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vendredi 2 novembre 2012

Dix obstacles courants à la croissance

Auteur: Rick Warren

(Note sur la traduction[1])

J’ai étudié la croissance de l’Église pendant presque 30 ans et j’ai constaté qu’il y a dix obstacles qui empêchent de bâtir une Église vibrante et en santé.

1. Ne pas amener ses amis à l’Église.

En tant que pasteurs on prie, on demande, on insiste, on motive, on souligne auprès des membres l’importance d’amener leurs amis à l’Église, pourtant ils ne le font pas plus. Pourquoi? La vérité, souvent, c’est que les membres ne sont pas à l’aise. Intuitivement, ils savent que les célébrations ne sont pas conçues pour les non-croyants, pour les personnes en recherche et pour leurs collègues de travail. Ils se disent : « Les célébrations de mon Église me rejoignent (répondent à mes attentes), mais elles ne rejoindront pas mes voisins, et c’est pourquoi je ne leur proposerai pas de venir ». L’antidote est d’offrir, au moins une fois par semaine, un service religieux (une célébration) conçu en ayant en tête les amis qui ne vont pas à l’Église (les sans-Églises).

2. Craindre que la croissance détruise la fraternité.

Bien que vos membres ne le disent pas, certains s’opposent à la croissance parce qu’ils craignent de ne plus connaitre personne lorsque l’assemblée grandira. Alors, ils se disent : « J’aime la situation actuelle, je connais tout le monde, j’ai peur de devenir un simple numéro si l’on grandit. » L’antidote à cette peur est de créer pour votre communauté chrétienne des petits groupes dont les membres se réunissent par affinité. À Saddleback, nous disons ceci: nous devons construire notre communauté à la fois plus grande et plus petite.

3. Ne pas se défaire des façons de faire habituelles (traditionnelles)

Les façons de faire habituelles naissent de la réussite. Quelque chose devient une tradition parce qu’au départ elle fonctionne. Et parce qu’elle fonctionne, on la répète encore et encore. Malheureusement, ces façons de faire finissent par devenir, un carcan, une norme à suivre. Il y a deux dangers dans ce genre de « traditionalisme ». Le premier est de sacraliser des méthodes et le deuxième est d’oublier pourquoi nous faisons ce que nous faisons. L’antidote : se laisser guider par sa mission (become pruprose driven)[2]. La mission ne change jamais, elle est éternelle. Mais votre méthodologie devrait être en changements continuels. Je suggère qu’au moins une fois par année, vous posiez un regard sur chacune de vos activités pastorales et fassiez trois choses:

1. La confirmer – oui, ça fonctionne toujours;

2. La raffiner– on a besoin de l’améliorer pour qu’elle soit plus efficace;

3. La remplacer – pour relever les défis du futur, vous ne pouvez pas utiliser, dans le temps présent, les outils du passé.

4. Essayer de plaire à tout le monde.

Vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Cela ne fonctionne tout simplement pas. Si une station de radio dans votre région devait jouer du Bach, suivi des Beatles puis d’airs de Polka, pensez-vous que cela plairait à tout le monde ou que cela ne plairait à personne? Les stations de radio visent certains auditeurs (elles se spécialisent) parce qu’elles comprennent qu’il y a différents auditoires qui aiment différents styles de musique. Je ne parle pas de changer l’Évangile, mais de définir votre “cible” (c’est l’antidote à cet obstacle); puis faites tout ce que vous pouvez pour atteindre votre cible.

5. Fonctionner par des programmes plutôt que par un processus de croissance.

Avoir beaucoup de différents programmes dans une Église peut impressionner, mais à moins d’avoir un plan précis pour aider vos membres à croître spirituellement, ceux-ci peuvent tout simplement finir par assister à beaucoup de formations. J’ai la conviction que cela explique pourquoi certains membres, bien que cheminant dans l’Église depuis des années, ne semblent produire que peu de fruits.

L’antidote est d’utiliser un processus de croissance spirituelle similaire à celui que nous utilisons à Saddleback. Nous prenons l’image d’un jeu de baseball pour illustrer le chemin qui permet à nos des membres de grandir dans la foi. Nous les encourageons à franchir une base après l’autre afin d’atteindre une plus grande maturité spirituelle. Vous n’avez pas à utiliser le modèle de Saddleback, mais il a fait ses preuves et a très bien fonctionné depuis vingt ans.

6. Donner de l’importance aux chiffres plutôt qu’aux ministères

À mon avis, vous faites une erreur sur vous jugez votre réussite à la quantité de personnes qui viennent à vos célébrations. Si la seule chose qui compte pour vous est le nombre de membres, vous être une Église centrée sur les rassemblements. Oui la présence aux célébrations est une des différentes mesures d’évaluation de la mission, mais elle ne devrait JAMAIS être la seule. D'abord, accorder beaucoup d’importance au nombre de personnes a tendance à produire des spectateurs passifs qui n’ont que peu de temps pour s’impliquer. L’antidote : Transformer tous vos membres en ministres. Nous n’avons pas besoin de plus de réunions, nous avons besoin de répondre à plus de besoins!

7. Prêcher sans l’appliquer à la vie

Annoncer la Parole de Dieu sans l’appliquer à la vie informe plus que cela ne transforme. L’antidote est ce que j’appelle la prédication comportementale. C’est une annonce qui insiste sur l’obéissance. La Bible nous dit de mettre en pratique la parole de Dieu, pas seulement de l’écouter. Le but de toutes les prédications du dimanche, des études bibliques en petits groupes et de toutes les sessions des écoles du dimanche devrait être d’inciter les chrétiens à s'impliquer dans un ministère – que faisons-nous avec ce que nous avons entendu.

8. Ne pas faire confiance à vos responsables

Si vous ne faites pas confiances à vos leaders, alors vous n’accomplirez pas grand-chose. Vous devez bâtir votre crédibilité et vous devez mériter le droit de diriger. L’antidote à cette barrière est le leadership authentique. Ceci veut dire un leadership humble, vulnérable, déterminé, qui est prêt à risquer l’échec et qui croit que Dieu va accomplir de grandes choses.

9. Le légalisme

Le légalisme étouffe la croissance et nuit à la santé de beaucoup d’Églises. Beaucoup d’entre elles semblent plus intéressées à conserver des règles plutôt qu’à gagner des personnes au Christ. Ceci compromet forcément la croissance.

L’antidote à cette barrière est un climat d’acceptation qui part de là ou les personnes sont [plutôt que] là vous voulez qu’elles soient. En les prenant là où elles en sont, vous pouvez éventuellement les amener là ou elles ont besoin d’être.

10. Être structuré pour le contrôle plutôt que pour la croissance

Beaucoup d’Église aujourd’hui ont trop de programmes et trop de structures qui les étranglent et les font mourir. L’antidote est de conserver une structure simple flexible et capable de relever tous les défis que le futur nous réserve.

Traduit et publié avec autorisation (texte original)


[1] Le texte original est en anglais. Cette traduction est de l’auteur de ce site. Elle vise une bonne compréhension du texte plutôt qu’une transposition mot à mot.

[2] L’expression “purpose driven” ne se traduit pas très bien en français. La signification du mot « purpose » se situe quelque part entre les mots but, sens et mission.

vendredi 24 avril 2009

Six valeurs organisationelles essentielles pour la croissance

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Six valeurs organisationnelles devraient accompagner tout projet de croissance ecclésial. Ces valeurs sont représentées dans le schéma ci-dessous :


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La recherche de l’efficacité

Rechercher l’efficacité, c’est chercher à arriver aux buts fixés. D’après Yves Saint-Arnaud, la poursuite de l’efficacité aide l’être humain à s’actualiser. Rechercher l’efficacité, c’est aussi chercher à être plus compétent pour faire croître la communauté chrétienne. C’est laisser l’Esprit Saint prendre plus de place car c’est Lui qui donne puissance et fécondité aux activités de l’Église.

La recherche de la santé

Certains problèmes pourraient surgir si l’on accorde trop d’importance à la poursuite de l’efficacité. En effet, les membres de la communauté chrétienne peuvent progres-sivement être considérés, non plus comme des personnes, mais comme des outils au service de la croissance. Il peut s’en suivre une atmosphère malsaine, due aux pressions et aux manipulations faites sur les membres. Prendre en compte la valeur de la santé veut dire respecter les membres, consi-dérer leurs autres responsabilités (obligations familiales, associatives, professionnelles, sociales, etc.) et accroître leur satisfaction et leur bien-être dans leur engagement au service de l’Église.

La recherche de l’équilibre

Rechercher seulement l’efficacité au nom de la croissance présente aussi le risque de tronquer l’Église d’une ou de plusieurs de ses fonctions essentielles. Par exemple, les activités sociales d’aide aux pauvres et aux démunis à l’inté-rieur et à l’extérieur de la communauté chrétienne peuvent être mises de côté au profit des activités d’évangélisation des sans-Églises. La poursuite d’efficacité devrait donc non seulement être au service des personnes, mais aussi au service du développement intégral de l’Église.

La recherche de santé et d’équilibre vise entre autres : 

✓ que les pasteurs ne négligent pas leur vie familiale ni leur santé au nom du développement de la commu-nauté chrétienne ;
✓ que les différentes fonctions de l’Église soient déve-loppées de façon égale ;
✓ que la formation des disciplines amène les membres de la communauté chrétienne à la santé intégrale (spirituelle, psychologique et physique) ;
✓ que les membres ne soient pas considérés comme des moyens et utilisés pour développer l’Église.

La recherche de la justice

Pratiquer la justice, c’est être équitable ; c’est respecter le droit de chacun ; c’est payer un juste salaire à ses employés et leur offrir une assurance médicale et une pension de vieil-lesse. C’est chercher à résoudre les problèmes qui peuvent se présenter de manière à ce que tout le monde gagne. C’est aussi admettre ses fautes et chercher à les réparer. La règle d’or de la justice : traiter les autres comme on voudrait être traité soi-même.

La recherche de l’intégrité

Être intègre au niveau organisationnel, c’est, entre autres, respecter les droits d’auteurs, payer ses impôts et organiser la vérification indépendante des états financiers de l’organi-sation (audit externe). C’est aussi éviter toute corruption et n’importe quelle autre fraude.

La recherche de la qualité


Le Père a donné à l’humanité, pour son salut, ce qu’il avait de meilleur, à savoir son Fils. De même, les chrétiens, dans leur désir de plaire à Dieu, devraient tout faire de leur mieux. Viser la qualité, c’est tout faire avec amour comme si c’était pour Jésus. C’est aussi rechercher la satisfaction de l’assemblée vis-à-vis des activités de l’Église (célébrations, garde d’enfants, enseignements, accueil, etc.). Par ailleurs, la recherche de la vérité est inséparable de la recherche de la qualité.

La recherche de l’innovation


L’Esprit Saint, qui « fait toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5), est la source du renouvellement perpétuel de l’Église. Ce renouvellement devrait s’étendre à toutes les dimensions de l’Église (activités, structure, musique, culture, etc.). L’innovation est un synonyme d’adaptation. En tenant compte du milieu dans lequel elle est implantée (ou sur lequel elle est greffée), la communauté chrétienne peut améliorer ses activités afin de mieux rejoindre les sans-Églises qui s’y trouvent ; elle peut ajuster les prédications, les célébrations et les services aux besoins et à la culture des sans-Églises.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

jeudi 2 avril 2009

Pour une recherche de croissance saine et équilibrée

Auteur: Pierre-Alain Giffard

La foi et le cheminement en Église devraient être sources d’épanouissement et de joie, et non pas de traumatismes et de douleurs ; sources de libération et de paix, et non pas d’asservissement et d’angoisse. Il arrive pourtant que des chrétiens soient profondément blessés par leur expérience en Église… Voici donc une liste d’erreurs à éviter afin que la poursuite de croissance ecclésiale soit saine et respectueuse envers les membres de la communauté chrétienne.

Avoir toujours l’air assoiffé d’argent


Certains pasteurs ou certaines Églises réclament sans arrêt des dons et des contributions. Pour récolter plus d’argent, de fortes pressions sont exercées sur les membres (exhortations répétées, culpabilisation, menaces de rétributions divines, réprimandes, etc.) sans tenir compte des besoins personnels des chrétiens et du peu de moyens dont ils disposent parfois (Mc 7, 10-13). Dans certaines communautés, l’idée est explicitement répandue que plus l’on donne, plus on recevra en retour, tendant ainsi à créer une spirale immorale d’enrichissement des pasteurs et d’appauvrissement des membres, ainsi que la pensée illusoire et égoïste que l’on peut s’enrichir dans ce monde en donnant de l’argent à l’Église.

En tant que pasteur, avoir un niveau de vie nettement supérieur aux membres de son Église


Quoi de plus déplorable que des pasteurs roulant en voiture de luxe, habitant de grandes maisons et s’habillant à la dernière mode alors que les membres de leurs Églises, qui versent leurs salaires, ont du mal à rejoindre les deux bouts (1 Tm 6, 5-9 ; 1 Tm 6, 10-11 ; Pr 22, 22). L’Église n’est pas une entreprise d’exploitation des membres et encore moins une machine à « traire » les pauvres.

Isoler les membres

Volontairement ou involontairement, certaines Églises isolent leurs membres, particulièrement de leurs familles et de leurs proches, sous prétexte de les protéger de mauvaises influences. Cet isolement peut aussi simplement résulter de ce qu’il est exigé des membres une trop grande participation aux réunions et activités d’Églises. Parfois, hélas, pour assurer une plus grande implication des membres, des pasteurs communiquent l’idée, implicitement ou explicitement, que le temps consacré aux activités d’Église est plus important que celui passé avec sa propre famille ou celui nécessaire aux études…

Contrôler les membres

Il y a un niveau de contrôle que l’on trouve dans certaines Églises qui nuit à la dignité des personnes et qui infantilise les membres. Par exemple, il peut être interdit de regarder la télévision, il est demandé aux femmes de ne pas se maquiller, de ne pas porter de bijoux, de garder les cheveux longs. On y trouve un code d’habillement excessivement strict. Les responsables n’hésitent pas à poser des questions indiscrètes sur la vie personnelle des membres et ceux-ci sont encouragés à se dénoncer mutuellement. Les peurs de l’enfer et de la rétribution divine ou simplement celle de ne pas être accepté par la communauté sont utilisées pour soumettre les membres aux règlements et aux coutumes en place.

Éviter d’avoir des comptes à rendre au niveau pastoral et au niveau financier

Pour éviter les abus, une communauté chrétienne devrait avoir un système interne dans lequel il est possible pour les membres de faire connaître leurs opinions et si nécessaire de faire rapporter des abus à des autorités religieuses externes à la communauté chrétienne. Les membres devraient aussi avoir l’assurance que leurs plaintes seront sérieusement prises en considération et que, si effectivement il y a eu abus, des mesures disciplinaires adéquates seront prises.

Encourager l’« idolâtrie » et un « amour » excessif envers le pasteur fondateur ou le pasteur principal

Il y a un danger pour une Église lorsque son leader se complaît excessivement dans l’affection des membres à son égard. Il peut même chercher à l’entretenir et la faire grandir. Le culte de la personnalité du leader peut entraîner ce dernier vers l’exaltation, la mégalomanie et la paranoïa et entraîner toute la communauté vers la dérive.

Faire ressentir aux membres qu’ils ne sont pas pleinement acceptés dans la communauté chrétienne, qu’ils ne sont pas « spirituels » ou leur dire carrément qu’ils sont en état de péché…


✓ s’ils ne donnent pas assez d’argent ;

✓ s’ils ne s’impliquent pas suffisamment dans les activités de la communauté chrétienne ;

✓ s’ils n’assistent pas aux réunions ;

✓ s’ils n’exercent pas tel ou tel don spirituel (le don des langues, par exemple) ;

✓ s’ils ne croient pas à tel ou tel point secondaire de doctrine ;

✓ s’ils ne s’habillent pas selon la norme ;

✓ s’ils fréquentent occasionnellement une autre Église.

Entretenir une telle culture dans la communauté ou employer une telle tactique de contrôle relève de la manipulation et n’a rien à voir avec l’esprit de l’Évangile.

Perpétrer d’autres abus tels que…

✓ Demander aux membres de confesser leurs péchés devant toute l’assemblée ;

✓ Menacer les membres en leur disant qu’ils iront en enfer s’ils quittent la communauté chrétienne ;

✓ Utiliser les humiliations publiques ou/et avoir recours aux violences physiques pour corriger les membres.


Texte extrait du livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.

mercredi 25 mars 2009

Valeurs à promouvoir pour déclencher la croissance

Auteur: Pierre-Alain Giffard

La croissance ecclésiale est activée par le développement d’une culture missionnaire au sein de la communauté chré-tienne. Cette culture missionnaire peut voir le jour grâce à la promotion de certaines valeurs. C’est par un processus de formation des disciples, ainsi que par d’autres modes de communication, que ces valeurs prendront racine et grandi-ront dans le cœur des membres de la communauté.

La promotion des cinq valeurs ci-dessous permet de développer une culture missionnaire dans la communauté chrétienne :




Explications du schéma

Sans amour, sans zèle pour le salut des âmes (esprit missionnaire), sans foi, sans intégrité ni compétence, la croissance de la communauté chrétienne est compromise, voire impossible. À l’inverse, chacune de ces valeurs contri-bue à la croissance ecclésiale.

L’esprit missionnaire

Un chrétien en communion avec l’Esprit Saint devrait être habité, voire « hanté », par le souci du salut eschatolo-gique et temporel de ses frères humains. Le Père a envoyé le Fils prendre la condition humaine pour nous sauver. Dans cette même mouvance, l’Esprit Saint pousse les chrétiens à se consacrer au salut de l’humanité.

La foi

La croissance de l’Église n’est pas une œuvre humaine, mais une œuvre divine qui ne peut se faire sans la foi. Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6). Jésus souhaite que ses disciples en soient remplis. Par elle, Dieu agit et permet aux disciples de Jésus d’opérer des miracles (Mt 17, 17 ; Ac 3, 16). La foi nous fait reconnaître les œuvres de l’Esprit là où elles se manifestent et habilite ainsi les chrétiens à coopérer avec ce que Dieu fait.

L’amour

L’amour et la mission chrétienne sont inséparables puisque Dieu est Amour. De même que sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (He 11, 6), de même, sans amour, il est impossible de lui être agréable ou de prétendre le connaître (1 Jn 4, 8). C’est l’amour qui évangélise, c’est l’amour qui touche les cœurs, c’est l’amour qui révèle Dieu et le fait aimer. Sans amour sincère, les évangélisateurs ne sont que des cymbales qui retentissent.

L’intégrité

L’intégrité est l’un des fondements de la croissance des Églises. Sans intégrité, les scandales se manifestent et rendent les efforts missionnaires d’autant plus difficiles. En effet, les gens deviennent méfiants vis-à-vis de l’Évangile et des Églises. Les scandales endommagent aussi la confiance des fidèles envers leurs pasteurs et créent des divisions dans les communautés chrétiennes.

La compétence


La compétence permet d’être plus efficace. Jésus souhaite que les activités missionnaires des Églises locales soient efficaces (Jn 15, 16). Il revient aux pasteurs de se former au niveau organisationnel et de former les membres de la communauté chrétienne. La compétence comprend aussi l’intelligence et le bon sens. Sans eux, le travail missionnaire risque d’être contre-productif, voir anti-évangélique (Pr 19, 2).

La promotion d’une culture missionnaire au sein d’une communauté chrétienne devra faire partie d’un processus conscient, structuré et continu afin que les valeurs qui caractérisent la mission s'infusent dans le cœur des croyants.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.





dimanche 22 mars 2009

5 vérités qui conduisent au salut

 

Pour aider les chrétiens à présenter le plan du salut, nous proposons ci-dessous “5 vérités”. La présentation de ces 5 vérités permet de conduire les personnes évangélisées à faire un acte de foi en Jésus-Christ sauveur (Les croquis suivants sont inspirés d’un petit dépliant d’évangélisation que j’ai perdu…Je ne peux donc pas en citer la source. Toute information pour la retrouver est la bienvenue).

1. PREMIÈRE VÉRITÉ : Dieu nous aime et veut que nous ayons la vie et la paix

« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). « Je suis venu afin qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10:10).

Si Dieu a des projets de paix et de vie pour les êtres humains, pourquoi tant de gens n'en font-ils pas l'expérience ?

2. DEUXIÈME VÉRITÉ : L'homme est pécheur et séparé de Dieu

Pont1 
Dieu nous a fait à son image pour vivre éternellement et pour communier à sa Vie. Dieu nous a suffisamment aimé et fait confiance qu'il nous a crée libre. Notre problème vient de ce que, des nos premiers parents, nous avons désobéi à Dieu et suivi notre propre volonté. Notre choix à pour conséquence la séparation avec Dieu. L'homme est pécheur : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). L'homme est séparé de Dieu : « Car le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6:23).

3. TROISIÈME VÉRITÉ : Malgré ses efforts, l'homme ne peut se sauver lui-même

 
Pont1  
Au travers des âges, les hommes ont cherché de nombreux moyens d'aller à Dieu et de construire des ponts pour franchir l'abîme qui nous sépare de lui. La moralité, les philosophies, les bonnes œuvres, etc. Mais malgré nos efforts personnels, nous ne pouvons effacer nos fautes ou payer le prix de notre réconciliation avec Dieu. Ou bien, l’homme présume de ses capacités (espérant pouvoir se sauver sans l’aide d’en Haut), ou bien il présume de la toute-puissance ou de la miséricorde divines (espérant obtenir son pardon sans conversion et la gloire sans mérite).

La quatrième vérité nous donne la seule réponse valable à cette impasse...

4. QUATRIÈME VÉRITÉ : Dieu offre par la croix de Jésus le moyen pour être sauvé, un pont qui traverse l'abîme qui nous sépare de lui.

 
Pont3
 
 Jésus-Christ est la seule solution à notre incapacité de nous sauver nous-mêmes. Il est mort sur la croix et il est ressuscité, payant ainsi la peine pour nos péchés. Il est le chemin pour aller à Dieu. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). « Le Christ Jésus s’est livré pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un Peuple qui lui appartienne en propre » (Tt 2:14). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

Dieu nous offre le chemin, mais il nous faut faire un choix...


5. CINQUIÈME VÉRITÉ : Dieu attend de nous une réponse personnelle : la foi exprimée dans une demande de salut

Pont4
 
 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai, chez lui » (Apocalypse 3:20). « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Actes 2:21). « À tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Pour accueillir Jésus comme votre Sauveur, il faut :
  • Admettre que vous êtes pécheur et que vous avez besoin de Dieu.
  • Vouloir abandonner le péché.
  • Croire que Jésus est mort sur la croix pour vous sauver et qu'il est ressuscité.
  • Demander à Jésus d'être votre Sauveur et demander à l'Esprit Saint de diriger votre vie.
Exprimer sa foi en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir le salut (cf. Mc 16:16 ; Jn 3:36 ; 6:40 e.a.). « sans la foi (...) il est impossible de plaire à Dieu » (He 11:6).

6. PRIÈRE POUR ACCUEILLIR LA SALUT
Après la présentation des 5 vérités il est proposé à la personne ou aux personnes qui écoutent de faire une prière pour accepter Jésus comme leur sauveur: « Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi. Merci d'être mort sur la croix pour me réconcilier avec Dieu. Je t'ouvre la porte de mon cœur et je te reçois maintenant comme mon Sauveur. Pardonne mes péchés. Prend le contrôle de ma vie. Je t’offre ma volonté et je m’abandonne entre tes mains. Entre dans mon cœur, guérit-moi et conduit-moi. Amen.»

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LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE