuler un énoncé de mission.

La mission (objectif) de notre église  est de __________________________________ (ce que nous faisons) à l’aide de _______________________________ (comment nous le faisons) pour ___________________________________ (pour qui) afin qu’ils _______________________________ (ce pourquoi nous le faisons)

La deuxième étape est de faire un énoncé des services offerts. Les services (ou catégories de services) sont les secteurs d’activités de base de l’église nécessaires à la réalisation de sa mission.

Exemples de catégories de services :

  • Prières et Célébrations
  • Évangélisation
  • Services caritatifs (visite de malades, collecte de vêtements et de nourritures pour les pauvres, etc.)
  • Services auprès membres (garderie; fraternité, activités de jeunesse, etc.)
  • Catéchisation (pour enfants et pour adultes)
  • Formation pour impliquer les membres dans des activités d’église
  • Communication (site internet, audiovisuel, etc.)
  • Etc.

La troisième étape dans la réalisation d’un plan de développement est l’analyse de l’environnement. L’analyse de l’environnement fait ressortir les Forces et les Faiblesses à l’interne, les Possibilités et les Menaces de l’extérieur (analyse F.F.P.M), tout autant d’éléments déterminants pour la capacité de l’église à poursuivre sa mission. Une telle analyse renseigne sur la situation actuelle de l’église et donne des informations importantes pour la suite de la planification.

Parmi les facteurs internes, citons les limites financières, la gouvernance (leadership et structure de leadership), le personnel, les méthodes et les systèmes opérationnels.

Les facteurs externes peuvent être entre autres la conjoncture économique, les déplacements de population, les avancées technologiques, les changements géographiques et les changements législatifs.

Les résultats de l’analyse de son environnement font partie des données dont on tiendra compte pour élaborer la vision d’avenir de l’église, ses objectifs, ses actions et ses stratégies.


2. Où voulons‑nous nous rendre?

La quatrième étape est la formulation d’un énoncé de vision. Celui-ci décrit la situation d’avenir souhaitée par l’église. C’est l’image, inspirante, de la situation future « idéale ».

  • L’énoncé de vision répond généralement aux questions suivantes :
  • Que souhaite l’église et à quoi aspire‑t‑elle?
  • Quelle image veut-elle véhiculer auprès de ses membres, de ses employés et de la communauté?
  • Comment améliorera-t-elle la qualité des services offerts?

La cinquième étape dans la réalisation d’un plan de développement est la formulation d’un énoncé de valeurs. Celui–ci sert de principe directeur en décrivant la manière dont les membres de l’église ont à se comporter dans l’exécution de leurs tâches. Ils traduisent les croyances et les convictions qui impriment et guident la réalisation de la vision et de la mission.

Les principes directeurs répondent généralement aux questions suivantes :

  • Quelle attitude allons-nous favoriser dans l’accomplissement de notre mission et la concrétisation de notre vision?
  • Quelles sont nos valeurs organisationnelles?

La sixième étape est la formulation des buts. Les buts sont les résultats des activités entreprises exprimés en termes qualitatifs. Ils reflètent ce que l’église recherche et la direction qu’elle entend suivre pour accomplir sa mission et concrétiser sa vision.

La formulation des buts s’inspire des réponses aux questions suivantes :
  • Les buts s’harmonisent‑ils avec l’énoncé de mission et des valeurs de l’église?
  • La réalisation des buts contribuera-t-elle à l’accomplissement de sa mission?
  • Les buts découlent‑ils aussi de l’analyse de l’environnement interne et externe, et répondent‑ils à des critères déterminés?
  • Les buts sont-ils en lien avec les services et les besoins des groupes ciblés de l’église?
  • Les buts donnent-ils à l’église une orientation claire sur ce qu’elle doit faire? Forment-ils un cadre pratique pour les objectifs et les activités futures?
  • Les buts s’inscrivent-ils dans la durée?

La septième étape est de déterminer les objectifs. Les objectifs sont les résultats que l’église prévoit atteindre par rapport aux buts à long terme.

La liste de points qui suit peut se révéler utile pour élaborer les objectifs:

  • Les objectifs doivent énoncer clairement les résultats particuliers que l’église s’efforce d’atteindre pour réaliser ses buts.
  • Chaque but doit répondre à au moins un objectif; cependant, une organisation se fixe souvent plus d’un objectif en vue d’atteindre un but.
  • La mesure de chaque objectif est exprimée en données chiffrées et indique dans quelle mesure les objectifs ont été atteints par l’église, par rapport à un but.
  • Les mesures sont rattachées à l’objectif à mesurer. Il en faut au moins une par objectif.
  • La mesure illustre le changement ou la variation dans la réalisation progressive d’un objectif. Les objectifs et les mesures utilisées doivent être clairs et faciles à comprendre pour quiconque ne connaît pas bien l’église.

Exemple – Buts rattachés à des objectifs et des résultats attendus



3. Comment pouvons‑nous nous y rendre?

La huitième étape dans la réalisation d’un plan de développement est de choisir les activités à accomplir pour réaliser les objectifs fixés. Les objectifs désignent les facteurs de croissance que l'église souhaite mettre en place tandis que les activités traduisent de quelle manière elle compte atteindre les résultats escomptés.

 Voici des éléments de réflexion utiles au choix des activités à choisir:

  •  L’activité reflète-t‑elle le mandat, la vision, la mission et les valeurs de la communauté chrétienne?
  • L’activité se rattache‑t‑elle clairement à l’achèvement d’un but et d’un objectif précis?
  • L’activité est‑elle réaliste face aux moyens, aux risques et aux coûts?

À titre d'exemple :


La neuvième étape est de planifier les activités dans le temps. Il s’agit du plan d’action. Celui-ci peut aussi décrire l’emplacement choisi pour l'église, incluant une carte ou un dessin et les justifications de ce choix. Il explique les améliorations qui devront être apportées au local pour le rendre opérationnel et fournir, si disponible, un plan d’aménagement de ce local de même qu’un échéancier des étapes de réalisation de l’aménagement. Il inclut les preuves que cet emplacement, ainsi que les édifices, sont conformes aux lois municipales, lois sur la santé, sur la sécurité, etc.

Il est important de bien penser aux risques matériels liés au démarrage du projet en identifiant les risques potentiels (date limite non rencontrée, difficultés de financement, dépenses plus grandes que prévues, bris des véhicules, problèmes d’ordinateur, etc.) et de proposer des solutions pour éviter ces problèmes.

La dixième étape dans la réalisation d’un plan de développement  est de choisir une structure de gouvernance. La gouvernance peut se définir comme étant l’ensemble des processus et des structures permettant au pouvoir décisionnel de s’exercer. Elle a pour conditions essentielles 1) la cohérence interne autour d’une mission bien définie; 2) la discipline organisationnelle et; 3) l’harmonisation en fonction des résultats.

Une structure de gouvernance efficace permet aux personnes (ou aux groupes de personnes) en poste de responsabilité de mettre en place les orientations stratégiques et les priorités de la communauté chrétienne. Elle existe pour appuyer le premier responsable et obtenir des résultats. Elle comprend l’autorité de prendre des décisions en matière de placement de personnel, de réaffection des ressources et de conception de programmes.


4. Comment pouvons‑nous mesurer la progression?

La onzième étape est de se donner des mesures (indicateurs de progrès) pour vérifier les progrès accomplis et repérer les activités qui sont efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce suivi est idéalement effectué sur une base trimestrielle.

Les mesures indiquent le changement ou la variation dans la réalisation progressive des objectifs. Voici quelques questions utiles pour bien formuler une mesure :

  • La mesure est‑elle pertinente? A-t-elle un lien direct et logique avec le but ou l’objectif?
  • La mesure est‑elle fiable? Produit-elle une information juste et vérifiable pour la période de réalisation de l’objectif?
  • La mesure est‑elle valable? Capte-t-elle ce que l’organisation tente de mesurer?
  • La mesure a-t-elle une valeur qui justifie ce qu’il en coûte pour en produire les données?

 Il est recommandé de faire un tableau contenant l’ensemble des objectifs afin de présenter les résultats des différentes mesures.

La douzième étape est de déterminer les ressources nécessaires à la réalisation des activités. Celles-ci peuvent se répartir en au moins quatre catégories:

·       Ressources humaines ;
·       Ressources matérielles ;
·       Ressources financières ;
·       Ressources en temps.

Une analyse judicieuse permettra de distinguer celles qui sont nécessaires et celles qui sont disponibles ; le solde indiquera celles qu'il reste à acquérir. Il y a lieu d’indiquer les différentes sources.

Les ressources sont exprimées en coûts, en salaires, en temps et en personnes. Combien de temps cela va prendre pour réaliser les activités et combien cela va coûter? Qui aurait les compétences nécessaires pour accomplir les activités choisies?

 À titre d'exemple :

Le premier tableau présente les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des activités. Le deuxième tableau présente les ressources nécessaires pour défrayer les coûts indirects associés aux services de soutien administratif et opérationnel. Par services de soutien administratif et opérationnel, on entend tous les coûts indirects variables qui peuvent être associés à l'exécution d'activités directement liées à des projets.


La treizième étape joint tous les aspects du projet et permet de le traduire en terme monétaire. Elle évalue son coût sur deux ou trois ans et en suggère le mode de financement. L'aide d'un comptable sera une aide précieuse sinon indispensable.

  • Coûts requis au démarrage: Qu’y a-t-il à acheter, à rénover, à débourser entre maintenant et la date du départ du projet? Établir la liste des frais de démarrage en détaillant chacun des postes suivants :
  • Terrain; Bâtisse; Matériel roulant; Équipements; Mobilier; Améliorations locatives (rénovations); Brevet;
  • Frais d’incorporation; etc.

Finalement la quatorzième étape est de rédiger le sommaire, un texte placé au début du plan dans la réalisation d’un plan de développement d’une à deux pages maximum, qui fait la synthèse de ce que l’on retrouve dans l’ensemble du document. Il devrait être rédigé en dernier et contient les informations suivantes:

Nom du projet : _______________________
Pasteur : ________________________
Équipe de direction: ____________________
Adresse: _______________________________
Téléphone : ______________________
Courriel : _________________________

Activité principale : (À titre d'exemple : Annonce première auprès des sans-églises et formation de disciples)

But principal : (À titre d'exemple : Être une la communauté chrétienne en croissance spirituelle et numérique)

Points forts : (À titre d'exemple... Formation et expérience du pasteur; Qualifications des membres de l’équipe de direction; Connaissance des facteurs qui engendrent la croissance des églises; Appui du responsable local de la dénomination chrétienne; etc.)

Historique du projet

Groupe cible

Grandes lignes pastorales :

À titre d'exemple :

·       Planification de la croissance
·       Implication de l'ensemble des membres dans l’annonce première auprès des sans-églises.
·       Concentration des efforts d'annonce première sur le(s) groupe(s) le(s) plus réceptif(s) du milieu où est implantée l'église.
·       Création de pastorales/ministères prises en charge par des responsables laïcs.
·       Assurer une formation et un suivi pour les leaders laïcs.
·       Mise en place de parcours conduisant les membres de la communauté chrétienne à la maturité spirituelle.
·       Évaluations annuelles des activités de la communauté chrétienne en vue de l'amélioration continue.
·       Adaptation des activités aux aspirations culturelles et aux besoins du milieu où est implantée l'église.
·       Création d'une structure de petits groupes apte à former des disciples et à impliquer les laïcs.

Avantages du projet : Avantages par rapport au mode usuel de fonctionnement des églises; mode de fonctionnement qui résulte souvent, dans la société et la culture actuelle, en la décroissance de la communauté chrétienne.

Besoins financiers : Expliquer sommairement combien d’argent a été investi à ce jour; quelles sont les montants nécessaires présentement, à quoi servira les montants reçus: salaires, location de locaux, achats de matériel, etc.; quelles sont les sources financières.

Mot de la fin:  La planification n’est pas une activité ponctuelle achevée lorsqu'une première version du plan est terminée. C’est un travail continu qui doit viser à toujours mieux saisir et réaliser la mission de l'Église dans un environnement en constante évolution. 


LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE