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mercredi 15 juillet 2020

Qu’est-ce que l’évangélisation et dans quel esprit la pratiquer?

Auteur: Pierre-Alain Giffard 


Introduction 

Dans le monde occidental, on peut constater qu’un grand nombre de chrétiens ne partagent pas leur foi avec les autres. Beaucoup perçoivent ceal comme du prosélytisme et ne veulent pas s’y engager.

Pourtant la mission de l'Église est d'évangéliser. Le Christ lui-même a été envoyé par le Père "pour évangéliser les pauvres... guérir les cœurs brisés" (Lc 4, 18), "chercher et sauver ce qui était perdu" (Lc 19, 10).

L’annonce de la foi révèle à l'humanité sa fin transcendante et le sens ultime de la vie. Et dès les premiers temps du christianisme, la diffusion de la foi apparaît clairement comme l’action de 
tous les chrétiens.

Aujourd'hui, on se retrouve devant un dilemme : on est bien d’accord qu’il faut évangéliser pour transmettre la foi mais on ne sait pas bien ce que cela signifie, ni comment s’y prendre.


1. Évangéliser : Qu’est-ce que cela signifie? 

Commençons par dire que l'essence du christianisme est le Christ - non pas une doctrine, mais une personne. Évangéliser, c'est conduire à l'amitié avec le Christ, à la communion d'amour avec Celui qui veut être accueilli pour ce qu’il est : Sauveur et Seigneur.

Évangéliser, explique Robert Schreiter, c’est vivre avec les autres, dialoguer, et dans cette vie ensemble donner ce que l’on est et ce que l’on a… et même la Parole de Dieu [1].

Évangéliser, c’est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux, la proposer par différents moyens et par son effet, transformer du dedans, rendre neuve, l’humanité elle-même [2].

Évangéliser, c'est annoncer à tous et à toutes la bonne nouvelle du salut, c’est engendrer par le baptême de nouvelles créatures dans le Christ et les éduquer à vivre en fils de Dieu [3].

L’évangélisation est la raison pour laquelle l’Église existe. Quand elle « a conscience de ce que le Seigneur veut qu’elle soit, il surgit en elle une singulière plénitude et un besoin d’expansion, avec la claire conscience d’une mission qui la dépasse et d’une nouvelle à répandre [4] ».

En fait, annoncer l’Évangile est plus que l’annonce d’une bonne nouvelle, c’est une puissance de salut (Rom 1,16) qui transforme et qui conduit l’humanité à la vie éternelle. Dieu veut « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1Tim 2,4). Il veut que les hommes et les femmes profitent de son amour sachant que leur bien ultime se trouve en Lui. Il n’a pas donné son Fils pour le plaisir de faire un spectacle à la création, c'était pour sauver l’humanité. En lui se trouve une seule volonté de miséricorde pour tous ses enfants, enfants qu’il appelle par amour.

Proclamer la Parole, l’annoncer ou la partager avec d’autres, c’est semer des graines d’espérance, de paix, de justice et d’amour qui germeront dans les cœurs des personnes qui écoutent et qui produiront des fruits de justice pour l’humanité. L’évangélisation combat le désespoir, la haine et les maladies du monde. En continuant la mission du Christ nous sommes une bénédiction pour les personnes qui nous entourent et nous créons aussi un monde meilleur.

Enfin, évangéliser c’est ramener à l’Église les brebis égarées et blessées car il n'est pas une seule plaie que ne puisse soigner l'Église, elle qui possède le témoignage des Écritures, de l'Ancien et du Nouveau Testament. C’est l’Église qui engendre à la foi. Par elle, nous pouvons nous unir au Christ à l’aide des sacrements que Dieu a mis à notre disposition, pour nous réconcilier avec Lui et nous communiquer la Vie.


2. Dans quel esprit évangéliser ? 

Annonce, témoignages, enseignements, liturgies, amour du prochain sont tous des chemins et des moyens pour la transmission de l’Évangile. Le décret Ad Gentes du Concile Vatican II explique clairement le processus d'évangélisation : témoignage chrétien, dialogue et présence de la charité, annonce de l'Évangile et appel à la conversion, catéchuménat et initiation chrétienne, formation de la communauté chrétienne par le moyen des sacrements et des ministères. 

Mais rappelons-nous que si Dieu nous appelle à annoncer sa Parole, il n’est pas un Dieu qui cherche à s'imposer; il poursuit plutôt toute l'humanité par son amour. Il ne cherche pas à endoctriner, il n’est pas un théologien qui vient sauver. À son image, nous ne devrions donc pas chercher à évangéliser par la connaissance d’une doctrine mais plutôt en mettant en pratique cette doctrine… c’est-à-dire en aimant… tout simplement… 

La vérité ne s'impose pas, mais elle se propose par la foi; elle ne s'impose pas par le nombre, car ils n'étaient que deux au pied de la croix; elle ne s'impose pas par la grandeur, mais par le service; elle ne s'impose pas par la science, mais par le respect de ceux qui ont une foi moins éclairée. La charité est bien plus forte que la science. 

Oui, le Seigneur a besoin de nous, mais sa bannière c'est l'amour. C'est par l'amour que le monde est sanctifié, c'est par l'amour et le respect que les hommes et les femmes sont arrachés de leur vaines habitudes, et par un intérêt sincère aux personnes que l’Esprit se fait connaitre à eux. 

Si nous voulons montrer que nous connaissons Dieu alors montrons que nous aimons nos frères et sœur comme nous-mêmes. Hâtons-nous de nous réconcilier avec les autres. Servons la présence du Christ dans les autres. Nous n’avons pas à juger : la justice, Dieu la remettra à son fils lors du jugement, il ne nous appartient pas de juger.

Comme le Christ, nous avons plutôt à avoir pitié de la multitude et à chercher la paix en toutes choses. Nous voyons des besoins…allons et semons; semons sur la pierre, semons, semons sur le bord du chemin, semons, semons, il y a un petit coin de terre qui attend de recevoir la Parole. La semence va pousser et le Royaume va se révéler; mais il est là! Marchons avec foi… le Royaume est là. 

L’évangélisation n’est pas une œuvre humaine, c’est une œuvre divine. Nous ne sommes que les serviteurs de cette œuvre que nous ne pouvons réaliser qu’unis à l’Esprit (Jn 15,5). En cherchant à partager la Parole, nous devrions donc recourir à la prière en toute circonstance pour savoir où est l’action de Sa grâce. Dieu désire que vous œuvrions près de lui, mais surtout que vous œuvrions avec lui, avec son Esprit : l'Esprit et la Parole témoigneront comme il nous a été promis. En priant avec foi, il peut nous répondre sur le champ, écoutons ce que dit notre cœur… 

Allons, marchons, faisons naître Jésus dans les cœurs par la vertu de l’Esprit Saint; des grains vont mourir, mais des arbres vont pousser. A l'imminence de l'irruption du Royaume de Dieu dans la vie d’une personne que nous côtoyons, demandons l'impossible, demandons la Vie. Le Royaume est au milieu de nous, il n’attend de nous qu’un peu de foi afin de se manifester davantage.


3. Conclusion 

Nous voyons donc que l’évangélisation, pratiquée dans l'esprit ci-dessus, n’a rien avoir avec du prosélytisme. En effet, il ne s’agit pas de déployer des efforts pour recruter de nouveaux adeptes. Il ne s’agit pas non plus d’imposer ses idées ou d’endoctriner qui que ce soit. Il s’agit plutôt d’avoir du zèle et de la charité pour faire connaître l’amour de Dieu par toute notre vie. Oui, l'Esprit nous pousse à agir, il nous pousse à répandre sa paix, il nous pousse à répandre la Parole. 

Dieu nous demande de l’aimer et de nous aimer les uns les autres. Et cet amour nous conduit à partager aussi ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire notre foi et notre relation avec le Christ. Loin de nous la crainte du jugement des hommes et la volonté d'adopter des comportements conformistes par crainte de choquer, de déplaire, du qu'en-dira-t-on. 

Pour être les messagers de la Parole, nous devons assurer nos propres fondations en étant nous-mêmes unis au Christ de toutes les manières, de toutes les façons, à l’aide des sacrements qu’il a mis à notre disposition, pour nous réconcilier avec lui et nous communiquer la Vie. Nous ne devons plus être sourds aux souffrances que nous voyons autour de nous.

Et plus nous sommes démunis face à la mission spirituelle qui est celle de tout baptisé; mission qui est de répandre vie et paix au nom du Christ Jésus; et bien toutes ces détresses, ces angoisses, toutes ces blessures que nous remarquerons et que nous épouserons alors que vous nous nous approchons de celui qui souffre, de notre frère, de celui qui dans le moment de Dieu, qui est le moment présent…. plus nous sommes démunis, plus Dieu agira avec puissance. C’est la loi de la mort de la résurrection. 

N’ayons donc plus peur. Dans une attitude de service, approchons-nous de ceux et celles qui souffrent, prenons la dernière place et que notre seule munition soit l'héritage que nous espérons recevoir. Que notre seule munition soit l'impératif de cette mission que par la foi nous pouvons accomplir, mission de répandre vie partout où nous voyons la mort. 



[1] Cf. « Partager les charismes et les spiritualités ». Conférence du P. Robert Schreiter dans La documentation catholique, 16 janvier 2000, N° 2218, p. 75.
[2] Cf. Pape Paul VI, Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, # 18.
[3] Sacrée Congrégation pour l'Éducation Catholique, L’école catholique, 1977, # 7.
[4] Pape Paul VI, Lettre Encyclique Ecclesiam Suam, # 66.

lundi 15 juin 2020

Caractéristiques communes des communautés chrétiennes missionnaires


Auteur : Pierre Alain Giffard

L'étude des communautés chrétiennes missionnaires qui se développent montre qu'elles ont des caractéristiques communes. Voici une liste de celles qui sont communément observées:

Les communautés chrétiennes missionnaires...

1. Savent qu’elles existent pour évangéliser (pour faire des nouveaux disciples). Elles comprennent leur mission comme celle d’aller vers les autres pour faire des disciples (engendrer de nouveaux chrétiens). Elles font de l’évangélisation leur priorité. Elles se considèrent exister pour les personnes qui ne sont pas encore dans la communauté chrétienne. Leurs responsables mettent sur papier un énoncé de mission et de vision qui reflète cette identité et cette orientation de base. La vision d’être une Église en sortie, à travers tous ses membres, est régulièrement projetée afin d’insuffler une culture missionnaire au sein de la communauté chrétienne.

2. Ont des pasteurs qui mènent et encouragent les efforts d’évangélisation. Leurs pasteurs assument le leadership des efforts d’évangélisation et de transformation missionnaire de la communauté chrétienne (l’évangélisation n’est pas un programme parmi d’autres mais le programme principal de la communauté). Ils savent que les changements n’arrivent pas facilement sont prêts à aller de l’avant sans que 100 % des paroissiens soient d’accord.

3. Mettent sur pied un réseau de petits groupes d’évangélisation. Leurs pasteurs délèguent l’œuvre d’évangélisation aux laïcs et spécialement à travers un réseau de petits groupes d’évangélisations dans la mission première des membres est d’aller au-devant des autres, de leur rendre service, et de les inviter à dans le groupe ou dans l’Église. Ces petits groupes sont en quelque sorte une porte d’entrée dans l’Église.

4. Ont des pasteurs qui forment les animateurs des petits groupes d’évangélisation. Parce que cette structure de petits groupes est aussi importante, leurs pasteurs forment eux-mêmes les animateurs des petits groupes d’évangélisation.

5. Font de la prière et de l’adoration une priorité. Elles voient leur mission comme une collaboration avec l’Esprit Saint. Elles ont la conviction que l’Évangile est une bénédiction pour le monde et prient pour ceux et celles qu’elles veulent rejoindre. De nombreuses Églises missionnaires aujourd’hui sont du type charismatique qui insiste sur l’effusion de l’Esprit Saint (sur l’expérience renouvelée de la Pentecôte) et la prière pour la guérison des malades (parmi d’autres dons charismatiques). Mais les Églises missionnaires ne sont pas toutes charismatiques.

6. Ont un processus d’intégration des nouveaux et de croissance spirituelle bien défini et bien organisé. Les communautés chrétiennes missionnaires réfléchissent à un processus clair pour intégrer les visiteurs et les nouveaux et pour les amener, ainsi que les paroissiens, à devenir des disciples missionnaires.

7. Mettent sur pied une équipe de planification. Une telle équipe est faite de personnes qui ont une expérience de planification et qui ont un esprit missionnaire. Celles-ci apprennent des autres Églises missionnaires (par des lectures et des visites d’autres communautés missionnaires) et planifient les pas à prendre pour devenir plus missionnaire.

8. Ont une bonne connaissance de leur milieu. Elles cherchent à connaître les personnes qu’elles peuvent rejoindre ainsi que leurs besoins afin d’y répondre et d’adapter les célébrations dominicales.

9. Savent se départir des activités ou des programmes désuets, c’est-à-dire ceux qui ne correspondent plus à la vision d’être une Église qui se consacre à évangéliser et à faire des disciples.

10. Font faire aux visiteurs une expérience du dimanche mémorable.

11. Servent avec excellence.

12. Ont un service d’accueil et de suivi pour les personnes invitées et les nouveaux. Elles organisent un accueil chaleureux destiné spécifiquement aux visiteurs qui s'assure de demander les coordonnées des personnes qui viennent pour la première fois afin de pouvoir faire des suivis après les premières visites.

13. Célèbrent avec un style de musique qui plaît aux nouvelles générations ou un style qui rejoint plus ceux et celles qu’elles veulent rejoindre.

14. Invitent au salut par un acte de foi personnel. Elles donnent des enseignements et des homélies qui présentent l’essentiel de la foi chrétienne et qui invite au salut (kérygme). Elles invitent à accueillir Jésus dans son cœur comme Seigneur et Sauveur.

15. Savent faire le lien entre l’Évangile et la vie de tous les jours. Elles donnent des enseignements et des homélies qui répondent aux besoins et aux défis quotidiens des paroissiens. Elles montrent que Jésus est bien vivant et agissant parmi nous. Leur message est un message d’espérance, celui d’un Dieu qui prend soin de ceux et celles qui se tournent vers lui et pour qui rien n'est impossible (Marc 9:23).

16. Planifient des activités pour les enfants et les jeunes pendant les célébrations.

17. Veillent à la croissance spirituelle des membres de l’Église pour les conduire à devenir des disciples missionnaires.

18. Discernent les dons des fidèles et impliquent ceux-ci dans des pastorales qui correspondent à leurs dons.

19. Forment les fidèles pour évangéliser et accomplir les pastorales dans lesquelles ils sont impliqués. Cette formation n’est pas du type universitaire mais plutôt sous forme d’ateliers.

20. Attribuent des responsabilités et des rôles de leadership aux laïcs dans la communauté chrétienne.

21. Interviennent au niveau social particulièrement dans leur église et leur milieu, pour aider ceux et celles qui sont dans le besoin.

vendredi 27 mars 2020

L'annonce missionnaire et la prière du pécheur: une perspective catholique

Auteur: Pierre-Alain Giffard

(Article publié dans Theoforum 48 (2018), pp. 309-319 doi: 10.2143/TF.48.1.3286640)

RÉSUMÉ  : Cet article traite de l’annonce missionnaire et se penche sur une pratique des Églises évangéliques qui invite les non-croyants et les personnes qui vivent dans l’indifférence religieuse à accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. La première partie explique ce qu’est l’annonce mis-sionnaire et comment une invocation appelée la prière du pécheur est utilisée dans les Églises évangéliques pour aider les nouveaux croyants à exprimer leur foi et leur désir de salut. La deuxième partie met en lumière l’importance du repentir dans cette démarche de conversion. La troisième partie explore ce que devrait être le contenu de l’annonce kérygmatique pour conduire à une conversion authentique. À la suite de ces réflexions, il est alors proposé une nouvelle version de la prière du pécheur. Il est aussi rappelé l’importance de voir la conversion initiale comme une première étape sur le chemin de la conversion continue. Et finalement l’article conclut en disant que la proclamation missionnaire devrait être vue et pratiquée selon 4 composantes essentielles.


Introduction

Le concile Vatican II a été l’occasion, pour l’Église catholique, de réfléchir sur sa théologie missionnaire et a permis, entre autres, la promulgation du décret conciliaire Ad gentes. Depuis le concile, les responsables ecclésiaux exhortent continuellement l’ensemble des catholiques à annoncer l’Évangile1. Le pape Jean-Paul II, dans l’encyclique Redemptoris missio, proclame «  l’urgence de l’annonce missionnaire  » disant qu’elle constitue dans le monde actuel «  le premier service que l’Église peut rendre à tout homme et à l’humanité entière  »2. Il exhorte tous les membres de l’Église à engager toutes leurs forces dans la nouvelle évangélisation  : «  Aucun de ceux qui croient au Christ, aucune institution de l’Église ne peut se soustraire à ce devoir suprême  : annoncer le Christ à tous les peuples  »3. La tâche d’évangéliser, écrit-il, «  concerne tous les chrétiens, tous les diocèses et toutes les paroisses, toutes les institutions et toutes les associations ecclésiales  »4.

Les deux papes qui ont continué d’inciter les fidèles dans le même sens  : L’Église dans son ensemble, écrivait le pape Benoît XVI, doit «  se mettre en route, pour conduire les hommes hors du désert, vers le lieu de la vie, vers l’amitié avec le Fils de Dieu, vers celui qui nous donne la vie, la vie en plénitude  »5. Le pape François, pour sa part, s’exprime ainsi  : «  Chaque baptisé est ‘un christophore’, c’est-à-dire porteur du Christ, comme disaient les Pères anciens. Celui qui a rencontré le Christ, comme la Samaritaine du puits, ne peut pas garder pour lui cette expérience  »6.

De fait, la plupart des catholiques perçoivent l’importance de transmettre leur foi mais, dans la pratique, ils ne savent pas comment le faire  : comment proclamer l’amour de Dieu révélé dans les Évangiles  ? Comment inviter quelqu’un à devenir disciple du Christ  ? Pour plusieurs paroissiens, l’invitation à évangéliser suscite des questions et des inquiétudes  : qu’est-ce que cela veut dire  ? Va-t-on nous demander de faire du porte-à-porte  ?

C’est au cœur de ces interrogations que cet article réfléchit sur l’annonce missionnaire et particulièrement sur une pratique des Églises évangéliques qui invite les personnes évangélisées à accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur. La première partie explique ce qu’est l’annonce missionnaire, notamment dans sa dimension d’annonce kérygmatique et comment une invocation appelée la prière du pécheur peut être utilisée pour aider les nouveaux croyants à exprimer leur foi et leur désir de salut. La deuxième partie met en lumière l’importance du repentir dans cette démarche de conversion et la troisième partie explore ce que devrait contenir le message de l’annonce missionnaire pour que celui-ci conduise à une conversion authentique. À la suite de ces réflexions, il est alors proposé une nouvelle version de la prière du pécheur. Il est aussi rappelé l’importance de voir la conversion initiale comme une première étape sur le chemin de la conversion continue. Et finalement l’article conclut en disant que la proclamation missionnaire devrait être vue et pratiquée selon 4 composantes essentielles.


1.  L’annonce missionnaire et la prière du pécheur

L’annonce missionnaire, parfois appelée première annonce, est cette partie de l’évangélisation qui vise à conduire des personnes au Christ. Elle s’exerce par le témoignage et la proclamation kérygmatique7. Elle invite à la conversion initiale, c’est à dire à la repentance et à la confession du salut en Jésus Christ8. Elle est un appel aux non-croyants et à ceux et celles qui vivent dans l’indifférence religieuse9.

S’engager dans l’annonce missionnaire, c’est chercher à susciter une réponse de foi chez des non-croyants et à les faire cheminer vers une relation d’amour et de confiance avec le Christ. L’annonce missionnaire se réalise lorsque des hommes et des femmes accueillent Jésus comme Sauveur et Seigneur (2Pi 3,18)10

C’est dans cette perspective théologique d’accueillir Jésus dans la foi que certaines églises protestantes invitent les personnes qu’elles évangélisent à réciter une prière couramment appelée la prière du pécheur ou la prière du salut.  Cette prière est proposée à la fin d’un sermon, d’un enseignement ou d’un témoignage personnel. Le prédicateur ou la personne qui évangélise invite les personnes qui décident de se convertir à la répéter après lui. Par exemple, dans l’église du pasteur coréen David Yonggi Cho11, l’appel à réciter une telle prière est le sommet de la célébration.
The culmination of a worship service comes at the conclusion of Dr. Cho’s sermon when he invites all who want to receive Jesus Christ as their Lord and Savior to stand and repeat a sinner’s prayer after him12.
Il y a de nombreuses versions de cette prière mais la plupart ressemblent à celle-ci  :
Lord Jesus, I want to know You personally. Thank You for dying on the cross for my sins. I open the door of my life and receive You as my Savior and Lord. Thank You for forgiving me my sins and giving me eternal life. Take control of the throne of my life. Make me the kind of person You want me to be13.
On la retrouve dans des dépliants distribués lors de campagnes d’évangélisation et dans de nombreux sites internet et blogues à caractère missionnaire. Les premières traces de cette prière remontent aux grands réveils protestants (Revivals) du 19ème siècle aux États-Unis et en Grande-Bretagne. William Taylor (1821-1902) l’utilisait dans ses enseignements et Dwight L. Moody (1837-1899) dans ses prédications. Avec le temps, elle est devenue de plus en plus populaire. Depuis le 20 ème siècle et jusqu’à aujourd’hui, de grandes organisations comme celles de Billy Graham (Billy Graham Evangelistic Association) et CRU (anciennement Campus Crusade for Christ) s’en servent dans leurs campagnes d’évangélisation14.

La récitation de cette prière est une réponse à Dieu qui, par l’action de l’Esprit Saint communique la foi au Christ, incite au repentir et à l’accueil du salut15. Sa récitation témoigne d’une conversion initiale et montre que l’annonce missionnaire a atteint son but: «  que les non-chrétiens, le Saint-Esprit ouvrant leur cœur (cf. Act. 16, 14), croient et se convertissent librement au Seigneur et s’attachent loyalement à Lui  »16. Le nouveau converti s’engage dans un rapport personnel avec Dieu dans le Christ  : «  communiant déjà par la foi au mystère de la mort et de la résurrection, il passe du vieil homme au nouvel homme qui a sa perfection dans le Christ  »17. 


2.  Recentrage de son existence

Nous souhaitons toutefois affirmer ici qu’une telle prière dite du bout des lèvres ou répétée sans en saisir le sens ne pourrait pas être considérée comme un signe authentique de conversion. En effet, la conversion est un acte libre qui jaillit de la componction et du repentir  : 
Donnez-moi, en effet, une âme animée des sentiments d’une vraie componction, la voilà tout à coup remplie de force, d’une force semblable à celle du feu au milieu des épines; et quand même cette âme se trouverait en proie à mille maux, chargée des liens de l’iniquité, toute consumée par le feu des mauvaises passions, étourdie par le tumulte et le fracas des affaires séculières, n’importe, la componction aura bientôt, comme d’un violent coup de fouet, chassé loin de cette âme tous ces ennemis, tous ces maux. De même qu’une légère poussière ne tiendra jamais devant un vent impétueux; de même aussi, quand une vive componction aura pénétré dans une âme, jamais les mauvaises passions, si nombreuses qu’elles soient, ne pourront tenir devant la force de cette vertu, elles disparaîtront et se dissiperont plus vite qu’une vile poussière, qu’un peu de fumée18.
Mgr Kallistos Ware affirme que «  sans repentir, il ne peut y avoir de vie nouvelle, de salut, d’entrée dans le Royaume des cieux19  ». Le «  Groupe des Dombes  » pour sa part décrit bien le lien entre la conversion et le repentir: «  La conversion s’appuie sur le repentir. La repentance indique la décision, et la conversion sa mise en œuvre  »20.

Mais qu’entend-on par repentir  ? Il ne s’agit pas seulement du regret d’avoir péché, du sentiment de culpabilité, du sentiment de peine face aux blessures que nous avons infligées à notre prochain et à nous-mêmes, mais aussi d’une transformation fondamentale de notre perspective, d’une nouvelle manière de voir Dieu, autrui et nous-même21. «  Le repentir n’est pas un excès de remords et d’apitoiement sur soi-même  »22, mais le regret d’avoir offensé Dieu qui conduit à la conversion, c’est-à-dire « au recentrage de notre vie sur la Sainte Trinité »23. Se convertir, c’est s’engager dans une relation d’amour et de confiance avec le Christ qui devient le guide et le point de repère de notre existence.

Pour illustrer ceci, les Églises évangéliques utilisent le diagramme suivant.



À gauche, le schéma montre une vie sans la foi au Christ, dans laquelle un individu vit sans référence à l’Évangile. Son «  moi  » siège au centre de son existence et il tend à voir ce qui l’entoure en fonction de ses intérêts personnels ou de sa subjectivité. À droite, le schéma montre une personne qui a accueilli le Christ comme son Seigneur; tout ce qui l’entoure est alors vu en fonction de Dieu et de sa volonté. L’ego est «  détrôné  » et le Christ, placé au centre de son existence, règne dans son cœur.

Cette vision de la conversion s’accorde bien avec le Directoire général pour la catéchèse pour lequel se convertir, c’est choisir l’option fondamentale de s’en remettre tout entier et librement à Dieu et d’accepter de se laisser conduire à une nouvelle manière d’être et de vivre. Dans une prière sincère de conversion, Jésus est appelé et accueilli avec le désir intérieur de marcher à sa suite, de devenir son disciple et de vivre comme il a vécu25.


3.  Dans la pratique

Viser à faire accueillir Jésus comme Sauveur et Seigneur par la récitation de la prière du pécheur aide à saisir ce à quoi doit aboutir l’annonce missionnaire. Mais quel message devrait être annoncé à la personne évangélisée avant de la conduire à réciter cette prière  ?

Celui-ci devrait se trouver en bonne partie dans la prière elle-même  : le fait que Dieu est bon et que nous avons été créés par amour pour une vie éternelle. Le fait que Jésus, le Fils de Dieu, est venu nous révéler, nous faire connaître Dieu. En prenant chair de la Vierge Marie, en prenant sur lui tous nos péchés, il a obtenu pour nous le salut. Si nous avons foi en lui, nous lui donnerons nos péchés, et lui les écartera de nous, aussi loin que l’orient de l’occident. Délivrés de nos fautes, nous pouvons connaître Dieu, grâce à ce don merveilleux qu’est le pardon qu’a obtenu le Fils pour nous. Et il est possible de croire à une si merveilleuse nouvelle grâce au gage de la résurrection attestée par les apôtres et à l’Esprit-Saint, envoyé par le Fils du haut de sa croix de souffrance et de douleurs.

L’annonce kérygmatique proclame la mort et la résurrection du Christ, le pardon des offenses, sans oublier le jugement à venir pour ceux qui négligeraient un pareil salut. Jésus n’a pas craint de dire: «  vous mourrez dans vos péchés  » (Jn 8,24). Et dans la lettre aux Hébreux (10,28-29) il est écrit: «  si ceux qui s’étaient trouvés coupables sous la loi de Moïse ont reçu sanction immédiate de leur faute, combien plus ceux qui négligeront pareil salut, obtenu sous le ministère du Fils de Dieu  ». L’évangélisateur devrait donc exhorter ainsi  : «  ne manquez pas cette grâce qui vous est faite de vous reconnaître pécheurs, cette grâce qui vous est faite de vous savoir sauvés, libérés  ».

Si le terme «  annonce missionnaire  » pourrait laisser entendre qu’il suffit à l’évangélisateur d’annoncer l’Évangile il s’agit dans les faits de plus que cela. L’annonce missionnaire, avec le témoignage de vie qu’elle requiert et le kérygme qu’elle proclame, doit aller jusqu’à inviter la personne évangélisée à faire un choix, à prendre une décision libre et éclairée en réponse au Christ qui l’appelle à la conversion et au salut26  : «  Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai, chez lui  » (Ap 3,20). La récitation de cette prière exprime ce choix, sa foi en Jésus-Christ et son désir de salut.

Inviter quelqu’un à réciter cette prière c’est lui proposer de s’abandonner entre les mains toutes aimantes de Dieu, de mettre sa confiance en lui et de consentir à ce que l’Esprit le conduise. Par cette prière, une personne accepte que Dieu agisse dans sa vie pour être libéré de ce qui la tient captive et la sépare de lui. Elle lui donne ainsi son cœur pour qu’il le remplisse de son Esprit et la conduise dans son Royaume.

Derrière la notion de conversion il y a aussi la notion de renoncement ainsi qu’il est expliqué dans la doctrine des deux chemins27 : «  l’un de la vie, l’autre de la mort (cf. Jérémie, 21, 8  ; Deut., 30, 15, 19)  »28. Le premier est un chemin de renonciation, l’autre un chemin de promesses. Le pape Benoît XVI explique qu’au début de l’Église, on employait l’expression  : «  Renoncez-vous au diable et à ses pompes  ?  » pour parler du renoncement à un type de culture qui est contre le Christ et contre Dieu et qui, dans l’Évangile de saint Jean, est appelée «  kosmos houtos  », «  ce monde  ».

La conversion, dans la tradition chrétienne, inclut encore l’acte de renoncer à Satan, à ses œuvres et à ses séductions29. Lorsque nous renonçons à Satan et disons oui à Dieu, nous nous soustrayons au pouvoir du Malin qui coordonne les activités destructrices du monde (Jn 10, 10) et qui veut être le dieu de ce monde (2Co 4, 4) et nous participons à la victoire du Christ (1Jn 3, 8).

Se convertir, signifie donc renoncer à ce qui va en sens inverse de la vie chrétienne et de l’observance des commandements de Dieu  : «  Convertis-toi au Seigneur et renonce à tes péchés, implore-le bien en face, cesse de l’offenser  » (Ecc 17, 25). En renonçant au péché, nous entrons dans la liberté des enfants de Dieu pour nous préoccuper de ne pas blesser l’amour de Dieu et de ne rien faire contre son amour30.
Ayant accepté de renoncer au péché et de donner votre foi au Christ, avec Marie, relevez la tête et reconnaissez avec elle la prédilection de Dieu pour les humbles, les affamés, pour ceux qui pratiquent l’amour (cf. Lc 1, 46-55)31.
La renonciation concerne aussi celle de ne vivre que pour soi-même. Par un acte d’abandon, nous renonçons à notre volonté propre et nous la donnons avec confiance à Dieu. Par la conversion, nous «  mourrons à nous-même  », à un certain type de vie, pour renaître à une vie nouvelle en Dieu.

Tenant compte de notre réflexion nous proposons maintenant une autre version de la prière du pécheur  :
Père céleste, je crois que tu es bon, que tu m’as créé par amour et pour une vie éternelle. Je crois que ton Fils Jésus, qui est mort et ressuscité pour moi, a pris sur lui tous mes péchés et qu’il m’a obtenu le salut. Jésus, je te demande pardon et je te donne toutes mes fautes afin que tu les écartes de moi aussi loin que l’orient de l’occident. Je renonce au péché, je renonce à Satan, je renonce à l’iniquité qui souille mon âme; libère-moi de tout ce qui est contre Ta sainteté et qui blesse ton amour. Sois mon Seigneur et Sauveur. Entre dans mon cœur et conduis-moi. Je m’abandonne entre tes mains et je te donne ma volonté. Amen.

Conclusion

Concevoir l’annonce missionnaire comme une activité qui vise à amener des personnes à accepter Jésus comme Seigneur et Sauveur permet de mieux comprendre comment accompagner et évangéliser des personnes en recherche. Si l’expression première annonce pourrait laisser entendre qu’il s’agit  simplement d’annoncer verbalement l’Évangile, il est tout aussi essentiel pour l’évangélisateur de témoigner par ses actes de l’amour de Dieu et aussi d’inviter les personnes évangélisées à répondre à l’appel de l’Évangile. La réponse à cet appel se fait par la récitation de la prière du pécheur qui fait du Christ son Seigneur et Sauveur et scelle sa décision personnelle de se convertir. Lorsqu’elle est dite sincèrement et en toute connaissance de cause, cette prière représente un signe de conversion initiale et démontre qu’une personne est prête à entrer en catéchuménat32. Elle marque un premier jalon dans un parcours de conversion qui ne fait que commencer. 

Mgr Kallistos Ware explique que le repentir initial n’est que le début d’un cheminement continu  : «  Ce repentir n’est pas une simple étape, un préliminaire  ; il se poursuit pendant toute la vie  »33. À ce sujet, il rappelle l’histoire du moine Abba Sisoès qui, gisant sur son lit de mort et entouré de ses disciples, dit: «  En vérité, je ne suis pas sûr d’avoir commencé à me repentir  »34. 

Le processus d’évangélisation doit se poursuivre après la conversion initiale par la catéchèse afin de renforcer et d’éclairer la foi reçue. La catéchèse permettra d’initier le nouveau converti aux mystères de la foi et de «  former l’homme de foi, pleinement cohérent avec le choix de l’Évangile du Christ  »35. Elle exposera le message chrétien en toute sa vérité et en toutes ses exigences de vie36. Elle visera aussi à intégrer les nouveaux convertis dans la communauté chrétienne afin qu’ils y vivent une croissance spirituelle et l’implication missionnaire. La conversion initiale n’est donc bien qu’une étape vers l’initiation chrétienne, une foi ecclésiale37 et l’engagement dans la mission.

Enfin, mettons en lumière une quatrième composante de l’annonce missionnaire car il y a plus que le témoignage de vie, la présentation du kérygme et l’invitation à faire une prière de salut. L’annonce missionnaire requiert aussi l’invocation de l’Esprit Saint qui donne la grâce nécessaire à la conversion. En effet, le Saint-Esprit est la puissance intérieure de l’Église et ce n’est que par sa lumière que la révélation peut être comprise et accueillie. Il touche le cœur et le tourne vers Dieu, Il ouvre les yeux de l’esprit et donne la douceur de consentir et de croire38  : «  Il n’y aura jamais d’évangélisation possible sans l’action de l’Esprit Saint  »39, explique le pape Paul VI  :
C’est grâce à l’appui du Saint-Esprit que l’Église s’accroît.… Il est celui qui, aujourd’hui comme aux débuts de l’Église, agit en chaque évangélisateur qui se laisse posséder et conduire par lui, et met dans sa bouche les mots que seul il ne pourrait trouver, tout en prédisposant aussi l’âme de celui qui écoute pour le rendre ouvert et accueillant à la Bonne Nouvelle et au Règne annoncé. (…) On peut dire que l’Esprit Saint est l’agent principal de l’évangélisation40.
Dans le livre des Actes des apôtres, il est décrit comment l’Esprit Saint tombait sur ceux qui écoutaient la Parole (Ac 10,44-48; 11,11-18). Dans sa pratique d’annonce missionnaire, l’évangélisateur a donc besoin d’entretenir et d’approfondir sa vie de prière et d’intercession. Il prie pour que l’Esprit Saint l’inspire et soit donné aux personnes qu’il évangélise. Il cherche à être, comme Jésus, une personne trouvant dans la prière le visage et la volonté de Dieu. Le pape Jean Paul II écrit  : «  la mission découle non seulement du précepte formel du Seigneur, mais aussi de l’exigence profonde de la vie de Dieu en nous41  ». Et comme le dit si gracieusement Anne Lécu, religieuse dominicaine et médecin en prison  : «  Parler de Dieu, ce n’est pas parler d’un concept, c’est parler de quelqu’un42  »; quelqu’un avec qui nous entretenons une relation d’amour et de confiance, quelqu’un qui a besoin de notre amour et qui nous appelle à l’aimer et à le connaître toujours plus.

À la suite de notre réflexion, nous pouvons affirmer que l’annonce missionnaire devrait être vue et pratiquée selon quatre composantes essentielles  : le témoignage de vie, la prière pour les personnes évangélisées, la proclamation du kérygme et l’invitation à accueillir Jésus comme Seigneur et Sau-veur dans un acte sincère de repentir et de confiance.


Notes

Déjà, dans le décret du Concile Vatican II sur l’apostolat des laïcs, il était écrit  : «  Par son apostolat l’Église et tous ses membres doivent donc d’abord annoncer au monde le message du Christ par leurs paroles et leurs actes et lui communiquer sa grâce  » (n. 6).
Jean-Paul II, Redemptoris missio, 7 décembre 1990, n. 2.
 Cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, n. 3.
 Cf. Jean-Paul II, Redemptoris missio, n. 2.
Benoît XVI, Porta Fidei, 11 octobre 2011, n. 2.
François, Discours du pape François aux participants à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, le 14 octobre 2013.
Cf. Assemblée des évêques du Québec, Jésus-Christ chemin d’humanisation - Orienta-tions pour la formation à la vie chrétienne, Montréal, Médiaspaul, 2004, p. 45.

Ac 3,19  : «  Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés  » et Rm 10,9-10  : «  En effet, si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut  ».
Congrégation pour le clergé, Directoire général pour la catéchèse, 15 août 1997, n. 6.
10 Jésus devient notre Sauveur lorsque nous lui demandons de pardonner nos fautes; Jésus devient notre Seigneur lorsque nous nous abandonnons à lui pour qu’il ordonne notre vie à son service et au service de son Royaume.
11 Le pasteur David Yonggi Cho fit grandir son église de quelques personnes à environ 800000 en l’espace d’une cinquantaine d’années.
12 Karen Hurston, Growing the World’s Largest Church, Gospel Publishing House, 1994, p. 164.

13 The Four Spiritual Laws-English-knowing God Personally. 4 Spiritual Laws, www.4laws. com/laws/englishkgp/default.htm, Consultée le 27 décembre 2018. 

14 David Bennett, The Sinner’s Prayer: Its Origins and Dangers, Capalaba, Queensland: Even Before Publishing, 2011, p. 150.
15 Ac 3,19  : «  Repentez-vous et tournez-vous vers Dieu, afin que vos péchés soient effacés  ».
16 Concile Vatican II, Ad Gentes, Décret sur l’activité missionnaire de l’Église, n. 13.
17 Concile Vatican II, Ad Gentes, n. 13.
18 Saint Jean Chrysostome, Traité de la componction I, Œuvres complètes, http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/traites/componction1.htm, Consultée le 4 janvier 2019.

19 Kallistos Ware, Le royaume intérieur, Cerf, Paris, 1996, p. 48.
20 Groupe des Dombes, Pour la conversion des Églises, Centurion, Paris, 1991, p. 84.
21 Cf. Kallistos Ware, Le royaume intérieur, p. 49-50.

22 Kallistos Ware, Le royaume intérieur, p. 50.
23 Kallistos Ware, Le royaume intérieur, p. 50.
24 Schéma extrait de la page suivante http://com-jesus.com/connaitre-dieu/, consultée le 04 Janvier 2019.
25 Église catholique, Congrégation pour le clergé, Directoire général pour la catéchèse, n. 48, 53-56, http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cclergy/documents/rc_con_ ccatheduc_doc_17041998_directory-for-catechesis_fr.html, Consulté le 27 février 2019.
26 Ma 4,17 - Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire  : «  Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche  ».
27 Il s’agit de la Didachè (ou doctrine des Apôtres) rédigée vers la fin du 1er siècle ou au début du 2ème siècle.

28 La Didachè, I1, http://coptipedia.com/index.php/livre-4-foi-structure-et-rite/spiritualite/ 578-la-didache-la-doctrine-des-douze-apotres.html, Consultée le 27 février 2019.

29 Cf. Centre National de Pastorale Liturgique, Service national du catéchuménat des adultes, Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, n. 217.
30 Cf. Benoît XVI, S’immerger dans le Père, dans le Fils, dans le Saint-Esprit, le 11 juin 2012, http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/135027075af.html?fr=y, Accédée le 4 Janvier 2019.
31 Jean-Paul II, «  Il faut que quelque chose change ici  », La documentation catholique, 17 avril 1983, N° 1850, p. 434.
32 Centre National de Pastorale Liturgique, Service national du catéchuménat des adultes,
Rituel de l’initiation chrétienne des adultes, n. 72.

33 Kallistos Ware, Le royaume intérieur, p. 48.
34 Lucien Regnault, Abba, dis-moi une parole, Solesmes, 1984, p. 164-165.
35 Jean-Paul II, Discours à l’occasion de la visite des évêques de Lituanie en visite «  ad limina  », 17 septembre 1999, https://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/travels/1999/ documents/hf_jp-ii_spe_19990917_Lituanie-ad-limina.html, Accédée le 4 janvier 2019.

36 Cf. Catéchèses du pape Jean-Paul II lors des audiences générales du mercredi, 9 janvier 1985, Transmettre la foi dans son Intégrité, n. 3.
37 Cf. Synode des Évêques, L’Eucharistie  : source et sommet de la vie et de la mission de l’Église, Instrumentum laboris, 2005, n. 32.

38 Cf. Concile Vatican II, Dei Verbum, n. 5.
39 Paul VI, Evangelii nuntiandi, n. 75.
40 Paul VI, Evangelii nuntiandi, n. 75.
41 Jean-Paul II, Redemptoris missio, n. 11.
42 Croire.com. «  Comment parler de Dieu à ceux qui n’y croient pas?  » La Croix, 19 Oct. 2017, croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Evangelisation/Comment-parler-de-Dieu-a-ceux-qui-n-y-croient-pas, Accédée le 4 janvier 2019.

vendredi 25 juillet 2014

Des Églises “en sortie”

Auteur: Pierre-Alain Giffard

Pour réaliser la mission de l’Église, les communautés chrétiennes ont à devenir des Églises en sortie, à savoir des communautés missionnaires  tournées vers l’extérieur qui comprennent que leur mission est de rejoindre,  accueillir et faire cheminer les personnes qui ne connaissent pas le Christ ou qui ne le suivent pas.

Plusieurs éléments caractérisent les Églises missionnaires :

• La croissance de la communauté est recherchée et considérée comme la volonté de Dieu (I Tim 2:4).

• Des activités de prière sont organisées pour soutenir les activités et la croissance de la communauté (Jean 15: 2-8).

• Les membres de la communauté chrétienne sont formés pour évangéliser.

• Les responsables de la communauté, avec la participation de tous les autres membres,  visent à faire du passage dans l’Église une expérience mémorable, particulièrement pour les visiteurs et les personnes invitées.

• Des parcours sont offerts pour permettre la croissance dans la foi et la croissance spirituelle des membres de l’Église.

• Différentes dimensions de la mission sont déployées :

1. L’accueil et la fraternité (unité)

2. L’adoration, les prières et la louange

3. La charité (bonnes oeuvres)

4. Les prières pour la guérison

5. L’évangélisation

6. L’éducation de la foi et croissance spirituelle

7. La formation des leaders (animation, direction et planification)

• La mission est vécue en coresponsabilité avec les membres ordonnés. Des membres non ordonnés (laïcs) sont appelés et formés pour devenir des leaders qui participent à l’animation de la communauté chrétienne.

Les Églises missionnaires …

· se soucient des personnes qui ne sont pas là;

· s’organisent pour les rejoindre et les accueillir;

· les font cheminer vers la maturité spirituelle;

· discernent leurs dons;

· les impliquent dans la mission et enfin;

· les forment pour devenir des leaders dans l’Église et le monde.

Cliquer sur le schéma ci-dessous pour voir la vision d’une Église en sortie.

1. Une Église en sortie 2

Les efforts de témoignage et d’évangélisation (première annonce) de la communauté chrétienne sont à la base de son existence. Ils constituent la fondation de l’édifice et précèdent les efforts pour initier à la foi. Ils doivent donc constituer la priorité numéro un avec les activités de prières.

Fondations pour la croissance (Pyramide) 2017

Comme la sève circule et donne vie à un arbre, les personnes évangélisées seront progressivement amenées à cheminer vers la croissance spirituelle et l’engagement dans la mission l’Église. Il est crucial de planifier et de coordonner des actions pour faire passer les personnes d’une étape à l’autre.

Dynamique de croissance 2017

En cheminant d’une étape à l’autre (de gauche à droite du schéma), de l’accueil jusqu’à l’implication missionnaire, les personnes évangélisées renouvellent la communauté chrétienne et donnent santé et croissance à l’Église.

Dans une Église en sortie, à l’image de l’Église primitive, les membres de la communauté chrétienne ont d’abord cherché à être remplis de l’Esprit Saint pour être  animés d’un zèle missionnaire. Les premières activités à mettre en œuvre pour être une Église missionnaire sont des activités de prière et de renouvellement spirituel  ainsi que la formation de toute la communauté chrétienne au témoignage et à l’accueil des personnes évangélisées; puis viennent l’initiation chrétienne des nouveaux, leur croissance spirituelle, leur insertion progressive dans la mission de l’Église et l’attribution de responsabilités pour les personnes qui sont en accord avec la vision de l’Église et qui ont les talents nécessaires.

dimanche 13 septembre 2009

Le secret pour bâtir une église qui gage des âmes

Le désir de gagner des âmes

L’église qui veut gagner des âmes doit commencer par en cultiver le désir avant de s’interroger sur la manière d’y parvenir. Vous pourriez réprimander mon ami qui ne pêche pas, lui apprendre de force comment pêcher et quel équipement utiliser : cela ne servirait à rien. Il faut que le désir de pêcher naisse dans son coeur.

Il faut que la pêche devienne partie prenante de sa vie et qu’il veuille aller à la pêche. Comment arriverai-je à faire de mon ami qui n’aime pas la pêche un vrai pêcheur? Comment puis-je motiver les croyants à devenir des gagneurs d’âmes? Comment les responsables pourraient-ils amener l’église à gagner des âmes s’ils ne sont pas eux-mêmes animés par la passion d’atteindre les perdus?

Tout commence par la naissance ou le renouvellement du désir. Il est vital que nous puissions considérer le fait de gagner des âmes comme une joie et non une corvée, une passion et non un devoir, un privilège et non un fardeau.

La motivation pour gagner des âmes

Il est bon que nous nous souvenions que la joie du Seigneur sera notre force. Ce principe est au coeur même de la motivation à vouloir gagner des âmes.

Quand Jésus a dit : « Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes », il offrait à ses disciples une formidable perspective d’avenir. Avant sa venue, ils se contentaient de pêcher une certaine sorte de poisson. Leurs vies étaient centrées sur tout ce qui a trait à la pêche afin de subsister. Mais Jésus est venu leur présenter une autre façon de vivre : une existence centrée sur le fait d’apporter la vie aux autres.

Aucun pasteur ou leader spirituel ne pourra jamais motiver les croyants au témoignage en les culpabilisant, en leur mettant de la pression, ou en les contraignant. Pour que des chrétiens deviennent des gagneurs d’âmes, il faut qu’ils goûtent à la joie et la satisfaction que l’on ne connaît qu’en amenant quelqu’un au Seigneur.

Seuls des gagneurs d’âmes pourront motiver les croyants à devenir des gagneurs d’âmes. Mon ami qui ne s’intéresse pas à la pêche ne s’y mettra jamais de lui-même. Il ne tendra l’oreille que lorsque quelqu’un qu’il estime lui parlera du frisson et de la satisfaction qu’il éprouve en attrapant du poisson. Il ne s’aventurera jamais sur le lac avec l’attirail du pêcheur si c’est quelqu’un qui ne va pas lui-même à la pêche qui l’y encourage. Il n’aura aucune envie de s’acheter un bateau s’il n’entend que des histoires d’horreur : « J’ai péché huit heures sans rien prendre !... J’ai perdu le poisson !... Le bateau a chaviré !... Tout le monde est rentré malade ! ».

Si nous manquons de gagneurs d’âmes, c’est parce que :

1. Nous n’avons pas assez de pasteurs et de leaders qui sont eux-mêmes des gagneurs d’âmes. Si ceux qui dirigent ne sont pas animés par la passion et la joie de gagner des âmes, comment voulez-vous qu’il en soit autrement pour ceux qui les suivent ? Les gens ne s’intéressent pas à des vérités purement théoriques.

2. Nous motivons plus les gens par la culpabilité que par un exemple enthousiaste et efficace. Bien des gens décrochent quand les prédicateurs et autres évangélistes les sermonnent plutôt que de partager avec eux les promesses de Dieu à cet égard.

3. Les gagneurs d’âmes parlent trop de leurs échecs plutôt que de leurs réussites. Comment voulez-vous que les jeunes croyants soient motivés quand on leur raconte qu’on s’est fait claquer la porte au nez en allant témoigner, et que certaines statistiques montrent que bien peu de gens deviennent d’authentiques croyants après avoir fait la prière de repentance ? Cela me rappelle l’histoire bien connue du marchand de balais qui faisait du porte-à-porte en posant la question : « Vous ne voulez sûrement pas de balai, n’est-ce pas ? ».

Apprendre à gagner des âmes par l’exemple

Pour qu’une église gagne des âmes, tout commence par un gagneur d’âmes enthousiaste et efficace. Nul n’a plus d’influence dans l’église que le pasteur. Pour qu’un pasteur amène son église à gagner des âmes, il faut qu’il le fasse lui-même – quand il prêche comme dans la vie de chaque jour.

Les croyants sont fatigués de se faire dire ce qu’ils doivent faire. Il faut qu’on leur montre comment être des témoins efficaces et des gagneurs d’âmes dans la vie de tous les jours. Il y aura un réveil dans l’Église pour le salut des âmes quand les leaders spirituels deviendront des pêcheurs d’hommes en dehors des réunions et partageront dans leur prédication la joie et la satisfaction que de telles expériences apportent dans leur vie.

La motivation la plus efficace pour susciter des gagneurs d’âmes n’est pas dans le fait de prêcher sur ce thème autant que de raconter ce que vous avez vécu à cet égard. J’ai observé cela tant et tant de fois dans mon propre ministère. Quand j’étais pasteur, je prêchais souvent sur l’importance d’amener des âmes à Christ, mais je n’étais jamais aussi efficace que lorsque je pouvais raconter à l’assemblée comment j’avais pu amener une âme au Seigneur dans la semaine. Quelle joie d’entendre des gens me remercier lors de leur baptême de les avoir conduits à Christ sur leur lieu de travail ou dans leur foyer ! Dans de tels moments, mon assemblée pouvait voir en moi un témoin de Christ autant qu’un pasteur. Comme sous-berger, je pouvais dès lors leur dire avec autorité : « Suivez-moi comme je suis le Seigneur, et je vous aiderai à devenir des pêcheurs d’hommes ».

Les clés pour une église qui gagne des âmes

1. Une église qui gagne des âmes est dirigée par des responsables qui gagnent des âmes. Ils suscitent une soif chez les autres et un désir profond de devenir des témoins efficaces.

2. Une église qui gagne des âmes fait de la place à ceux qui gagnent des âmes afin qu’ils partagent leur joie et leur témoignage avec l’assemblée. Les pasteurs feraient bien de garder quelques instants dans le culte pour permettre à quelqu’un de partager sa joie d’être un pêcheur d’hommes.

3. Un pasteur qui gagne des âmes donnera l’occasion aux perdus de venir à Christ dans toutes les réunions. Le temps de l’appel doit rester une priorité dans toute réunion pentecôtiste. Si personne ne répond, ce n’en est pas moins une victoire, car cela constitue un rappel de la raison d’être de l’église. Bien sûr, quand quelqu’un répond à l’appel, la joie sur terre devient aussi la joie dans le ciel !

4. L’église qui gagne des âmes a une équipe de croyants formés pour accompagner les nouveaux. Former une telle équipe revient à former des gagneurs d’âmes. Si les gens apprennent ainsi à conduire quelqu’un à Christ au moment de l’appel, ils pourront tout aussi bien le faire dans une voiture, un restaurant, ou dans un endroit discret au bureau.

Il y a quelque temps, je prêchais dans une église qui gagne beaucoup d’âmes au Seigneur et qui a une superbe chorale. J’ai appris que ceux qui désirent s’intégrer à la chorale doivent passer une audition musicale et assister à trois sessions de formation pour encadrer les gens dans les temps d’appel avant de pouvoir y participer. Quand j’ai fait l’appel ce jour-là, tous les membres de la chorale sont descendus pour entourer ceux qui s’approchaient de Christ. Il n’y a rien d’étonnant à ce que cette église soit florissante.

Un de mes petits-fils est récemment venu nous voir. Il avait à peine franchi le seuil de la maison qu’il me suppliait de l’amener à la pêche. Nous y étions allés lors de sa dernière visite et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait pris goût. Ce jour-là, je ne pouvais pas y aller ; pensez-vous que cela l’a arrêté ? Certainement pas ! Lui et sa grand-mère sont partis avec deux cannes et quelques vers. Ils n’ont pas pris grand-chose, mais en tout cas plus que moi. Et c’est LUI qui a pris les poissons ! Un simple garçon de six ans avec une canne, un hameçon et un vers… Peut-être avez-vous entrepris la lecture de cet article en espérant y trouver quelques idées ou autres techniques pour bâtir une église de gagneurs d’âmes. J’espère que l’Esprit de Dieu vous aura saisi et vous aura ouvert les yeux sur le secret d’une église qui gagne des âmes : l’amour des âmes ainsi qu’une invitation à aller à la pêche avec le Maître !

Auteur : Charles Crabtree

Charles Crabtree a longtemps été pasteur puis assistant au surintendant général des Assemblées de Dieu des États-Unis pendant quatorze ans avant de prendre récemment sa retraite.

Article publié dans le journal Ressources spirituelles n.16, Automne 2008.

dimanche 22 mars 2009

5 vérités qui conduisent au salut

 

Pour aider les chrétiens à présenter le plan du salut, nous proposons ci-dessous “5 vérités”. La présentation de ces 5 vérités permet de conduire les personnes évangélisées à faire un acte de foi en Jésus-Christ sauveur (Les croquis suivants sont inspirés d’un petit dépliant d’évangélisation que j’ai perdu…Je ne peux donc pas en citer la source. Toute information pour la retrouver est la bienvenue).

1. PREMIÈRE VÉRITÉ : Dieu nous aime et veut que nous ayons la vie et la paix

« Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). « Je suis venu afin qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10:10).

Si Dieu a des projets de paix et de vie pour les êtres humains, pourquoi tant de gens n'en font-ils pas l'expérience ?

2. DEUXIÈME VÉRITÉ : L'homme est pécheur et séparé de Dieu

Pont1 
Dieu nous a fait à son image pour vivre éternellement et pour communier à sa Vie. Dieu nous a suffisamment aimé et fait confiance qu'il nous a crée libre. Notre problème vient de ce que, des nos premiers parents, nous avons désobéi à Dieu et suivi notre propre volonté. Notre choix à pour conséquence la séparation avec Dieu. L'homme est pécheur : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3:23). L'homme est séparé de Dieu : « Car le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6:23).

3. TROISIÈME VÉRITÉ : Malgré ses efforts, l'homme ne peut se sauver lui-même

 
Pont1  
Au travers des âges, les hommes ont cherché de nombreux moyens d'aller à Dieu et de construire des ponts pour franchir l'abîme qui nous sépare de lui. La moralité, les philosophies, les bonnes œuvres, etc. Mais malgré nos efforts personnels, nous ne pouvons effacer nos fautes ou payer le prix de notre réconciliation avec Dieu. Ou bien, l’homme présume de ses capacités (espérant pouvoir se sauver sans l’aide d’en Haut), ou bien il présume de la toute-puissance ou de la miséricorde divines (espérant obtenir son pardon sans conversion et la gloire sans mérite).

La quatrième vérité nous donne la seule réponse valable à cette impasse...

4. QUATRIÈME VÉRITÉ : Dieu offre par la croix de Jésus le moyen pour être sauvé, un pont qui traverse l'abîme qui nous sépare de lui.

 
Pont3
 
 Jésus-Christ est la seule solution à notre incapacité de nous sauver nous-mêmes. Il est mort sur la croix et il est ressuscité, payant ainsi la peine pour nos péchés. Il est le chemin pour aller à Dieu. « Je suis le chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14:6). « Le Christ Jésus s’est livré pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier un Peuple qui lui appartienne en propre » (Tt 2:14). « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » (Jn 3:16).

Dieu nous offre le chemin, mais il nous faut faire un choix...


5. CINQUIÈME VÉRITÉ : Dieu attend de nous une réponse personnelle : la foi exprimée dans une demande de salut

Pont4
 
 « Voici, je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix et m'ouvre la porte, j'entrerai, chez lui » (Apocalypse 3:20). « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Actes 2:21). « À tous ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12).

Pour accueillir Jésus comme votre Sauveur, il faut :
  • Admettre que vous êtes pécheur et que vous avez besoin de Dieu.
  • Vouloir abandonner le péché.
  • Croire que Jésus est mort sur la croix pour vous sauver et qu'il est ressuscité.
  • Demander à Jésus d'être votre Sauveur et demander à l'Esprit Saint de diriger votre vie.
Exprimer sa foi en Jésus-Christ et en Celui qui l’a envoyé pour notre salut est nécessaire pour obtenir le salut (cf. Mc 16:16 ; Jn 3:36 ; 6:40 e.a.). « sans la foi (...) il est impossible de plaire à Dieu » (He 11:6).

6. PRIÈRE POUR ACCUEILLIR LA SALUT
Après la présentation des 5 vérités il est proposé à la personne ou aux personnes qui écoutent de faire une prière pour accepter Jésus comme leur sauveur: « Seigneur Jésus, j'ai besoin de toi. Merci d'être mort sur la croix pour me réconcilier avec Dieu. Je t'ouvre la porte de mon cœur et je te reçois maintenant comme mon Sauveur. Pardonne mes péchés. Prend le contrôle de ma vie. Je t’offre ma volonté et je m’abandonne entre tes mains. Entre dans mon cœur, guérit-moi et conduit-moi. Amen.»

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mercredi 11 mars 2009

La croissance des églises par la musique et les chants

CHANGER DES VIES PAR LA MUSIQUE

Auteur: Carol Cymbala

Carol Cymbala est l'épouse de Jim Cymbala, le pasteur de l’église "Brooklyn Tabernacle", une assemblée de 10.000 membres, dans l’État de New-York. Elle dirige une chorale de 300 membres et témoigne comment Dieu peut se servir de la musique pour rejoindre et convertir des foules.

Il est bien connu que la ville de New York grouille toujours de monde. Nuit et jour, les rues sont remplies de passants. C’est à se demander quand les gens dorment. Quand Dieu m’a appelée avec mon mari à établir une église à Brooklyn, nous avons demandé : « Seigneur, comment atteindre tous ces gens avec l’Évangile? »

Au début, quand notre chorale était constituée d’une poignée de chanteurs, nous avons travaillé avec un centre local de Teen-Challenge pour tenir des réunions mensuelles d’évangélisation. Nous avons loué un auditorium qui pouvait contenir plus de monde que notre petite église. Il n’y avait rien d’impressionnant dans ce que nous faisions dans ces premières réunions. Certains des gars de Teen-Challenge ne pouvaient même pas chanter juste. Mais leur coeur était sincère dans leur désir d’atteindre les perdus. Les gens se donnaient au Seigneur, pas parce que nous chantions juste, mais parce que Dieu se manifestait puissamment.

Au fil des ans, Jim et moi avons continué de demander au Seigneur : « Que pouvons- nous faire de mieux pour atteindre cette ville avec l’Évangile? » Nous savions que la musique a un formidable impact pour attirer les gens. Nous avions souvent organisé des concerts dans notre propre église. Nous n’avions pas de mal à remplir les 1 200 places mais nous aspirions à davantage. Entre-temps, Dieu continua de bénir le ministère de notre chorale qui était de plus en plus appréciée et reconnue.

LES PORTES S’OUVRENT POUR LE MINISTÈRE

Carnegie Hall : Nous savions que bien des gens ne voulaient pas venir à nos concerts parce qu’ils auraient été contraints d’entrer dans une église ; c’est alors que nous avons pensé à louer une salle. Peu de temps après, quelqu’un suggéra une idée ridicule. Peut-être devrions-nous louer Carnegie Hall. Mais comment une chorale des quartiers populaires de la ville seraitelle capable d’attirer du monde dans une salle connue pour avoir reçu les plus grands artistes ? Nous n’allions pas tarder à le découvrir. Le soir de notre concert, nous avons été surpris d’apprendre que la police avait été appelée pour gérer la foule. Bien des gens qui n’avaient pas de billet s’étaient rassemblés devant les portes, espérant avoir une place. Il y avait bien plus de personnes que de places, si bien que du monde a malheureusement dû repartir sans avoir pu assister au concert.

Ce soir-là, nous étions tous bien conscients que nous avions là une occasion unique de partager l’amour de Dieu. La chorale chanta de tout son coeur. Personne ne jouait à la vedette. Nous voulions simplement bénir ceux qui étaient venus. L’important n’était pas la chorale, mais bien ces gens qui avaient besoin de connaître Jésus- Christ. Après que nous ayons chanté, Jim lança une invitation et la réponse de l’auditoire fut stupéfiante.

La musique d’une chorale faite de chrétiens remplis de l’Esprit peut avoir un puissant impact dont Dieu se sert pour amener des âmes à Christ.

Radio City Music Hall : L’expérience de Carnegie Hall a fait grandir notre foi, si bien que nous nous attendions à davantage encore de la part de Dieu. Nous avons donc organisé deux concerts consécutifs au Radio City Music Hall. Quoiqu’intimidés à la pensée de chanter dans une autre salle renommée, nous n’avons pas laissé la peur nous empêcher d’atteindre davantage de gens pour le Seigneur. Des membres de notre église, ainsi que d’autres croyants, commencèrent à inviter les membres de leur famille, des collègues de travail et leurs voisins à ces deux concerts. Les deux soirées furent données à guichet fermé. Un membre de notre église y invita un dénommé Bob Adamo. Voici ce dont Bob se souvient :

« J’avais débuté une relation d’amitié avec une collègue de travail qui m’a parlé de Dieu. Elle m’a invité plus d’une fois à visiter l’église Brooklyn Tabernacle, mais je trouvais toujours une excuse. Puis elle m’invita à un concert au Radio City Music Hall et non pas à son église. Par contre, elle ne m’avait pas dit que ce n’était pas un spectacle ordinaire et que quelqu’un se lèverait à la fin pour prêcher. Je n’étais pas préparé à cela. Je ne me souviens pas de ce que le pasteur Cymbala a pu dire ce soir-là, mais après l’avoir entendu, je savais que je devais faire un choix. Je me suis donc levé à l’instant même où il invita ceux qui voulaient recevoir Christ à se lever pour la prière. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, si ce n’est que Christ m’a délivré. Je suis stupéfait de voir comment je me sens désormais tellement proche de mes amis portoricains, jamaïcains, afro-américains, et de tant d’autres ! Après tout, je suis un italien qui a grandi dans une banlieue où tout le monde est plein de préjugés envers les minorités. Mais il n’y a plus rien de ce poison dans mon coeur depuis que Christ m’a changé. Je fais désormais partie de la famille de Dieu, et j’aime tellement ça ! »

Dieu nous a vraiment aidés lors de ces soirées au Radio City Music Hall. Nous n’y sommes pas allés pour nous offrir en spectacle. Nous n’y sommes pas allés pour pouvoir dire que nous avions chanté sur cette estrade prestigieuse. Dieu nous y a envoyés pour élever le nom de Jésus-Christ et partager avec les gens le don de son salut. Bob Adamo n’est qu’un exemple de ce que le Seigneur est capable de faire. Aujourd’hui, Bob chante dans notre chorale ainsi que son épouse qu’il a rencontrée depuis ces événements. Nous sommes débordants de joie quand nous voyons comment Dieu continue de bénir sa vie.

Madison Square Garden : Depuis ces deux concerts au Radio City Music Hall, nous avons eu une multitude d’ouvertures pour bénir les gens par nos chants dans toute la région de New York, ainsi que dans tout le pays et partout dans le monde. Une de nos plus belles expériences fut lors du lancement de notre album au Madison Square Garden, qui peut accueillir environ 17 000 personnes. Les chrétiens de toute la région ont invité des amis non chrétiens. Mais cette fois-ci, le Seigneur avait mis sur nos coeurs un fardeau tout particulier pour un groupe précis de personnes.

Il est impossible de vivre à New York sans voir des milliers de sans-abri qui se réfugient par grand froid dans les refuges. Beaucoup d’entre eux vivent dans des bâtiments infestés par les cafards et les rats. Ces immeubles sont même tellement dangereux que beaucoup préfèrent dormir dans la rue. Nous croyons vraiment que Dieu nous appelle à atteindre les sans-abri de New York ; notre équipe a donc commencé à contacter les refuges aux quatre coins de la ville, invitant leurs résidents à un concert gratuit au Madison Square Garden. En fin de compte, 3 000 sans-abri répondirent à notre invitation. Nous avons loué des douzaines de bus pour les prendre et les ramener. Nous avons donné à chacun un grand sac rempli de produits d’hygiène. La plupart de ces sans-abri n’avaient jamais mis les pieds au Madison Square Garden, et se demandaient bien pourquoi nous les traitions avec tant d’égards. Après le concert, mon mari a parlé et demandé à ceux qui voulaient recevoir le salut de se lever. Nous avons alors vu des milliers de personnes debout pour répondre à l’appel.

Parmi les sans-abri se trouvait Maria Negron, une mère de quatorze enfants âgés de 1 à 14 ans. Maria et ses enfants donnèrent ce soir-là leur vie au Seigneur. Ensuite, Delores Bonner, qui est membre de notre église, se chargea d’aller chercher cette famille pour l’amener au culte et à l’école du dimanche. Dieu parla au coeur de plusieurs parmi nous afin de bénir Maria et ses enfants d’autres façons. Oscar, l’aîné, nous a le plus émus. Étant le plus grand de la famille, il se sentait responsable de ses treize frères et soeurs. Mais comment un enfant de cet âge peutil porter une telle charge? C’est ainsi que l’église prit Oscar sous son aile.

Parce qu’Oscar avait grandi dans la rue, il lui arrivait encore de se laisser entraîner par certains dans des bagarres avec la police. Mais les chrétiens de l’église ont persévéré, et aujourd’hui, Oscar a vingt-et-un ans et aime Dieu de tout son coeur. L’église sait que la main de Dieu est sur sa vie. Quelqu’un lui demandait récemment ce que Jésus représentait pour lui. Il répondit simplement : « Jésus est celui qui pourvoit à tous mes besoins. Il m’a sauvé de la mort et nous a donné un toit, à moi et ma famille. » Comme d’autres qui ont accepté l’Évangile, Oscar est passé d’un refuge aux bras de Dieu comme son nouveau refuge rempli de l’amour de Dieu. Ce soir-là, au Madison Square Garden, le Seigneur nous a donné l’occasion de révéler son amour à des gens qui n’avait connu que douleur et rejet.

Peut-être vous demandez-vous comment vous pouvez évangéliser par le biais d’une chorale de votre église. Il n’y a pas de méthode toute faite qui fonctionnerait pour tous. L’église Brooklyn Tabernacle est une église qui se trouve dans les quartiers défavorisés de la ville ; la chorale est le reflet de la population de ces quartiers, ce qui nous permet d’atteindre cette population. Les ouvertures que nous avons ne sont pas forcément les vôtres. Mais si Dieu a mis sur votre coeur le fardeau de sortir des murs de votre église, gardez les principes spirituels suivants à l’esprit. Ils ont fonctionné pour nous, et je suis sûre qu’ils fonctionneront pour vous aussi.

POUR ATTEINDRE VOTRE VILLE : Priez, priez… et priez encore.

La prière est l’élément le plus important du ministère de notre chorale. Chaque semaine, la chorale se réunit pour chercher la face de Dieu et pour que nous puissions répandre nos coeurs devant lui. Nous demandons à Dieu de nous utiliser afin que des hommes et des femmes soient sauvés par sa puissance. Ce faisant, il continue de nous ouvrir des portes et de nous donner de nouvelles opportunités.

Romains 8 : 26 nous rappelle que nous ne savons pas comment prier comme nous le devrions, mais que Dieu nous a donné son Saint-Esprit pour nous aider dans notre faiblesse. Nous ne devrions jamais considérer comme acquis le privilège que nous avons de consulter Dieu, de le prier et de rechercher sa face en toute situation. La prière peut vous conduire, vous et votre chorale dans la volonté parfaite de Dieu. Nous ne prions pas parce que Dieu ne serait pas au courant de nos besoins, mais précisément parce qu’il connaît toutes choses et peut donc nous conduire dans la bonne direction : « Voici l’assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé » (1 Jean 5 : 14–15). Quand vous priez, Dieu a promis de vous diriger; la prière est donc d’une importance vitale.

Soyez à l’écoute de la direction de Dieu: Un des bienfaits d’être un enfant de Dieu est que nous sommes conduits par sa main. La Bible dit : « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8 : 14). Jésus s’est clairement révélé comme étant le Bon Berger (Jean 10 : 3-4). Quand vous priez, vous recherchez l’aide de Dieu qui a promis de répondre et de vous aider (Ésaïe 30 : 19, 21). Être à l’écoute de Dieu vous amène à dépendre davantage de lui afin de faire ce à quoi il vous appelle. Sans lui, vous ne pouvez rien faire.

Avancez par la foi: La foi chrétienne triomphe du monde. Nous vivons par la foi, travaillons par la foi, proclamons l’Évangile par la foi, combattons le bon combat de la foi, et brandissons le bouclier de la foi. Nous voyons s’accomplir les promesses de Dieu par la foi, nous allons là où il nous veut par la foi. Cette foi n’est pas un consentement mental ou un raisonnement intellectuel. Notre foi est enracinée dans la personne de Jésus-Christ et en sa force souveraine pour accomplir des choses qui sont bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Hébreux 11 : 6 nous dit qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi.

CONCLUSION

Malgré les portes extraordinaires qui se sont ouvertes pour la chorale Brooklyn Tabernacle Choir, le Seigneur ne m’a jamais permis d’oublier ce que j’ai appris dans les tout débuts de notre ministère. Les campagnes des premiers jours avec Teen-Challenge me rappellent constamment ce que Dieu peut faire quand nos coeurs sont sincères et que notre seule préoccupation est de le glorifier. Ces jeunes gens de Teen-Challenge n’avaient rien de chanteurs expérimentés. Si la puissance de Dieu avait dépendu de la qualité de leurs voix, je suis à peu près sûre qu’il ne se serait rien passé dans ces réunions. Mais Dieu y a fait de grandes choses. Mais je sais que si nos coeurs ne sont pas purs et si nous ne dépendons pas entièrement de Dieu, tout ce que nous ferons sera en vain, même si nous étions invités à chanter dans les salles de concert les plus prestigieuses du monde.

Le plus grand piège dont doit se méfier toute chorale, c’est de céder à la tentation de se donner en spectacle et de faire une belle prestation au lieu de servir et de bénir l’auditoire. Quand une chorale est surtout intéressée pa la présentation d’un bon programme, elle perd des occasions d’avoir un impact spirituel. Si vous voulez voir Dieu toucher des perdus par le chant et la prédication, vous devez continuellement rechercher sa face. Autrement, vous ne ferez que produire un spectacle semblable à bien d’autres. Les gens aimeront sans doute cela, mais leur vie ne sera pas changée.

Une chorale peut être un moyen d’évangélisation en pénétrant toutes sortes de lieux hors de l’église : aux coins des rues, dans les prisons, les écoles ou les salles de spectacles. La vraie question n’est pas tant de savoir où vous irez, mais plutôt qui ira ? Ceux qui répondent à un tel appel seront comblés de pouvoir ainsi accomplir la volonté de Dieu. « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son oeuvre. Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson ? Eh bien ! je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson » (Jean 4 : 34–35).

Que vous soyez directeur d’une chorale, choriste, pasteur, ou tout simplement chrétien, votre ministère aura d’autant plus d’impact si vous êtes vidé de tout intérêt personnel et rempli de l’amour de Jésus-Christ. Ma prière est que Dieu nous aide tous constamment à nous voir à travers ses yeux et non les nôtres, car en ce moment même, les champs sont vraiment mûrs. Puissions-nous ne jamais limiter la façon dont il peut nous utiliser pour engranger cette moisson.

Article publié dans le journal Ressources spirituelles n.11, Printemps 2005.

LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE