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lundi 10 juillet 2017

Four Disciplines for Parish Growth Defined

By Pierre-Alain Giffard (Ph.D.)

According to Jim Rohn, entrepreneur and personal development coach, success is nothing more than a few simple disciplines, practiced every day.

In the context of our local Church, a question arises: Which disciplines should we practice to successfully accomplish the mission that Christ has given us?There are of course personal spiritual disciplines, such as forgiveness (Luke 6:37) and charity toward the poor (Matthew 25:40), but at the parish level, towards the mission to make disciples and grow the Church (Matthew 28:19), what should these disciplines be?

Prayer. Church growth is first a spiritual matter. The Word of God tells us that it’s God who ensures growth (1 Corinthians 3:7); without him, we can do nothing (John 15:5). To begin a journey toward growth, a parish should start praying for its renewal and development: ask, and it will be given to you; search, and you will find; knock, and the door will be opened to you (Matthew 7:7). These activities of prayer need to be planned and organized by parish leaders.

Spiritual Renewal. The Church began to grow right after Pentecost, and what growth! This phenomenal expansion can be attributed in large part to: 1) the action of the Holy Spirit, which was poured out on the disciples (following their prayers in the upper room); 2) the disciples’ life testimony; 3) the supernatural power that accompanied their preaching.

But Pentecost was not meant to be just a one-time event; outpourings of the Holy Spirit occur each time Christians seek to be renewed by sacraments, by personal and community prayer, by the reading and studying of the Word, by seminars like Life in the Spirit, by Eucharistic adoration, by spiritual retreats, by participation in small faith-sharing groups, by occasional fasting, and by other spiritual disciplines. Renewal will occur if activities like these are planned and organized by parish leaders.

Evangelization. For the last 40 decades, Christians from older established churches, have put more emphasis on social justice than on evangelization.  Now they are encouraged by their leaders to reach out to those who do not know or do not follow Christ. But how can this be done at the parish level? Fortunately, there are programs and methods, like the Alpha Course, Parish Evangelizing Cells and others. Running such programs greatly contributes to the renewal and growth of a parish.

The Sunday Experience. Invited guests and visitors will most likely come back to church after a first visit if their Sunday experience is positive. This Sunday experience depends on how they are welcomed, preaching that is divinely inspired and connects truth to life, the quality and playfulness of worship, if children’s services are offered, the cleanliness of the facility, opportunities to get involved in volunteer activities and opportunities to create friendships.

To grow, parishes need to think in terms of integrating visitors and find a strategy to help newcomers experience fellowship and get involved in parish activities. As is the case of prayer, spiritual renewal, and evangelization, the Sunday experience has to be planned and organized by the parish leaders and supported financially by the board of administration.

These four pastoral disciplines come from the solid experience of growing parishes. They can become a reality in our parishes if our pastors, parish pastoral councils and our boards of administration make them a priority.

Parish leaders, like Jesus, should be driven by a God-given desire to make disciples. They need to move from maintenance to mission and encourage new pastoral initiatives that enable the parish and all its members to seek, welcome and integrate new people into the Church.

Without this desire, parishes will continue to decline and eventually die because their pastors and members will not have fulfilled the fundamental divine mandate of the Church: to go forth and bring God’s love to all and integrate into the Body of Christ those whom God invites to forgiveness, peace, love and eternal life through an authentic loving relationship with Jesus.

mardi 11 mai 2010

La croissance de l’église du pasteur Dale Galloway

Auteur: Pierre-Alain Giffard

L’église New Hope Community Church est un autre exemple de croissance ecclésiale remarquable. Son fondateur, le pasteur américain Dale Galloway, est un expert dans les groupes de maison et la formation de leaders laïcs. C’est en faisant de la prédication dans un cinéma ‘drive-in’ qu'il a démarré son église New Hope Community Church. Entre 1972 et 1995, il fit grandir le nombre de ses membres jusqu’à plus de 6000. Son église a reçu le prix du Guidepost Magazine : Meilleure église de l’année. Il est un pionnier de ce que les anglophones appellent need-meeting ministries, c’est-à-dire des pastorales d’églises dont les responsables sont des laïcs et qui fonctionnent en général sous forme de petits groupes pour rejoindre les besoins de leur milieu. Prédicateur très connu aux États-Unis, il a animé des séminaires et donné des conférences à des milliers de laïcs et ministres ordonnés. Des pasteurs du monde entier sont venus à son Institut pour la croissance des églises afin d’apprendre comment créer et animer des ministères laïcs. Quand il quitta sa fonction de pasteur en 1995, il y avait cinq cents pasteurs laïcs dans son église exerçant leur ministère dans cinq cents petits groupes de maison. Il a écrit treize livres, dont un des plus connus est 20/20 Vision (1986).

Dans son livre 20/20 Vision, Dale Galloway parle des orientations pastorales et missionnaires de sa communauté qui ont contribué à sa croissance. Dès les premières pages, il insiste, pour dire que Dieu veut la croissance numérique des églises :

Dieu veut la croissance de votre église et c’est sa volonté que vous appreniez personnellement, ainsi que vos frères chrétiens, à coopérer avec le Saint-Esprit pour que cela devienne réalité[1].

Comme le pasteur Cho, il parle aussi de l’importance de la vision. Pour lui, la vision aide à savoir pourquoi l’on agit et dans quelle direction l’on va. Il la définit comme la capacité de voir des choses alors qu’elles n’ont pas encore été réalisées[2]. Plus la vision est grande, plus l’église va devenir grande explique-t-il : Parlez-moi de votre vision et je vous prédirai votre avenir[3]. Elle est intiment reliée à la foi car, dit-il, la vision c’est voir les choses bien avant qu’elles ne se réalisent[4]. La vision vient de la capacité à visualiser les éléments de sa foi et c’est dans la communion avec l’Esprit Saint, dans la prière, que les pasteurs peuvent recevoir la vision que Dieu veut leur donner. La vision est très importante, dit-il, car avant de voir les choses se réaliser, il faut en avoir une image dans son esprit[5]. Elle demande maturation et prière, mais aussi qu’on la communique à la communauté avant même qu’elle ne soit réalisée.

Dale Galloway souhaite que la prière ait la première place dans son église. Pour lui, il est impossible qu’il y ait croissance sans prière. La vie et le développement de l’Église dépendent de l’Esprit Saint. Galloway fait donc de la prière sa priorité numéro un et souhaite que tous les membres de sa communauté aient une relation intime avec l’Esprit Saint. C’est aussi par l’amour vécu dans la communauté qu’il explique sa croissance : Le secret de notre croissance est l’amour[6]. L’amour motive, il unifie et crée une synergie. Quand les bénévoles se sentent aimés, ils veulent aider et travailler. L’amour crée l’unité, ainsi tous travaillent de concert et arrivent au succès.

Galloway estime que le pasteur doit être une personne qui montre la direction à prendre, qui sait voir les obstacles avant qu’ils n’arrivent, qui écoute les conseils et prend les décisions au bon moment. Il est un homme rempli de l’Esprit Saint qui communique le projet et l’identité de l’église. Rempli d’enthousiasme, il donne envie d’agir. Dale Galloway aime les gens, il se veut un homme de relations humaines qui dirige par l’amour et qui se mérite le droit de diriger des personnes dont il a la charge. Son rôle est de fixer des objectifs qui ont du sens et qui sont mesurables, mais il ne fait pas tout lui-même, il délègue ses responsabilités et ses tâches et s’appuie sur la motivation et les compétences de chacun. Il choisit ses employés, si possible parmi les personnes de sa communauté chrétienne car ils sont plus aptes à en saisir la vision. Il les rémunère autant que pour un emploi similaire qu’ils exerceraient ailleurs.

Dans son église, le plus grand nombre possible de membres reçoivent une formation afin d’exercer un ministère laïc. Rien n’est plus gratifiant pour les chrétiens, dit-il, que de se savoir instruments de Dieu. Comme le pasteur Cho, il a mis sur pied une structure de petits groupes qui permet l’implication active de la plupart des membres de sa communauté. Il aide les laïcs à réussir dans leur ministère, il les motive, il leur montre de l’amour et les récompense. Plus ils sont impliqués, plus ils sont récompensés.

Dale Galloway pratique aussi une évangélisation par objectifs de croissance numérique, et il insiste sur les notions de qualité et d’excellence. La poursuite de l’excellence dans la qualité des services proposés par l’église apporte le respect des non-célébrants (unchurched) et donne aux membres de l’église le sens de leur dignité. Les employés ont à être les premiers à en donner l’exemple afin que les personnes en contact avec l’église rendent gloire à Dieu. L’excellence devrait être recherchée dans toutes les activités de l’église: que ce soit la prédication, le décor, l’accueil, le système de son et d’éclairage. Elle doit aussi être poursuivie au niveau de la fraternité et de l’amour. Comme dans la grande majorité des églises évangéliques, on fait en chaire, pour les visiteurs ou les nouveaux, un appel à la conversion, à savoir une invitation à confier publiquement sa vie à Jésus et à accepter le salut[7]. Pour les personnes qui ont posé ce geste, une formation est donnée en vue du baptême et d’une alliance ou d’un engagement envers l’église.

Le pasteur accorde une grande importance aux célébrations: la musique, la prédication et même l’ambiance qu’il souhaite être celle de la fraternité et de l’amour inconditionnel : faites de toutes les célébrations un temps de réjouissance, conseille-t-il. Les célébrations visent à faire rencontrer Jésus et à faire advenir des miracles. Le pasteur estime que la chorale, la musique, les chants, la prédication, la prière, la fraternité aident à élever le cœur et font aimer Dieu. Il souhaite que les gens qui viennent à l’église aient l’impression « qu’il va se passer quelque chose » et que de fait cela se réalise. On pratique l’imposition des mains pour les besoins des membres.

Dans la mise sur pied des activités locales, un de ses principes est de répondre aux besoins du milieu, de soulager et de guérir les souffrances qui s’y trouvent : Trouvez un besoin et répondez-y, trouvez une blessure et guérissez là[8]. Il dit que les pasteurs devraient avoir un cœur de pionnier et d’entrepreneur. Il faut construire peu à peu, c’est-à-dire ajouter de nouvelles activités selon les capacités de la communauté. La communauté doit construire sur ses forces, mais aussi avoir le courage de regarder ses points faibles afin d’y remédier.

La stratégie idéale est l’innovation dans les activités ecclésiales et l’adaptation au milieu. Il souhaite ne jamais se laisser emprisonner dans une culture d’église ou des façons de faire qui ne sont plus pertinentes dans le temps présent et la culture actuelle. Il utilise le potentiel humain et matériel de l'église au maximum. Il assure une bonne accessibilité à l'édifice avec suffisamment d’espace de parking. Lorsque le lieu de culte est trop rempli, il préfère multiplier les services religieux que de se lancer trop tôt dans une nouvelle construction.

Cet article se trouve dans le livre : GIFFARD, Pierre-Alain, La croissance de l’Église : outils et réflexions pour dynamiser nos paroisses, Nouan-le-Fuselier, Éditions des Béatitudes, 2012.






[1] D. GALLOWAY, 20/20Vision, Portland, Scott Publishing, 1986, p.9 (notre traduction).


[2] Ibid., p.24 (notre traduction).


[3] Ibid., p.32 (notre traduction).


[4] Ibid., p.29 (notre traduction).


[5] Ibid., p.34 (notre traduction).


[6] Ibid., p. 74 (notre traduction).


[7] Dans les églises évangéliques, cette démarche pastorale est courante, on peut même dire qu’elle fait partie du rituel. Les prédicateurs, après leur enseignement, exhortent les auditeurs qui s’y sentent interpellés à s’avancer face à l’autel et à répéter une prière de repentir. C’est une démarche de conversion initiale ou de renouvellement pour « recevoir Jésus » et accepter son salut.

lundi 20 octobre 2008

Comment vivre la transition vers les petits groupes


Cet article du pasteur Dale Galloway a été traduit et publié dans le journal Ressources spirituelles, n.14, Hiver 2006. Dale Galloway est le pasteur fondateur de l’Église "New Hope Community Church". À sa retraite, il y avait 500 groupes de maison dans son Église, tous animés par des laïcs. Prédicateur très connu, il a donné des centaines de conférences sur la formation des leaders laïcs et la croissance de l’Église. Il est titulaire d’un doctorat en théologie et fut aussi le doyen du Beeson International Center for Biblical Preaching and Church Leadership au Séminaire théologique de Asbury à Wilmore aux États-Unis. J’ai édité et parfois largement paraphrasé le texte pour en améliorer la traduction et la lecture.

Pendant trente ans, j’ai observé la puissance de l’Esprit Saint à l’œuvre dans des petits groupes où les membres prennent soin des uns des autres et sont ouverts sur le monde. Dans l’église New Hope Community située dans la ville de Portland dans l’Oregon, nous avions un réseau de 500 petits groupes, tous animés par des laïcs.

Une structure de petits groupes permet en quelque sorte un retour à l’Église primitive. Les groupes peuvent prendre bien des formes : il y en a dont les membres se rassemblent autour d’un thème particulier, d’autres sont des groupes de travail ou des groupes de suivi d’évènements ou encore des groupes qui se réunissent selon le principe d’homogénéité (jeunes avec jeunes, hommes avec homme, etc.). (…) Les petits groupes ne sauraient être une option si l’on souhaite que les membres de son Église soient accompagnés, nourris et formés en vue de la mission.

Je présente ci-dessous 14 principes qui permettent de vivre la transition vers des petits groupes. Ceux-ci ont été testés avec succès dans des centaines d’Églises.

1. Partagez votre vision avec les responsables-clé

Il s’agit de mettre au clair pourquoi vous voulez créer des petits groupes et ce que vous espérez voir Dieu faire à travers ceux-ci. Pensez à quels besoins ces groupes répondront, dans votre église et dans votre milieu ?

Puis communiquez la vision des petits groupes avec vos responsables. Faites-le par des témoignages ou en faisant référence à des livres que vous avez lus. Vous pouvez aussi leur parler de conférences auxquelles ils pourraient participer.

En communiquant votre vision et en parlant d’abord à vos responsables, vous mettrez de votre côté les membres influents de votre Église. Comme le disait Lyle Schaller, ils deviendront « vos alliés pour introduire un changement planifié ».

2. Respectez et honorez l’histoire et les traditions de votre Église

Peut-être que des petits groupes ont déjà existé dans votre Église. Si tel est le cas, faites le lien entre le nouveau projet de petits groupes et ce qui s’est fait dans le passé. Entrez dans le futur en vous appuyant sur le passé.

Il faudra même peut-être commencer avec un groupe de personnes entièrement nouvelles. C’est ce que j’ai fait quand j’étais pasteur d’une Église plutôt traditionnelle dans le Kansas. Au début, j’avais beaucoup de mal à intéresser les membres de l’église aux petits groupes parce qu’ils avaient vécu depuis si longtemps avec seul modèle : celui de la réunion de prière au milieu de la semaine. J’ai donc opté pour le démarrage d’une étude biblique d’évangélisation avec quelques hommes d’affaires.

Quelques-uns se sont ouverts au Christ et l’ont accueilli dans leur vie. Certains commencèrent alors à venir à l’église. C’est de ce groupe de « nouveaux » qu’a émergé la plupart de mes futurs leaders. Leurs réseaux de contact à amené encore plus de nouveaux et ceux-ci ont permis la création d’un groupe de quartier, d’un groupe de femmes, d’un groupe de couples mariés et d’autres groupes qui se réunissaient autour d’un besoin spécifique ou d’une tranche d’âge particulière. Dans ce processus, j’ai laissé en place la façon de faire des membres plus anciens, tout en permettant une nouvelle croissance autour d’eux un peu comme le tronc d’un arbre qui grandit par couches.

Pour amener des personnes nouvelles à l’Église, pensez à cette analogie de la croissance de l’arbre : commencez avec les personnes qui gravitent autour de l’Église (…).

3. Faites l’inventaire des groupes, des ressources et des opportunités dont vous disposez déjà

Existe-t-il déjà dans votre église des petits groupes, que ce soit des femmes qui se rassemblent pour prier, des jeunes qui se réunissent pour partager et planifier les activités jeunesse, un groupe de maison, un groupe d’étude biblique ? Si tel est le cas, partez de la tout en sachant d’améliorer ces groupes.

Aussi veillez à ne débuter de nouveaux groupes que lorsque vous avez des responsables réellement prêts. Bien des gens ne sont peut-être pas doués pour l’enseignement, mais peuvent être d’excellents animateurs de groupes. Formez-les et ils sauront multiplier des petits groupes.

Ne vous fixez pas pour objectif de créer des groupes qui ressemblent à des salles de classe, c’est-à-dire dont le but est simplement de transmettre du contenu. Pour bien fonctionner, les petits groupes doivent avant tout permettre la communication et la communion entre les membres.

4. Travaillez avec vos membres, là où ils en sont

Les petits groupes se réunissent en général autour d’un intérêt ou d’un besoin commun. Le pasteur doit savoir reconnaître ces derniers et les mettre en lumière. Un pasteur que je connais a patiemment travaillé avec les veufs de son église et leur a tout simplement dit : « Allez trouver des amis. » Un petit groupe est ainsi né et ses emebres considèrent maintenant leur rencontre comme le moment le plus important de la semaine. Il faut savoir adapter la manière de fonctionner du groupe en fonction de qui en fait partie. Les jeunes adultes aiment le côté du partage et le relationnel tandis que les aînés redoutent parfois d’être contraints de partager avec les autres.

5. Planifiez en vue du but que vous voulez voir les petits groupes atteindre d’ici cinq ans

Quel pourcentage des membres de l’Église voulez-vous voir dans des petits groupes ? Combien de nouveaux extérieurs à l’église pensez-vous que ces groupes soient capables d’intégrer chaque année ? De combien de responsables de groupes aurez-vous besoin d’ici six mois ? Combien d’assistants ? Quel genre impact aimeriez-vous avoir auprès des gens du dehors ? Dans la prière, fixez-vous des objectifs qui stimulent votre foi et que seule l’intervention divine permettra d’atteindre.

6. Subdivisez l’atteinte de votre objectif en plusieurs étapes réalisables

Plus vous verrez clairement comment aller d’où vous êtes à l’objectif fixé, plus vous serez en mesure de diriger votre assemblée dans la transition vers des petits groupes

À l’Église New Hope Community, nous parlions constamment de notre désir d’atteindre les milliers d’habitants de notre ville qui ne sont pas chrétiens. Notre vision était certes stimulante, mais elle n’était pas assez spécifique pour que les gens puissent dire : « ça, je peux le faire ! » Vous serez étonné de voir tout ce dont votre Église est capable quand vous donnez les objectifs précis concrets, et réalisables.

7. Mettez par écrit ce que vous allez faire dans les trois mois qui viennent

Soyez spécifique. Quelles étapes devez-vous franchir pour permettre la mise sur pied des petits groupes dans votre Église ? Considérez les pistes suivantes :

• Prêchez sur le thème du Nouveau Testament « les uns les autres ».

• Enseignez vos responsables sur la vie de l’Église.

• Amenez vos responsables-clé à une conférence sur les petits groupes.

• Diffusez des témoignages de vies touchées par les petits groupes à la fois dans le bulletin et les autres moyens de communication de votre église.

8. Allez de l’avant sans crainte

Ne communiquez pas que vous allez vous débarrasser de telle ou telle activité. Évitez la phrase : « Nous allons supprimer… », mieux vaut dire : « Nous allons offrir une nouvelle activité… ».

Après avoir participé à un séminaire, un pasteur californien décida de démarrer des groupes centrés sur la compassion et le soin des autres. Il commença par encourager des groupes d’étude biblique à prendre cette nouvelle direction. La moitié d’entre eux embarquèrent.

9. Commencez par créer un ou plusieurs « groupes pilotes »

C’est peut-être le plus important des 14 principes pour une transition vers des petits groupes. J’ai aidé des centaines d’Églises à démarrer des petits groupes en expliquant qu’il fallait commencer par un groupe pilote. Je recommande un groupe pilote par centaine de membres. Au bout de quatre ou cinq mois, vous pouvez répartir les membres de ce groupe dans les nouveaux groupes que vous lancerez. Mettez en place un groupe pilote qui fonctionne bien avant de parler des groupes de maisons à l’ensemble de la communauté.

Un pasteur au Canada qui avait vingt personnes dans son église m’a demandé s’il pouvait commencer de petits groupes. Je lui ai lancé le défi d’en débuter deux lui-même et de commencer à former des leaders de groupes. En quinze mois, il avait six groupes pour un total de soixante personnes.

10. Prenez le temps d’opérer les changements de façon progressive

J’ai entendu l’histoire d’un pasteur qui, dans les tout premiers mois de son pastorat en Alaska, mit le piano de l’autre côté de l’estrade près de l’orgue. Des membres firent alors remarquer que la plaque commémorative en l’honneur d’un certain grand-père, à qui il semblait que toute l’Église était apparentée, n’était plus visible. Ils lui demandèrent de remettre le piano à sa place initiale, ce qu’il refusa. La friction alla en augmentant, jusqu’au jour où le pasteur dut quitter l’église.

Cinq ans plus tard, il y est retourné pour un mariage. Il remarqua que le piano avait été déplacé et mis près de l’orgue. « Comment as-tu fait pour les convaincre ? » demanda-t-il au pasteur. « Je n’en ai rien fait. Mais chaque semaine, depuis cinq ans, je l’ai déplacé de 2 cm… ».

Ce leader avait compris comment introduire des changements. Faites ce que vous pouvez, avec ce que vous avez, là où vous êtes.

11. Restez flexible dans le fonctionnement de vos petits groupes

Le principe de la flexibilité est la plus grande différence entre les pays orientaux ou africains et les États-Unis. Si vous encouragez la diversité quant à la forme des groupes, aux endroits où ont lieux les rencontres, aux jours et heures où ils se réunissent vous aurez d’autant plus de groupes.

12. Gagnez les gens à la cause des petits groupes par… l’amour

Une de mes histoires préférées est celle d’un garçon handicapé qui renversa un étalage de chaussures dans un grand magasin. Le gérant s’emporta, exigeant qu’il ramasse tout. Le garçon ne bougea pas. Puis sa soeur aînée s’est baissée et a commencé à ranger les chaussures. Le garçon finit par l’aider. Quand toutes les chaussures furent remises en place, elle se tourna vers le gérant et lui dit : « Monsieur, il n’y a que par l’amour que vous pouvez le convaincre ! ».

Plutôt que d’assigner les gens à tel ou tel groupe, aidez-les plutôt à s’y connecter. Encouragez-les à essayer un groupe. Soyez vous-même un exemple en participant avec joie à l’un d’entre eux.

13. Développez une équipe de responsables convaincus de l’utilité des petits groupes


Travaillez à amener toute votre équipe pastorale et vos responsables à se concentrer sur le développement des petits groupes et la formation des leaders. Avec le temps, vous pourrez ainsi constituer une équipe de partenaires qui construiront leur ministère autour des petits groupes.

En 1984, l’Église New Hope avait cinquante groupes. J’ai failli commettre une grosse erreur. Je me suis mis à chercher un pasteur qui serait responsable des petits groupes. Si je l’avais fait, nos petits groupes seraient devenus un autre ministère parmi d’autres. Au lieu de cela, j’ai formé mon équipe en vue de travailler avec ces petits groupes. De cette façon, le suivi et l’évangélisation continuèrent de se développer et les membres de l’église se multiplièrent.

14. Donnez la priorité à la prière et à la personne de l’Esprit Saint

Selon Ralph Neighbour, dix-neuf des vingt plus grandes Églises évangéliques du monde ont des petits groupes se réunissant dans les maisons ou dans les locaux de l’église et qui ont avec une forte emphase sur la prière et l’Esprit Saint.

La croissance de l’Église du pasteur Cho en Corée du Sud, qui a grandi jusqu’à 800 000 membres, n’est pas dû au hasard. L’Église bien plus qu’un système ou une organisation, elle a pour caractéristique une grande dépendance vis-à-vis de l’Esprit Saint et met beaucoup d’emphase sur la prière.

En résumé

J’ai entendu le missionnaire E. Stanley Jones dire un jour : « Dans un petit groupe, chacun devient un enseignant, et chacun est enseigné ». J’oserai dire que le principe qui caractérise les groupes en bonne santé est encore plus dynamique : dans un petit groupe, chacun apprend à prendre soin des autres, et à être à recevoir soutien et aide des autres.

Même les petites Églises peuvent aller au-delà d’un seul petit groupe pour en former plusieurs. Pour les grandes églises les petits groupes aident grandement à accompagner tous les fidèles.

Les petits groupes peuvent aider n’importe quelle église à dépasser les limites que lui imposent l’espace et le temps. À quelle heure du jour pouvez-vous réunir tout le monde ? Aucune. Avec de petits groupes, votre Église peut passer à un tout autre niveau d’évangélisation et de formation des disciples.

Le petit groupe est le lieu par excellence ou le sacerdoce universel des croyants peut le mieux devenir réalité.

LA CROISSANCE DE L'ÉGLISE